IUFM PARIS EN GREVE

blog de l'IUFM de Paris sur la mobilisation contre la reforme de la formation et du recrutement des enseignants (masterisation). La grève, les manifestations et actions au jour le jour. Non à la casse de l'éducation du primaire à l'université.

28 novembre 2009

Et vous, vous faites quoi mardi ?

  • Face aux conséquences désastreuses de la réforme de la formation et le recrutement des enseignants , pour les élèves, les étudiants, les futurs enseignants et pour l'avenir de l'école et de ses valeurs,

La mobilisation des IUFM reprend !

- Motion de l'IUFM de Lyon -  ici on apprenait à enseigner...
- Motion de l'IUFM de Grenoble
- Appel de l'IUFM Midi-Pyrénées - Formation des enseignants et des CPE: Ensemble pour arrêter la destruction programmée !
- L'IUFM de La Réunion est en grève
- Les formateurs de Livry-Gargan se mobilisent à propos des ECTS.


L'IUFM de Paris se réveille petit à petit !

- Lundi 19 octobre nous étions 70 en Assemblée Générale
- Lundi 23 novembre, nous étions plus de 80 en Assemblée générale.
- Mardi 24 novembre, plus de 300 manifestants représentaient les IUFM (Paris, Versailles, Cergy, Livry Gargan)

Mardi 1er Décembre
12 h - MOLITOR : Réunion d’information
18 h - BATIGNOLLES : Assemblée générale

Parce que le métier est en danger ! Parce que les futurs enseignants ne seront pas formés ! Parce que l’école publique est menacée ! Parce que ce sont des générations d’élèves qui seront sacrifiées ! Parce que cette réforme entraîne la précarisation des enseignants!

Venez réagir, vous informer, échanger et décider de la suite

Tract - mardi 1er décembre

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Valerie Pecresse et Luc Chatel, incompétents ou menteurs?

Voici un article de Libération qui relate l'intervention de Valérie Pécresse  à l'Assemblée hier et qui explique que les élèves des IUFM ne voient jamais de classe avant de prendre leurs fonctions après avoir réussi le concours! Je ne sais pas trop si on doit en rire ou en pleurer...

Le lien vers l'article : http://www.libelille.fr/saberan/2009/11/iufm-p%C3%A9cresse-voit-des-stages-nulle-part.html

Mercredi 25 novembre... Luc Chatel confirme les propos de Valérie Pécresse


Luc Chatel - Questions au Gouvernement - 25 novembre 2009
par Luc-Chatel

L'IUFM de la Réunion en grève

Le personnel et les étudiants de l'institut universitaire de formation des maîtres de la Réunion, réunis en assemblée générale ce matin, ont voté la grève pour laquelle ils avaient déposé un préavis mercredi.

 

Ils protestent contre la réforme qui doit s'appliquer à la rentrée. Cette réforme, dite «masterisation» car elle prévoit de recruter les futurs enseignants au niveau master 2 (bac + 5), avait été l’un des motifs centraux de la contestation universitaire du printemps et, de ce fait, repoussée d’un an. La réforme prévoit que la formation incombe désormais aux universités via ces masters, et non plus aux IUFM.

Les participants à l'assemblé générale se sont ensuite rendus devant le rectorat pour manifester. Il pourrait également y avoir des actions menées cet après-midi, lors du vote du budget au conseil d'administration de l'université.

Source: Le Quotidien de la Réunion et de l'océan indien

27 novembre 2009

On ne naît pas étudiant, on le devient

La conférence des directeurs d'IUFM, a décidé de mettre en place une campagne de communication nationale sur le thème « On ne naît pas enseignant, on le devient ! » suite aux annonces ministérielles du 13 novembre, en créant des tracts à destination du grand public.

Les tracts sont destinés à être imprimés en format A5. Chaque tract comporte au recto un visuel avec le slogan « On ne naît pas enseignant, on le devient ! » (sept visuels différents) et un texte au verso (le même pour les sept visuels).

Tracts en pdf:   tract1   Tract2   Tract3   tract4   Tract5   tract6   tract7

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26 novembre 2009

La réforme de la formation des enseignants, conte de fées de M. Chatel et Mme Pécresse

Jean-Louis Fournel pour SLU, "Le Monde", 26 novembre 2009
Pour lire ce texte sur le site du Monde

Beaucoup a été dit sur la très barbare "mastérisation" de la formation des enseignants. Mais il est encore nécessaire de répéter comment cette réforme néfaste n’est liée qu’à un tour de passe-passe laissant croire que la simple suppression d’une année de formation rémunérée (soit 10 000 à 15 000 postes de fonctionnaires économisés chaque année pour le budget de l’Etat) équivaudrait à un prolongement et donc à un progrès qualitatif de la formation.

Il est également sain pour le débat démocratique de rappeler que la véritable raison de cette réforme relève de ce qu’une phrase brutale du projet de budget qualifie joliment de recherche d’"un gain de productivité" (faisant au passage un édifiant parallèle entre cette réforme et la suppression du service militaire...). Il n’est pas inutile non plus de faire remarquer que, avec une morgue qui ne se dément pas, les ministres concernés n’ont tenu aucun compte des propositions des groupes de travail qu’ils avaient eux-mêmes convoqués.

Et ce au grand dam d’institutions qui ne peuvent passer pour de farouches opposantes à la réforme, mais qui ont pourtant jugé, récemment, que les décrets promulgués cet été sont "la pire des solutions". Nous pensons notamment à la conférence des présidents d’université ou à la conférence des directeurs d’Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM).

Pourtant ce n’est pas sur tout cela - qui relève de faits, non d’opinions - que l’on voudrait ici insister, mais plutôt sur l’effarement qui saisit le lecteur du récent article publié par les ministres en charge de ce dossier (Le Monde du 18 novembre). Certes, ce texte comporte des énoncés qui ne sont pas insupportables. Pour l’essentiel, les grands axes qui, à leurs yeux, justifient la réforme de la formation des enseignants pourraient être acceptés par la très grande majorité des citoyens : qui donc pourrait s’élever contre l’éloge de la place de l’éducation et des maîtres dans la communauté nationale, contre la reconnaissance du mérite et des difficultés des enseignants, contre la nécessité d’une formation pratique et professionnelle solide, contre l’affirmation du lien nécessaire entre la recherche et la formation dans les universités ?

Autosatisfaction

Mais c’est bien là que le bât blesse : la question tient moins à ce que dit cet article qu’au fossé entre la réalité et ce dont il prétend parler. La réforme en question anéantit la formation pratique en éliminant l’année de formation dans les classes : les futurs enseignants et leurs élèves sont ainsi sacrifiés sur l’autel des "gains de productivité". Elle transforme la cinquième et dernière année d’étude en un parcours du combattant : les candidats aux concours devront suivre des cours et séminaires, effectuer un ou deux stages, mener une recherche originale débouchant sur la rédaction d’un mémoire, enfin préparer et passer dans le même temps un, deux, trois, voire quatre concours !

De cela, ni la formation ni la recherche ne sortiront indemnes. Et que personne ne se leurre, la reconnaissance - notamment salariale - du mérite reconnu aux enseignants avec des sanglots étouffés dans les phrases attendra. Les ministres nous racontent ici des "histoires" : ils inventent un scénario de conte de fées où tout est bien qui finit bien après un an et demi de débats et de combats dont cet article ne nous dira rien ; une histoire où toute conflictualité est gommée (jusqu’à justifier paradoxalement la réforme par la glorification des "perdants" - celles et ceux qui échoueront aux concours).

Ils se mettent en scène avec une autosatisfaction qui illustre à quel point cette affaire relève moins pour eux de l’éducation nationale que de la construction d’une position tactique au service des injonctions de leur chef - et de leurs carrières. Dans cette perspective, la relation entre leurs propos et les faits est secondaire, tout comme la nature du débat que leurs décisions prétendent trancher. Ils n’ont que mépris pour les contingences "réalistes" ou pour les expressions différentes des leurs ; ils n’éprouvent pas de grand intérêt pour les choses qui sont là et pour les mots qui tentent de les penser et de les organiser, bref pour la politique. M. Chatel et Mme Pécresse ne font plus de politique, ils font de la communication. Ce dévoiement de la parole est-il une fatalité de la vie politique ? Nous espérons que non.

Sans doute les ministres pensent-ils faire ainsi illusion jusqu’à la prochaine élection, quel que soit le prix à payer pour les élèves, les étudiants et les enseignants de la maternelle à l’université. Curieuse façon de relever le "défi" qu’ils évoquent dans leur titre... Quelle malchance pour l’école, quel danger pour la nation !

Jean-Louis Fournel, professeur à l’université Paris VIII, pour SLU

25 novembre 2009

Oh le beau cortège!

Mise à jour 26 novembre - 10h...

L'album photo de la manifestation du 24 novembre est ici

Plus de 80 en AG lundi soir, 300 à la manif mardi... C'est reparti !

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Ici, on apprenait à enseigner…

IUFM de Lyon Assemblée Générale - Mardi 24 novembre

L’Assemblée Générale un jour de grève a rassemblé plus de 160 personnes (formateurs, Biatoss, étudiants, stagiaires – dont stagiaires FC, étudiants. 

Comme cela avait été convenu avec le collectif, le directeur a pris la parole pour inviter à « ne baisser ni la garde, ni les bras ». Il a annoncé les manifestations communes à plusieurs IUFM prévues le 7 décembre, et rappelé la teneur des communiqués de la CDIUFM et de la CPU.

Puis on a présenté le contenu des textes du 13 novembre dernier : maquettes et dates de concours, replacés dans un cadre plus large, qui est celui de la baisse des recrutements dans la fonction publique.

Par ailleurs, si enseigner est un métier qui s’apprend, on en supprime la formation professionnelle…

On a terminé en discutant et votant le texte [ci-joint]

Accrochage de deux banderoles sur les grilles de l’IUFM : « Ici on apprenait à enseigner »

Belle et forte présence, enfin, de l’IUFM dans la manifestation lyonnaise…

Texte adopté à l'AG du 24 novembre à l'IUFM de Lyon


Ce que nous ne voulons pas :

- Un rallongement d’études sans garantie d’emploi

- Des non titulaires remplaçants dans le 1er degré et dans le 2nd degré

- L’amoindrissement de la dimension de recherche des masters universitaires

- La réduction dramatique de la formation professionnelle des enseignants

- Le financement par les étudiants et leurs familles de cette formation professionnelle

- Des arrangements locaux pour appliquer les réformes entrainant les inégalités locales, sociales et les disparités territoriales

- Une réforme dont le seul but est de réaliser des économies

Ce que nous voulons:

- L’abrogation de la réforme dite de mastérisation, et des décrets qui la mettent en place

- Une formation professionnelle des enseignants dans des instituts nationaux débouchant sur un recrutement en tant que fonctionnaire dans un corps d’État.

- Des IUFM réformés et non pas supprimés pour mieux répondre aux exigences de l’éducation dans la société d’aujourd’hui

http://collectifiufmlyon.blogspot.com/


Motion de l'IUFM de Grenoble

Motion votée à l’unanimité le 24/11/2009 à l’IUFM de Grenoble

Les étudiants,  stagiaires et tous les personnels de l’IUFM de Grenoble réunis en AG le mardi 24 novembre 2009
considèrent :

- que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants constitue  une attaque frontale contre l’ensemble de l’École,
- que la réforme proposée prend en otage les élèves, les étudiants actuellement en Licence et les stagiaires au nom d’une privatisation du Bien Public, sous couvert d’économies budgétaires,

réaffirment :

- leur attachement à un réel service public d’éducation pour tous et sur tout le territoire,
- leur attachement à une véritable formation professionnelle initiale et continue des enseignants,
- leur opposition aux décisions ministérielles présentées les 13 et 18 novembre 2009,

demandent :

- l’abrogation des décrets de juillet 2009 et l’abandon de cette réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Une toute autre réforme est nécessaire, avec un temps de formation augmenté,
- des postes à la hauteur des besoins,
- le maintien des statuts de la fonction publique et une véritable revalorisation salariale,

et appellent les personnels de l’Éducation Nationale à ne pas appliquer cette réforme, à ne pas participer à sa mise en place et à s’y opposer par tous les moyens administratifs et pédagogiques en leur possession. Il revient aux partisans de la réforme d’en être ouvertement les artisans.

Appel de l’IUFM Midi-Pyrénées

Formation des enseignants et des CPE :
Ensemble pour arrêter la destruction programmée !

Les personnels et usagers de l’IUFM Midi-Pyrénées, réunis en assemblée générale le 24 novembre 2009 dénoncent le projet destructeur du gouvernement de réforme et de recrutement des enseignants présenté le 13 novembre 2009 aux organisations syndicales des personnels.

Elaborées en dehors de toute concertation, au mépris de tous les acteurs de l’éducation, de la formation et de l’enseignement, de la maternelle à l’université ces orientations INACCEPTABLES condamnent la formation professionnelle des enseignants et des CPE, conduisent, dès l’an prochain, à la suppression des IUFM, écoles internes universitaires professionnelles et, à court terme, à la destructuration du service public d’éducation.

Ils alertent l’opinion publique, les jeunes se destinant aux métiers de l’enseignement, les parents d’élèves sur les graves conséquences de ces orientations qui font payer aux familles l’allongement des études, barrent l’accès au métier d’enseignant aux jeunes issus de milieux modestes, placent sans aucune expérience, formation et encadrement dès cette année des étudiants en face d’élèves et conduiront, dès l’an prochain les nouveaux lauréats des concours ainsi que les étudiants à prendre la responsabilité de classe sans avoir appris le métier.

Ils appellent tous les acteurs concernés de la maternelle à l’université, tous les citoyens, à faire converger leurs luttes afin qu’un FRONT UNIQUE, le plus large possible fasse barrage à la destruction programmée de la formation des enseignants et plus largement du service public d’éducation.

Ils demandent le RETRAIT de ce projet qui passe par l’ABROGATION des décrets relatifs aux modalités de recrutement des enseignants et des CPE publiés le 29 juillet 2009 malgré une vive opposition de l’ensemble de la communauté scolaire et universitaire et l’élaboration de contre propositions prenant en compte la complexité et l’évolution du métier d’enseignant, un métier qui s’apprend. L’avenir de l’école en dépend.

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24 novembre 2009

Les médias relaient-ils enfin nos revendications ?

Après cette journée de manifestation vient le moment de voir comment les médias relaient nos revendications. Libération titre sur l'IUFM ce soir. L'article vaut ce qu'il vaut mais ça fait plaisir tout de même (notamment la photo...)

L'article est ici.

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Nous n’appliquerons pas leur réforme !

Appel aux enseignants de la maternelle à l’université, aux parents d’élèves, à tous les citoyens
(SLU, 24 novembre 2009)

Le 13 novembre 2009, le gouvernement a présenté ses décisions concernant la réforme de la formation des enseignants pour les écoles, les collèges et les lycées.

Nous, personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche, nous lui répondons aujourd’hui que nous refusons d’appliquer ces décisions néfastes, prises en dépit du bon sens et au mépris de tous.

Au mépris des étudiants,

- Le gouvernement maintient sa logique d’augmentation de la durée des études non rémunérées en faisant passer de quatre à cinq ans la durée minimale séparant le bac de la réussite au concours d’enseignement, sans aucun plan d’aides massives aux étudiants et sans la moindre revalorisation salariale ensuite, dans le déroulement des carrières.

- Le gouvernement choisit d’ignorer la spécificité évidente de chacun des métiers de l’enseignement en considérant, dans le nouveau calendrier des concours, qu’il est acceptable de demander aux mêmes candidats de passer successivement à quelques semaines d’intervalle les concours de professeur des écoles, de professeur des lycées et collèges, de professeur de lycée professionnel.

Au mépris de la qualité de la formation des futurs enseignants,

- Le gouvernement aménage la première année d’études supplémentaires (master 1, ex-maîtrise) en une simple année de bachotage généraliste et prétend que les étudiants de deuxième année (ex-DEA) pourront en quatre mois seulement, entre les écrits et les oraux, à la fois préparer un oral de concours, suivre des stages, rédiger un mémoire de master, se former à la recherche, s’initier à la dimension internationale de leur fonction future et connaître l’organisation de l’éducation nationale.

- Le gouvernement détruit toute formation professionnelle dans sa réforme en réduisant à une peau de chagrin la formation alternée qui constituait la première année post-concours. Il la remplace par de « pseudo-stages » organisés par les seuls rectorats et entérine la destruction de vingt ans d’expertise didactique et pédagogique au sein des IUFM (anciennes Ecoles Normales).

- Le gouvernement feint de croire que les masters ainsi conçus, dont le niveau aura dramatiquement baissé, pourront délivrer un diplôme professionnalisant. Or, celui-ci ne sera qu’un alibi pour envoyer ceux qui n’auront pas le concours enseigner comme précaires de l’éducation nationale.

Au  mépris des élèves,

- Ce projet s’inscrit dans une politique globale : depuis des années, le gouvernement s’obstine à vouloir réduire le nombre de postes d’enseignants dans le premier et le second degrés, en diminuant constamment le nombre de postes mis aux concours et en développant tout un arsenal de mesures qui fragilise la formation des futurs enseignants.

- Le gouvernement restreint le nombre de titulaires remplaçants au point de rendre impossible le simple remplacement des collègues malades dans les classes des écoles, lycées et collèges. Au lieu de remplaçants formés, les rectorats envisagent aujourd’hui d’envoyer en stage des étudiants sans le moindre encadrement didactique et n’ayant pas encore les concours.

- Au détriment de la sécurité la plus élémentaire, ces étudiants en formation, placés pour la première fois devant des élèves, seront responsables, civilement et pénalement, de leur classe.

Au mépris du service public d’enseignement et de recherche,

- Le gouvernement rompt avec l’idée que la formation au service public doit se faire au sein du service public, en mettant en place un calendrier des concours de recrutement (d’octobre à décembre) qui va précipiter le recours aux institutions privées pour un bachotage préparatoire aux épreuves durant les mois d’août et de septembre.

- Le gouvernement déséquilibre les formations universitaires existantes dans leur articulation avec la recherche, et prépare en particulier la disparition de toute formation à la recherche dans les lettres et sciences humaines et sociales en détournant les viviers d’étudiants des offres de formation existantes vers les seuls parcours d’enseignement.

Au mépris de toute écoute et de toute efficacité dans l’action gouvernementale,

- Les ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur persistent dans la mise en place de la réforme de la formation des enseignants sans tenir le moindre compte des critiques unanimes et des propositions avancées par tous les acteurs de ce débat depuis des mois, notamment sur le calendrier des épreuves de concours et sur les nécessaires équilibres entre formation disciplinaire et formation pédagogique.

Nous n’appliquerons pas cette réforme, nous ne mettrons pas en place les stages, nous ne rédigerons ni projet de maquettes ni parcours de formation,

Nous ne contribuerons pas à la destruction du service public de l’enseignement et de la recherche de la maternelle à l’université.

Que le gouvernement prenne ses responsabilités. Nous prenons les nôtres !

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23 novembre 2009

Grève mardi 24 novembre


Manifestation 14h30 - Port Royal


RDV  des IUFM d'Ile-de-France: à gauche de l'entrée du bd Montparnasse


Départ IUFM Paris: RDV 13h dans le hall des deux sites

Tract en pdf

22 novembre 2009

Les choses bougent, ne restons pas immobiles!

Suite aux dernières déclarations ministérielles les réactions se multiplient:

  • Coté institutionnel

"un bond en arrière de trente ans", président de la CDIUFM
"il est indispensable que les ministères reviennent sur les schémas actuellement proposés", CPU   
"cette réforme n’est pas acceptable", CDIUFM

"une vision archaïque de la formation des enseignants", CNESER

  • Coté syndical

"Jamais attaque contre la formation des enseignants n'aura été aussi violente", snesup-FSU
"Formation des enseignants : droit dans le mur !", Unsa
"le Sgen-CFDT dénonce avec colère  les responsables d'une régression dramatique"
"Les pires craintes des étudiants se confirment", UNEF
"Le projet de mastérisation du gouvernement reste inacceptable en l’état et s’apparente à une somme de « bricolages » successifs" , snes fsu

La mobilisation des IUFM reprend (IUFM de Livry-Gargan, IUFM de Lyon, IUFM de Grenoble, IUFM de Nord pas de calais...) Et nous? Et vous?

  • Parce que nous croyons encore qu'enseigner est un métier qui s'apprend !
  • Parce que nous croyons qu'une large mobilisation peut faire plier le gouvernement et amener à de vraies concertations !
  • Parce que nous pensons que l'IUFM de Paris doit être présent et visible à la manifestation de mardi !

Réunion d'information et de mobilisation
Lundi 23 novembre, 18h, Amphithéâtre de Batignolles

Venez nombreux, parlez-en autour de vous! L'objectif de cette réunion est de faire un rapide point sur les "derniers rebondissements", répondre à vos questions, construire la mobilisation et préparer la manifestation de mardi.

21 novembre 2009

A propos des ECTS, les formateurs de Livry-Gargan se mobilisent

Propositions adoptées par l’Assemblée Générale des formateurs de Livry-Gargan

le 9 novembre 2009

L’Assemblée générale réaffirme son opposition totale à la réforme du recrutement et de la formation des enseignants. Elle exige l’abrogation des décrets et se réjouit que la Coordination Nationale de la Formation des Enseignants, la Coordination Nationale des Universités, la FSU, Sud, la CGT et l’UNEF aient adopté la même revendication.

L’Assemblée Générale considère que pouvoir repasser le concours l’an prochain en cas d’échec doit rester un droit sans condition, comme c’était le cas jusqu’à présent.

Il n’est pas acceptable que l’assiduité aux cours ou des notes obtenues en cours de préparation d’un concours puissent être pénalisantes.

Elle appelle en conséquence les formateurs à ne remettre à l’administration ni notes ni feuilles d’émargement car elles pourraient nuire aux PE1.

De surcroît, les formateurs réunis se refusent à imaginer des dispositifs d’évaluation visant à valider « tout ou partie » des 60 ECTS constitutifs d’un M1. En effet, celui-ci n’existe pas, il n’a pas d’architecture et le découpage en ECTS n’est pas défini.

De plus, la composition de la commission d’évaluation finale n’est pas connue, ni les critères sur lesquels elle s’appuiera.

En l’état, l’Assemblée Générale propose à l’ensemble des formateurs de ne pas organiser les épreuves spécifiques que l’Administration souhaite mettre en place en décembre.

Enfin, si validation de M1 il devait y avoir, cette validation ne concernerait que les PE1 non admissibles au concours : il serait toujours possible de faire une évaluation après les résultats de l’admissibilité

"Cette réforme est un bond en arrière de trente ans"

interview de Gilles Baillat, président de la CDIUFM, Le Point, 18 novembre 2009
Pour lire l'article sur le site du point et voir la très bonne (!) photo qui illustre cet article c'est ici

La réforme de la formation des enseignants, un des motifs centraux de la contestation universitaire du printemps, continue de susciter l'ire des syndicats. Présenté aux organisations syndicales le 13 novembre par la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse et le ministre de l'Éducation nationale Luc Chatel, le projet "définitif" prévoit que la formation des enseignants incombe désormais aux universités par l'intermédiaire des masters, et non plus aux instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM). Gilles Baillat, président de la conférence des directeurs d'IUFM, répond aux questions du point.fr.

lepoint.fr : Que vous inspire le dernier projet de réforme de la formation des enseignants ?    

    Gilles Baillat : Je suis consterné par ces annonces. La réforme, telle qu'elle nous a été présentée l'an passé, avait suscité beaucoup de mécontentement, c'est pourquoi des groupes techniques de propositions avaient été mis en place au début du mois de septembre. Un travail important a été fait et beaucoup de propositions ont été avancées au terme de ces rencontres, comme la professionnalisation des masters ou des masters à spectre plus large qui pourraient offrir une formation à d'autres activités professionnelles, en ressources humaines en entreprise par exemple. En réalité, ce fut une concertation pour rien, puisque les décisions du gouvernement étaient prises d'avance.

Que reprochez-vous à ce projet ?    

Le gouvernement souhaite des masters généralistes en privilégiant la dimension disciplinaire à la pédagogie proprement dite. Cela permettrait officiellement à ceux qui échouent aux concours de se réorienter vers un autre métier. Or, nous ne voyons pas en quoi un étudiant en grec ancien ou en lettres modernes n'ayant pas été reçu au concours pourra plus facilement s'insérer dans le marché du travail. Les ministres font aussi comme si les étudiants qui s'inscrivent dans un master et préparent un concours vont abandonner s'ils ne sont pas admissibles alors que la plupart des étudiants le repassent deux, voire trois fois. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ils veulent devenir enseignants.   

Qu'est-ce que cela va changer dans la formation des enseignants ?    

Les étudiants inscrits dans ces masters vont avoir d'une part des cours et d'autre part des stages. Mais rien n'est dit dans les textes sur la manière dont les stages vont être intégrés dans la formation. Ce n'est pas le tout de placer des étudiants dans les écoles, il y a un travail qui est aujourd'hui fait avant et après ces stages qui leur permet de se construire une véritable expérience professionnelle. Le risque est de considérer, comme c'est le cas avec cette réforme, que les stages sont secondaires. C'est un bond en arrière de trente ans. Avec ce texte, on considère que, si un enseignant a de solides connaissances de la matière qu'il veut enseigner, cela suffit. Mais, enseigner, c'est un métier qui s'apprend et qui nécessite une véritable formation. Et cette réforme passe à côté de cela.

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20 novembre 2009

Position de la CPU du 18 novembre

"La CPU ne peut pas accepter les propositions arrêtées par les ministres de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la mise en œuvre de la réforme de la formation des enseignants."

La suite ici.

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18 novembre 2009

Communiqué de la CDIUFM du 18 novembre

En intégralité ici.

"Qu’importe si cela met à mal l’équilibre de toute l’offre de formation de niveau master dans les universités. Qu’importe si cela transforme la formation des enseignants dans notre pays en un véritable champ de ruines faisant fi des compétences professionnelles attendues d’un enseignant, au détriment, au bout du compte, de l’intérêt de nos enfants. Qu’importe enfin si les choix qui sont faits pour notre pays nous éloignent radicalement des options retenues par l’ensemble des pays qui souhaitent aujourd’hui véritablement élever la qualité de la formation des enseignants.

Pour toutes ces raisons cette réforme n’est pas acceptable et ne peut que susciter l’opposition detous ceux qui restent attachés à la formation des enseignants."


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La "masterisation" à nouveau dans l'oeil du cyclone

Véronique Soulé, C'est classe!, Blog libération, 17 novembre 2009.

Rien ne va plus autour de la réforme de la formation des enseignants. Au coeur du mouvement de l'an dernier, la "masterisation" risque-t-elle de remette le feu aux poudres  ? Une bonne partie du monde syndical est vent debout contre les dernières annonces. Ce matin invité de France Inter, le ministre de l'Education Luc Chatel a bien promis des discussions. Mais il n'a donné qu'une quinzaine de jours pour que tout soit conclu....

Les deux ministres de l'Education nationale, et de la Recherche et de l'Enseignement supérieur (Valérie Pécresse), en charge du dossier, ont présenté leurs derniers arbitrages vendredi dernier aux partenaires sociaux. Ils portent sur les deux questions les plus explosives de la réforme qui avaient été reportées à plus tard devant la mobilisation. Il s'agit essentiellement de la place des concours de recrutement au cours des deux années de master, et du contenu des épreuves elles-mêmes, avec la place réservée aux savoirs disciplinaires et celle réservée à la formation professionnelle.

Les ministres ont donc tranché. Les concours - celui des professeurs de lycées professionnels, celui de CPE (conseiller principal d'éducation), le capes mais aussi l'agrégation pour les enseignants du secondaire, etc - auront tous lieu au cours de la deuxième année du master (en Master 2 ou M2).

Plus précisément, les épreuves d'admissibilité - la première partie du concours - pour les professeurs des écoles se dérouleront en septembre, avec des résultats prévus en novembre. Celles des enseignants du second degré, comme des CPE, seront organisées en décembre, avec des résultats prévus à la mi janvier. Les épreuves d'admission - la seconde partie - auront lieu, elles, en fin d'année de M2. Pour l'agrégation, le écrits seront en avril, les oraux en juin-juillet.

Pour le contenu, les deux ministres ont décidé que les Masters "Métiers de l'enseignement" qui vont être créés dans les universités seront "généralistes", privilégiant la dimension disciplinaire à la pédagogie proprement dite. Officiellement, cela devrait permettre à ceux qui échouent aux concours de se réorienter vers un autre métier.

Pour l'admissibilité, les candidats auront deux épreuves écrites disciplinaires. Pour les professeurs des écoles, ce sera "le français et la culture humaniste", et "les mathématiques et les sciences". En fin de parcours, pour l'admission, on jugera enfin un peu de l'aptitude professionnelle des candidats, à qui il sera notamment demandé de préparer une leçon.

Les principales organisations syndicales d'enseignants  - le Snuipp-FSU (premier syndicat du primaire), le Snesup-FSU (pour le supérieur), le SE-UNSA, le Sgen-CFDT, FO, le Snalc (considéré à droite) dans une moindre mesure, etc -, et d'étudiants comme  l'Unef ont aussitôt réagi et dénoncé ce qui représente à leurs yeux une régression et une dégradation de la formation. Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire favorable à la réforme sur le fond, n'a diffusé un communiqué que ce matin, jugeant "le projet inacceptable" en l'état.

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