03 novembre 2009
Masterisation et revalorisation du métier d'enseignant
- Un rapport propose de lier la revalorisation des enseignants à leur performance. Les Echos, le 2 novembre 2009.
La proposition est sensible. Alors que le ministère de l'Education nationale et les syndicats sont actuellement en pleine négociation sur la revalorisation des carrières des enseignants, un rapport rendu public vendredi par le député UMP Dominique Le Mèner propose de récompenser davantage « la performance de l'enseignant devant les élèves ». Critiquant le système actuel de notation des enseignants -ceux-ci sont inspectés tous les trois à cinq ans dans le premier degré et tous les six à sept ans dans le second degré selon le rapport-, le député propose deux pistes d'action : soit mettre en place « une évaluation moins formelle et plus qualitative, conduite conjointement par le chef d'établissement et l'inspecteur », soit noter la valeur ajoutée « collective » de l'établissement, en évaluant ce que celui-ci a apporté de plus à ses élèves par rapport à des établissements comparables. Dans tous les cas, il s'agirait de verser « des rémunérations complémentaires » à ceux « dont l'action pédagogique est jugée exceptionnelle ».
- Lire le rapport de Dominique Le Méner, 27 octobre 2009, 80 pages. publié sur le site de l'Assemblée nationale.
- Extraits du rapports :
I- Un budget intégrant la réforme de la mastérisation
(...)
D’autre part, le schéma d’emplois du projet de budget est directement
issu de cette réforme, dont l’un des effets est d’affecter, à compter
du 1er septembre 2010, dans les écoles et les établissements scolaires,
les enseignants nouvellement recrutés.
En conséquence, en venant
s’ajouter à la suppression de 600 emplois administratifs, cette mesure
entraînera la suppression, à compter de cette date, de :
- 9182 emplois d’enseignants stagiaires (soit 3 061 équivalents temps plein travaillé ou ETPT) dans le 1er degré,
-
6733 emplois d’enseignants stagiaires (soit 2 244 ETPT) et 411 emplois
de conseillers principaux d’éducation stagiaires (soit 137 ETPT) dans
le 2nd degré,
- 1876 emplois de stagiaires dans l’enseignement privé (soit 625 ETPT).
Le
schéma d’emplois intègre toutefois des mesures de créations de postes
liées à la démographie scolaire et à relance de la politique
d’éducation prioritaire. Ainsi, dans le 1er degré, qui enregistre une
hausse des effectifs d’élèves (+ 5700 élèves prévus en 2010), les
moyens augmenteront de 2182 emplois d’enseignants (soit 728 ETPT),
tandis que, dans le 2nd degré, 144 emplois supplémentaires, soit
48 ETPT, seront affectés aux établissements situés dans des zones
défavorisées sur le plan socio-économique. En application du principe
de parité, les moyens de l’enseignement privé des 1er et 2nd degrés
augmenteront de 476 emplois (soit 158 ETPT)."
(...)
"Cette
reconnaissance se heurte, pour l’heure, à l’obstacle des décrets du
25 mai 1950 qui définissent le service des enseignants du secondaire
uniquement en horaires hebdomadaires d’enseignement (18 heures pour les
professeurs certifiés et 15 heures pour les professeurs agrégés).
Autrement dit, ces décrets ne disent rien des missions essentielles
auxquelles les enseignants consacrent pourtant de plus en plus de
temps, qu’il s’agisse du soutien qu’ils peuvent accorder à des petits
groupes d’élèves ou du temps pris pour encadrer des travaux de
recherche.
(...)
"Plusieurs mesures, mais qui impliquent des réformes délicates
à mettre en œuvre, permettraient de mieux apprécier la performance des
enseignants devant les élèves :
– Les critères d’évaluation
pourraient être rendus plus consistants, en s’appuyant sur des
protocoles nationaux d’évaluation des acquis des élèves qui permettent
d’appréhender les performances de chaque enseignant. Mais la définition
de ces critères de valeur ajoutée « individuelle » risque d’être
difficile. De plus, avec un tel dispositif, comme les inspecteurs ne
pourront pas, chaque année, procéder eux-mêmes à l’évaluation des
enseignants, ce seront ces derniers qui devront alimenter la grille
d’évaluation, ce qui est de nature à remettre en cause sa fiabilité.
– Une
autre solution consisterait à mettre en œuvre une évaluation moins
formelle et plus qualitative, conduite conjointement par le chef
d’établissement (ou le directeur d’école) et l’inspecteur. Cela suppose
de conforter le rôle du chef d’établissement dans la notation, une
évolution qui sera contestée par les enseignants, prompts à voir dans
cette solution un encouragement à bien noter non pas, selon les propos
d’un interlocuteur du rapporteur pour avis, les « bons » enseignants, mais ceux qui « savent plaire aux petits chefs ».
Une telle solution implique, par ailleurs, de faire du directeur
d’école, qui n’a aucune autorité hiérarchique sur ses pairs enseignants
du primaire, un vrai chef d’établissement, ce qui suppose, au
préalable, de régler le problème posé par l’absence de statut du
directeur d’école.
– Une dernière solution consisterait à apprécier
la valeur ajoutée « collective » de l’établissement, en évaluant ce
qu’il a apporté de plus à ses élèves par rapport à des établissements
comparables. C’est la proposition qu’a faite au rapporteur pour avis la
sociologue Agnès van Zanten, en précisant que cette évaluation devrait
bien porter non pas sur la connaissance des matières, mais sur les
compétences de base. Dans un tel schéma, les établissements qui,
collectivement, généreraient plus de valeur ajoutée recevraient plus de
moyens de la part de l’État.
Le but ultime de ce type de dispositif
est d’inciter les enseignants à améliorer leurs performances, en
versant à ceux d’entre eux, dont l’action pédagogique est jugée
exceptionnelle, des rémunérations complémentaires."
...
Motion de l’AG des personnels des sites d’Antony
Le 23 septembre dernier, le directeur de l’IUFM de l’académie de Versailles réunissait les personnels enseignants, administratifs et techniques des sites IUFM
d’Antony pour leur annoncer l’intention du Conseil général des
Hauts-de-Seine de récupérer les terrains sur lesquels est implanté le
site d’Antony Val-de-Bièvre.
Dans ce cas, à la prochaine rentrée universitaire, il ne serait plus prévu de formation à Antony Val-de-Bièvre.
Regrouper dans le site de Jouhaux toutes les formations ouvertes à la
rentrée 2010 est invraisemblable. Il s’agit de locaux mal desservis par
les transports en commun, et dans un tel état que la direction de l’IUFM a fait le choix de n’y laisser qu’un minimum d’étudiants et de stagiaires du second degré dès cette rentrée 2009.
L’intention de détruire Antony Val-de-Bièvre surprend. Le site, qui existe depuis plus de 30 ans, a accueilli des dizaines de milliers d’étudiants, de fonctionnaires stagiaires et de titulaires, tant en formation initiale que continue. Cette année encore, ce sont 500 PE1, 150 PE2, 150 PLC2 qui se préparent au métier de professeur des écoles ou de professeur des lycées et collèges. 60 stagiaires suivent une formation ASH, des stages de formation continue, des actions de formation de formateurs y sont programmés. Dans le cadre des relations internationales, le site accueille des étudiants Erasmus et différents partenaires étrangers qui bénéficient ainsi de notre expertise sur l’enseignement en général et la didactique du français en particulier et de conditions d’accueil particulièrement favorables. Des séminaires y sont régulièrement tenus, des enseignants- chercheurs et des professeurs des universités participent à des formations. Quant aux personnels, 80 enseignants et 20 biatos travaillent sur le site. Au total, c’est prês de 1000 usagers qui font vivre Antony Val- de-Bièvre. D’abord École normale des Hauts-de-Seine, puis site de formation de l’Institut universitaire de formation des maîtres de l’Académie de Versailles, maintenant école interne de l’Université de Cergy-Pontoise, le site d’Antony Val-de-Bièvre a toujours su répondre aux nouvelles exigences institutionnelles liées à l’évolution du métier d’enseignant, manifestation de la capacité d’adaptation de tous ses personnels.
En détruisant ce lieu, le Conseil général des Hauts-de-Seine porterait la lourde responsabilité de supprimer du sud de son département, non seulement un pôle d’excellence dans la formation des enseignants, mais aussi un élément d’attractivité pour la ville d’Antony. D’autre part, en ces temps de rigueur budgétaire et de développement durable, cette destruction du site représenterait un énorme gâchis, des investissements financiers très importants ayant été consacrés à la réhabilitation du site d’Antony Val-de-Bièvre qui vient juste d’être achevée.
Plus que jamais, un réseau éducatif fort est nécessaire pour répondre aux nouvelles exigences de formation et d’éducation. Dans ces conditions, comment concevoir qu’un tel lieu de formation puisse disparaître pour permettre la réalisation de projets immobiliers dont nul ne connaît encore véritablement l’ampleur des enjeux. Aussi, l’ensemble des personnels du site de formation d’Antony Val-de-Bièvre s’interroge. Que signifie véritablement la destruction du site d’Antony Val-de-Bièvre ? Comment l’UCP compte-elle réagir face aux menaces qui pèsent sur la formation des enseignants dans l’académie de Versailles en général et sur notre site en particulier ? Quel est l’avenir des autres sites de formation ? Quel est l’avenir de l’ensemble des personnels ? Quel est l’avenir de l’UCP dans le Sud de l’Académie ?
L’ensemble des personnels du site de formation d’Antony Val-de-Bièvre, réuni en assemblée générale le mercredi 21 octobre 2009, entend réagir. - Nous demandons solennellement au Conseil général des Hauts-de- Seine de renoncer à son projet de destruction du site de formation d’Antony Val-de-Bièvre.
Nous demandons à la Présidence de l’Université de Cergy-Pontoise de défendre le maintien du site d’Antony Val-de-Bièvre,
car c’est garantir, dans de bonnes conditions, un avenir de la
formation des enseignants dans le sud de l’académie de Versailles.
Des réponses claires doivent être apportées rapidement à tous les personnels quant à leur garantie de travail au sein de l’UCP dans le Sud de l’Académie.
Nous lançons une campagne d’information auprès de tous les personnels de l’IUFM
de l’académie de Versailles mais également en direction des collègues
enseignants du département. Des tracts seront diffusés et une pétition
circulera auprès d’un maximum de citoyens sensibles aux questions de la
formation des maîtres.
Des
contacts ont été pris auprès d’élus locaux, de conseillers généraux
mais également en direction du Conseil Régional et du Sénat.
29 octobre 2009
L’Académie des sciences critique le projet ministériel de réforme de la formation des enseignants
Luc Cédelle, le Monde, 29 octobre 2009,
L’article sur le site du Monde
Avis Académie des sciences en pdf.
Dans un "avis" publié le mercredi 28 octobre ,
l’Académie des sciences critique la réforme de la formation des
enseignants (dite "mastérisation") engagée par le gouvernement.
Elle soutient le principe de recrutement des professeurs "au niveau master et par concours", mais appelle les ministères de l’éducation et de l’enseignement supérieur à revoir leur position sur la date des concours d’enseignement dans le cursus des candidats. Avec le poids particulier qui est le sien, cette institution joint ainsi sa voix à celles de la plupart des protagonistes de ce dossier. Ces derniers réclament que les épreuves d’admissibilité aux concours d’enseignement soient placées en fin de première année de master (M1) et non, comme prévu actuellement, en deuxième année (M2).
Le 29 juillet, une série de décrets ont été publiés disposant que seuls les titulaires ou inscrits en M2 pourraient se présenter aux concours. Ce fut le tollé contre cette "anticipation" d’une réforme dont les modalités restaient encore à discuter. Par la suite, cette discussion a eu lieu, notamment dans le cadre de "groupes techniques de travail" dont les conclusions devraient être officiellement remises aux deux ministres d’ici à la fin de cette semaine. Elles pencheraient aussi en faveur d’une fixation des concours en M1.
L’Académie observe que le concours en M2 "pose de grandes difficultés" et "souligne avec insistance" qu’une admissibilité "au plus tard" en fin de M1 "peut seule permettre"
une réelle utilisation universitaire de cette année, une gestion des
flux de candidats et une bonne organisation des stages. S’agissant des
masters des futurs professeurs du secondaire, elle " rappelle la nécessité de positionner soigneusement"
cette nouvelle voie par rapport à celles conduisant à la recherche.
Pour le professorat des écoles, elle souhaite que les masters soient
précédés par des "licences pluridisciplinaires de qualité" délivrant une "formation généraliste". Pour l’agrégation, elle réclame un dispositif permettant aux "meilleurs étudiants"
de présenter ce concours avant l’obtention du master. Enfin, l’Académie
des sciences préconise la mise en place d’un dispositif contractuel
d’allocataire dès la deuxième année de licence à l’intention des "jeunes de bon niveau, attirés par l’enseignement mais que dissuade la longueur des études".
"Saturation"
Des nombreuses critiques portées sur cette réforme, celle qui vise la date des concours est la plus partagée, en raison de la "saturation" de l’année de M2, qui imposerait aux étudiants de finaliser leur master et de passer le concours, tout en effectuant des stages dans des établissements scolaires. Une autre interrogation porte sur le sort des titulaires de masters recalés au concours : leur réorientation serait problématique. Beaucoup pensent qu’ils seraient quand même recrutés par l’éducation nationale en marginalisant le système des concours.
Malgré les démentis du gouvernement et bien qu’aucun grand syndicat d’enseignants n’ait relayé leur inquiétude, cette analyse s’est imposée au sein du monde universitaire.
Luc Cédelle
28 octobre 2009
Motions et appel de la 13e Coordination Nationale des Universités
Nanterre, 27 octobre 2009
Communiqué de presse
La Coordination Nationale des Universités, réunie ce mardi 27 octobre 2009 à l’université Paris Ouest Nanterre, et représentant vingt établissements, réaffirme son opposition fondamentale aux réformes portées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et par le Ministère de l’Education Nationale.
Elle dénonce dans ces réformes une mise à sac de la recherche et de l’enseignement, de la Maternelle à l’Université, l’instauration d’une logique managériale et l’imposition de l’idéologie du profit financier. Elle dénonce la dégradation programmée des conditions de travail et de vie des étudiants et des personnels.
Elle appelle la communauté universitaire et éducative, les étudiants et les parents d’élèves à entrer en résistance et à tout mettre en oeuvre pour défendre le service public d’enseignement et de recherche.
Motion n°1
La Coordination Nationale des Universités appelle les UFR à s’approprier la motion suivante, comme cela a déjà été fait dans plusieurs établissements :
Nous refusons la mise en place de masters professionnels d’enseignement et nous ne remonterons aucune maquette les concernant, que ce soit au niveau mention, spécialité ou parcours.
Ce nouveau type de master aurait pour conséquence inéluctable la création d’un immense vivier de « reçus-collés » sans aucune perspective professionnelle crédible, et mettrait en cause, à court terme, l’existence même des concours.
Nous dénonçons des mesures transitoires absurdes. Alors que, l’an dernier, le Ministère a accusé les enseignants de vouloir brader les diplômes en validant automatiquement le semestre, il exige maintenant la validation automatique de tout ou partie du M1, y compris pour les étudiants recalés au concours.
Nous ne collaborerons pas à une réforme aussi chaotique.
Motion n°2
La Coordination Nationale des Universités reprend à son compte les motions de la Coordination Nationale de la Formation des Enseignants (CNFDE) du 24 octobre 2009
Motion n°3
La Coordination Nationale des Universités exprime son inquiétude devant les pressions croissantes exercées sur la situation administrative et professionnelle de chercheurs et des enseignants-chercheurs sur des critères qui paraissent principalement « managériaux » et de nature à porter atteinte à l’indépendance de la recherche et de l’enseignement supérieur.
La CNU exige l’arrêt immédiat de cette politique, dont par ailleurs la crise de France Telecom a mis en évidence les effets néfastes dans un contexte de privatisation des services publics analogue à celui actuellement infligé à la recherche publique et aux universités.
La Coordination exige :
La
suspension de l’application de la loi dite « relative à la mobilité et
aux parcours professionnels dans la fonction publique », et
l’abrogation rapide de cette loi.
Le retrait de l’actuel contrat d’objectifs 2009-2013 du CNRS avec l’Etat.
L’arrêt
des interventions de services et directions « des ressources humaines »
dans le « suivi » de chercheurs ou d’enseignants-chercheurs.
La
liberté pour les chercheurs et les enseignants chercheurs d’exister en
tant qu’individus au sein des laboratoires avec leur propre sujet de
recherche original.
Motion n°4
La Coordination Nationale des Universités dénonce la privatisation rampante de l’enseignement et de la recherche qui s’opère par le biais :
des
fondations universitaires ou partenariales de droit privé, visant à
justifier le désengagement financier de l’Etat et menaçant
l’indépendance du service public ;
des partenariats public/privé, plaçant les établissements sous le joug des entreprises ;
d’un
budget en trompe-l’oeil : la hausse de 1,8 milliard annoncée par
Valérie Pécresse pour les universités recouvre, pour l’essentiel, des
primes, et des crédits d’impôt reversés au secteur privé ;
La CNU exige des créations massives de postes statutaires et la résorption de la précarité, ainsi que l’arrêt de la politique contraignant les chercheurs du secteur public à travailler pour le secteur privé, pendant que le secteur privé licencie ses propres chercheurs.
Appel et calendrier
La Coordination Nationale des Universités appelle à des mobilisations locales et à des rassemblements régionaux le 17 novembre 2009, en particulier pour assurer le succès de la journée de grève et de manifestation du 24 novembre 2009.
La CNU soutient l’appel de la Ronde Infinie des Obstiné-e-s (à l’initiative de Paris 8) à se retrouver, à partir du 16 novembre, tous les lundis, de 18h à 20h, Place de l’Hôtel de Ville à Paris.
La CNU lance un appel à la CNFDE, au Forum des sociétés savantes, à la Coordination des BIATOSS, à la Coordination des étudiants, à Ecole en Danger et aux différents collectifs défendant le service public d’enseignement, afin de se réunir en symposium contre la réforme de la mastérisation, le samedi 30 janvier 2010 à Paris I ou Paris IV.
La CNU envisage une prochaine réunion, en fonction de l’actualité, le samedi 5 décembre 2009 dans une université parisienne.
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27 octobre 2009
La CNFDE appelle à la mobilisation
La CNFDE, réunie à l’Université Paris 3, le 24 octobre 2009 réaffirme que, de la maternelle à l’université, enseigner est un métier qui s’apprend.
Elle exige le retrait des décrets du 28 juillet 2009 et de la circulaire d’organisation des stages du 27 août 2009, qui conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires.
Elle dénonce une réforme qui obéit à une logique de réduction des coûts et de sélection sociale en ne rémunérant plus l’année de formation professionnelle. Elle vise à normaliser le recours à des personnels précaires, en dehors du statut de fonctionnaire d’État.
Elle appelle les personnels des IUFM et des UFR à ne pas participer à la mise en place des stages en responsabilité pour les étudiants préparant les concours de recrutement et à tout mettre en œuvre pour l’empêcher.
Elle appelle les enseignants, dans les écoles et les établissements du second degré, à ne pas participer à l’accueil, l’encadrement et l’évaluation des étudiants dans le cadre de ces stages.
Elle s’associe à l’inquiétude des parents d’élèves et les appelle à dénoncer la mise en place de ces stages.
Elle réaffirme son attachement au service public d’État d’enseignement et à une voie unique de recrutement et d’embauche, les concours nationaux. La formation, pour toute la profession, premier comme second degré, requiert une coopération étroite entre UFR, IUFM et formateurs de terrain.
Elle réaffirme que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, dite de la « mastérisation », détruit la formation initiale et continue des enseignants et contribue à détruire le service public de l’éducation nationale.
En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues et parents
d’élèves à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les
universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17
novembre et à la grève du 24 novembre.
Motion
La réforme du recrutement et de la formation des enseignants contribue au démantèlement du service public d’État. Le désengagement de l’État se poursuit, avec une explosion des suppressions de postes, avec la fin d’une institution universitaire et laïque assurant une formation unique pour tous les enseignants à l’échelle du territoire national. Désormais, l’Éducation nationale serait la seule fonction publique sans école de formation : la porte est ainsi ouverte aux officines privées qui vendent de la formation d’enseignants.
Cette réforme fait courir de nombreux dangers au service public d’éducation :
une dégradation de la formation initiale,
un affaiblissement de la formation continue,
la suppression de la formation en alternance rémunérée, avec le statut de
fonctionnaire stagiaire, suppression qui porte atteinte à la démocratisation du
métier d’enseignant,
la dévolution de l’organisation de la formation post-concours aux seuls Rectorats
et/ou Inspections Académiques,
le renforcement du recrutement d’enseignants hors concours et/ou précaires, qui
remet en cause, à terme, le statut de la fonction publique d’État.
La circulaire sur l’« organisation de stages pour les étudiants en master se destinant aux
métiers de l’enseignement » :
prépare la suppression de l’année de formation en alternance des fonctionnaires
stagiaires,
réduit le temps de préparation au concours pour les étudiants et compromet
leurs chances de réussite,
conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant
des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires,
introduit 50 000 nouveaux contrats précaires dans l’Éducation nationale,
sacrifie l’apprentissage des élèves pour pallier les difficultés de remplacement
des enseignants et ne garantit pas la sécurité des enfants.
En conséquence, la coordination exige :
le retrait de la réforme des concours et du recrutement des enseignants,
le retrait des décrets du 28 juillet 2009,
le retrait de la circulaire d’organisation des stages,
le maintien de la formation en alternance rémunérée après le concours, avec le
statut de fonctionnaire stagiaire, et avec une décharge des deux tiers pour la
formation didactique et pédagogique,
le maintien des IUFM, en tant qu’écoles professionnelles, et de leur potentiel de
formation et de recherche, en termes de personnels, de moyens et de lieux de
formation,
un recrutement de fonctionnaires statutaires, de la maternelle à l’université, par
concours et à la hauteur des besoins, selon un plan pluriannuel de recrutement,
le maintien d’un cadrage national et de programmes nationaux pour les épreuves
des concours.
Elle s’élève contre le passage en force des ministères en demandant :
le maintien de la formation en alternance avec le statut de fonctionnaire stagiaire
pour les lauréats du concours 2010, dans les mêmes conditions que pour les
lauréats des concours 2009,
que tous les étudiants qui passent le concours 2010 puissent se présenter au
concours 2011 et devenir fonctionnaires stagiaires.
En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.
Elle appelle à une nouvelle réunion de la CNFDE le samedi 28 novembre et décide de créer une commission de travail qui élaborera des contre-propositions, qui seront soumise à la CNFDE lors de la prochaine assemblée générale.
Textes adoptés à l’unanimité.
26 octobre 2009
Les MAT et les IMF en colère...
L'objet de cette colère: la mise en place, dès cette année, des stages en responsabilité pour les PE1 (étudiants préparant le concours de professeurs des écoles).
Cette année transitoire débute très mal, de nombreuses incertitudes pèsent sur la tête des étudiants. Les informations arrivent au compte goutte et sont parfois mêmes contradictoires. Les conclusions de la commission inter-universitaire de la rentrée ont été partiellement contredites lors du conseil d'école. Les informations sur les stages, données lors des réunions de rentrée, sont caduques puisque les stages en responsabilité sont bien prévus pour cette année.
- Une circulaire estivale qui empoisonne la rentrée
La Circulaire DGESCO n° 2009-109 du 20 août 2009 relative à l’organisation de stages pour les étudiants en master se destinant aux métiers de l’enseignement (Bulletin officiel n° 31 du 27 août 2009) instaure les stages en responsabilité:
"A partir de l'année universitaire 2010-2011, les stages en responsabilité seront destinés aux étudiants de M2."
"Dès l'année universitaire 2009-2010, des stages d'observation ou
de pratique accompagnée ET des stages en responsabilité devront être
proposés aux étudiants inscrits aux concours de recrutement et inscrits
dans une formation de niveau master ou déjà titulaires d'un M1 ou d'un
M2. L'objectif est, qu'au total, ces étudiants bénéficient de 108
heures de stage"
A la rentrée beaucoup espérait que ce "ET" se transforme en "OU". Mais l'espérance fut de courte durée: ni de "ou", ni de caractère facultatif. Il faut donc dans l'urgence, et donc dans la désorganisation la plus totale, trouver le moyen de placer les 560 étudiants de l'IUFM de Paris en stage en responsabilité!
- Responsabilité totale: ni sens, ni utilité, mais pourquoi tant de précipitation?
- Deux périodes de stages sont organisées:
- Stage 1: du 5 au 17 novembre (observation pour la première semaine, prise en charge ponctuelle de la classe sous la responsabilité de l'enseignant pour la deuxième semaine) - 2 étudiants par classe.
- Stage 2: du 4 au 15 janvier (pratique accompagnée pour la première semaine, stage en responsabilité totale pour la deuxième semaine - un jour sur deux, pour chaque PE1- enseignant titulaire absent.)
Le stage 2 ne se fera pas dans la même classe que le stage 1. La mise en responsabilité des étudiants s'effectuera donc après une seule semaine d'observation et de pratique accompagnée.
- Problèmes posés par les stages en responsabilité:
- Environ 600 étudiants à placer = 300 classes d’accueil. Il n'y a que 130 IMF (instituteurs maîtres formateurs) sur Paris. Le rectorat doit donc procéder au recrutement de 170 MAT (maîtres d’accueil temporaires) qui n'ont pas de mission de formation.
- Prise de responsabilité sans formation/préparation (rôle de la PE2 et non de la PE1, rôle des IMF et non des MAT), très mauvaise situation d’enseignement : sens et utilité?
- Les IMF seront chargés de visiter les PE1 en responsabilité pendant la semaine 4 sans suivi ni formation préalable. Responsabilité sans formation : que peut-on évaluer? Sens et utilité?
- Les conditions ne sont pas réunies pour faire de ce stage un moment utile à la formation. Une mauvaise expérience est à craindre pour de nombreux étudiants.
- Ce stage servira d'argument au gouvernement pour justifier l'absence de formation pour les reçus aux concours 2010.
- Ces stages laissent présager des conditions dans lesquelles les stages seront organisés en Master une fois la réforme en place.
- La colère gronde
- Mardi 13 octobre: réunion d'information à destination des IMF (amphithéâtre Batignolles)
Étaient présents: M. Mendelson, M. Zarka et Mme Leleu Galland
Extrait du compte-rendu:
"Les MF présents n'ayant pas reçu l'oreille attentive espérée ont décidé de rester dans l'amphi et ont proposé des actions, une organisation afin de faire barrage à cette nouveauté (stage en responsabilité) qui continue de casser l'école.
- Mobiliser les parents: Les informer (occupation des classes concernées, du bureau du directeur...)
- Mobiliser l'opinion publique, par un référendum sur l'avenir de la formation (et pas seulement sur cette période de transition)
- Informer les syndicats. Les enjoindre à se réunir pour la même cause (l'avenir du métier)
- Prévenir les médias de nos actions
- Une réunion d'information est prévue pour les MAT le jeudi 22/10. S'y rendre. Réfléchir à ce que l'on peut faire.
- Grève du zèle: envoyer une procédure d'alerte pour l'ensemble des étudiants, et ainsi ne pas quitter la classe la 4e semaine.
- Rester en fond de classe, quel qu'en soit le motif.
- Information à fournir en conseil d'école."
- Jeudi 22 octobre: réunion d'information à destination des MAT (amphithéâtre Batignolles)
Étaient présents: M. Mendelson, M. Zarka et Mme Leleu Galland etMme Odile Favre.
Extrait du compte-rendu:
"Aucune question n'est autorisée avant la fin de la présentation qui se termine par une diapo qui fait sourire ou pleurer au choix:
"Merci de votre contribution au bon fonctionnement de ce dispositif de formation"
Le vent gronde. Les futurs MAT s'interrogent. Les réponses restent évasives !
- Quand pourront-ils discuter avec les étudiants? Sur le temps de l'Aide Personnalisée? Pas de réponse.
- Sur la liste d'émargement qui circule dans l'amphi, on compte environ 160 noms or l'amphi est plein et compte plus de 200 places assises... étrange. Après plus d'une heure de réunion et sous la pression de la salle l'annonce est faite: "Seules les personnes inscrites sur cette liste sont retenues pour cette noble tâche. L'amphi s'insurge : "Il fallait le dire dès le début !".Certains quittent aussitôt la salle.
Ils se sentent méprisés, malmenés, infantilisés...
- L'ensemble des enseignants ignorait l’organisation des deux stages. Notamment les conditions de la semaine 4 (responsabilité). La lettre qui leur avait été adressée mi octobre ne précisait à aucun moment qu'ils devaient laisser leur classe aux étudiants!
L'amphi gronde, on entend des mots comme "boycott", "mépris". Des petites phrases comme "mais ils se foutent de nous"
- Certains veulent sortir du dispositif: Ils n'ont rien signé.
- Pour les MAT, la 4e semaine devient une semaine de stage "offert", n'entrant pas dans le décompte des 36 semaines de stage dans sa carrière.
- Certains MAT pensaient qu'ils obtiendraient un compte-rendu de ce qui se sera passé dans la classe avec l'étudiant. Il n'en sera rien.
- Certains ont le sentiment d'être utilisés comme bouche trou dans le cadre d'une réforme mal ficelée et faite à la va vite. Ces stages seront-ils utilisés pour justifier l'absence de formation des reçus aux concours cette année?
- Les MAT restant dans le dispositif ont émis l'hypothèse de ne pas quitter leur classe, ou au moins de rester dans l'école lors de la S4.
- Des questions concrètes ont été posées pour cette S4, sans réponse claire :
- une classe de neige prévue: qui part ? le MAT ou les deux PE1 ?
- les activités hors de l'école sur le temps scolaire (piscine, EPS en gymnase, etc.) : les PE1 doivent-ils / peuvent-ils accompagner seuls les élèves ?
Nous avons récolté quelques mails d'enseignants en colère, acceptant pour certains de prendre en charge le 1er stage, mais prêts à résister au 2e, en refusant de laisser leur classe.
Il semble nécessaire de poursuivre et unir nos actions
Une motion doit impérativement parvenir dans les écoles afin de résister à la mise en œuvre de ces stages, et informer les familles de ce que devient le métier d'enseignant. "
- Mardi 20 octobre: courrier du Président de la CPU adressé à V. Pécresse et L. Chatel
Extrait:
"Pour l’année de transition 2009-2010, elle s’inquiète quant aux
conditions dans lesquelles s’organisent les stages proposés par les
recteurs d’académie aux étudiants inscrits en master ou en préparation
aux concours et se destinant aux métiers de l’enseignement. C’est
pourquoi la CPU rappelle les points qu’elle estime importants pour le
bon déroulement de cette année transitoire :
- les stages doivent rester facultatifs.
- Les stages ne peuvent pas se trouver en concurrence avec une
préparation aux concours de qualité dont les cadres et les programmes
n’ont pas changé.
- Les stages proposés aux étudiants ne peuvent pas avoir comme
objectif principal d’assurer les remplacements d’enseignants dans les
académies mais bien s’inscrire comme des compléments de formation,
encadrés et suivis par des tuteurs universitaires.
Enfin, la CPU est préoccupée des conditions dans lesquelles des lauréats des concours 2010 risquent de se retrouver dans leurs classes sans aucune préparation et expérience professionnelle. C’est pourquoi elle demande que des aménagements substantiels de cette année de fonctionnaire stagiaire, bien particulière, soient proposés."
24 octobre 2009
Message transmis par mon formateur dégoûté
Courrier reçu par mail et retranscrit tel quel...
Petit PE1 escroqué par ChatelQ et Pcresse, lâché par une partie des
formateurs et administrateurs des IUFM et des universités, méprisé par la
FSU dirigée par le SNES, je prépare le concours PRCE en 2009-2010 sans même
savoir combien il y aura de postes (tout le monde trouve ça normal et poli
de nous apprendre deux jours avant le concours qu'il y a aura encore moins
de postes que les années précédentes).
Si j'ai le concours, je serai envoyé directos sur le terrain (je m'attends
au pire: un jour dans une commune en cycle 1, un jour dans une autre en
cycle 2 et un jour dans une troisième en cycle 3) sans rien savoir de
l'éventuelle formation que ChatelQ me réserve, mais en sachant déjà que ce
sera le grand n'importe quoi.
Si j'ai pas le concours, on me donnera peut-être 60 points ECTS de lot de
consolation, à condition que je ne rate pas trop mon premier "concours noir"
de décembre 2009 et, franchement, j'ai déjà des doutes en français parce que
la synthèse, j'en ai jamais fait, le programme de grammaire est démentiel et
avec un stage d'une semaine de pratique accompagnée je ne me sens pas au top
pour la question complémentaire.
On me donnera peut-être 60 points ECTS d'un M1 qui n'existe pas pour aller
dans un M2 qui n'existe pas encore. Ce sera au mois de juillet, une fois que
les zorros seront terminés.
Et voilà que ça s'agite déjà dans les officines pour la place du concours
dégradé de l'année 2010-2011. Et là je m'y perds :
Si c'est en septembre-octobre 2010, j'aurai à peine fini les zorros (et sans
doute pas digéré ma déconvenue) que déjà je serai invité à me réinscrire à
un concours bricolé à la hâte par de zélézagents sinistériels et à remettre
ça sur des programmes et des épreuves différents auxquels personne ne m'aura
aidé à me préparer.
Mais, bon, au moins, je serai (à quel prix ?) dans un M2
qui n'existe pas encore où j'attendrai sagement mais sans trop d'espoir les
résultats d'une inadmissible admissibilité.
Si je l'ai pas, l'admissibilité,
en novembre, mes parents vont gueuler que je me sois inscrit dans un M2 qui
ne me permettra pas d'être recruté ou alors comme bouche-trou de tous mes
copains déprimés par leur réussite au concours d'avant.
Mais je me goure peut-être : le concours dégradé de 2010-2011, il aurait
plutôt lieu en septembre-octobre 2011. Mais alors, si j'ai mes 60 ECTS en
juillet 2010 et mon M2 (qui n'existe pas) en juin 2011, ça veut dire que je
passerai l'admissibilité l'année universitaire d'après (2011-2012), mais
qu'est-ce que je ferai en attendant l'admission de juin 2012 ?
Il faut avoir l'esprit plus tordu que Sarkofion réunis (et c'est pas peu
dire) pour avoir songé (ou collaboré, je pèse mes mots) à une machine aussi
ubukafkaïenne que celle-là, sauf que ça me fait pas rire du tout.
Merci de m'éclairer, chers Diogènes !
Message transmis par mon formateur dégoûté.
23 octobre 2009
Compte rendu de l'AG du lundi 19 octobre
70 personnes ont participé à cette assemblée générale où ont été
réaffirmé les dangers de la réforme du recrutement et de la formation
des enseignants et les mauvaises conditions dans lesquelles débute cette année transitoire.
Nous avons aujourd'hui exactement les mêmes raisons de contester cette réforme que l'an dernier.
Nos revendications ne pourront être
obtenues qu'avec l'engagement de tous et la construction d'une véritable mobilisation.
Pour lire le compte-rendu intégral en pdf
Ont été abordés les points suivants:
1- Retour sur les modalités et la mise en oeuvre de la « masterisation » (voir compte rendu)
- Mobilisation 2008 - 2009
- Changement sur le niveau de recrutement
- Les dangers de la réforme
- Débat
2- Année transitoire 2009 – 2010 (voir compte rendu)
- Une promotion sacrifiée
- Stages en responsabilité PE1
- Débat
3- Revendications
- Abrogation textes modifiant la formation des enseignants, instaurant les stages en responsabilité des étudiants et ouverture de vraies négociations.
- Enseigner est un métier qui s'apprend, cela implique une véritable formation professionnelle en alternance encadrée par des formateurs eux mêmes formés.
- Ouverture des concours 2011 à tous les candidats présents au concours 2010 (revendication obtenue l’année dernière!) OU justifiant d’un cycle de 4 années universitaires.
- Refus des stages en responsabilité
- Une vraie formation professionnelle (type PE2) pour les lauréats du concours 2010.
- Ajout par la salle: Que tous les départs à la retraites soient remplacés.
- Vote d'une motion à l'unanimité :
L’AG réunissant formateurs, étudiants, stagiaires, personnels BIATOSS de l’IUFM de Paris le 19 octobre 2009, avec les syndicats SNUIPP-FSU, SNUDI-FO, SNLC-FO, SUD Éducation présents, dénonce les conséquences de la circulaire du 20 août 2009 qui permet de confier en responsabilité des élèves à 150 000 étudiants en stage, et demande le retrait de cette circulaire.
4 - Propositions / Actions
Être vigilant, se tenir informé:
- Inscription newsletter du blog, liste de diffusion mobilisation.
Rendre visible nos revendications
- Participation à la CNFDE du samedi 24 octobre et à la CNU du mardi 27 octobre
- Rédaction d'un tract à l'intention des parents
- Contacter les parents pour les informer que des étudiants stagiaires non expérimentés et non formés vont prendre les classes seuls pendant une semaine.
- Signature de la pétition: http://www.sauvonslaformation.com
Participer aux différentes journées d'action
- Journée nationale de manifestation le 17 novembre à l'appel de la CNU
Débattre et agir au sein de l'IUFM
- Organisation d'une demi journée/soirée banalisée: l'IUFM ouvre ses portes aux acteurs du système éducatif, aux parents d'élèves, conférence de presse...
- Demander à la direction de l'IUFM de communiquer toutes les informations au cours de réunions d'information auprès des étudiants, sans passer exclusivement par les coordonateurs.
- Rédaction d'une motion au conseil d'école rejetant les stages en responsabilité et réaffirmant l'opposition à la réforme.
- rdv hebdomadaire dès le premier lundi de la rentrée.
- Ajout par la salle: demander aux MF (et pourquoi pas aux MAT) de rester dans leur classe les 4semaines de stage (y compris semaine en responsabilité).























