ESPE PARIS MOBILISÉ

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24 mai 2018

DE L'USAGE DE LA VIOLENCE COMME AVEU D'INCOMPETENCE

Des Partiels sous Surveillance Policière
La direction de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université ayant refusé de prendre en compte les circonstances exceptionnelles liées à la mobilisation contre la loi ORE, les premiers partiels de la faculté des lettres se déroulent dans des conditions très dégradées. Il est imposé aux étudiants de se renseigner quotidiennement sur la tenue et le lieu de leurs épreuves, et d'être disponibles à tout moment pour s’adapter aux changements opérés. Ainsi, mardi 23 mai, plusieurs partiels ont été délocalisés à la dernière minute dans des Centres Hospitaliers Universitaires et ont dû se tenir sous surveillance policière.
Les étudiants mobilisés ont cherché à bloquer ces épreuves dans le calme, afin de protester contre la loi ORE et contre la tenue des partiels dans ces conditions. Bilan de la journée :
- Au centre Malesherbes, des étudiants ont été gazés et matraqués par des forces de police, plusieurs partiels ont été annulés. Lorsqu’ils se sont tenus malgré tout, certains des étudiants devant composer n’ont pas pu pénétrer dans le centre.
- Annulation dans le calme des partiels à la Pitié Salpêtrière le matin, intervention des forces de police au sein du centre hospitalier dans l'après-midi. 
- Annulation des partiels à l’hôpital Trousseau le matin, intervention des forces de police l'après-midi. Malgré le maintien des épreuves de l’après-midi, les étudiants ont massivement refusé de composer dans ces conditions. 
- Annulation dans le calme des partiels à l’hôpital Tenon.
- Annulation des partiels à l'Institut de Géographie.
Face à cette désorganisation et aux dangers physiques auxquels sont exposés les étudiants, nous appelons les enseignants à refuser de tenir ces partiels. Etant donné l’annulation des cours pendant la moitié du semestre, ils ne servent à évaluer l’acquisition d’aucune nouvelle connaissance et d’autres modalités d’examens sont possibles : ainsi, dans de nombreuses UFR, les partiels faisant partie du contrôle continu ont été remplacés par des DM facultatifs.
Les personnels mobilisés
Avec le soutien CGT/FSU/SUD

Malesherbes_2018-05-24

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23 mai 2018

Sur la fermeture administrative des sites; sur la présence de la police ce matin sur le site de l'ÉSPÉ de Molitor etc.

Monsieur Le Vice-Chancelier, 

Monsieur le Président de Sorbonne Université,

Monsieur le Doyen de la Faculté des Lettres,

Monsieur le Président du Conseil d'École de l’ÉSPÉ de l’académie de Paris, 

Monsieur le Directeur de l’ÉSPÉ de Paris,

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’École, chers Collègues,


Nous voudrions, à travers ce courrier, poser quelques questions que la situation que nous avons à connaître inspire afin de pouvoir exposer à nos mandants les réponses qu’ils nous réclament. 
1. La Faculté des Lettres voit, depuis un temps conséquent maintenant, des sites fermés et/ou des cours préventivement suspendus, ce dont avertit la Direction générale des Lettres.
 
Le premier message que nous ayons reçu à l’ÉSPÉ sur les fermetures date du 3 avril, le dernier du 11 mai. 
Quand un motif est invoqué, c’est à travers un énigmatique « pour des raisons de sécurité », sans qu’il soit jamais dit en quoi les conditions de sécurité ne se trouvent plus réunies à tel ou tel endroit (sur quels éléments de constat ?  établis par qui? consignés dans quel rapport ?)
Nous demandons que l’ensemble de la communauté ait accès à ces pièces, si elles existent, et que Monsieur le Recteur, Chancelier des Universités, qui assure un contrôle, a posteriori sur les établissements et peut faire appel des décisions prises,  veuille bien les examiner. 
2. Le 18 mai, Monsieur le Directeur de l’ÉSPÉ (cf. mail plus bas) prenait, en accord avec Monsieur le Doyen de la Faculté des Lettres, dans un  courrier adressé aux personnels [et sans en avertir (sauf erreur de notre part) les étudiants et stagiaires], la décision de fermer les sites des Batignolles et de Boursault.
Dans l’après-midi même une affichette (sans tampon de l’établissement, sans signature et sans la date de la prise de décision) se trouvait apposée sur la porte du seul site (sauf erreur de notre part) des Batignolles.
Nous passons ici naturellement sur la nature de cette partie de la réponse de la Direction de l’ÉSPÉ au courrier et à l’entrevue intersyndicaux des représentants CFDT, CGT, FO, FSU de l’ÉSPÉ de Paris pour nous concentrer sur le caractère administrativement douteux de la communication par la seule voie de l'affichage anonyme. 
Aujourd’hui 22 mai, la police était présente devant le site des Batignolles, qui était donc administrativement… fermé. 
Nous imaginons que les fonctionnaires de police ont été reconnaissants aux camarades Biatss qui leur ont appris la « nouvelle » de cette fermeture.
La police était également présente à l’intérieur de Molitor dès potron-minet (et dûment photographiée par le Comité de mobilisation). 
Monsieur le Directeur n’était, semble-t-il, pas au courant de cette présence, dont il assure qu’il ne l’a pas demandée, ni n’a été averti qu’elle l’avait été.
Après discussion avec le Comité de mobilisation, les policiers, incapables de produire quelque document que ce soit (ni demande de Monsieur le Président, ni accord de la préfecture de police) sont (gentiment) sortis du parc (pour mémoire: L'article L712-2 du Code de l'Education dispose que le président d'Université «est responsable du maintien de l'ordre et peut faire appel à la force publique». Les forces de l'ordre peuvent donc intervenir dans les universités, à la demande de leurs présidents, avec accord de la préfecture.)
Nous demandons à Monsieur le Recteur de bien vouloir intervenir pour rappeler à chacun les règles de droit.
3. Sur la tenue des examens: nous avons déjà eu l’occasion de nous exprimer sur le fond à ce sujet dans un courrier précédent. 
Nous nous étonnons de recevoir le courrier de Monsieur le Doyen de la Faculté des Lettres (que vous trouverez plus bas; un exemple de convocation reçu par des étudiants sous forme de capture d’écran est à suivre dans un prochain mail), où, de nouveau, passer un examen est présenté comme l’alpha et l’oméga de l’évaluation et la seule façon d’assurer la « valeur réelle » (sic) du diplôme: aucune sociologie ne semble susceptible d’entamer ce credo, dont acte. 
C’est cependant oublier un peu vite la sortie de crise qu’a connue Paris IV en 2009 - chacun à l'ÉSPÉ se souvient de l’intelligence dont avait fait preuve à l’époque l’équipe du Président Molinié http://www.fabula.org/actualites/deces-de-georges-molinie_63409.php . 
Pour la mémoire courte: etiamsi omnes, nos non
Devrait-on considérer que partout ailleurs, où d’autres voies ont été choisies, à Lyon 2, par exemple ou plus près de nous, à Paris 3, les présidents se signaleraient  par une incurie et/ou une impéritie coupables?  
Si l’on peut ainsi s’accorder intellectuellement pour convenir qu’une autre administration est possible, qu’on veuille bien nous faire savoir clairement - si tel doit être le cas - que les différences de traitement que l’ "autonomie" des universités induit ici (comme ailleurs) sont et seront mises en oeuvre à Sorbonne Université selon la pente du moins-disant dans le dialogue social, et qu’on nous demande désormais de consentir, y compris dans le domaine pédagogique, au principe autocratique généralisé du cujus regio, ejus religio… 
On se doute que ce n’est pas là la conception de l’Université que nous portons.
Nous vous remercions de votre attention et vous prions d’agréer l’expression de notre considération. 
Pour les élus FSU et CGT au CE de l’ÉSPÉ

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Sur la fermeture administrative des sites; sur la présence de la police sur le site de l'ÉSPÉ de Molitor...

Monsieur Le Vice-Chancelier, 

Monsieur le Président de Sorbonne Université,

Monsieur le Doyen de la Faculté des Lettres,

Monsieur le Président du Conseil d'École de l’ÉSPÉ de l’académie de Paris, 

Monsieur le Directeur de l’ÉSPÉ de Paris,

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’École, chers Collègues,

 

Nous voudrions, à travers ce courrier, poser quelques questions que la situation que nous avons à connaître inspire afin de pouvoir exposer à nos mandants les réponses qu’ils nous réclament. 
1. La Faculté des Lettres voit, depuis un temps conséquent maintenant, des sites fermés et/ou des cours préventivement suspendus, ce dont avertit la Direction générale des Lettres.
 
Le premier message que nous ayons reçu à l’ÉSPÉ sur les fermetures date du 3 avril, le dernier du 11 mai. 
Quand un motif est invoqué, c’est à travers un énigmatique « pour des raisons de sécurité », sans qu’il soit jamais dit en quoi les conditions de sécurité ne se trouvent plus réunies à tel ou tel endroit (sur quels éléments de constat ?  établis par qui? consignés dans quel rapport ?)
Nous demandons que l’ensemble de la communauté ait accès à ces pièces, si elles existent, et que Monsieur le Recteur, Chancelier des Universités, qui assure un contrôle, a posteriori sur les établissements et peut faire appel des décisions prises,  veuille bien les examiner. 
2. Le 18 mai, Monsieur le Directeur de l’ÉSPÉ (cf. mail plus bas) prenait, en accord avec Monsieur le Doyen de la Faculté des Lettres, dans un  courrier adressé aux personnels [et sans en avertir (sauf erreur de notre part) les étudiants et stagiaires], la décision de fermer les sites des Batignolles et de Boursault.
Dans l’après-midi même une affichette (sans tampon de l’établissement, sans signature et sans la date de la prise de décision) se trouvait apposée sur la porte du seul site (sauf erreur de notre part) des Batignolles.
Nous passons ici naturellement sur la nature de cette partie de la réponse de la Direction de l’ÉSPÉ au courrier et à l’entrevue intersyndicaux des représentants CFDT, CGT, FO, FSU de l’ÉSPÉ de Paris pour nous concentrer sur le caractère administrativement douteux de la communication par la seule voie de l'affichage anonyme. 
Aujourd’hui 22 mai, la police était présente devant le site des Batignolles, qui était donc administrativement… fermé. 
Nous imaginons que les fonctionnaires de police ont été reconnaissants aux camarades Biatss qui leur ont appris la « nouvelle » de cette fermeture.
La police était également présente à l’intérieur de Molitor dès potron-minet (et dûment photographiée par le Comité de mobilisation). 
Monsieur le Directeur n’était, semble-t-il, pas au courant de cette présence, dont il assure qu’il ne l’a pas demandée, ni n’a été averti qu’elle l’avait été.
Après discussion avec le Comité de mobilisation, les policiers, incapables de produire quelque document que ce soit (ni demande de Monsieur le Président, ni accord de la préfecture de police) sont (gentiment) sortis du parc (pour mémoire: L'article L712-2 du Code de l'Education dispose que le président d'Université «est responsable du maintien de l'ordre et peut faire appel à la force publique». Les forces de l'ordre peuvent donc intervenir dans les universités, à la demande de leurs présidents, avec accord de la préfecture.)
Nous demandons à Monsieur le Recteur de bien vouloir intervenir pour rappeler à chacun les règles de droit.
3. Sur la tenue des examens: nous avons déjà eu l’occasion de nous exprimer sur le fond à ce sujet dans un courrier précédent. 
Nous nous étonnons de recevoir le courrier de Monsieur le Doyen de la Faculté des Lettres (que vous trouverez plus bas; un exemple de convocation reçu par des étudiants sous forme de capture d’écran est à suivre dans un prochain mail), où, de nouveau, passer un examen est présenté comme l’alpha et l’oméga de l’évaluation et la seule façon d’assurer la « valeur réelle » (sic) du diplôme: aucune sociologie ne semble susceptible d’entamer ce credo, dont acte. 
C’est cependant oublier un peu vite la sortie de crise qu’a connue Paris IV en 2009 - chacun à l'ÉSPÉ se souvient de l’intelligence dont avait fait preuve à l’époque l’équipe du Président Molinié http://www.fabula.org/actualites/deces-de-georges-molinie_63409.php . 
Pour la mémoire courte: etiamsi omnes, nos non
Devrait-on considérer que partout ailleurs, où d’autres voies ont été choisies, à Lyon 2, par exemple ou plus près de nous, à Paris 3, les présidents se signaleraient  par une incurie et/ou une impéritie coupables?  
Si l’on peut ainsi s’accorder intellectuellement pour convenir qu’une autre administration est possible, qu’on veuille bien nous faire savoir clairement - si tel doit être le cas - que les différences de traitement que l’ "autonomie" des universités induit ici (comme ailleurs) sont et seront mises en oeuvre à Sorbonne Université selon la pente du moins-disant dans le dialogue social, et qu’on nous demande désormais de consentir, y compris dans le domaine pédagogique, au principe autocratique généralisé du cujus regio, ejus religio… 
On se doute que ce n’est pas là la conception de l’Université que nous portons.
Nous vous remercions de votre attention et vous prions d’agréer l’expression de notre considération. 
Pour les élus FSU et CGT au CE de l’ÉSPÉ, 

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Plateforme de revendications de l’AG du 22/05/18

Sur le statut :

-       Augmentation du nombre des postes aux concours

-       Pas de recrutement de contractuel-les dans l’Education Nationale et titularisation des contractuel-les actuel-les

-       Les stagiaires ne sont pas des moyens d’enseignement

Sur la formation :

-       Pour une entrée progressive dans le métier (sur plusieurs années, dont la première sans responsabilité de classe)

-       Participation à l’écriture de la future réforme des ESPE

Sur le métier :

-       Respect de notre liberté pédagogique mise en péril par le livret sur « l’apprentissage de la lecture »

Sur l’ESPE de Paris :

-       Pas d’utilisation des locaux pour délocaliser des partiels de Paris IV

-       Mise au norme d’accessibilité des locaux de Batignolles

Convergence des luttes :

-       Retrait total de la loi ORE

Plateforme des BIATSS en intégralité

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19 mai 2018

Mobilisation à l'Espé le 22 mai et prochaine réforme des Espé

Le 22 mai est une journée de grève nationale de toute la fonction publique, à l'appel de la totalité des syndicats.

Les menaces sont nombreuses : statut des fonctionnaire, sélection à l'université, suppression de 120 000 fonctionnaires, gel  des salaires... et une réforme des Espé est en préparation. Blanquer l'a confirmé hier en conférence de presse : "la formation des enseignants est bien la prochaine réforme à venir"

Dans Libération un rapport a fuité montrant que le gouvernement envisagerait de recruter les futurs enseignant-e-s avec des CDD de 5 ans ! http://www.liberation.fr/france/2018/05/16/statut-des-fonctionnaires-la-piste-explosive-des-experts_1650629

Les concours de recrutement de cette année (avec baisse des postes - 20% au CAPES, - 10 % au CRPE) attirent encore moins de candidat-e-s vu les conditions de travail. Il y a moins d'admissibles que de postes aux CRPE de Versailles et Créteil ! http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2018/05/18052018Article636622268535065854.aspx

Et tout le monde comprend que si avant 2021 on passe de 26 académies à 13 (calquées sur les grandes régions de 2015), on passera également de 26 à 13 Espé... (avec des antennes locales, pour faire des économies de personnels). C'est déjà en route en Normandie. Paris Créteil Versailles, c'est pour 2021.

A l'initiative de l'Espé Paris mobilisée, une assemblée générale des étudiant-e-s, personnels et enseignant-e-s des Espé de Paris, Créteil et Versailles est organisée mardi 22 mai de 11h à 13h à l'Espé Paris - site Molitor

10 rue Molitor (Paris 16è) - Métro 10 Eglise d'Auteuil ou Métro 9 Miche Ange Molitor

Nous partirons ensuite à la manif en cortège.

L'intersyndicale des enseignant-e-s et personnels de l'Espé (CGT, FSU, FO, CFDT) soutient la mobilisation des étudiant-e-s. 

Les syndicats n'ont pas demandé la fermeture du site Batignolles. L’intersyndicale de l’ESPE (FO,
CGT, FSU, CFDT) demandait à la direction :

"de reporter tous les cours et soutenances prévus ce mardi 22
mai, voire même de banaliser cette journée afin que puissent se tenir des réunions
d’information et que les enseignants ainsi que les personnels BIATSS puissent s’organiser pour
déplacer les cours et soutenances prévus ce jour là, à une autre date dans de bonnes
conditions."

Soyons le plus nombreux possible en grève mardi, participons à l'assemblée générale à11h à Molitor et à partir en cortège à la manifestation à Paris.

(environ 120 participants le 16 mai à Batignolles et 50 participants le 18 mai à Molitor)

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18 mai 2018

ASSEMBLEE GENERALE INTER-ESPE d'ILE-DE-FRANCE MARDI 22 MAI 11H

En amphi.

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Fermeture de sites de l'Espé mardi 22 mai

Courrier de la direction :

"Cher.e.s collègues,

J'ai reçu mercredi 16 mai un courrier de l'intersyndicale (FO, CGT, FSU, CFTD) de l'ESPE de l'académie de Paris (en pièce jointe) au sujet de la journée de grève nationale de la Fonction Publique. Dans ce courrier, il m'est demandé "de reporter tous les cours et soutenances prévus ce mardi 22 mai, voire même de banaliser cette journée afin que puissent se tenir des réunions d’information et que les enseignants ainsi que les personnels BIATSS puissent s’organiser pour déplacer les cours et soutenances prévus ce jour là, à une autre date dans de bonnes conditions."J'ai souhaité rencontrer une délégation de l'intersyndicale ce jour afin d'explorer dans le dialogue les différentes possibilités qui permettent à la fois de respecter les convictions de chacun.e, le droit de les exprimer et la continuité du service public en particulier à destination des étudiant.e.s qui préparent les concours de recrutement et qui sont attaché.e.s à recevoir leurs derniers enseignements à quelques jours des épreuves orales. 

Ainsi, en accord avec le Doyen Alain Tallon, j'ai pris les décisions :

1. De fermer les sites Batignolles et Boursault mardi. J'ai demandé aux responsables de service de réorganiser les activités des personnels BIATS des sites Batignolles et Boursault sur le site de Molitor dans la mesure où cela s'avère pertinent et compatible avec les possibilités d’hébergement sur le site de Molitor. 

2. De reporter à une date ultérieure les évaluations prévues ce jour-là. L’organisation du report est coordonnée par les responsables de mentions/parcours. 

3. De reporter dans la mesure du possible les enseignements liés à la préparation aux épreuves orales des concours, tout comme les enseignements du tronc commun de formation. Les enseignements qui ne pourraient être reportés se dérouleront tous sur le site Molitor de l'ESPE. 

Je remercie chaleureusement tous les collègues enseignant.e.s et BIATS, qui, quelles que soient leurs leur opinions personnelles, agissent toujours avec un sens aigu de l’intérêt général et des étudiant.e.s.. Je remercie en particulier les responsables de mentions et parcours, ainsi que les collègues du SEVE en charge des plannings, qui, dans un délai très court, organisent au mieux la formation initialement prévue le 22 mai.

Bien cordialement à toutes et tous,"

Le Directeur de l'ESPE de l’académie de Paris

Intersyndicale_ESPE_demande_pour_22_mai

 

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17 mai 2018

Délocalisation" des partiels de Sorbonne Université à l'ÉSPÉ de Paris: jeudi 16 mai, sur le site des Batignolles ...

Monsieur Le Vice-Chancelier, 

Monsieur le Président de Sorbonne Université,

Monsieur le Doyen de la Faculté des Lettres,

Monsieur le Président du Conseil d'École de l’ÉSPÉ de l’académie de Paris, 

Monsieur le Directeur de l’ÉSPÉ de Paris,

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’École, chers Collègues,

Nous tenons à porter à votre connaissance les faits suivants:
1. L’amphi du site des Batignolles a été de nouveau occupé ce matin et cet après-midi par des étudiants et personnels mobilisés contre la loi ORE. 
2. Des vigiles que nous n’avions jamais vus (qui ne sont pas les personnes qui assurent la sécurité de l’établissement dans le cadre de Vigipirate) se sont retrouvés à de multiples reprises devant l’établissement, sur le boulevard des Batignolles (et non dedans). Ils ont contrôlé au moyen de feuilles nominatives d’émargement (constituées comment? fournies par qui ?) les étudiants qui n’étaient pas détenteurs d’une carte de l’ÉSPÉ -  lesquelles feuilles d’émargement n’ont manifestement d'ailleurs pas servi à grand chose (cf. 1).
3. Ces vigiles nous ont dit être employés par la société SPG https://www.societe.com/societe/societe-de-protection-et-gardiennage-397429762.html, enregistrée  au 28, avenue du 19 mars 1962 78370 Plaisir (l’adresse donnée par la personne qui s’est présentée comme le « responsable » a été (pour être exact) «  28 avenue du 19 mars 1956 » ). 
3. Lesdits vigiles ont été dans l’incapacité de nous montrer quelques « instructions «  écrites que ce soit, susceptibles de cadrer à nos yeux - comme aux leurs - la nature, le périmètre (et donc la légalité) de  leur intervention, ce qui engage, nous semble-t-il en dehors de la responsabilité propre de la société qui les emploie, celle de l’autorité institutionnelle qui a fait appel à ladite société (pour quelles prestations ?, avec quel contrat ?, après quel appel d’offres ?)
4. Les personnels administratifs en charge du site sont dans la même incapacité de produire quelques consignes écrites que ce soit, alors qu’ils endossent des responsabilités dont ils sont les premiers à ne pas savoir exactement s’il leur revient effectivement de les exercer au vu du statut qui est le leur. Ce qui non seulement les met professionnellement en porte à faux mais aussi les menace directement, si un incident sérieux engageant les personnes ou les biens venait à survenir. Les « instructions » sont orales - quand il y en a…, ce qui ne saurait suffire dans une situation inédite à plus d’un titre.
Nous demandons avec la plus grande insistance, au cas où ces procédures de « délocalisation » des partiels (sur lesquelles nous nous prononcerons sur le fond en tant que syndicats dans un courrier prochain) devaient être poursuivies:
a. que des messages écrits, cosignés par Monsieur le Président de Sorbonne Université, Monsieur le Doyen de la Faculté des Lettres, Monsieur le Directeur de l’ÉSPÉ, soient adressés à l’ensemble des personnels Biatss et enseignants, qui explicitent, dans le détail nécessaire à une institution publique, ce qui est demandé aux vigiles (et donc délimite ce qu’ils sont autorisés à faire),
b. et précisent, pour les personnels relevant de l’ÉSPÉ, les consignes qui président à l’exercice cadré de leurs missions dans la situation très particulière que nous connaissons. 
Plusieurs des étudiants et/ou stagiaires de l’ÉSPÉ, qui ont suivi des études de droit (certains ont été avocats ou le sont encore), ont été extrêmement surpris de voir des vigiles procéder à des « contrôles » d’identité. Certains ont proposé, de façon assez argumentée, d’appeler… la police -  ou d’aller déposer une main courante au commissariat du 17ème arrondissement.
Il nous semble pour le moins étonnant que, dans une institution qui forme de futurs fonctionnaires, qui ont à répondre à des questions relevant de la  législation et du Code de l’Éducation dans les épreuves des concours qu’ils passent, la question des cadres réglementaires soit traitée avec une telle désinvolture.
Nous tenons par ailleurs à rappeler la conformation de nos locaux et invitons l’ensemble des personnes qui ont pouvoir de décision à venir mesurer les risques que le moindre engorgement du premier sas (après la porte d’entrée) et/ou de la courette qui précède le hall d’entrée et/ou des 2 couloirs qui débouchent directement sur la cour de récréation des élèves de l’école Boursault ( la cour des élèves se situe à 10 mètres de la porte d’entrée du site de l’ÉSPÉ) pourrait faire courir à l’ensemble des présents sur les lieux.
Nous vous remercions de votre attention et vous prions d’agréer l’expression de notre considération.
Pour les élus FSU et CGT au CE

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Rassemblement vendredi 18 mai au pied de la Tour Zamansky, campus Jussieu à 9h30

Pour les 35 heures de travail hebdomadaire, les 55 jours de congés, des primes correspondant à celles des autres ministères

 Nous appelons l'ensemble des collègues à se rassembler

vendredi 18 mai au pied de la Tour Zamansky, campus Jussieu à 9h30,

jour de la conférence sociale sur le temps de travail.

Nous appelons l'ensemble des collègues à signer la pétition jointe et à la retourner par mail à cgtfercsup.sorbonne@ml.free.fr

La conférence sociale sur le temps de travail et les primes n'augure pas le mieux disant promis par les présidents des universités P4 et P6 lors de leur campagne électorale. Les réunions se multiplient. Mais c’est suite aux premières mobilisations (rassemblement du 10 avril, réunions de service, réactions de colère suite aux révélations de notre communiqué du 15 avril), que la direction de l’université commence seulement à entendre ces revendications.

Pour les primes mensuelles, nous revendiquons 25% du salaire brut pour tous, sans perte de revenu pour quiconque. Une projection financière devait être faite par la DRH à notre demande, mais elle n'est toujours pas réalisée. L'université propose quant à elle un système de primes très complexe, profitant de la mise en place du Rifseep (nouveau régime indemnitaire qui repose largement sur l'évaluation au "mérite"). Les montants de base sont inférieurs à ce que nous demandons ; si les montants les plus hauts peuvent paraître alléchants, on ne sait évidemment pas combien d'agents seraient concernés ni comment ils seraient choisis. 

Nous revendiquons également le maintien ou la création de nombreuses autres primes qui existaient à P4 ou à P6 auparavant : prime bas salaires, prime d'habillement pour certains services, primes d'installation pour les contractuels titularisés, etc. Et l'harmonisation par le haut de la prime de fin d'année à 1 200 Euros pour tous.

Pour le temps de travail, nous revendiquons 35 heures hebdomadaires et 55 jours de congés pour tous, afin que ceux qui en bénéficient déjà ne soient pas perdants, mais aussi pour que tous ceux qui sont au-dessus de cette revendication se retrouvent dans les promesses des présidents. Nous rappelons que seul le blocage de la tour centrale le 27 juin 2002, par tous les personnels des services centraux et des UFR de Paris 6, avait permis de conserver les 35 heures de travail hebdomadaire et les 55 jours de congés.

Il n'est pas indécent de le revendiquer. Il faut mettre en balance les conditions de travail qui se durcissent chaque année, les salaires qui n'augmentent pas ou si peu que ça ne vaut même pas la peine d'en parler, les primes trop inégales qui contribuent à détériorer notre quotidien. 

L'université ne peut pas continuellement demander plus sans compensation. Il faut que les personnels s'y retrouvent !

Nous appelons à participer à la grève dans la fonction publique mardi 22 mai

à l’appel de toutes les organisations syndicales

Saisissons-nous de cette date pour faire valoir nos revendications sur le plan national, mais aussi local.

Pe_tition_pour_la_de_fense_de_nos_conditions_de_travail

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Demande de l'intersyndicale (FO, CGT, FSU, CFDT) de l'ESPE concernant la journée de mobilisation du 22 mai

Extrait :

"Le mardi 22 mai 2018 est une journée de grève de la Fonction Publique en France. Au vu de l’importance de cette journée, de la situation à l’ESPE de l’académie de Paris avec un appel au blocage pour ce même 22 mai par une Assemblée Générale et dans le contexte plus général de notre université et du mouvement estudiantin en France, l’intersyndicale de l’ESPE (FO, CGT, FSU, CFDT) (...)  demande de reporter tous les cours et soutenances prévus ce mardi 22 mai, voire même de banaliser cette journée afin que puissent se tenir des réunions d’information et que les enseignants ainsi que les personnels BIATSS puissent s’organiser pour déplacer les cours et soutenances prévus ce jour là, à une autre date dans de bonnes conditions."

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CR AG ESPE du 16/5 et AG MOLITOR ce vendredi 18 à midi

L’Assemblée générale d’aujourd’hui  a regroupé une centaine de personnes (77 au moment des votes), des étudiantES, profs et BIATSS qui ont aussi amené leurs revendications.

Voir le CR complet : CR_AG_16_mai

Le blocage pour la journée du 22 mai a été voté à 63 POUR, 6 ne prennent pas part, 8 abstentions.

Les sites de Batignolles et Boursault seront bloqués (RDV A 6H30 le 22), le vote du blocage de Molitor se fera lors de l’AG de Molitor, vendredi midi.
Une assemblée générale des ESPE Ile de France aura lieu le mardi 22 au matin et l’après-midi nous partirons tous et toutes ensemble en manif. 
L’assemblée générale va par le biais de son comité de mobilisation envoyer un mail à la direction de l’ESPE pour demander la banalisation des cours du 22 mai. Les syndicats vont en faire de même.
Prochain comité de mobilisation ce 17 mai :
-12h dans le hall de Molitor
-12h30 dans la cour de batignolles
AG Molitor vendredi midi

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15 mai 2018

Le 22 mai : POUR les services publics, POUR une augmentation des salaires (les chiffres PARLENT)

Pour les services publics : http://snesup.fr/sites/default/files/fichier/4_pages_services_publics_fsu_26_4_18.pdf  

    des revendications salariales pour les agents, lesquels ne font pas partie des 5% les plus riches bénéficiant des mesures prises depuis un an par le gouvernement ;

    notre opposition à la réduction du périmètre des services publics et à la destruction des statuts des agents de la fonction publique que le gouvernement envisage à travers son programme « CAP 2022 ».

Contre la rémunération au mérite et la destruction des statuts  http://snesup.fr/sites/default/files/fichier/tract-22mai-modifiable-v2.pdf
NOS salaires:  idées fausses et réalités  http://snesup.fr/sites/default/files/fichier/tract_salaires22mai2018.pdf

En France, les salaires des enseignants et des enseignants-chercheurs sont en moyenne 35 % moins élevés que ceux des agents de la fonction publique d’état de qualification équivalente.

Leur charge de travail a augmenté et la réforme des 35 heures ne leur a pas été appliquée, de nouvelles missions s’empilent et les années universitaires s’allongent. http://en.wikipedia.org/wiki/File:Professor_salaries.svg

Comme les Allemands, nous sommes moins bien payés que nos homologues européens ! En moyenne -20% qu’un enseignant-chercheur belge, -30% qu’un Hollandais ou Danois, -50% qu’un Luxembourgeois, Anglais ou Suisse. (Philip G. Altbach et al (ed.), Paying the Professoriate, A global Comparaison of Compensation and Contracts, Routledge, 2012)

Début de carrière:

SMIC net 2018 : 1 150 €

Agrégé (Bac + 5) 1er échelon INM 379 : 1 447 €, soit 1,25 SMIC !

MCF (Bac + 8), 1er échelon INM 454 (âge recrutement 34 ans) : 1 720 €,
soit 1,49 SMIC !

« La baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires atteint -25% depuis 1990, soit 3 mois de salaire en moins»

Pendant six années consécutives, entre 2010 et 2016, le gouvernement a gelé la valeur du point d'indice. Les conséquences sont redoutables. La perte de pouvoir d'achat depuis le 1er janvier 2000 du point sur l'indice des prix (hors tabac) est de – 15,2 %, dont –7 % depuis le gel du point d'indice entre juillet 2010 et juillet 2016 (–25 % depuis les an- nées 1990).

Pendant six années consécutives, entre 2010 et 2016, le gouvernement a gelé la valeur du point d'indice. Les conséquences sont redoutables. La perte de pouvoir d'achat depuis le 1er janvier 2000 du point sur l'indice des prix (hors tabac) est de – 15,2 %, dont –7 % depuis le gel du point d'indice entre juillet 2010 et juillet 2016 (–25 % depuis les an- nées 1990). 

« Les fonctionnaires ont été impactés par les mesures d’austérité qui ont suivi la crise »
Avec le gel du point d'indice des fonction- naires entre 2010 et 2016, les gouvernements ont économisé 7 milliards d'euros (Mds€). Dans l'enseignement supérieur, depuis 2012, le non-recrutement à la hauteur de l'augmen- tation des effectifs étudiants a permis d'éco- nomiser 1,5 Mds€ sur le dos des personnels – qui ont été distribués au patronat à travers les CIR, CICE et pacte de responsabilité ! 

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14 mai 2018

Ce jour (14/05/18), blocage de l'amphithéâtre du site des Batignolles de l'ESPE

L'amphithéâtre du site des Batignolles de l'ESPE de l'académie de Paris a été bloqué, tout à fait pacifiquement, conjointement par des étudiants mobilisés de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université et des personnels de l'ESPE.
Tous entendaient protester vigoureusement contre la délocalisation de partiels de l'université vers lESPE.
Les examens prévus ce jour n'ont de fait pas pu se tenir.
Une Assemblée Générale s'est tenue sur le site de 12h à 15h.
Les étudiants ont rappelé leur opposition à la mise en place de la loi ORE et dénoncé les multiples interventions policières sur les campus universitaires.
Ils ont également pointé toute l’iniquité qui règne actuellement à la Faculté des Lettres, pour ce qui est des partiels de fin d'année et des informations, plus ou moins partielles, données, au jour le jour, par la direction  :
- Etudiants informés en ordre dispersé, voire non prévenus, que ce soit sur la tenue des examens ou sur les ouvertures/fermetures des sites.
- Consignes et comportements disparates des enseignants et des directions selon les UFR.
- Modalités de validation du second semestre incohérentes et hétérogènes selon les enseignants et les UFR.
Dans le même temps, les étudiants continuent de s'interroger sur l'étrange stratégie de la direction de l'université ces dernières semaines, que ce soit en ce qui concerne les fermetures "préventives" et tout à fait aléatoires des sites, la gestion des blocages, ou les délocalisations d'examens.
L'occupation, joyeuse et déterminée, continue cet après-midi, et ce jusqu'à la fin de la journée, afin d'empêcher la tenue des différents DST censés avoir lieu dans les murs de l'ESPE (six sur l'ensemble de la journée, le dernier prévu à 18h30).
La journée se déroule sans accrocs, rythmée par des débats divers et variés (intérêt des blocages, écriture inclusive, etc...).
Pour la FercSup CGT.

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Poursuite des dysfonctionnements à l'Espé Paris, témoignage de prof.

"Ce matin un vigile m'accueille à la loge. Il me demande si je travaille là !
Sur le tableau (voir photo) du hall, examen d'allemand pour des L1 de 12h à 15h. Vérification faite auprès des étudiants qui attendent leur tour dans le couloir, il s'agit bien d'un examen.
16h : Le gymnase est occupé par des personnes inconnues de nous. Après salutations, il s'avère que c'est le groupe de théâtre en italien de la Sorbonne. Aucune consigne ne leur a été donnée sur la gestion du matériel (qui a été utilisé) ou du sol. La collègue très gentiment m'a demandé qui j'étais, comme si moi aussi j'étais à la recherche d'un lieu ...
La politique de l'université débouche sur la jungle, chaque collègue cherchant à trouver une salle, qui pour des cours, qui pour des partiels.
C'est brillant et nous avons vraiment le sentiment de progresser dans la vie commune.
Aujourd'hui je ne me reconnais plus comme appartenant à la communauté Sorbonne Université et je dénie toute légitimité à ses représentants".
Un enseignant écœuré et exaspéré.

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Personnels mobilisés de la faculté Sorbonne lettres : appel à refuser d’organiser des examens

Appel à refuser d’organiser des examens dans 
des conditions dégradées
Suite aux actes de violence commis contre des étudiant.es bloqueur.ses à Malesherbes le jeudi 10 mai, et étant données les conditions de travail dégradées des dernières semaines sur les différents sites de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université (notamment l’intervention des forces de l’ordre dans ou aux abords des centres), l’Assemblée générale du personnel qui s’est déroulée vendredi 11 mai à Clignancourt appelle les enseignant.es à ne pas organiser les examens de fin de semestre. Nous refusons de surveiller des partiels sous présence policière car les conditions d’examen ne seraient manifestement pas réunies pour que les étudiant.es puissent composer sereinement. Pour les mêmes raisons, nous refusons que les examens soient délocalisés (il est question d’utiliser les locaux de l’ESPE pour cela). Cela contreviendrait en outre à la règle qui stipule que les étudiant.es doivent être prévenus 15 jours à l’avance de la tenue d’un examen, ce qui n’est évidemment pas possible en cas de délocalisation. 
 
Le contrôle continu intégral
Dans le cas du contrôle continu intégral, le doyen de la Faculté des Lettres, Alain Tallon, a affirmé qu’une note suffisait à valider son semestre s’il était trop compliqué d’obtenir une deuxième note. Afin de ne pas pénaliser les étudiant.es qui n’auraient pas déjà une note suffisante pour valider leur semestre, l’Assemblée générale appelle les enseignant.es à proposer un devoir maison facultatif permettant de remonter sa moyenne. Une telle solution offre l’avantage de ne pas pénaliser les étudiant.es n’ayant pas les moyens matériels de composer, ceux qui n’auraient pas reçu les consignes par email ainsi que les étudiant.es mobilisé.es. L’UFR d’études anglophones a dores et déjà adopté cette solution pour les étudiant.es de L1 et de L2.
 
Les partiels
Dans le cas où un partiel de fin de semestre viendrait sanctionner la validation d’une matière, nous appelons le personnel enseignant à se mettre en grève et à ne pas participer à l’organisation de l’épreuve. Un préavis de grève de la CGT couvre tout le mois de mai. Un enseignant gréviste ne peut donc pas être accusé d’avoir commis une faute professionnelle. Il n’est par ailleurs pas nécessaire de se déclarer en grève car c’est à la direction de l’université de recenser le personnel gréviste. Enfin, nous vous invitons à ne pas vous déclarer en grève à l’avance afin d’éviter que l’université ne fasse appel aux personnels BIATSS pour la tenue des examens. Une caisse de grève sera mise en place pour permettre aux enseignant.es qui n'auraient pas cours au second semestre de soutenir leurs collègues en grève.
 
Etant donné le silence de l’administration concernant l’organisation des examens de fin semestre, il nous paraît essentiel, pour le bien de nos étudiant.es, d’apporter une réponse collective à ce problème. 
 
Le personnel mobilisé

 

 

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Un mouvement international

 

Rébellion contre la marchandisation des universités : une grève historique au Royaume-Uni

Depuis le 26 février, la quasi-totalité des universités britanniques est en grève : 65 universités sur 68 ont en effet cessé les enseignements et la recherche. Le personnel administratif et les bibliothécaires se sont joints au mouvement de protestation. Il s'agit d'une grève en défense des retraites qui concerne l'ensemble du personnel employé dans l'enseignement supérieur.

https://www.contretemps.eu

 

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Besoin d'aide à l'amphithéâtre de Batignolles pour maintenir le blocage

On aura tout particulièrement besoin d'aide après 15h45

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Assemblée générale, mercredi 16 mai, 11h, amphithéâtre de Batignolles

Le comité de mobilisation de l’ESPE de Paris (qui regroupe des étudiant.e.s, enseignant.e.s et BIATSS) invite l’ensemble des formatrices et formateurs de l’ESPE à participer à l’Assemblée générale qui se déroulera le mercredi 16 mai à partir de 11h dans l’amphithéâtre de Batignolles. 
Une heure d’information syndicale a été déposée par la FSU à 11h pour donner à l’ensemble des personnels la possibilité de terminer les cours plus tôt pour rejoindre l’Assemblée générale (y compris les personnels se trouvant à Molitor ce jour-là, car le temps de trajet s’ajoute à l’heure syndicale). 
Cette Assemblée générale aura pour objectif de préparer le mardi 22 mai, journée de mobilisation et de manifestation de la Fonction publique, appelée par l’intersyndicale. 
Ordre du jour de l’AG :
1.      État des lieux des réformes (Fonction publique, Éducation nationale, Université, future réforme des ESPE...). Présentation et débat. 
2.      Perspectives de la mobilisation (où en sont les mobilisations dans les différents secteurs). Débat et propositions concrètes. 
3.      Vote des propositions
Nous sommes toutes et tous concerné.e.s par la casse des Services publics et par l’attaque généralisée contre la Fonction publique (difficultés pour les contractuel.les de passer fonctionnaires, baisse du nombre de places aux concours, gel du point d’indice, retour de la journée de carence, manque de moyens généralisé…). 
Mais à l’ESPE nous sommes également concerné.e.s par : 
-     des conditions de travail qui se dégradent dans l’Éducation nationale 
-     un manque de moyens interne à l’ESPE dû notamment à la fusion des universités,
Dans ces perspectives peu réjouissantes il nous semble donc important d’être le plus grand nombre à nous mobiliser le 22 mai pour porter les revendications propres à l’ESPE en cette grande journée de mobilisation de la Fonction publique. 
Pour permettre cela, le blocage ponctuel du site de Batignolles sera soumis au vote de l’Assemblée générale du mercredi 16 mai. Le blocage, s’il était voté, permettrait entre autres aux étudiant.e.s boursier.e.s et aux personnels de se mobiliser sans pénalité financière.
Certaines et certains d’entre vous pensent peut-être qu’en année de stage ou de préparation au concours il est dangereux de perdre ne serait-ce qu’une journée de cours et que nous devrions attendre d’être titulaires pour nous mobiliser. Mais sera-t-il plus sérieux de faire grève lorsque nous serons responsables de nos classes ? Il n’y a jamais de moment idéal pour la grève, mais nous pensons que les attaques actuelles valent le coup de nous mobiliser pour rappeler notre attachement aux Services publics, pour revendiquer de meilleures conditions d’étude et d’enseignement et pour que le système cesse de créer et d’accroître les inégalités scolaires et sociales. 
Proposer le blocage ponctuel de Batignolles le 22 mai est également un signal fort envoyé à la direction de Sorbonne université  ( Faculté des Lettres), qui utilise les locaux de l’ESPE afin de déstabiliser la mobilisation des étudiant.e.s des sites de Clignancourt et de Malesherbes. En effet des cours qui auraient dû se tenir sur ces sites se sont déroulés à l’ESPE. Tout d’abord, cela génère des dysfonctionnements au sein de l’ESPE (vendredi 11 mai au matin un formateur de ESPE s’est retrouvé sans salle car celle qu’il avait réservée était utilisée pour la tenue d’un cours de la faculté des Lettres; l’augmentation du nombre d’étudiant.e.s augmente la charge de travail des agent.e.s d’entretien...). Mais cela nous interroge également du point de vue de la mobilisation. Soutenant une Université ouverte à toutes et tous nous soutenons de fait la mobilisation universitaire contre les lois ORE et ParcoursSup. 
Nous ne tolérons donc pas que l’ESPE serve à affaiblir cette mobilisation à laquelle nous nous associons ! 
Des enseignant.e.s et étudiant.e.s nous ont d’ores et déjà fait part de leurs inquiétudes si le blocage était voté pour le 22 mai car des oraux blancs ou des soutenances sont programmés ces jours-là. Certain.e.s formatrices et formateurs ont déjà prévenu leurs étudiant.e.s du changement de date préventif des oraux blancs ou des soutenances. Nous vous invitons à faire de même pour qu’aucun.e étudiant.e ne soit pénalisé.e et que toutes celles et tous ceux qui le souhaitent puissent participer à la manifestation dans les mêmes conditions. 
Que le blocage soit voté ou non, nous appelons les formatrices et les formateurs à ne pas pénaliser les étudiant.e.s qui souhaiteraient aller en manifestation plutôt qu’en cours. Les  stagiaires ont le droit de faire grève, et nous défendrons massivement chaque étudiant.e qui aurait eu à subir des pénalités parce qu’elle ou il aurait assisté à la manifestation.  
Le blocage n’est qu’un moyen d’action, il n’est pas une fin en soi. D’autres moyens d’action existent, que vous soyez en accord ou en désaccord avec nos propositions, n’hésitez pas à venir avec vos propositions et à les soumettre aux votes de l’Assemblée générale du 16 mai. 
Soyons uni.e.s pour défendre les Services publics et nos conditions de travail ! Vous avez beaucoup à apporter à notre mobilisation !
Bien cordialement. 
Le comité de mobilisation de l’ESPE de Paris

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L'amphithéâtre de l'ESPE est bloqué jusqu'à 19h30 pour empêcher la tenue des partiels de P4 qui ont été délocalisés sur l'ESPE.

N'hésitez pas à passer meme une heure on a besoin de monde !

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