IUFM PARIS EN LUTTE

08 mai 2012

Le COLLECTIF "AGIR CONTRE LA PRÉCARISATION DANS L'ÉDUCATION NATIONALE" (APEN) mène l’ENQUÊTE sur la PRÉCARISATION

apen76

http://www.apen76.fr/spip/

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Organisation d’une COORDINATION NATIONALE DES ÉTABLISSEMENTS UNIVERSITAIRES 19 ou 21 ou 22 mai 2012

Capture d’écran 2012-05-08 à 011ère C.N.E.U. - mai 2012

 

Appel aux organisations syndicales,
sociétés savantes, associations professionnelles, collectifs militants

de la communauté universitaire

pour l’organisation d’une

COORDINATION NATIONALE DES ÉTABLISSEMENTS UNIVERSITAIRES

19 ou 21 ou 22 mai 2012

Ne pas trahir 2009 : libérer l’université, reconstruire un service public universitaire pour tous !

Enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs, bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, personnels sociaux et de santé, étudiants, mobilisés en 2009 pour la défense des libertés universitaires et la qualité du service public universitaire gratuit et accessible à tous...

Nous constatons que l’autonomie pédagogique et scientifique des universités est bafouée depuis cinq ans par le désengagement financier de l’État rendant les établissements de plus en plus dépendants de fonds externes ou privés ainsi que par la surabondance des procédures opaques d’évaluation qui favorisent les manipulations clientélistes et idéologiques. Nous exigeons, dans l’intérêt de la culture démocratique et de la qualité du service public, que l’université soit libérée de ces assujettissements et que les libertés universitaires soient constitutionnalisées.

Nous constatons qu’en affranchissant l’État de l’obligation d’un financement récurrent et pérenne des universités, la loi LRU et l’accession aux RCE provoquent un effondrement féodal du service public d’enseignement supérieur et de recherche. Bien loin d’améliorer sa qualité cela aboutit, sous couvert d’évaluation et d’excellence, à l’abandon d’établissements, à la suppression d’unités de formation, de diplômes, de services et de centres de recherches, et à l’étouffement de la liberté de recherche, essentielle à l’enseignement universitaire. Nous exigeons la fin des systèmes de financements sur projets et des systèmes d’évaluations qui concentrent les moyens financiers entre quelques établissements.

Ces politiques élitistes et discriminatoires vont considérablement réduire l’accessibilité des études universitaires pour beaucoup de familles et dans de très nombreuses localités, tout en augmentant les situations cruciales de pauvreté dans la population étudiante. Nous exigeons la reconstruction d’un service public d’enseignement supérieur et de recherche répondant à l’exigence sociale de culture et de science du pays, et en particulier de sa jeunesse.

Nous exigeons :

1) L’abrogation de la LRU et du Pacte pour la Recherche en relation avec l’élaboration d’une nouvelle loi rétablissant l’unité du service public d’enseignement supérieur et de recherche, instituant un véritable équilibre des pouvoirs au sein de l’Université et de la Recherche dans le respect du Statut Général de la Fonction publique, et dans le cadre d’une gestion nationale des personnels.

2) La défense du cadre commun d’activité et des emplois statutaires en tous lieux du territoire. Cela implique la fin des financements sur appels d’offre, la fin de la politique de « l’excellence » comme système de sélection et d’exclusion (Idex, Equipex...), la fin de la mise en concurrence des établissements, des services et des personnels, la fin du processus de concentration des universités (fusions et rapprochements forcés) et de leur pilotage par des superstructures sur lesquelles ne peut s’exercer aucun contrôle démocratique (PRES, Projets IDEX, etc.).

3) L’abrogation du Décret n° 2009-460 du 23 avril 2009 réformant le statut des enseignants-chercheurs et l’abrogation du Décret n° 2002-682 du 29 avril 2002 relatif aux conditions générales d’évaluation, de notation et d’avancement des fonctionnaires de l’État, qui instituent une machinerie évaluative inutile, opaque, clientéliste dont les seules finalités sont de produire des justifications aux restrictions budgétaires et fermetures de services, dont sont victimes des parties croissantes du pays et de sa population.

4) La suppression des instruments de main mise politique et néo-managériale sur le système universitaire notamment l’ANR et l’AERES qui portent atteinte aux libertés universitaires et à la recherche, la CPU qui n’a pas à s’ériger en lobby patronal du monde universitaire et la CP-CNU qui doit être redéfinie dans une réforme globale du CNU.

Nous appelons les organisations syndicales des personnels, sociétés savantes, associations professionnelles, collectifs militants de la communauté universitaire et organisations étudiantes à soutenir cet appel et à organiser entre le 7 et le 20 mai, dans tous les établissements universitaires des réunions afin de rédiger des plateformes de revendications précises pour la reconstruction d’un Service public d’enseignement supérieur et de recherche d’une part et de désigner des délégués à une coordination nationale des établissements universitaires qui aura lieu le 19 ou le 21 ou le 22 mai 2012 d’autre part. Le texte du présent appel vise à impulser la démarche mais ne contraint pas les collectifs locaux ainsi réunis qui fixeront librement leurs choix de sujets et d’orientations.

Cette rencontre aura pour but de réunir ces plateformes revendicatives élaborées localement, d’en faire la synthèse sous forme de motions et ainsi de faire entendre, dans cette conjoncture cruciale, la voix des libertés universitaires, de l’indépendance des personnels de la Fonction publique et de l’égalité d’accès au Service public d’enseignement supérieur et de recherche pour tous les citoyens quelle que soit leur origine sociale et géographique.

http://www.cnu.lautre.net

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04 mai 2012

Quand les IUFM se rappellent au bon souvenir du président

images-1En regardant le débat télévisé, mercredi soir Patrick Demougin a failli s’étrangler. Voilà qu’il entendait le chef de l’Etat se féliciter d’avoir supprimé l’établissement dans lequel il travaillait. Une institution qui compte 3 000 salariés et où 30 000 étudiants préparent les concours d’enseignant.

Patrick Demougin est président de la Conférence des IUFM, ces 32 Instituts universitaires de formation des maîtres que Nicolas Sarkozy s’est réjoui lors du débat avec François Hollande d’avoir « supprimés »… « parce que c’était une catastrophe »…

Dans plusieurs IUFM, le téléphone n’a pas arrêté de sonner ce jeudi. Des parents suspicieux se demandaient si les études de leur enfant n’étaient pas une couverture… des épouses voulaient vérifier que leur mari n’avait pas un travail fictif…

Prenant l’affaire très au sérieux, la CDIUFM a décidé de rappeler dans un communiqué qu’ « il y a toujours trente-deux IUFM qui sont dirigés par trente-deux directeurs nommés par le Ministre de l’Enseignement Supérieur." Quelques directeurs plus offensifs ont pris la plume de leur côté. Les patrons des établissements de Lyon, Poitiers, Marseille et Bordeaux ont profité d'un courrier conjoint pour rappeler que " ces IUFM sont en charge de plus de 550 masters qui préparent aux métiers de l’enseignement» et pour revenir sur quelques épisiodes douloureux. "Certainement le candidat Nicolas sarkozy pense qu'il n'est pas nécessaire de former les enseignants et c'est pour cela qu'il rêve que le président Nicolas Sarkozy a supprimé les IUFM"

Ce n'est pas tous les jours qu'ils s'énervent les patrons d'IUFM. Mais cette fois c'était la goutte de trop. La petite phrase présidentielle leur a donné des aigreurs à eux qui depuis 2007 en ont vu et entendu!

En fait, ce que le chef de l’Etat appelle une « suppression » est plutôt un changement de statut. Ces établissements étaient autonomes avant l'arrivée de Nicolas Sarkozy, ils sont devenus des écoles internes des universités. « ce qui ne nous emopêche pas de délivrer des masters d’enseignement », rappelle Patrick Mougin. Un précieux sésame qui permet de passer ensuite les concours pour enseigner.

Le lapsus présidentiel rappelle les conditions qui ont présidé à ce passage au second plan des IUFM dans la réforme de la formation des enseignants en 2009. Ces instituts créés en 1989 par Lionel Jospin, en remplacement des écoles normales, ont toujours incarné aux yeux d’une partie de la droite un véritable repère du « pédagogisme ». Lorsque le chef de l’Etat estime avoir « supprimé les IUFM qui étaient une catastrophe », c’est sans doute ce qu’il entend. Lorsqu’il ajoute qu’il a aussi voulu « que nos enseignants soient formés dans l’université », il oublie quand même au passage qu’en supprimant l’année de stage, il a mis fin à la formation spécifique des enseignants.

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01 mai 2012

1er Mai 2012 : tous mobilisés avec les syndicats

Les cinq années de présidence Sarkozy ont été caractérisées - sous prétexte de réduire les déficits - par des attaques sans précédent contre les retraites, l'accès aux soins, l'emploi (plans de licenciement dans le privé et suppressions d'emploi dans le public), les salaires, les garanties collectives des salariés, les libertés publiques ... Les revendications des étudiants, et plus généralement des jeunes, pour sortir de la précarité et avoir les mêmes droits d'accéder à un diplôme, n'ont pas été entendues. Cette politique a été condamnée par les citoyens au premier tour des élections présidentielles. Le score inquiétant de l'extrême droite, la diffusion de ses thèses - qui n'apportent aucune solution à la crise économique, sociale et environnementale - imposent à nos organisations d'universitaires, de travailleurs scientifiques et d'étudiants, de prendre position contre l'exclusion, le rejet de l'autre et la stigmatisation des étrangers. Le président-candidat, qui porte en la matière une lourde responsabilité, veut maintenant détourner la journée du 1er Mai de ses objectifs de mobilisation sociale pour l'amélioration des conditions de travail sous prétexte de distinguer le « vrai travail », en organisant un contre-rassemblement de ses partisans.

Dans cette période de crise économique, sociale et environnementale, le 1er Mai, journée de solidarité du monde du travail, doit être une forte journée d'expression des revendications des personnels de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche ainsi que des étudiants, aux côtés des autres travailleurs, des retraités et des jeunes. C'est le moment - comme le dit le communiqué commun CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA - de converger pour :

« - faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d'emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ;
- exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ;
- faire reculer la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme ».

Les personnels, les étudiants et les usagers de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche ont toutes les raisons de manifester le 1e Mai avec les autres salariés, et notamment avec ceux de l'ensemble de la Fonction Publique :
- salaires indignes des personnels, perte de pouvoir d'achat, coût prohibitif du logement
- recrutements sur postes statutaires de la Fonction Publique très insuffisants en regard des besoins,
- précarité massive, de toutes catégories, dans les services, les laboratoires, et les établissements,
- carrières bloquées, promotions insuffisantes
- moyens (financiers, de logement, d'encadrement, ...) insuffisants pour la plupart des étudiants pour étudier dans de bonnes conditions et réussir,
- niveaux de qualification non reconnus, notamment la thèse
- opérations de restructurations visant à démanteler les organismes de recherche et les universités, remettant en cause un accès de tous les étudiants à l'enseignement supérieur et promouvant une politique de concurrence entre personnels, services, laboratoires et établissements
- structures technocratiques et antidémocratique proposées comme base de l'organisation de l'enseignement supérieur et la recherche, au détriment de la collégialité et de la vie démocratique, avec une mise en place accélérée de ces structures (IDEX, PRES, FCS),
- extinction rapide des crédits de base des organismes de recherche, généralisation de la recherche sur projets (ANR),
- privatisation rampante
- développement d'une politique d'évaluations (individuelle, services, formations, laboratoires, établissements) aux antipodes des besoins de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche,
- stigmatisation systématique des étrangers jusque sur les bancs de l'université, avec les expulsions d'étudiants et les tracasseries contre les collègues étrangers, la circulaire Guéant

Pour le service public d'enseignement supérieur et de recherche, comme pour l'ensemble des travailleurs, des sans emploi, des retraités et des jeunes, l'urgence est de rompre avec les politiques menées depuis une dizaine d'années. Cela passe par des mobilisations.

Dès maintenant, les organisations signataires appellent les personnels et les étudiants à se joindre aux cortèges du 1er mai organisés par les centrales syndicales.

Signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP) - CGT (SNTRS - FERC Sup) - Solidaires (Sud Recherche EPST - Sud Etudiant) - UNEF - SLR - SLU

Manifestations : Paris (Denfert-Rochereau - 15h00), Marseille (Vieux Port - 10h30), Toulouse (Place Saint-Cyprien - 10h00), Bordeaux (Place de la République - 10h30), Grenoble (Gare SNCF - 10h00), Lyon (Place Jean Jaurès - 10h30), Lille (Porte des Postes -10h30), Rennes (Place de la Mairie - 11h00), Strasbourg (Place De Lattre de Tassigny - 10h00), Rouen (Théâtre des Arts -10h30), Poitiers (Place du Centre Commercial Clos-Gaultier -11h00), ...

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12 avril 2012

Formation des enseignants : le nouveau cahier des charges rejeté à l'unanimité en CSE

Le CSE a repoussé à l'unanimité, par 51 voix contre et zéro voix pour, l'arrêté portant cahier des charges de la formation des enseignants, apprend AEF de sources syndicales, mercredi 11 avril 2012. Dans un communiqué commun, FCPE, CGT-Éduc'action, UNL, SUD-Éducation, CFE-CGC, Sgen-CFDT, FEP- CFDT, Snep-FSU, Snes-FSU, Snuipp-FSU, SE-Unsa, SNPDEN-Unsa, Unsa-Éducation « dénoncent l'attitude fermée du ministre de l'Éducation nationale quant à la réforme de la formation des enseignants » et « appellent les ministres de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche à ne pas publier cet arrêté et à respecter les avis du CSE et du Cneser ». Le Cneser a en effet rejeté le texte le 19 mars dernier (AEF n°164251). 

Ce projet d'arrêté abroge l'arrêté du 19 décembre 2006 portant cahier des charges de la formation des maîtres en IUFM et l'arrêté du 2 juillet 1991 relatif au contenu des formations organisées par les IUFM et à leur validation. 

« L'administration a tenté de défendre ce texte tout en reconnaissant qu'il n'était pas précis », indique à AEF Claire Krepper, secrétaire nationale du SE-Unsa. « Elle a précisé que quel que soit le futur ministre de l'Éducation nationale, il faudrait revenir sur la formation des enseignants rapidement, ce cahier des charges n'étant qu'un point d'étape et non un aboutissement ».

COMPÉTENCES DÉCENTRALISÉES. Egalement, le rapport présenté au CSE sur les « effets de l'exercice des compétences décentralisées sur le fonctionnement du système éducatif et sur la qualité du service rendu aux usagers » a reçu « 30 refus de vote » et « trois abstentions », indique à AEF Claire Krepper, « les membres estimant n'avoir pas eu le temps d'examiner convenablement le contenu du rapport ».

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10 avril 2012

Lettre n° 12 de l'Appel des enseignants pour un Front de Gauche

ll reste 10 jours d'ici au premier tour de l'élection présidentielle. 10 jours pour battre Sarkozy, supplanter définitivement l'extrême droite et rompre avec l'austérité prêchée comme vertu. 10 jours pour amplifier la formidable dynamique populaire qui s'est levée derrière Jean-Luc MELENCHON et le Front de Gauche.

Ce samedi 14 avril sur la plage du Prado à Marseille et le jeudi 19 avril au Parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, la révolution citoyenne poursuivra son cours.

Le débat argumenté aura tout le long de cette campagne été l'arme du Front de Gauche car c'est un peuple conscient et debout que nous voulons pour notre patrie républicaine. C'est dans cet esprit que vous retrouverez ci-dessous le petit quizz éducation de la présidentielle. Attention, les réponses ne manqueront pas d'apporter la lumière sur les projets des uns et des autres. Alors n'hésitez pas à le faire circuler largement.

Le quizz éducation de la présidentielle : qui a dit ?

1. "Je souhaite donner à chaque établissement la possibilité de constituer de véritables équipes pédagogiques en lui donnant la liberté de recruter directement les professeurs. Nous, nous parions sur l'autonomie"

2. « Créer un nouveau statut d’établissement public, avec autonomie budgétaire et administrative. Le directeur d’école doit être un manager qui impulse un projet pédagogique ».

3. "Développer l'autonomie des universités "

4. "D’abord, la carte scolaire – c’est-à-dire la volonté de mixité scolaire. Nous reverrons le mécanisme de la carte scolaire, de façon à ce qu’il y ait sans doute un choix dans un périmètre, mais qu’il y ait surtout la possibilité pour tous les enfants d’avoir des échanges, d’avoir des chances, d’avoir des conditions que leur permette de réussir pleinement leur scolarité."  

5. "L’École est le lieu du peuple en préparation. Chaque génération est un nouveau peuple. L’École fonde et refonde le peuple français, et le constitue en peuple acteur de son histoire, peuple citoyen."

6. " La loi Carle ne me pose pas de problème. Nous ne rouvrirons pas ce dossier "  

7. "Nous pensons que l'école souffre d'un laisser-aller général, entretenu par des syndicats plus soucieux de tester sur nos enfants leurs théories pédagogistes que de chercher à les instruire"

8. "Nos enseignants sont mal payés parce qu'ils sont trop nombreux"

9. " Dans tous les lycées de France, une part des élèves de terminale devront aller dans les classes préparatoires aux grandes écoles sans qu’il y ait de système particulier. Ça peut être 5 à 6 % des élèves"

10. "Le bien le plus précieux, le savoir, mes amis, le savoir comme une lumière qui fait reculer l'ombre de l'ignorance. Qui sait devient meilleur, et étant meilleur pour lui même devient meilleur pour les autres"

Réponses

1. Nicolas Sarkozy, discours de campagne sur l'éducation, Montpellier, le 28 février 2012 : Après l'autonomie des universités avec la LRU, voilà l'autonomie promue en nouvelle organisation du système éducatif pour mieux mettre en concurrence les établissements, les disciplines, le personnels et au final les élèves.

2. Marine Le Pen, 29 septembre 2011 : Non seulement elle aussi, mais en plus elle s'en vante...

3. François Bayrou, 4 février 2012, 30 propositions pour l'éducation : Il ne manquait plus que lui. Comme cela, à droite, la boucle est bouclée...

4. François Hollande devant la FCPE le 17 mars 2012  : La boîte de Pandore est ouverte. Aux familles de choisir l'école de leur enfant. Les libéraux désintégrateurs de carte scolaire en ont rêvé, voeu exaucé. Il n'y a plus qu'à saupoudrer cela avec une petite dose d'autonomie... 

5. Jean-Luc Mélenchon, Limoges, 11 avril 2012 : L'école de l'égalité pour l'école du peuple, tout simplement

6. Vincent Peillon, responsable éducation de la campagne de François Hollande : Devant les sirènes de l'enseignement catholique, le Parti socialiste cède une fois encore sur le financement au bénéfice des écoles privées

 7. Marine Le Pen, 29 septembre 2011 : Et bien les personnels, leurs représentants syndicaux et tous ceux qui savent qu'enseigner est un métier de technicien pour assurer la transmission et l'assimilation des savoirs apprécieront...

8. Nicolas Sarkozy, Montpellier, 28 février 2012 : Qui se ressemble s'assemble (cf 7) 

9. François Hollande, Bondy Blog le 1er avril 2012 : Quand une certaine gauche renonce à l'élévation des qualifications et des connaissances de l'ensemble d'une classe pour se réfugier derrière la promotion de quelques uns pour se donner bonne conscience. Discrimination  positive, égalité des chances, tout le bréviaire libéral y passe...

10. Jean-Luc Mélenchon, Remue-méninges, 30 août 2012 : Comme ça au moins, on sait ce qu'il nous reste à faire le 22 avril !

Conclusion. Par l’exemple de l’école, on voit que Le Pen divorce d’avec le peuple. L’école du peuple, c’est sûr ce ne sera pas elle !!! Tromperie : quelques postures mensongères pour une imposture de grande ampleur !!!

Intervention  de Jean-Luc MELENCHON devant la FCPE le 17 mars 2012 :

http://www.dailymotion.com/video/xpiq2p_jean-luc-melenchon-interpelle-a-la-bellevilloise-a-paris-samedi-17-mars-2012_news

 

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03 avril 2012

SIGNEZ LA PÉTITION « IDEX: non à l'EXclusion ! Pas de signature des conventions ! »

La pétition intersyndicale « IDEX: non à l'EXclusion ! Pas de signature des conventions ! » a recueilli en moins de deux jours plus de 1400 signatures. Cette dynamique doit être amplifiée, pour empêcher la signature voulue coûte que coûte par le gouvernement, des conventions Etat-Idex.

A Toulouse, les résultats des élections au Mirail et à Paul Sabatier ont pesé sur la décision du président du PRES «université de Toulouse » – porteur de l’IDEX « UNITI » – de retirer la signature de la convention de l’ordre du jour du CA se tenant le 6 avril prochain. A Saclay, tout est fait pour que la convention soit signée d'ici le 22 avril. A Aix-Marseille, les jours sont comptés...

Le Bureau  National du SNESUP, réuni ce jour, appelle à : • Amplifier la dynamique et signer et faire signer massivement la pétition « IDEX : non à l'EXclusion ! Pas de signature des conventions !

http://www.idex-non-a-l-exclusion.org/petition/index.html

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Lettre n° 11 de l'Appel des enseignants pour un Front de Gauche

ar7z_FGEnseignbandeaulogoJLMtexte3"La rivière est sortie de son lit et quoi qu'il arrive, elle n'y rentrera pas de sitôt" lançait Jean-Luc MELENCHON à Lille le 27 mars devant 23.000 personnes.

 Le peuple a effectivement retrouvé l'agora comme en témoigne la formidable dynamique qui accompagne la campagne du Front de Gauche. Après le gigantesque rassemblement de La Bastille, rendez-vous est pris à Toulouse place du Capitole le 5 avril et sur la plage du Prado à Marseille le samedi 14 avril.   

Cette mobilisation populaire trouve un fort écho jusqu'au sein du monde de l'éducation. En témoignent deux nouveaux appels qui se lancent :

. L'appel des philosophes pour le Front de Gauche (à signer sur :

http://appelphilosophesfrontdegauche.wordpress.com/ et à retrouver  ci-dessous)

 . L'appel des professeurs d'histoire-géographie pour le Front de Gauche (à retrouver ci-dessous et à signer par retour de mail à ndusserre@gmail.com )

L'accueil réservé à Jean-Luc MELENCHON lors de son intervention le 17 mars dernier (en retrouver en lien ci-dessous) en atteste également.

A trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, il nous faut prolonger le débat argumenté pour rejeter loin derrière nous l'extrême droite et son école conservatrice et individualiste. C'est aussi la nécessité de battre la droite que nous entendons démontrer. C'est le sens de la proposition qu'a adressée Jean-Luc MELENCHON à Nicolas Sarkozy de débattre avec lui sur l'éducation. Proposition restée lettre morte pour l'instant mais qui permettrait de confronter la vision libérale, consumériste et méritocratique de Sarkozy avec l'école de l'égalité pour la réussite de toutes et tous que porte le Front de Gauche.

Le débat se prolonge aussi à gauche d'autant que les dernières propositions du candidat socialiste interrogent voire inquiètent. Quid de la laïcité quand est annoncé le maintien de la sinistre loi Carle ? Quid de la carte scolaire quand est proposé le "libre choix" des parents dans un "pool" d'établissements ? Attention, il est des lignes jaunes à ne pas dépasser !

Pour notre part, nous avançons résolument pour que  l'Ecole de la République soit l'école du Peuple. Et nous sommes toujours plus nombreux à le porter.    

François COCQ pour le collectif d'animation de l'appel des enseignants pour un Front de Gauche

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Intervention de Jean-Luc MELENCHON devant la FCPE le 17 mars 2012

http://www.dailymotion.com/video/xpiq2p_jean-luc-melenchon-interpelle-a-la-bellevilloise-a-paris-samedi-17-mars-2012_news

Les vertus insoupçonnées de l'obligation scolaire à 18 ans

Tribune publiée sur le site Lemonde.fr le 20 mars 2011, par Francis Daspe, président de la Commission nationale Education du Parti de Gauche  

L'allongement de l'obligation scolaire jusqu'à 18 ans constitue une des mesures phare du programme du Front de gauche. Simple mesure d'ajustement d'ordre technique à l'instar des allongements précédents octroyés en 1936 par Jean Zay sous le Front populaire et par l'ordonnance Berthoin de 1959 qui avaient fait passer l'âge de la fin de la scolarité obligatoire à 14 puis à 16 ans ?

Ou, au contraire, étape véritablement décisive génératrice d'un saut qualitatif à même de dessiner les contours d'un projet de société plus global pour l'institution scolaire que l'on pourrait comparer à la loi Ferry du 28 mars 1882 rendant l'instruction obligatoire de 6 à 13 ans ? Tout en se défiant de sombrer dans l'emphase et de verser dans les comparaisons anachroniques, il est cependant possible d'affirmer qu'une telle disposition relève de la seconde catégorie.

La mesure recèle des vertus insoupçonnées. Elles vont en effet bien au-delà des arguments les plus consensuels rituellement avancés par un nombre croissant d'acteurs du système éducatif. Aupremier rang de ceux-ci, se trouve la nécessité de relever les défis lancés par les réalités d'un mondede plus en plus complexe, aussi bien en terme de formation du citoyen que d'insertion dans lemonde du travail. L'acquisition de ces connaissances exige un temps supérieur à celui octroyé àl'heure actuelle. L'idée d'étaler sur deux années supplémentaires le cursus scolaire devient unpréalable pour que chacun puisse se familiariser avec des savoirs indispensables. C'est unecondition sine qua non pour procéder à l'élévation du niveau général. Disons-le tout net, cetteambition se situe aux antipodes du socle commun de compétences minimaliste et utilitariste qui nerépond nullement aux besoins. La scolarité obligatoire portée à 18 ans est au contraire ce ciment quiouvre la perspective aux techniques et aux savoirs émancipateurs.

La pertinence de cette analyse n'empêche pas pour autant que d'autres raisons soient à nosyeux encore plus déterminantes. Il convient par exemple de rassurer et d'emporter l'adhésion des praticiens de terrain, notamment ceux du collège, qui ressentent parfois comme une gageure d'amener des élèves en décrochage scolaire jusqu'à 16 ans. La mesure aura précisément pour le collège unique un impact bénéfique. Elle possède un double avantage : désenclaver le temps de scolarité passé au collège et dédramatiser l'orientation. Les choix d'orientation seront de la sorte inclus au sein des parcours scolaires, et non plus situés en fin de scolarité obligatoire. Un souffle oxygénant sera ainsi apporté au collège unique en l'inscrivant au coeur de la scolarité obligatoire etnon plus comme un terminus anxiogène à un âge où il est parfois prématuré de devoir faire des choix engageant aussi lourdement sa future vie d'adulte.

Une autre vertu résiderait dans le processus de démarchandisation de la sphère éducative qui s'en trouverait de facto favorisé. L'obligation ne peut en effet rimer qu'avec gratuité, même si malheureusement l'équation souffre de trop d'entorses qui malmènent notre conscience républicaine.

Nous savons tous que la scolarité post-collège, échappant à l'obligation, correspond à des dépenses difficiles à supporter pour de nombreuses familles. C'est là que commencent les spécialisations : pour les libéraux, toute spécialisation est à considérer comme un investissement personnel devant être financé par les familles, et non pas pris en charge par la collectivité. Cette logique, individualiste et marchande, que la volonté d'instaurer un chèque éducation pousse à son paroxysme, doit être contrecarrée : l'allongement de la scolarité obligatoire y contribuera.

C'est bien à un saut qualitatif que nous convie l'allongement de la scolarité obligatoire à 18 ans, pour peu que l'on sache en faire bon usage. Car ce qui est en jeu en définitive, c'est la démocratisation de notre système éducatif, tant de fois annoncée mais jamais réalisée. Il s'agit d'un levier, certes pas suffisant, mais absolument indispensable pour y parvenir. L'école de l'égalité et de l'émancipation ne se conçoit décidément pas au rabais.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/03/20/les-vertus-insoupconnees-de-l-obligation-scolaire-a-18-ans_1672514_3232.html

Francis Daspe est aussi secrétaire général de l'AGAUREPS-Prométhée (Association pour la gauche républicaine et sociale - Prométhée)

 

Appel des philosophes pour le Front de Gauche

L’Humain d’abord, le programme du Front de Gauche, renoue avec les sources de la pensée philosophique, celle qui affirme avec Protagoras que l’homme est la mesure de toute chose, et avec Socrate que l'intelligence est essentiellement commune.
L’Humain d’abord ! quelle étrangeté : soit il s’agit d’une évidence qui devrait être partagée par tous ; soit on s’étonne d’un retour de la primauté de l’humain au moment même où il faut intégrer la prise en compte de l’écologie. Et pourtant il faut répéter l’humain d’abord parce que l’humain a été peu à peu perdu de vue par des choix politiques entretenus par des années de propagande libérale, ne considérant que des flux financiers, des évaluations quantitatives et des notations. Ce qui pourrait à la rigueur être un moyen devient but et principe totalitaires. 
En pratiquant une forme d’intervention qui fait place au peuple en le rendant de nouveau visible, audible et actif, la candidature du Front de Gauche fait le pari de la réflexion collective et de l'éducation populaire. Aux Lumières qui ont combattu le fanatisme et l’obscurantisme, s’ajoutent aujourd’hui celles qui remettent l’humain au cœur des processus politiques. 
Ne pas désespérer, ne pas se moquer, mais comprendre, dit l’adage spinoziste. Avec le Front de Gauche, nous pensons que la crise ne doit pas servir de prétexte au sommeil de la raison et de l’action. C’est au cœur des ténèbres que luisent les lumières de l’espoir. Il ne faut donc ni se moquer ni désespérer de la politique. Il faut comprendre qu'il n’y a pas d’autre réponse à la situation actuelle que celle qui viendra du peuple, donnant de nouveaux champs où exercer sa décision et son appréciation.
Par son projet de VI° République et de révolution citoyenne, le Front de Gauche prolonge la démarche des philosophes du XVIII° siècle qui refusaient que le peuple soit considéré comme un enfant ayant toujours besoin de maîtres. Par la planification écologique, le Front de Gauche entend réintroduire une progression commune réfléchie, autonome, prenant en compte le long terme et l'intérêt général de l'humanité, se gardant ainsi des excès d’une modernité parfois aveugle sans renoncer au pouvoir émancipateur de la raison. En faisant du bonheur un axe essentiel de son projet, le Front de Gauche nous rappelle que la vie humaine ne peut se passer d’une interrogation philosophique sur son sens et sur les conditions matérielles de sa réalisation ici et maintenant. Le projet du Front de Gauche est parent des espoirs soulevés par les révolutions citoyennes à l'œuvre partout dans le monde, qui veulent remettre le buen vivir – le bien vivre - au centre de la cité. 
Pour toutes ces raisons, nous, philosophes de cœur et philosophes de métier, nous appelons à voter pour le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon. 

http://appelphilosophesfrontdegauche.wordpress.com/

 

APPEL POUR UN FRONT DE GAUCHE DES HISTORIENS

Enseignants, chercheurs, étudiants

 POURQUOI UN FRONT DE GAUCHE DES HISTORIENS ?

L’Histoire s’accélère : La crise systémique globale entamée en 2008, ne cesse de se manifester par des répliques qui secouent le continent européen. Les inégalités se creusent, des politiques d’austérité paupérisent les peuples, la récession s’installe, la précarité des travailleurs se généralise et le chômage devient le lieu commun de toute une génération. Mais ce système qui ne profite qu’à une oligarchie cupide, dérègle aussi l’ensemble de l’écosystème mondial. La catastrophe de Fukushima il y a un an n’est-elle pas le signe qu’un modèle de production a atteint ses limites ? L’issue ne peut être que sociale et environnementale.

Parce que notre discipline a ceci de particulier qu’elle est scientifique et politique, parce que notre métier est de placer l’humain et son environnement au centre des préoccupations.

Parce que la politique consiste à faire des choix pour collectivement surmonter les problèmes, parce que notre choix n’est pas celui de l’austérité.

Parce que face à une droite qui renoue avec le ton nauséabond des années 30, face à une extrême-droite menaçante, le Front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon sont les seuls à se montrer à la hauteur des enjeux et à proposer un espoir de solidarité, de société plus juste et plus humaine.

Nous appelons l’ensemble de la communauté historienne à cosigner et à se rassembler autour de cet appel.

A NOUS D’ETRE A LA HAUTEUR DES ENJEUX, REJOIGNEZ L’APPEL POUR UN FRONT DE GAUCHE DES HISTORIENS POUR :

Refuser que l’enseignement de l’histoire ne se sclérose :

Scolairement notre discipline s’éteint et son caractère scientifique a disparu

- Dénoncer les nouveaux programmes dans le secondaire et la réduction progressive des heures allouées à son enseignement qui rendent cette discipline inintelligible à la majeure partie des élèves.

- De nouvelles épreuves de baccalauréat qui n’ont pas été pensées un seul instant. Composition explication de document et croquis en 4 heures. En d’autres termes la forme plutôt que le fond. Au lycée, la disparition de l’Histoire en Terminale S constitue l’attaque principale contre une discipline pourtant appréciée des élèves et constitutive de la formation du citoyen.

- A l’université, la désertion des amphis menace, tant les sciences humaines ont été malmenées et méprisées par ce gouvernement. La réduction des perspectives de débouchés rebute les étudiants, la désorganisation totale du cursus pour l’enseignement et les restrictions toujours plus fortes à l’entrée du monde de la recherche sont des obstacles terribles. Là aussi c’est la discipline qu’on assassine.

Le traitement médiatique et politique de l’Histoire nous révolte : L’utilisation éhontée de l’histoire voire sa falsification par nos dirigeants est à la fois scandaleuse et dangereuse

- Le pouvoir en place n’a cessé de chercher à réécrire l’histoire à des fins propagandistes. Historiens, nous n’oublions pas la risible lecture imposée de la lettre de Guy Môquet, ni le discours scandaleux de Dakar offense au continent africain, ou celui de Latran dénigrant l’instituteur.

- Historiens, nous refusons la récupération de la mémoire résistante, nous nous élevons contre les dérives nationalistes et/ou xénophobes du pouvoir, de la chasse aux Roms à la stigmatisation des musulmans, car nous ne savons que trop où ces replis identitaires nous mènent.

OUI L’HISTOIRE DERANGE ET C’EST EN CELA QU’ELLE EST OBJET ET ACTRICE DU DEBAT PUBLIC.

POUR QUE L’HISTOIRE RETROUVE SA PLACE DANS LA CITE REJOIGNEZ L’APPEL

REUNION CONSTITUANTE DE REDACTION ET DE LANCEMENT NATIONAL : Jeudi 12 Avril, Aix-en-Provence

Conclusion. Par l’exemple de l’école, on voit que Le Pen divorce d’avec le peuple. L’école du peuple, c’est sûr ce ne sera pas elle !!! Tromperie : quelques postures mensongères pour une imposture de grande ampleur !!!

 

      

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La Sorbonne et Sciences-Po unies dans la lutte pour l’éducation !

Capture d’écran 2012-04-03 à 18La campagne présidentielle de 2012 est très technique : les candidats se muent en éco- nomistes et s’affrontent à coup de milliards d’euros... autant dire que vous ne trouverez pas beaucoup de symboles républicains si vos yeux ne se tournent pas en direction du Front de Gauche ! Dans ce contexte, l’union d’une grande école – Sciences-Po Paris et de plusieurs facultés Paris I, III et IV – pour aborder les questions d’éducation apparaîtra comme une bouffée d’air frais à ceux qui refusent la mise en concurrence des étudiants et des savoirs au nom du dogme néolibéral.

En effet, hormis la proposition emblématique de François Hollande de redéployer 60 000 postes dans l’enseignement en les prenants dans d'autres ministères comme si les agentd étaient transférables d'un métier à l'autre, les questions d’éducation sont très peu abordées par la droite et la social-démocratie et, au-delà des effets d’annonce, ce sujet incontournable est rarement traité par François Hollande et Nicolas Sarkozy. Pourtant, c’est en répondant aujourd’hui aux ques- tions d’éducation que nous pourrons préparer un monde meilleur pour demain. Parce qu’elle touche directement à des questions aussi fondamentales que la République, l’égalité, la ci- toyenneté, l’écologie, la culture, la démocratie, l’emploi et – sujets chers à l’UMP et au PS – à la croissance et à la délinquance1, l’éducation mérite d’être un sujet traité à part entière durant la campagne présidentielle.

Aussi, le Front de Gauche de Sciences po et le Front de Gauche de la Sorbonne vous invitent à participer à l’Assemblée Citoyenne qui se déroulera Place de la Sorbonne, le mercredi 11 avril à 17h00.

Face à Nicolas Sarkozy qui, en 2007, affirmait vouloir être le candidat qui « [romprait] réellement avec l’esprit, avec les comportements, avec les idées de Mai 68 »2, nous proposons à tous ceux qui souhaitent renouer avec une école et une université républicaines, après cinq années où le néolibéralisme-roi a essayé de balayer plus d’un siècle d’acquis depuis les lois Ferry, de se retrouver dans le lieu symbolique de la révolte de Mai 68.

Il est grand temps de montrer au Président des riches3 que son entreprise a échoué et que l’esprit, les comportements, les idées de Mai 68 n’ont pas été brisés sous son quinquennat et qu’ils en sortent au contraire renforcés. Les positions du Front de Gauche sur l’éducation, claires et cohérentes, s’inscrivent dans cette démonstration.

Ensemble, repensons l’éducation républicaine ! Prenez les places ! Prenez le pouvoir !

Hadrien Clouet pour le Front de Gauche de Sciences-Po. Antoine Léaument pour le Front de Gauche de la Sorbonne.

1 « Quand on ouvre une école, on ferme une prison » disait Victor Hugo.
2 Nicolas Sarkozy, le 29 avril 2007 au Palais Omnisports de Paris-Bercy.
3 CHARLOT Michel, PINÇON-CHARLOT Monique, Le Président des riches. Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, Paris, La Découverte, 2010. Disponible gratuitement sur http://www.editions- zones.fr/spip.php?id_article=116&page=lyberplayer. 

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30 mars 2012

LES ASSEMBLÉES CITOYENNES du Front de Gauche

De la Casbah tunisienne à Wall Street, de la place Tahrir à la Puerta del Sol, les peuples refusent de faire les frais de la crise et s’invitent sur la scène de l’Histoire. Pour répondre à l’urgence politique, sociale, économique et écologique, ils ne se contentent pas de choisir le-la champion-ne d’une possible alternance mais se décident à être acteur-trice-s de l’alternative. C’est cette dynamique de reconquête démocratique qui inspire aujourd’hui les assemblées citoyennes du Front de gauche.

Les assemblées citoyennes qui se mettent en place un peu partout dans le pays sont des espaces de rencontre, de débats et d’actions, des outils d’engagement souple et durable pour redonner à tou-te-s le goût de la politique, l’envie de participer aux affaires de la cité, d’agir pour transformer le quotidien. C’est là que se construit aujourd’hui en France le rassemblement de toutes les forces, individuelles et collectives, qui veulent radicalement changer la société.
 
Ouvertes à toutes celles et ceux qui veulent participer, d’une manière ou d’une autre, à la campagne du Front de gauche, elles en sont la cheville ouvrière, en l’organisant sur le terrain, au plus près de la population, en popularisant son programme, en participant aux luttes sociales et écologiques, locales et nationales.

Pour se lancer, pas de modèle figé, « on apprend en marchant ». On prend contact avec les militant-e-s des différent-e-s composant-e-s du Front de gauche localement ou, si il n’y en a pas dans sa localité, avec l’équipe nationale ; on se structure en fonction de son lieu d’implantation (usine, entreprise, quartiers,…); on se coordonne au niveau de sa ville, de sa région ou de son département. Une seule exigence : favoriser l’implication de tou-te-s dans les dynamiques et le travail collectifs. Au niveau national, pour faire le lien entre les différentes initiatives et partager idées, expériences, et ressources utiles à tou-te-s, une lettre d’information hebdomadaire « L’actu de la campagne » vous est envoyée chaque semaine sur simple demande. Et pour toute autre demande, une adresse : assembleecitoyenne(at)placeaupeuple2012(point)fr.

Chez nous, pas d’César ni tribun mais des femmes et des hommes, militant-e-s, citoyen-ne-s engagé-e-s. Pas d’consignes, mais des expériences à faire connaître et des idées à partager. Pas d’solutions miracles toutes faites mais des discussions passionnantes et passionnées, des prises de têtes sans prises de becs, des propositions mises collectivement en cohérence. Pas d’bla bla, pas d’train train, mais des débats, des actions, des mobilisations dynamiques et populaires.

Voilà le programme. A nous tou-te-s de le mettre joyeusement en musique. C’est par ici, entrez, et soyez les bienvenu-e-s. 

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Les jeunes avec le Front de Gauche

 

Depuis plusieurs années, les jeunes ont multiplié les luttes et les résistances. Des manifestations anti-Le Pen ou contre la guerre en Irak à la mobilisation contre le CPE, du LMD à la LRU, dans les quartiers, dans les lycées et dans les facs, ils ont combattu les politiques ultra-libérales et sécuritaires de la droite. Et même jusque dans les urnes, lors des élections présidentielles de 2007 où nous avons très majoritairement voté contre Sarkozy ! Plus récemment, durant la mobilisation historique contre la réforme des retraites que le pays vient de connaître, les jeunes avec les organisations de jeunesse progressistes se sont mobilisés et ont affirmé leur rejet d’une politique de classe qui veut leur imposer la précarité comme horizon indépassable.

Si nous nous sommes battus sur tous les fronts contre le capitalisme et ses ravages, c’est parce que nous en sommes les premières victimes.

Alors que dirigeants et grands médias essaient de nous convaincre que la reprise économique est d’actualité, nous savons bien que le système capitaliste connaît une crise sans précédent. Le chômage des jeunes atteint 23,2 % et a ainsi augmenté de près de 30 % en un an, la précarité est autant notre lot quotidien que notre principale perspective d’avenir. De plus les jeunes de 18 à 25 ans, sans aucune ressource, ne peuvent bénéficier du RSA « commun » , et le RSA Jeune, avec ses critères, laissent des milliers de jeunes sans ressource et dépendant des aides sociales et/ou de la solidarité familiale. Les enquêtes menées ces derniers mois montrent que plus d’un million de jeunes vivent dans la pauvreté et sollicitent de plus en plus les œuvres caritatives pour survivre.

Assurés d’être la première génération qui vit moins bien que celle de ses parents,  la galère nous attend dans chacun des domaines de la vie : financer notre formation, trouver un emploi stable, nous loger de manière décente, nous soigner correctement, nous déplacer librement, avoir accès à la culture et même nous nourrir correctement… sans compter toutes les politiques sécuritaires et les discriminations qui ont provoqué la révolte des quartiers populaires à l’automne 2005.

Mais aujourd’hui, les jeunes ne sont plus les simples victimes collatérales d’un système à bout de souffle. Bien décidés à remodeler la société en profondeur, les chefs de file de la droite font de la jeunesse le laboratoire d’essai de la France dont ils rêvent. C’est ainsi que depuis l’accession de la droite au pouvoir, les attaques se succèdent contre nos droits, de la casse de l’éducation aux politiques racistes et discriminatoires. Ce système ne nous offre aucun avenir. Nous sommes la seule tranche d’âge à ne pas avoir de statut social, ce qui participe à la mise en concurrence des générations pour toujours moins de protection sociale.

Face à cette offensive idéologique et sécuritaire, il est urgent de réagir! Nos luttes sont nombreuses et parfois victorieuses, mais aujourd’hui elles ne suffisent plus. Nous avons besoin d’un débouché politique à nos luttes. Nous avons besoin d’une politique clairement ancrée à gauche, qui se donne les moyens d’une rupture franche avec le capitalisme et le productivisme, pour changer la condition de la jeunesse et la société. Nous refusons de continuer à n’avoir pour seule alternative qu’une droite ultra-libérale et une gauche qui se soumet aux diktats des marchés. A nous d’utiliser et renforcer les outils qui nous fournissent un débouché politique.

Ensemble, nous voulons construire un projet réellement de gauche. Un projet où l’éducation serait gratuite, accessible à tous, et servirait l’émancipation de tous plutôt que les intérêts privés. Un projet pour en finir avec les stages sous-rémunérés, les contrats précaires et les sous-emplois. Un projet qui donnerait aux jeunes les moyens de leur autonomie, intellectuelle et financière, pour que la jeunesse ne soit plus le seul moment de la vie qui ne soit pas couvert par la solidarité nationale. Et, enfin, un projet qui donnerait aux jeunes toute leur place dans la vie publique, pour mieux faire vivre notre démocratie.

Voilà pourquoi nous nous reconnaissons dans l’espoir porté par le Front de Gauche à travers son programme, « L’humain d’abord ». Nous appelons tous les jeunes à rejoindre la dynamique du Front de Gauche, à participer aux Assemblées citoyennes. Ensemble, au sein du Front de Gauche, nous donnerons de la légitimité au combat de la jeunesse pour son émancipation. Allumons la lumière qui nous permettra de sortir du tunnel ! Redonnons un sens au mot « avenir » ! Nous sommes de toutes les résistances, nous serons aussi de l’alternative. Prenons le pouvoir !

Place au peuple, place aux jeunes               Pour nous contacter : jeunes@placeaupeuple2012.fr

 

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Enquete en ligne sur précarisation EN

Nous avons mis en ligne une enquête sur la précarisation dans l'Education nationale. 
Celle-ci se compose de 10 parcours (entrées par statuts) et comportent 3 volets (processus de précarisation en tant que multiplication des statuts précaires, en tant que dégradation collectives de conditions de travail et précarisation "pédagogique")
10 à 15 mn sont nécessaires selon les parcours. 
Cordialement,

Nico M. pour l'APEN 76
http://www.apen76.fr/spip/

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21 mars 2012

La FNAREN (Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de l'Education nationale) et le film "Un parmi les autres".

imagesLa Commission Education du Parti de Gauche a reçu le 20 février à l'Usine deux représentantes de cette fédération.

L'échange a porté sur le projet politique du PG pour l'école et plus particulièrement concernant les dispositifs de soutien et d'accompagnement au travers du travail des maitres E et de l'enseignement spécialisé (SHS).

Nous avons pu ensuite visionner le film de Pierre de Nicola sur l'aide rééducation en RASED, qui fait l'objet de projections publiques qui remportent à chaque fois un grand succès.

La formation et l'action du rééducateur, déjà instituteur ou professeur des écoles, est complexe et exigeante. C'est un passeur entre trois univers : cognitif de l'école, culturel de la famille et celui de l'enfant dans le respect de son temps personnel de développement (capacités à symboliser, à prendre de la distance sur les événements, sa qualité d'écoute psychique, ses possibilités de mises à distance de ses angoisses…).

Le film montre le fonctionnement du réseau d'aide et les liens avec le psychologue scolaire, le rééducateur (maître G), l'équipe éducative, les parents.

Il présente de nombreuses séances réelles ou en situation d'apprentissage qui mettent en oeuvre des jeux de fiction, de la créativité (marionnettes) dont l'objectif est d'aider l'enfant à devenir sujet de son propre développement au travers de la médiation corporelle, du non-verbal (jeu de domino)…

Le but est d'accueillir ce que l'enfant ne peut dire ailleurs qu'au travers du jeu (JE), et donc à faire avec ce qui lui manque, à prendre des risques, à se montrer pour accueillir l'angoisse, les peurs ; redonner de la confiance en soi et donc dans les apprentissages ; socialiser, selon le postulat qu'il n'y a pas de différence entre les enfants qui soit innée.

De nombreuses interviews de chercheurs, de pédagogues et de spécialistes de l'enfance éclairent le film (comme Boris Cyrulnik), qui dénonce la menace de disparition du rased du paysage éducatif au regard des dernières orientations des politiques éducatives du gouvernement actuel.

Notre volonté est de maintenir et de relancer une politique de recrutement de l'aide scolaire en fonction des besoins pour ces types de postes qui sont actuellement attaqués par des redéploiement ou des refus de reconduction ou de remplacement de façon plus ou moins violentes selon les recteurs d'académie, sans respect du terrain ni des enfants concernés.

un_parmi_les_autres-1Cette réflexion non limitative intègre tous les acteurs de l'école comme les écoles des parents, la formation des enseignants (rétablissement des IUFM, relance de la recherche universitaire en Sciences de l'Education), et bien sûr une transformation sociale de la société au travers de plus de justice et de solidarité, puisque les enfants en son le miroir et que leurs difficultés sont essentiellement le reflet des normoses sociétales (Pierre Weill).

Ceci revient à dire qu'un enfant dit "à problème" est en réalité un enfant qui réagit normalement à la violence et à l'inégalité de l'environnement dans lequel il se trouve, par une attitude de fuite, d'agressivité ou d'apathie (Henri Laborit).  Et comme le disait Krishnamurti : "je me méfie de quelqu'un qui dit qu'il va bien quand tout va mal autour de lui".

Le milieu conditionnant fortement le comportement, c'est en améliorant les conditions de vie de tous les citoyens que l'école, déjà chargée de tout ce que la société à refusé jusqu'ici de prendre en charge, pourra alors renouer pleinement avec ses grandes missions d'éducation et de formation pour le succès de tous. 

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Compte-rendu de la réunion avec le Collectif National de Résistance à Base Elève (CNRBE) du 14 mars..

enfant-prison_800Le CNRBE a invité les représentants des différents partis concourants aux élections présidentielles pour les interpeller sur ses préoccupations.

Seul le FDG était présent et a pris la parole :

« Le FDG tient à remercier les organisateurs de cette rencontre.
« Résistance, résistance, résistance ! », c’est par ce mot que commencent les meetings du FDG, et ceci est ce qui nous réunit.

Le titre de notre programme commun est l’Humain d’abord. Et donc bien sûr, l’enfant aussi d’abord.

Comme vous, nous dénonçons une certaine dérive du type de direction d’école qui se rapproche des méthodes de « management » avec des objectifs de contrôle social et non plus d’enseignement. Le pilotage informatique que le gouvernement veut nous imposer est opaque et conduit au déterminisme social. Voici quelques exemples possibles de son utilisation à des fins malveillantes : untel a redoublé le CP, il ne fera pas de grandes études. Un autre a vécu douloureusement la séparation de ses parents,  il vaut mieux qu’il fasse un métier « manuel », comme si un travail manuel n’exigeait pas de capacités intellectuelles achevées. Un autre, encore, est arrivé en France tardivement, il ira dans une filière spécialisée, « parce qu’il n’a pas le niveau ».

Anne Roumanoff dit que l’école a un rôle d’ascenseur social, mais qu’il est actuellement en panne. Avec les fichages, on peut dire qu’il est définitivement cassé.

Nous saluons donc le courage des directeurs d’écoles et des enseignants désobéissants et celui de ceux qui les soutiennent. Ils sont les dignes héritiers du Conseil National de la Résistance (CNR) à qui nous devons tant de services publics, et la proximité de leur sigle (CNRBE) n’est pas usurpée. Ils seront pleinement réhabilités et reconnus. Fièrement, ils pourront continuer à dire : « J’en étais ! ».

Nous sommes contre une approche de l’éducation par compétences versus savoirs qui conduit à une marchandisation des ressources et à la concurrence de chacun contre tous. Les B2i, C2i, C2i2e en informatique et autres CLES en langues en sont les tristes exemples, qui obligent les étudiants à acheter cher (350€ à Paris pour le C2i2e) des compétences sans lesquelles leur diplôme de base est inopérant dans certains cas. Ces certificats, s’ils ne sont pas obtenus, empêchent la titularisation dans les rares postes d’enseignants titulaires encore au concours par exemple.

Certaines tendances du FDG se positionnent également contre la notation et l’évaluation, par refus de la comparaison entre apprenants. Comme le disait le philosophe Krisnamurti, celle-ci excite les tendances les plus basses de l’enfant puis de l’homme, et le mène à la ruine et à l’acceptation de normoses (comportements sociaux pathogènes). Il est temps de ré-enchanter l’école, trouver une place pour l’amour et le vivre ensemble dans les processus éducatifs en privilégiant des relations humaines saines, le travail coopératif plutôt que la compétition, la conduite de projets plutôt que la spécialisation outrancière qui conduit à savoir presque tout sur presque rien, la mise en œuvre généralisée de pédagogies nouvelles et/ou alternatives.

Les organisations du FDG sont donc contre le fichage de la population en général et de la jeunesse en particulier. Elles ont signé avec le CNRBE la pétition nationale « En 2012, sauvons la vie privée ».

http://www.uspsy.fr/Petition-En-2012-sauvons-la-vie.html

Nous sommes contre les lois sécuritaires, pour le respect des libertés publiques et individuelles.

Nous affirmons que le rôle de l’école est celui de l’émancipation de l’enfant et le développement de son esprit critique et non son formatage en fonction des besoins des marchés et sa catégorisation dans des cases au moment même où, justement, tous les avenirs devraient être possibles.

Plus précisément, un gouvernement de FDG :

- limitera aux domaines nécessaires l’ensemble du système de fichage (comme outil de gestion technique, comme la convocation aux examens), en discussion avec les représentants des personnels enseignants et administratifs, des parents et des partenaires de l’école ;

- supprimera le Livret de compétences qui pourrait être utilisé pour « tracer » le futur salarié, comme le faisait déjà le Livret ouvrier institué par Napoléon Ier , et qui tend à casser une philosophie de l’apprentissage basée sur l’acquisition de savoirs plutôt que sur des compétences qui peuvent avoir pour finalités d’individualiser les salaires (casse du cadre national) et de rendre responsable chacun du succès ou non de son parcours de formation (inégalité des chances) que l’on voudrait faire durer de la maternelle au tombeau (perdre sa vie à la gagner) ;

- augmentera les pouvoirs de la CNIL en lui donnant les moyens d’exercer ses missions dans le respect de la vie privée, la confidentialité des données, le droit de regard, le droit à l’oubli etc. ;

- respectera les prescriptions de la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989 ;

- fera aboutir grâce à la révolution citoyenne par les urnes une rupture radicale avec les institutions et les pratiques dévoyées de la Ve République.

Pour tout cela, nous devons être forts, et pour être forts, il faut être nombreux et déterminés. Nous le sommes.

Soyons plus nombreux encore ! Nous vous invitons donc à vous joindre à la marche festive du dimanche 18 mars qui, partant de Nation, aboutira à la re-prise de la Bastille, où le candidat du FDG à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, présentera le passage à une VIe République en convoquant une assemblée constituante ad hoc.

Et comme nous travaillons pour le long terme, nous vous proposons de rejoindre les assemblées citoyennes et les initiatives populaires qui fleurissent sur tout le territoire national ».

La suite des échanges a porté sur l’apathie et le désintérêt de certains parents pour ces mesures liberticides ainsi que sur la façon de les informer et de les motiver à résister.

IMG_4259Des questions furent posées sur les finalités ultimes de ces grands changement sociaux et les buts cachés de ces manœuvres : mise en place des ECTS échappant à tout contrôle démocratique national via des directives communautaires, gros contrats de formation et de réseaux informatiques de formation confiés à des entreprises privées (ATOSS) comptant d’anciens ministres dans leur conseil de surveillance (Thierry Breton) etc.

La discussion s’est ensuite engagée sur les fuites inévitables, et déjà avérées, des données de ces systèmes et leur utilisation dans la sphère économique et marchande ; ou encore sur l’interconnexion progressive et cachée d’outils de gestion (GEPI pour Paris) et d’outils de contrôle et de fichage (Base Elève).

Divers représentants ont finalement pris la parole, comme ceux de l’UDAS 38 (http://udas.org/) pour dénoncer la transformation du métier d’enseignant en celui d’évaluateur-cocheur-certificateur.

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Atelier citoyen du samedi 17 mars, 14-17h « Quel avenir pour l’école publique ? Quelle place pour les langues régionales ? »

CDPEPPOrganisé par le CDPEPP - Collectif Pour La Défense Et La Promotion De L'école Publique De Proximité -     http://ecoledeproximite.lautre.net

Plusieurs interventions sous la conduite de Jacqueline Boucher (CDEPP) : Danielle Dugelay (PG Limousin, libre-pensée, ligue des droits de l’homme), M. Couturier (secrétaire de l’IRELP), une parent d’élève, un chercheur (INRA)…

Intervention du représentant du Parti de Gauche :

Nous considérons l’accès à l’éducation comme fondamentale. Elles est au cœur de notre travail qui vise à mettre en place un nouveau mode de fonctionnement sociétal basé sur la planification écologique. Nous voulons la mettre en œuvre par une révolution citoyenne par les urnes.

1) Sur le thème de l’école publique et de la laïcité.

Vous faîtes des rappels pertinents dans votre plaquette « l'ecole de proximité » :

«  - la France qui a érigé la laïcité en principe constitutionnel, est le pays d’Europe qui finance le plus l’enseignement privé (20% de son coût, soit 10 milliards d’euros) » 

Nous l’affirmons : ceci ne peut se poursuivre !

Déjà en mai 2009, le PG (via Francis Daspe) demandait l’abrogation de l’article 89 de la loi relative aux libertés et responsabilités locales du 13 août 2004. Celles-ci rendent obligatoire la participation des communes aux frais de scolarité de leurs élèves qui fréquentent des écoles privées hors de leur territoire de résidence. 

Nous dénoncions alors la remise en question d’options politiques fondamentales comme :

- le risque de glissement vers un financement individuel de l’enseignement (le fameux « chèque éducation » du rapport Attali, déjà présents dans les pays anglo-saxons, avec toutes les inégalités qu’il entraine). 

- Nous dénoncions des menaces pour la pérennité des écoles publiques de proximité (déstabilisation de la carte scolaire ; fermeture programmée de classes dans les régions rurales accentuant leur désertification). De 19.000 écoles à classe unique, nous étions passés à moins de 5000. 12 000 communes ne disposaient déjà plus d’écoles.

- Nous dénoncions l’alourdissement des dépenses pour les petites communes rurales ou les communes défavorisées (résumé par la phrase : dans ces conditions là « Nanterre paiera pour Neuilly ») 

- Nous dénoncions des mesures qui s’inscrivent dans une politique de restriction budgétaire à l’égard de l’enseignement public. Car il n’est pas imposé au privé des contraintes similaires à celles qui pèsent sur le public, à tel point que parler de concurrence déloyale n’est nullement exagéré. Et ces « contraintes » constituent justement l’honneur de l’école publique républicaine : non-sélection des élèves, respect des principes de neutralité, d’égalité, de gratuité, de laïcité etc. L'école publique est la seule à assumer pleinement la mission, prévue dans la Constitution, qui consiste à accueillir tous les élèves quelles que soient leurs situations géographiques, sociales et linguistiques.

- Nous dénoncions la perte du contrôle de la gestion de la dépense communale (par  l’injonction préfectorale).

Au final, nous dénoncions alors cette intention du président des riches, chanoine de Latran, d’imposer une école fragmentée et concurrentielle avec une impossible « parité » entre l'école publique et l’école privée.

A nouveau en juin 2009, un autre communiqué intitulé « une école publique rurale fragilisée » (de Corinne Mahé) insistait sur plusieurs autres points :

- Dans certaines régions comme Les Mauges (en Maine-et-Loire), une commune sur 2 ne possèdait pas d’école publique.

- Transporter les enfants dès le plus jeune âge a une incidence sur le rythme de leur développement. Certains passent parfois près de 3h par jour en déplacement.

- Les regroupements scolaires posent des problèmes financiers pour les collectivités territoriales : de 1974 à 2004, leur part dans le financement de la dépense d’éducation est passée de 16 à 22% (j’arrondis), alors que les dépenses de l’État dans ce domaine ont diminué de 66 à 61%.

- Pour obliger à fermer les écoles et à regrouper les élèves sur les pôles scolaires, les écoles rurales uniques et multi-âges sont souvent accusées par les inspecteurs d'académie d'être moins performantes que les écoles plus importantes. Or différents rapports mettent au contraire en lumière leurs atouts à la fois pédagogiques, financiers et environnementaux.

- La création des Établissements publics d'éducation (EPEP) et les réseaux n’ont au final pas contribué à une économie de moyens mais ont tari l’irrigation du territoire... 

Le PG a dénoncé la loi Carle jusqu’au jour même de son adoption (le 28 septembre 2009), dans un communiqué de François Cocq qui fustigeait, je cite : « l'adoption d'une mesure injuste qui met un peu plus à mal l'École de la République (…). Cette disposition contribue à dessiner une vision de l'École fondée sur une conception libérale, marchande, consumériste, individualiste, «confessionnalisée» et ségrégative, qui doit être combattue avec force et conviction ». Une vision à l'exact opposé de celle que le Parti de Gauche défend sur le terrain.

 

 

Pour actualiser nos positions, voici quelques extraits du programme commun du « FDG » – qui regroupe 6 mouvements politiques de la gauche au verts en passant par les alternatifs -. Il s’intitule « l’humain d’abord ». Le chapitre « l’émancipation humaine en tête » est directement en lien avec les sujets qui nous rassemblent aujourd’hui : 

- Nous allons  agir tout de suite avec un grand plan de recrutement dans l’Éducation nationale (recrutement étendu à l’ensemble des précaires des trois fonctions publiques).

- Nous affirmons la nécessité d’une politique nationale de l’éducation dans une logique de service public, pour une véritable gratuité et égalité d’accès aux savoirs sur tout le territoire. 

- Nous rétablirons une nouvelle sectorisation scolaire avec plus de moyens pour les établissements qui en ont le plus besoin. 

- Les Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (les Rased) seront rétablis dans leurs moyens également. 

Cette dernière problématique est complétement liée aux conséquences du diktat libéral qui s’est emparé de l’école, et leur mort est actuellement programmée à très court terme par le non-renouvellement et le redéploiement prévu des postes qui subsistent encore (maître E, G, psychologues scolaires).

Nous avons publié le 30 janvier de cette année un communiqué intitulé « le démantèlement des Rased ou le renoncement à l’égalité ». Nous y dénonçons le coût social ultérieur qui résultera de cette saignée pour les familles et pour la société. Ces soi-disant économies sont donc un leurre qui profitera une fois de plus aux structures privées et les aides payantes seront réservées aux seules familles qui pourront se les offrir ou qui se sacrifieront pour le faire.

Nous avons d’ailleurs reçu une délégation de la FNAREM (la Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de l'Éducation Nationale) le mois dernier, qui nous a présenté son dernier film qui rencontre un grand succès, « Un parmi les autres », qui porte sur l’aide rééducative en RASED. Nous soutenons pleinement et entièrement leur travail, dans le cadre d’une égalité d’accès au savoir pour tous, et sur tout le territoire.

 

2) Question : la promotion des langues régionales autorise-t-elle les collectivités territoriales à ne pas respecter les textes de lois régissant le soutien matériel aux écoles privées ? 

Nous avons une attitude générique qui s’applique parfaitement ici : le PG est attaché à l’attribution exclusive de fonds publics, à l’enseignement public (comme au serment de Vincennes du 19 juin 1960).

En l’espèce, nous faisons la difference entre les écoles bilingues du public, les écoles associatives sous contrat d'État et les écoles bilingues commerciales (au même titre que les écoles privées confessionnelles d’ailleurs). Nous choissisons de promouvoir l’école bilingue publique, car la culture et le savoir appartenant à tous, on doit donc permettre à tous d'y accéder. Elles sont intégrées la plupart du temps aux écoles communales et fonctionnent de la même façon que les autres classes de l'école, la seule différence vient du fait que la transmission des savoirs se fait en français et en langue dite “minorisée”, à parité horaire. Ces classes fonctionnent presque toujours avec des multi-niveaux. Les interactions entre élèves sont très riches et les classes bilingues obtiennent de très bons résultats en raison de la gymnastique intellectuelle imposée par le jeu des langues. Il nous faut donc être ambitieux et valoriser les groupes hétérogènes, plus "difficiles" à gérer certes en tant qu’enseignants, mais beaucoup plus riches pour les élèves et les situations d'apprentissage.  

La promotion des langues de France, que ce soit par la commune, le département, la région doit donc se concentrer sur les écoles publiques puisque ce sont des aides d'État et que l'État a en charge les écoles publiques.

La promotion des langues n'autorise donc aucunement les collectivités territoriales à favoriser des écoles privées, c'est même l'inverse. Elle doit d’abord servir le public lorsqu’il correspond à une demande forte de la population, les classes étant généralement ouvertes à la demande des parents, encore trop souvent après des mois de lutte avec les administrations.

Nous insistons sur le nécessaire engagement de l’Etat dans la mise en place des ces classes et dans la formation de leurs enseignants.

Nous partageons donc les positions qui réclament l’enseignement des langues de France (terminologie que nous préférons à celle de « langues régionales ») dans l’école publique, comme l’occitan par exemple, mais aussi le basque, le breton, le catalan, le corse, le tahitien et 4 langues mélanésiennes. Nous avons là les bases d’un combat commun. Il y a des terrains de convergences à travailler et Jacques Blin de la Commission Langues et Cultures de France vous propose d’associer ensemble vos réflexions sur ces propos. 

Pour finir, nous nous opposons à la logique du Livret de Compétences pour lui préférer l’option du partage des savoirs. Certaines tendances du FDG se positionnent aussi contre la notation et l’évaluation, en refusant la comparaison entre apprenants car, comme le disait le philosophe Krisnamurti, celle-ci excite les tendances les plus basses de l’enfant puis de l’homme, elle le mène à la ruine morale et à la résignation aux normoses (les comportements sociaux pathogènes). Il est temps de reconnaître les éducations alternatives, de ré-enchanter l’école, de trouver une place pour l’amour et le vivre ensemble dans les processus éducatifs, de privilégier des relations humaines saines, le travail coopératif plutôt que la compétition, la conduite de projets plutôt que la spécialisation outrancière, qui conduit à savoir presque tout sur presque rien, et la mise en œuvre généralisée des pédagogies encore dites nouvelles (plus d’un siècle après les débuts de leur mise en pratique).

Le travail à reprendre est immense, nous y trouverons tous notre place.

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*Formation des enseignants : le projet de cahier des charges rejeté en Cneser*

« À la veille d'échéances électorales déterminantes, le gouvernement avance au pas de charge », en présentant « sans aucune concertation un nouveau cahier des charges de la formation des enseignants profondément remanié », regrettent treize organisations membres du Cneser (Snesup, FSU, CGT, Ferc Sup Cgt, Unef, Fage, Autonomes Sup, FO Snprees, Unsa, Sgen-CFDT, CPU, QSF, Sages), dans une déclaration commune lue en ouverture de la séance du Cneser du lundi 19 mars 2012. Elles demandent le retrait « immédiat » de l'ordre du jour du projet d'arrêté fixant le cahier des charges de la formation des professeurs, documentalistes et conseillers principaux d'éducation. Devant le refus de la Dgesip d'accéder à cette demande, la plupart des signataires de cette déclaration se sont retirés avant le vote du texte, en fin de séance.

« Dans ses grandes lignes, le texte soumis au Cneser reprend, en s'appuyant en grande partie sur le contenu des notes et circulaires écrites depuis 2009, la logique de la contre-réforme gouvernementale, combattue par la quasi totalité des communautés universitaires ou éducatives », expliquent les treize organisations. « Il est remarquable, étant donné l'importance d'un tel sujet, qu'à moins de quatre jours ouvrés avant le Cneser du 19 mars, nous ne disposi[i]ons toujours pas du projet d'arrêté et du cahier des charges et que l'examen de ce point soit rejeté en fin d'une séance particulièrement chargée. La stratégie de l'urgence ainsi mise en oeuvre est-elle destinée à en faciliter l'adoption ? » s'interrogent les signataires de la déclaration.

PROJET D'ARRÊTÉ REJETÉ PAR DEUX VOIX CONTRE.

Le projet d'arrêté initial a finalement été rejeté par deux voix contre (Fage et PDE). Un deuxième vote a eu lieu sur un texte amendé : PDE s'est alors abstenu et la Fage n'a pas pris part au vote, indique à AEF  Benoit Granon (Fage). « La principale modification porte sur le temps de formation des stagiaires qui doit correspondre à un tiers du temps de service », explique-t-il. Le texte doit maintenant être soumis au vote du CSE le 11 avril 2012. 

Ce projet d'arrêté abroge l'arrêté du 19 décembre 2006 portant cahier des charges de la formation des maîtres en IUFM et l'arrêté du 2 juillet 1991 relatif au contenu des formations organisées par les IUFM et à leur validation.

« FICTION DE FORMATION PROFESSIONNELLE » POUR LA FSU

« Le projet de cahier des charges rétablit certes la référence aux IUFM mais sans obligation et « en fonction du potentiel scientifique » des établissements d'enseignement supérieur (y compris privés) », relèvent la FSU et ses syndicats Snes, Snesup, Snep, Snuipp et Snuep, le 19 mars 2012. De même, « loin de restaurer une formation digne de ce nom, il entérine les dispositions contestées en 2010 et 2011 : l'affectation sur des services complets pendant l'année de stage, la fiction d'une formation professionnelle s'ajoutant au temps devant élève, l'utilisation des étudiants comme moyens d'enseignement, l'accompagnement en établissement par des tuteurs non formés ».

« Le projet de cahier des charges est par ailleurs étrangement silencieux sur les concours de recrutement et le rôle de leur préparation dans l'acquisition d'une formation professionnelle. Est-ce-à-dire que ces concours n'ont plus guère d'avenir ? » Pour les syndicats enseignants de la FSU, « le gouvernement doit retirer son projet et accepter de remettre à plat l'ensemble de la réforme de la formation des enseignants ».

 

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15 mars 2012

Le calvaire des futurs enseignants

14 mars 2012 | Auteur Quentin Brarda

Social. Le climat ne risque pas de s’améliorer dans les bureaux du ministère de l’Éducation nationale. Alors que les enseignants se mobilisent contre les suppressions de postes et les heures supplémentaires prévues pour la rentrée prochaine, les étudiants en Master 2 d’enseignement ont, eux aussi, des raisons d’être en colère.

A Etiolles (91), Cergy-Pontoise (95) ou Gennevilliers (92), des étudiants s’élèvent contre deux certifications imposées par le ministère dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants. Ainsi, tous les étudiants doivent valider une certification de langue vivante, le CLES2, et une certification informatique, le C2i2e, en plus de leur Master. Un passage obligatoire et une charge supplémentaire pour tous les étudiants aspirant à devenir enseignant, que ce soit en maths, en histoire ou en sport, dans le premier ou le second degré. Pour Jean-Baptiste Reynes, étudiant en Master 2 enseignement histoire-géographie à l’université de Cergy-Pontoise (UCP), « on peut légitimement douter de la pertinence d’une évaluation demandant à un futur professeur de maths ou d’EPS d’organiser une situation pédagogique liant les Tice à l’art », comme le demande une des consignes du C2i2e qui nous a été transmise.

En plus de son contenu pour le moins douteux, cette certification souffrirait d’un manque cruel d’organisation. Des groupes d’une dizaine d’étudiants issus de différents sites universitaires sont supervisés par des tuteurs via un chat. Tuteurs qui se sont révélés à plusieurs reprises moins compétents que leurs étudiants. Mais ce qui a poussé à bout ces futurs enseignants, c’est avant tout un problème flagrant de calendrier. La validation de cette certification informatique a débuté le 20 février dernier, à la veille des partiels, des rendus de mémoire, des stages ou encore des oraux des différents concours. « L’ampleur du travail attendu, couplée à une totale absence d’organisation, a suscité chez bon nombre d’étudiants un sentiment de révolte et de frustration », explique Jean-Baptiste Reynes qui est également représentant des étudiants du M2 de l’UCP. Cerise sur le gâteau, l’Éducation nationale fait payer cette certification qui est obligatoire. Si l’université de Cergy-Pontoise propose une première tentative gratuite, l’étudiant devra débourser plus de deux cents euros en cas d’échec pour pouvoir repasser cette certification. Un candidat libre (hors cadre universitaire) devra, lui, verser quatre cents euros.

Une situation qui a donc entraîné un élan de mobilisation dans le milieu étudiant. Un boycott du C2i2e est envisagé. Une pétition circule également demandant la révision complète des modalités de cette certification et qu’elle soit gratuite pour tous les étudiants. Un moratoire de cinq ans, le temps d’un cursus universitaire complet, a été demandé à l’initiative des syndicats FSU, tant que les conditions nécessaires à ces enseignements ne seront pas remplies par l’ensemble des universités. Le 28 mars, une délégation sera reçue par le recteur de l’académie de Versailles.

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12 mars 2012

APPEL du Front de Gauche à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche

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Engagé-e-s dans le Front de Gauche, travailleurs scientifiques de toutes les catégories professionnelles, acteurs de tous les champs disciplinaires, nous voulons construire un large rassemblement autour de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cela suppose votre contribution et votre engagement.

Comme vous, nous sommes scandalisé(e)s par le déferlement des contre-réformes qui se sont abattues au pas de charge sur l’enseignement supérieur et la recherche durant le mandat de Nicolas Sarkozy.
Le service public national de l’enseignement supérieur et de la recherche doit faire face à de nouveaux défis sociaux et environnementaux; les relever suppose de permettre à l’ensemble des citoyennes et citoyens, par la formation initiale ou permanente, d’accéder au plus haut niveau de la connaissance.
Cela suppose aussi la coopération la plus large entre potentiels nationaux, européens et mondiaux. C’est ainsi que le printemps arabe met au premier plan des urgences la coopération universitaire, scientifique et technologique avec les pays du Sud, en lieu et place de ventes d’armes ou de modèles de formation clefs en main.

Devant la crise écologique, résultat d’un système boulimique de profits et prédateur des ressources naturelles, il faut choisir des trajectoires nouvelles en matière énergétique et environnementale comme des choix nouveaux relatifs à un mode de production devenu insoutenable. Après Durban, chaque pays est mis en demeure d’agir contre le désastre du réchauffement climatique. L’enseignement supérieur et la recherche doivent y apporter leur contribution.

Nous voulons contribuer à créer les conditions de l’épanouissement des capacités créatrices de chacun en construisant d’autres référentiels que ceux des modèles productivistes prévalant jusqu’à aujourd’hui. Cela suppose un fort développement démocratique de productions et d’ingénieries industrielles, technologiques, écologiques et organisationnelles en interaction avec la recherche, où prévale la logique de service public.

Le droit de tous à pouvoir intervenir sur les choix de stratégies scientifiques, en s’appuyant sur la connaissance documentée et partagée des enjeux techniques, industriels et socio-environnementaux doit être inscrit dans la constitution et garanti par des instances appropriées.La politique de N Sarkozy tourne le dos à cette vision d’avenir. Jamais le potentiel universitaire n’a été ainsi saccagé sous le prétexte mystificateur d’une « excellence » qui n’avoue pas ses véritables critères.
Jamais les organismes de recherche publique, n’ont subi de tels assauts. En tant que grand organisme public de recherche généraliste, le CNRS, est le symbole de cet attentat au potentiel de recherche publique. Avec cette politique, l’asservissement à l’économie libérale, aux grands groupes et à leurs actionnaires est devenue la règle ; jamais l’indépendance intellectuelle des métiers de la recherche n’avait été autant compromise. La connaissance n’est pas une marchandise.

Pas davantage que vous, nous n’acceptons que nos métiers soient livrés aux affairistes ; pas davantage que vous, nous n’acceptons le credo de la précarisation, la xénophobie, la démocratie mise au pas, les régressions des droits des femmes déjà trop fragiles et timides, l’évaluation par les pairs saccagée et mise à la sauce des agences de notation, une collégialité raturée.
Nous le proclamons avec vous : la logique managériale ne peut être le mode d’existence de l’enseignement supérieur et de la recherche ; avec elle, nos métiers perdent tout sens, nous ne l’acceptons pas.
Mais ce déferlement n’est pas isolé ; il puise ses fondements dans les dogmes et prophéties auto réalisatrices des Traité de Lisbonne, dans la stratégie de Bologne, et autres dogmes de l’OMC… De tout cela, nous pouvons, nous devons sortir.

Aujourd’hui, vous en faites le constat comme nous : les choix politiques mis en œuvre ont apporté partout colère et révolte mais aussi démoralisation, temps perdu, gâchis de compétences et aliénation.
Pour le Front de Gauche, une rupture avec cette politique de mise en concurrence de tous contre tous est vitale. C’est la condition de la mise en œuvre d’une autre politique.

Nous faisons nôtres ces mots du Manifeste des intellectuels de Guadeloupe : « Lier, allier, relayer, rallier »

Une autre politique marquée par des choix de gauche est possible ; elle ne l’est qu’avec vous. Le Front de Gauche avance des propositions, contenues dans le programme « L’humain d’abord ». Ces propositions sont soumises à débat, critique, enrichissement et approfondissement.

Ensemble, faisons sauter les étouffoirs d’avenir que sont les IDEX, la LRU, et autres AERES. Le Pacte pour la Recherche doit être abandonné, l’ANR profondément transformée.
Ensemble, donnons du punch à la gauche; elle en a besoin.
Résistons, débattons, construisons ! Avec toutes celles et ceux déjà dans l’action, rendons impossible tout nouveau pas en avant de cette politique.

Ensemble, construisons des choix neufs, de gauche, rendons-les incontournables. Rejoignez-nous.

Pour signer l’appel, cliquer ici

Premiers signataires :
Acqua J.N. (EC Paris), Anné C. (CNRS Nantes), Bacalexi D. (CNRS Paris), Bachet D. (EC Evry), Berviller H. (PRAG Strasbourg) , Bonnarel F. (CNRS Strasbourg), Bonne-Andrea C. (CNRS Montpellier), Bonnéry S. (EC Paris), Bossis G. (CNRS Montpellier), Boutan P. (EC Montpellier), Brèthes D. (CNRS Bordeaux), Buzaré J. Y. (EC Le Mans), Cahen M. (CNRS Bordeaux), Chantelot P. (PRAG UMLV, Responsable commission ESR du PG), Chatenay D. (CNRS Paris), Chaudret B. (CNRS Toulouse, Ac. Sciences), Chouteau G. (EC Grenoble), Clément C. (EC Strasbourg), Conjeaud H. (CNRS Paris), Courel M.F. (CNRS Paris), Coux O. (CNRS Montpellier), Crepel P. (CNRS Lyon), El Guerdjouma R. (EC Le Mans), Fabbrizio E. (CNRS Montpellier), Faudot D. (EC Dijon), Fourme R. (EC Orsay), Geay B. (EHESS Paris), Gebuhrer O. (CN PCF Responsable national PCF pour ESR), Génereux J.(EC IEP Paris), Grousson R. (CNRS Paris), Guelfucci J.P. (EC Toulouse), Guespin J. (EC Rouen), Hérin M. (EC Le Mans), Jusserand B. (CNRS Paris, SN République et Socialisme), Kahane C. (EC Grenoble), Kahane J.P. (EC Orsay, Ac. Sciences), Kieffer A. (Sociologue et syndicaliste, Paris), Lagron J.C. (IR Orsay), Lambert X. (EC Toulouse), Laschon G. (EC Orsay), Lauton G. (EC Paris), Lauton M. (EC Orsay), Lavallée Y. (PR Paris), Le Coutellec L. (Doctorant Lyon), Le Ny A. (EC Orsay), Lederer P. (CNRS Orsay), Lutfalla G. (CNRS Montpellier), Maillard J.M. (CNRS Paris), Mazauric C. (EC Paris), Mazauric S. (EC Paris), Mesliand A. (EC Aix Marseille), Mills C. (EC Paris), Miqueu C. (EC Bordeaux), Monsonégo G. (EC Strasbourg), Monsonégo S. (CNRS Strasbourg) Neel H. (CNRS Montpellier), Neveu M. (EC Dijon), Pacteau C. (CNRS, Fédération pour une alternative sociale et écologique), Pagano A. (EC Angers), Perdereau P. (BN du PG en charge de l’ESR), Périnet F. (EC Orsay), Puppo A. (EC Nice), Qaglia I. (Bibliothécaire Nîmes), Quétier J. (Elève ENS), Revauger C. (EC Bordeaux), Révauger J.P. (EC Bordeaux), Rosemberg C. (CNRS Toulouse), Rossi -Neves P. (EC Toulouse), Rousseau M. (EC CCSTI Le Mans), Rousseau P. (EC Lille), Rozet J. P. (EC Paris), Saly P. (EC Paris), Seureau C. (EC Paris), Steinmetz D. (Syndicaliste Toulouse), Tosel A. (EC Nice)

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06 mars 2012

Re-PRENONS LA BASTILLE LE DIMANCHE 18 MARS !

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Le dimanche 18 mars 

aura lieu le premier rassemblement massif du Front de gauche à Paris, avec un défilé l'après-midi de Nation à Bastille (14h) sur le thème de la (re)prise de la Bastille par le peuple et du passage à la VIe République, avec en point d'orgue final un grand meeting (16h) place de la Bastille à l'issue du défilé (c'est en plus l'anniversaire de la Commune). C'est donc l'occasion pour les franciliens d'entendre et de voir en direct le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon!

TEMOIGNAGE :

Alors que j’étais indigné et démuni face aux orientations libérales prises par une Europe que je voulais et avais cru sociale, un collègue m'a fait découvrir l'an dernier le programme du Front de Gauche (FDG), et alors pour moi, comme l'écrit dans un court article Jean-Jacques Birgé, d'un coup, "Le réveil a sonné" (http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-jacques-birge/030312/le-reveil-sonne).

J'ai alors découvert un candidat qui parle de réconciliation entre français au lieu de chercher à les opposer sur leurs croyances ou leurs choix de vie http://www.dailymotion.com/video/xp7mwo_ca-suffit-d-opposer-les-francais_news - from=embediframe

J'ai enfin découvert un candidat qui parle dans ses meetings et à la TV d'amour : " Du bon sens et du partage " (http://yoyo32.canalblog.com/archives/2012/03/06/23687904.html). Ecouter par exemple à la 24ème minute et trente secondes, ce qu'il dit en réponse à une question d'un invité s’exprimant sur son action de bénévole :

"Votre travail doit nous faire découvrir quelque chose d'essentiel : un peu d'amour, un peu de fraternité, souvent améliorent tous les résultats de ce qu'on entreprend. Vous, vous êtes un bénévole,  vous faite ca parce que c'est votre cœur qui vous dit de le faire, et vous y trouvez la part de bonheur qu'on trouve quand on se rend utile aux autres (…). Donc mettons le en facteur commun de tout ce que nous entreprenons. Chaque fois que nous serons plus humains, chaque fois que nous rendrons quelqu'un meilleur pour lui même, nous rendons la société meilleure, ne le perdons jamais de vu".

 Alors que faire maintenant ?

- Arrêter de rentrer dans le jeu des confusions : Le FDG n’est pas la « gauche de la gauche » mais juste la gauche tout court, depuis que le PS français est devenu un appareil social-libéral qui a hélas abandonné toute forme de lutte et de soutien réel aux intérêts du plus grand nombre des citoyens de ce pays.

- Mieux connaître son programme et ses actions pour voir si elles sont conformes avec nos propres convictions de solidarité et de respect de l’environnement.

Consulter le programme "L'humain d'abord" , pour une planification écologique.

(http://www.placeaupeuple2012.fr/telechargez-le-programme-populaire-partage/)

Voir les sites d’informations : http://www.jean-luc-melenchon.fr   http://www.placeaupeuple2012.fr

Participer aux assemblées citoyennes proches de chez vous, pour agir concrètement sur le terrain et dans la vie de tous les jours.

Et surtout… Reprendre rapidement la Bastille !!!!

C’est le prochain grand rendez-vous qui nous est proposé, le dimanche 18 mars, à l’occasion d’une grande marche pour une Sixième République (départ de Nation à 14 heures, discours à 16h environ).

http://www.dailymotion.com/video/xp743s_reprenons-la-bastille-dimanche-18-mars

http://www.placeaupeuple2012.fr/le-18-mars-prenons-la-bastille/

Je nous souhaite maintenant une année qui prenne enfin le tournant du respect et de la solidarité humaine, du durable et du local. Cela ne dépend que de nous. 

(Sur la question de la Bastille et donc des droits de l’Homme et du Citoyen, voir cette publication assez complète dans l’analyse de ses articles et hélas de leur non respect permanent sous nos gouvernements (gouverne-ment):

http://www.ldh87.fr/IMG/pdf/La_Dictature_-_la_Fran-aise-.pdf)

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24 février 2012

Appel de l’enseignement supérieur et la recherche aux candidats à l’élection présidentielle et aux citoyens

Cet appel concerne tous les citoyens.
 Signez la pétition : http://appel-enseignement-sup-et-recherche.fr
 
L’actuel gouvernement présente la réforme de l’Université comme l’une des grandes réussites du quinquennat. Il prétend avoir donné aux universités leur autonomie, avoir fait, en faveur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « des efforts financiers sans précédent », avoir engagé une politique de l’excellence qui commencerait à porter ses fruits au niveau international et avoir réformé la formation des maîtres pour parvenir à une « meilleure formation des enseignants ».

Tout cela est faux !

Vous avez dit « autonomie » ?

- Les universités subissent une tutelle du Ministère toujours plus tatillonne et dépendent de plus en plus de financements privés et d’impératifs de rentabilité immédiate. L’attribution des crédits récurrents de l’État est toujours aussi parcimonieuse et opaque. Et les « Responsabilités et Compétences Élargies » imposées aux universités ne contribuent en rien à leur autonomie puisque l’État leur délègue de nouvelles charges financières sans les compenser.

- Alors que le gouvernement affiche l’Enseignement comme secteur prioritaire, aucun poste d’enseignant n’a été créé dans le supérieur depuis 2008. Le budget des universités, hors inflation, est en baisse d’environ 1 %. La liste des universités en déficit structurel ne cesse de s’allonger, imposant à l’État une mise sous tutelle contraire à l’autonomie qu’il prétend donner. Partout le développement des emplois précaires sert de variable d’ajustement à des budgets très contraints.

- L’indépendance scientifique et les libertés académiques des universités, des enseignants-chercheurs et des chercheurs ne sont plus respectées.

Vous avez dit « excellence » ?

- Le culte de l’excellence – mot magique jamais défini – ne peut faire oublier comment la recherche est malmenée dans notre pays : diminution des financements récurrents des universités et des organismes de recherche (jusqu’à – 90 % dans certains laboratoires), suppression de 10 % des emplois administratifs du CNRS, sans lesquels les chercheurs ne peuvent travailler.

- L’application de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) ravale des établissements de recherche comme le CNRS ou l’INSERM, que le monde entier nous envie, au rang de simples « agences de moyens ».

- Pour faire remonter les universités dans des classements internationaux aux critères très discutables, le gouvernement a poussé aux regroupements en tous genres. Cette course au gigantisme a fait naître un système à plusieurs vitesses. Les disparités entre universités se creusent et menacent les équilibres inter et intra-régionaux, obligeant les étudiants à une mobilité qui pénalise les moins favorisés.

- Une concurrence généralisée s’est instaurée, entretenue par deux agences de pilotage et d’évaluation très coûteuses, au fonctionnement opaque : l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES). Les universitaires et les chercheurs gaspillent désormais une part considérable de leur temps à rédiger rapports d’activité, dossiers de demande de financement et appels à projets, au détriment de leurs missions fondamentales de recherche et d’enseignement.

Vous avez dit « une meilleure formation des enseignants » ?

- Des rapports de l’Assemblée nationale et de la Cour des comptes l’ont désormais établi : la réforme de la formation des enseignants des premier et second degrés est un échec flagrant.

- Elle aura finalement provoqué la chute du nombre de candidats aux concours, le démantèlement ou l’affaiblissement des IUFM et la désorganisation des UFR, l’augmentation du nombre d’enseignants précaires, et conduit de jeunes professeurs à exercer à temps plein sans formation professionnelle suffisante.

Nos concitoyens doivent savoir que le monde de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est au bord de l’asphyxie.

C’est pourquoi nous, enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs, bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, personnels sociaux et de santé, étudiants, lançons un appel solennel pour que soit mis un terme à toutes ces réformes, dont les effets sont dévastateurs.

Nous demandons une nouvelle politique pour l’Enseignement supérieur et la Recherche, en rupture avec les réformes destructrices que nous subissons depuis des années. Celle-ci devrait reposer sur les dix principes et objectifs suivants :


  1. Remplacer la loi LRU (loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités), qui n’est pas amendable car inspirée par une politique contraire aux principes d’indépendance, de collégialité et de démocratie qui sont ceux des universitaires et des chercheurs. La Conférence des Présidents d’Universités (CPU) porte une responsabilité historique dans les désordres causés par cette fausse autonomie. Elle ne saurait parler au nom des universitaires et doit cesser d’être le principal interlocuteur du Ministère.
  2. Abroger le décret du 23 avril 2009 modifiant le statut des enseignants-chercheurs. Garantir aux enseignants-chercheurs qu’au moins 50% de leur temps de travail sera consacré à la recherche, proscrire toute modulation à la hausse de leurs services et supprimer la nouvelle évaluation individuelle quadriennale.
  3. Rouvrir en urgence le dossier de la formation des maîtres, assurée conjointement par les IUFM (dont c’est la mission) et les UFR, non pour en réduire le coût par tous les moyens mais en donnant une réelle priorité à l’amélioration de l’enseignement primaire et secondaire, dans un cadre national fondé sur le recrutement par concours de fonctionnaires d’État à la hauteur des besoins.
  4. Élaborer un plan pluriannuel de création de postes et un programme de résorption de la précarité pour les universités et les organismes de recherche (administration, services techniques, enseignement, laboratoires, équipes de recherche).
  5. Garantir à tous nos organismes de recherche les moyens humains et financiers nécessaires à leur indépendance, leur développement et leur rôle national de structuration sur tout le territoire de la recherche à court et à long terme.
  6. Revenir à un traitement équitable entre universités pour satisfaire à l’exigence d’un enseignement et d’une recherche de qualité sur tout le territoire, au service des étudiants.
  7. Doter tous les établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche de conseils décisionnaires où les élus des personnels et des étudiants soient largement majoritaires et limiter l’empilement des structures, afin de rester au plus près de ceux qui assurent effectivement la mission de service public qui leur est confiée.
  8. Redonner confiance à tous les personnels en mettant fin aux dispositifs qui créent des discriminations et un climat de concurrence permanente : agences de pilotage et d’évaluation, recours massif aux statuts précaires (y compris pour les doctorants et les jeunes docteurs), différenciation des carrières par le jeu de primes dont l’attribution relève le plus souvent du clientélisme.
  9. Améliorer les conditions de vie des étudiants par une politique ambitieuse et de long terme, impulsée par l’État et les Régions. Trop d’entre eux vivent et étudient aujourd’hui dans des conditions indignes d’un pays qui souhaite augmenter le nombre de ses diplômés de haut niveau.
  10. Abroger le décret Guéant du 31 mai 2011 et son récent complément. En finir avec la politique inique de sélection et de restriction de l’accueil des étudiants étrangers dans nos universités. 

 Nous entendons défendre des valeurs républicaines  : 

- droit à la connaissance pour tous 
- droit de choisir sa filière sans discrimination financière ni territoriale 
- droit de s’engager dans des études ou de mener des recherches qui ne sont pas immédiatement rentables.

Il y va de l’avenir de notre société et des générations futures.

-  Nous nous adressons aux candidats à l’élection présidentielle, afin qu’ils répondent aux attentes non seulement de la grande majorité des personnels et des étudiants de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, mais aussi des Français.

- Nous nous adressons à tous nos concitoyens et leur demandons d’apporter leur suffrage aux candidats qui, soucieux de l’intérêt à long terme, prendront les engagements qui s’imposent afin que l’Enseignement supérieur et la Recherche retrouvent équilibre et sérénité, remplissent leurs missions et puissent contribuer à l’effort national destiné à répondre à tous les défis humains, économiques et sociaux auxquels nous sommes confrontés.

Collectif de rédaction : Contact

Michel BERNARD, PR, université Paris 3, Coordination Nationale des Universités ; Brendan CHABANNES, étudiant, université du Havre, Coordination Nationale des Universités ; Pascale DUBUS, MCF, Paris 1, Coordination Nationale des Universités ; Sarah HATCHUEL, PR, université du Havre, Coordination Nationale des Universités ; Pascal MAILLARD, professeur agrégé, université de Strasbourg, C.A. de Sauvons L’Université ; Christine NOILLE, PR, université Stendhal Grenoble 3, porte-parole de Sauvons L’Université ; Catherine PELLENQ, MCF, IUFM / université Joseph Fourier de Grenoble, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Céline RUET, MCF, Paris 13, Coordination Nationale des Universités ; Emmanuel SAINT-JAMES, MCF, université Paris 6, président de Sauvons La Recherche ; Marie-Albane de SUREMAIN, MCF, UPEC-IUFM de l’académie de Créteil, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Nathalie VIENNE-GUERRIN, PR, université Montpellier 3, Coordination Nationale des Universités.

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