ESPE PARIS MOBILISÉ

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https://www.facebook.com/groups/158495221618356/ (étudiants Espé)

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Devant le succès du site et pour éviter toute confusion, nous précisons que ce blog est indépendant de l'opinion institutionnelle de L'ESPE et ne reflète pas forcément celle de l'ensemble du collectif à son initiative.

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04 septembre 2018

Grève générale et nationale le mardi 9 octobre 2018

Les syndicats de salariés CGT et FO, ainsi que les organisations Unef et UNL, appellent les travailleurs, les étudiants et les lycéens à une journée de grève interprofessionnelle (générale) et nationale le mardi 9 octobre 2018.

http://www.cestlagreve.fr/greve/generale-nationale-9-octobre-2018/

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31 août 2018

première rencontre des ESPEs Ile de France (Paris Créteil Versailles) vendredi 7 septembre de 18h à 21h

Àl'initiative d'étudiants et stagiaires mobilisés, une première rencontre Ile de France (Paris Créteil Versailles) est organisée le vendredi 7 septembre de 18h à 21h à la Bourse du travail, 3 rue du Chateau d'Eau à Paris – Métro République

 

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Réunions d'information syndicale ESPE jeudi 6 midi

Voici en pièce jointe l'appel à se réunir jeudi midi prochain des syndicats de l'Espé Paris (CGT FERC Sup, FO-SNPREES, SNESUP). Le SGEN-CFDT ne signe pas le texte mais appelle les personnels à participer aux réunions et sera présent.

jeudi 6 septembre 12h30-13h30

- Molitor : salle B2

- Batignolles : salle 101

Pour information, je vous joins le compte rendu de l'intervention de Blanquer à la CPU (conférence des présidents d'université) le 29 août sur la formation des enseignant-e-s (source AEF). No comment !!!

A propos de la situation sur Paris pour la liste complémentaire 1er degré, le rectorat n'appelle que les 4 premiers (sur 95 +1) et annonce la fermeture de la liste et embauche des contractuels pour "boucher les trous"... 2 pétitions sont en ligne, dont une spécifique à Paris. N'hésitez pas à signer.

https://www.change.org/p/snudifo75-autoriser-l-ouverture-entière-de-la-liste-complémentaire-crpe-paris-2018

https://petitionlc.snuipp.fr/

Faites circuler les informations.

Fraternellement.

Antoine Boulangé (pour l'intersyndicale Espé Paris - Sorbonne Université)

tract de rentrée_2018

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27 juin 2018

On a besoin de PE à Paris : appel de toute la liste complémentaire - 0 contractuel !

COMMUNIQUÉ :
"Les résultats du CRPE ont été publiés vendredi 22 juin au soir. La liste principale se compose de 314 admis, le rectorat a classé 97 candidats en liste complémentaire. Le 11 avril 2018, au CE de l'ÉSPÉ de l’académie de Paris, le DASEN reconnaissait qu' il allait lui manquer 107 postes pour assurer les besoins dont les dédoublements en CP-CE1 en REP/REP+.
Nous refusons que la liste complémentaire soit considérée comme un vivier de recrutement de contractuels.
Nous demandons que l'ensemble de la liste complémentaire soit appelé avant le 1er septembre et intègre la formation à l’ÉSPÉ sous statut de fonctionnaire stagiaire.
Les personnels, enseignant-e-s, Biatss, et les étudiant-e-s de l'ÉSPÉ de Paris mobilisé-e-s, réunis le 26/06/2018
Avec le soutien des syndicats CGT,CFDT, FO,FSU".

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25 juin 2018

MOBILISATION INTERPROFESSIONNELLE LE 28 JUIN 2018

COMMUNIQUÉ UNITAIRE CGT, FO, Unef, UNL, FIDL

mercredi 13 juin 2018

Réunies le 12 juin 2018, les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FO, Unef, UNL et FIDL apportent leur soutien aux étudiants et aux travailleurs, actifs, chômeurs ou retraités, des secteurs public comme privé, mobilisés pour la défense de leurs droits et l’aboutissement de leurs revendications.

Ces luttes s’inscrivent dans la contestation de la politique idéologique menée par le gouvernement, y compris dans l’éducation en instaurant la sélection à l’université et laissant des milliers de lycéens sur le côté, en mettant fin au caractère national qu’est le baccalauréat, vecteur d’égalité.
La journée de mobilisation du 22 mai, menée à l’appel de l’ensemble des fédérations de fonctionnaires et avec la présence de toutes nos organisations, tout comme l’ensemble des actions menées dans le privé, constitue un signal fort.
Nos organisations saluent et soutiennent la lutte unitaire des Cheminots et réaffirment la nécessité d’un service public du ferroviaire.
Nos organisations s’inquiètent d’une remise en cause de notre modèle social et républicain et, ce, dans un contexte d’explosion des inégalités. La persistance de l’austérité entraîne des réductions drastiques de missions publiques et sociales et menace les services publics comme l’intégralité de la protection sociale. La modération salariale et plus largement la non-redistribution des richesses, ainsi que les choix fiscaux qui sont faits en faveur des riches, viennent réduire le pouvoir d’achat des travailleurs et aggrave la paupérisation.
Les politiques mises en œuvre relèvent d’une logique d’individualisation au prix de la casse des statuts et des droits collectifs à tous les niveaux, dès les études. Elles mettent à mal la solidarité et la justice sociale, valeurs essentielles de la cohésion sociale.
Nos organisations affirment que leur rôle est essentiel à la démocratie sociale, notamment au travers de la négociation et du paritarisme. Elles constituent un contrepoids plus que jamais nécessaire dans une société qui se fracture et où le social devient une « simple » variable d’ajustement budgétaire.
Face à cette situation et à des décisions régressives qui s’opposent aux demandes légitimes des travailleurs et de la jeunesse, l’heure est à la défense des valeurs essentielles comme notre modèle social. Les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FO, Unef, UNL et FIDL s’engagent, dès à présent, dans la construction d’un rapport de force interprofessionnel.
Dans la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle, avec la plus grande unité possible, elles invitent leurs structures fédérales, départementales et locales à se rencontrer et à faire de la journée du 28 juin 2018 une grande journée de revendications et de mobilisations en allant, notamment, à la rencontre des travailleurs et de la jeunesse. Des initiatives seront organisées partout sur le territoire.
Au-delà des signataires de ce communiqué, l’ensemble des organisations syndicales et de jeunesse est invité à se réunir dès fin août pour analyser la situation sociale et envisager les initiatives à prendre, dans le cadre d’une démarche unitaire la plus large possible.

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20 juin 2018

Réunion d'information – Débat Mardi 26 juin de 11h à 13h30 - Espé Batignolles

Formation des enseignant-e-s : un « massacre à la tronçonneuse » annoncé !
(Heure d'information syndicale déposée de 11h à 12h pour permettre aux personnels de s'absenter)
Après des mois de « ballons d'essais », de « fuites » organisées, de rumeurs, la réforme de la formation des enseignant-e-s est bien le prochain chantier de l'éducation, annoncé par Blanquer début juin.
Et nos pires craintes se confirment : au delà des « beaux discours » sur la nécessaire formation, la réforme va en fait amoindrir la formation, se réduisant pour les futurs stagiaires à une entrée dans le métier plus précoce et dans la précarité. Elle va servir de tête de pont pour remettre en cause le statut des enseignant-e-s, avec un recours massif aux recrutements de contractuels.
Voici les grandes lignes du dispositif qui va être mis en place dès la rentrée 2019 :
  • concours en fin de L3 avec seulement une « admissibilité », et donc pas de recrutement comme fonctionnaire stagiaire, mais droit à suivre un master MEEF en alternance
  • 2 ans de formation principalement par « le métier ». C'est à dire moins de formation disciplinaire, pédagogique, didactique et plus de « stages ». Les « stagiaires » n'auraient plus le statut de fonctionnaire stagiaire rémunéré en M2 comme aujourd'hui, mais une « gratification » dans le cadre d'un stage d'études. Les enseignants « en formation » serviraient de main d'oeuvre de remplacement, de « bouche-trous » pour faire face à un manque chronique d'enseignant-e-s.
  • Au bout de 2 ans, en fin de M2, l'admission serait validée. Mais avec quel statut à la fin ? Le gouvernement a clairement annoncé dans le cadre d'Action publique 2022 que c'est bien le statut des enseignant-e-s qui est visé. Les nouveaux enseignant-e-s, c'est le vœu de Blanquer, seraient simplement « habilité-e-s » à enseigner et devraient ensuite être directement recruté-e-s par les chefs d'établissements, comme c'est le cas actuellement dans le privé sous contrat.
La « réforme »  ne vise pas à mieux former les enseignant-e-s, alors que tout le monde reconnaît les faiblesses de la formation actuelle, mais à faire des futurs profs une main d'oeuvre qui applique les consignes du ministère, en les concevant en simple exécutants de la méthode imposée d'en haut (sur la base des préconisations de quelques neuroscientifiques) et non comme les véritables concepteurs de leur enseignement. C'est aussi un moyen d'exercer davantage de contrôle sur les profs.
Derrière les effets d'annonces, cette réforme vise clairement à faire des économies. C'est le sens du référé de la Cour des comptes et de la réponse de Blanquer et Vidal. La réforme des Espé doit s'intégrer dans la construction des grandes régions et des régions académiques. On va passer de 26 académies à 13, les Espé doivent suivre. Il s'agit de « mutualiser » les formations, fusionner... En fait cela va rapidement conduire à des fusions de filières, des fermetures de centres, des regroupements sur sites par domaines disciplinaires et/ou des spécialisations de sites dédiés à tel ou tel type de formations, avec bien sûr,  des « économies d'échelles » visées et moins de postes BIATSS.On imagine ce que cela pourrait donner dans une fusion Paris-Créteil-Versailles en matière de délocalisations tous azimuts.
Quelles vont être les missions d'enseignement des Espé ? La vision de Blanquer est particulièrement restrictive :« L'excellence de la recherche qui se transmet ensuite aux professeurs et des formateurs de formateurs qui soient eux même devant élèves ». On voit bien que le rôle des Espé et des Universités va diminuer et c'est le ministère et les rectorats (l'employeur) qui vont reprendre largement le contrôle sur le contenu de la formation.
Loin de renforcer la formation, cette réforme va jeter des jeunes à l'issue de la L3 directement devant élèves, avec une formation très utilitariste : comment mettre en œuvre l'emploi du temps fourni par le ministère 1/4h par 1/4h, apprendre la lecture en suivant le livre orange de Blanquer, avec la « seule » bonne méthode syllabique, idem pour les maths... Cette réforme risque aussi de s'appliquer différemment dans le 1er et 2d degré, mettant fin de fait au statut unique des enseignants. On recrérait des Ecoles Normales et des IPES mais au rabais, sans moyen, avec un statut précaire pour les élèves.
Nous souhaitons, quant à nous,  une véritable formation avec une entrée progressive dans le métier. Le concours en L3 peut permettre une véritable formation à plusieurs conditions :
  • écrit et oral en fin de L3 avec un véritable statut d'élève fonctionnaire rémunéré en master
  • une véritable formation disciplinaire, pédagogique et didactique tout au long des 2 années de formation (le gouvernement envisage de passer de 800h à 500h de cours sur 2 ans, or il faudrait justement renforcer les temps de formation) élaborée par les enseignant-e-s et les étudiant-e-s
  • une entrée progressive dans le métier (pas plus d'un 1/3 temps en M2) et sans que les « alternant-e-s » soient considérés comme moyens d'enseignement
  • Un véritable accompagnement formatif dans les premières années de titulaire avec une décharge de service pour complèter la formation théorique et pratique
Tout cela a bien sûr un coût. La formation coûte actuellement, selon la Cour des comptes, 1,1 milliard d'€ par an. Le gouvernement veut faire des économies. Or si l'on veut véritablement l’amélioration de l'éducation, il faut véritablement investir dans la formation des enseignant-e-s. 
Le gouvernement veut profiter de cette réforme pour supprimer d'un trait de plume 25 000 postes de fonctionnaires. Pour une véritable formation sur 2 ans, il faudrait créer 25 000 postes de plus ! C'est possible, cela dépend des priorités et des choix politiques du gouvernement. 
Doubler le budget des Espé, soit 1,1 milliards d'€ en plus, ne représente en fait que 30% des exonérations annuelles d’ISF, qui permettent à quelques dizaines de milliers de privilégiés de s’enrichir toujours plus.
Ce sont des choix de société. Comme le disait Victor Hugo, « Une école qui ouvre, c'est une prison qui ferme » !

A l'initiative de la FSU et la CGT de l'Espé Paris

A propos du référé de le Cour des comptes et la réponse du ministère, voir quelques liens :

http://espe.reference-syndicale.fr/actus/espe-la-cour-des-comptes-et-le-ministere-annoncent-la-curee/

http://www.snesup.fr/article/la-lettre-fde-juin-2018

http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2018/06/06062018Article636638643753920998.aspx

https://www.letudiant.fr/educpros/actualite/formation-enseignants-viseur-cour-des-comptes.html

http://www.liberation.fr/debats/2018/05/02/formation-de-quels-enseignants-avons-nous-besoin_1643758

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30 mai 2018

Réservez votre 15 juin

Pour "la nuit des Espé" à Batignolles (en face du métro Rome à Paris), de 18h à 23h.

Le programme détaillé est en cours d'élaboration :
- 18h / 20h : débat en plénière sur la défense des services publics, du
statut...
- 20h / 21h : "auberge espagnole", chacun ramène de quoi manger et partager
- 21h/23h : ateliers sur différents thèmes : éducation, fin de la
liberté pédagogique, "livret orange" Blanquer, Mobilisation contre
parcoursup et la réforme des lycées, mouvement étudiant, avenir des Espé
et reflexion sur quelle formation voulons nous, convergence des luttes...

Tout se fait rapidement mais Blanquer vient d'annoncer que la "réforme
des Espé est la prochaine mesure à l'éducation nationale". N'attendons
pas qu'il soit trop tard pour réagir. Si vous n'avez pas vu, je vous
joins un article du SNES qui précise le calendrier. C'est inquiétant...

Nous avons eu l'accord de la direction de l'Espé pour organiser cette "nuit des Espé".
La CGT et la FSU soutiennent l'initiative.

Amicalement et à vendredi prochain à Batignolles.

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Tentative d'intimidation du doyen sur l'UFR et les enseignants de Géographie pour le maintien d'examens

Lundi 28 mai 2018 au matin, les personnels de l’UFR de Géographie et Aménagement de Sorbonne Université ont été convoqués en réunion par la direction d’UFR au sujet des examens de licence du 2nd semestre. Ils ont constaté l’impossibilité de tenir les épreuves car les répressions policières exercées contre les blocages portent atteinte à la sécurité de tous.

Les enseignants ont voté à l’unanimité l’annulation des épreuves restantes ainsi que des modalités alternatives d’évaluation. Ces décisions ont été entérinées à l’unanimité l’après-midi par un Conseil d’UFR exceptionnel. Elles ont ensuite été transmises à Alain Tallon, doyen de la Faculté des Lettres.

Sa réponse, arrivée en fin de journée, a été la suivante :

« La suspension des examens ne relève pas des prérogatives des UFR. Nos collègues peuvent se déclarer grévistes s’ils ne veulent pas les assumer : un syndicat a déposé un préavis. Cela serait plus honnête.

Je vous demanderai en tout cas un bilan pour prévoir soit une retenue sur salaire, soit une procédure pour faute professionnelle.

Avec mes sentiments les plus cordiaux

Alain Tallon

Doyen de la Faculté des Lettres »

Les syndicats SUD, CGT et FSU, dénoncent :

1. L’ingérence du doyen dans les décisions du Conseil d’UFR de Géographie et Aménagement.

2. L’absence de prise en compte par le doyen du désarroi et de l’insécurité auxquels font face enseignants comme étudiants.

3. Les pressions voire les menaces exercées à l’encontre des enseignants et l’entreprise de désinformation quant à leurs droits. Nous rappelons à ce sujet que :

·        La surveillance des examens ne relève pas des missions de l’enseignant dans l’ESR. Il lui incombe de préparer un sujet et de le transmettre à l’administration.
  • ·        Il n’existe pas, dans l’ESR, d’obligation de déclaration d’intention de grève. C’est à l’administration de constater le service non réalisé.

Nous appelons l’ensemble de nos collègues, individuellement ou collectivement, à refuser la tenue des examens lorsque les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour eux et pour les étudiants.

Nous appelons aussi l’ensemble de nos collègues à signaler toute ingérence de la part du décanat ou de la présidence de Sorbonne Université dans le fonctionnement des UFR et des services administratifs, et à refuser ces pratiques qui vont croissant.

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28 mai 2018

Demain tous chez Blanquer

Appel rédigé notamment par les gens du collectif éducation 94 à propos d'une reunion de Blanquer mardi 29 mai. Il s'agit d'un appel large à diffuser.
   
  Mardi
  prochain Blanquer fait une réunion publique sur sur son bilan d’un an de ministère, dans un hôtel Ibis à porte de Clichy. Voici un appel à rassemblement à faire circuler le plus largement possible, et il y a également possibilité de s’inscrire pour pouvoir rentrer dans la réunion, nous sommes plusieurs à l’avoir fait, voici le lien :
«  Une soirée sur le Mont Chauve contre la casse de l’Éducation !

Répressions sur les élèves et les enseignant.e.s, précarisation des personnels, suppression de postes au concours, méthodes managériales des établissements scolaires, destruction des REP, sélection et privatisation de l’école, la liste est longue…

Une école En Marché. C’est ça l’école de la confiance de Jean Michel Blanquer.

Appel aux personnels d’éducation, parents, élèves en lutte pour un RDV mardi 29 mai à 18h45 au métro Porte de Clichy (M.13) pour interpeller Jean Michel Blanquer intervenant lors d’une réunion publique à 19h à l’Ibis Clichy Batignolles, 10 rue Bernard Buffet 75017

Amenez vos banderoles, vos mégaphones, vos instruments de musique et vos revendications !

Des personnels d'éducation et des parents en lutte

 

 

 

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Les personnels mobilisés contre la loi ORE de la Faculté des Lettres de SU: "Maintien des examens malgré les conditions dégradé

Chères et chers collègues,

Face aux conditions très dégradées dans lesquelles se tiennent les examens de la Faculté des Lettres, les syndicats CGT, FSU et SUD ont sollicité une entrevue auprès du doyen. Celle-ci a eu lieu aujourd’hui.

Ont été demandés l’annulation des examens et leur remplacement selon les modalités exposées ci-dessous. Aucune négociation n’a malheureusement été possible.

Pour protester contre cette situation, nous appelons les enseignants à faire valoir leur droit de retrait et / ou leur droit de grève afin de refuser de tenir les examens dont ils sont responsables. 

Bien cordialement,

Les personnels mobilisés contre la loi ORE de la Faculté des Lettres de SU

 

 

 

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CR succinct de l'audience demandée par l'intersyndicale CGT/FSU/SUD à M. le Doyen de la Faculté des Lettres de SU.

Présents : M. Tallon, Doyen de la Faculté des Lettres, Mme Helbert, Vice-Doyenne Formation et scolarité, Mme Magdelaine, Vice-Doyenne Affaires institutionnelles, Mme Wicker (pardon pour l’éventuel erreur sur le nom), Direction générale de la Faculté des Lettres

1. Est évoquée la « détermination » de la Faculté des Lettres à maintenir une procédure qui est, pour l’intersyndicale, à la fois improductive, source de tensions diverses et multiples, et intenable à terme.

 Nous n’entrerons pas ici dans des détails que tous connaissent, et que nous avons rappelés : reports des reports, délocalisations à tiroirs, calendriers à surveiller au jour le jour, impossibilité des respecter les formats horaires des épreuves étant donné les filtrages sourcilleux quant ils ne sont pas intrusifs ou violents, multiplication des incidents matériels, présence disproportionnée des vigiles et des forces de l’ordre (faire passer des évaluations censées relever de la pédagogie sous présence policière relève de l’oxymore insupportable), gazages et violences dûment documentés par des étudiants et des personnels mobilisés ou pas.

 Nous avons essayé de faire valeur qu’une autre politique de crise est possible, en renvoyant par exemple à la gestion de la Présidente de l’Université Lyon 2, dont les principaux aspects sont documentés dans une communication aux étudiants et aux personnels régulière et détaillée (les intéressés en retrouveront dans un courrier à suivre les principales orientations).

 Même si nous ne reprenons pas à notre compte le détail des «  solutions alternatives » qui ont été élaborées par la CFVU de Lyon 2, nous avons tenu à laisser cette documentation pour mémoire à M. Le Doyen, et manifestement pour information aux membres présents de son équipe .

 L’intersyndicale a, quant à elle, établi une liste de demandes circonstanciées et argumentées (que vous avez reçue dans un courrier du 24 mai à 16h06 et que vous retrouverez plus bas), lesquelles n’ont  pas été discutées (encore moins réfutées) en séance mais simplement « réceptionnées ». Si les représentants de l'intersyndicale ont bien été écoutés, ils n’ont pas eu l’impression, au sortir de l’entrevue, d’avoir été  entendus. 

 Monsieur le Doyen a répété qu’il était déterminé à faire se tenir les partiels et les examens dans les termes initialement prévus par les modalités des CC, quoi qu’il se passe.

Il a par ailleurs précisé avoir demandé le matin même aux différents UFR de lui faire parvenir un état des épreuves qui avaient pu se tenir et de celles qui ne s’étaient pas tenues afin d’organiser la « suite » à partir de cet état des lieux. 

Nous avons exprimé notre surprise devant la non convocation de la CFVU, laquelle est censée être l’organe ad hoc pour réfléchir à la politique pédagogique de l’établissement, dans les situations ordinaires comme extra-ordinaires, et le non recours à l’expertise des UFR dans le domaine, qui auraient également pu être consultés sur les décisions à prendre. 

Doit-on en conclure ici au dialogue de sourds? 

 Sil se livre à une comparaison des 2 messages de Monsieur le Doyen reçus le 25 mai, le lecteur de bonne foi est amené à observer un (léger) changement de tonalité: le communiqué du matin (10h06) est dans la veine que nous continuerons à qualifier de « sans concessions » (pour user de l’euphémisme), celui de l’après-midi (16h36) « ouvre » , nous semble-t-il (même si c’est très modestement et de façon plutôt sybilline), avec la phrase « En ce qui concerne les épreuves qui n’ont pas pu se tenir, une appréciation se fera au cas par cas à la fin de la semaine prochaine en lien étroit avec les UFR » à ce que nous voudrions pouvoir interpréter comme un début si ce n’est véritablement de consultation ou de dialogue, au moins de Realpolitik. Nous espérons ne pas faire preuve ici dun optimisme inconsidéré.

Nous souhaitons pour notre part un Décanat suffisamment convaincu de la pertinence de son projet pour être capable de construire, dans la situation que nous connaissons, un compromis. Il nous semble qu’il y va de la crédibilité, présente et à venir, de l’Institution aux yeux des étudiants comme des personnels. 

 

2. Sont évoquées ensuite les menaces orales de tous ordres dont, syndicalement, nous avons été les témoins ou qui nous été rapportées par des personnels, mobilisés ou pas, qui en demeurent choqués. Le CHSCT va naturellement être saisi de ces « débordements » .

Nous rappelons que les supposés « manquements » repérés par le Décanat doivent être consignés dans des « rapports d’incidents » qui sont à porter à la connaissance des intéressés pour expression contradictoire, y compris lorsquils ne sont pas destinés, dès le départ, à des signalements.

Nous joignons à ce compte rendu (dans un mail séparé) des textes qui devraient aider à cerner ce qui est attendu de chacun et contribuer à faire respecter le droit.

 

3. Sont enfin abordées des questions qui regardent la communication de la Faculté des Lettres et plus généralement de SU, en direction des étudiants et personnels de l’ÉSPÉ, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle est souvent erratique, ce qui est particulièrement dommageable en situation de crise (non « consultation »  des étudiants de l’ÉSPÉ régulièrement inscrits à SU par le Président Chambaz, messages du Président à la communauté de SU, qui n’atteignent pas l'ÉSPÉ - l’ « appartenance »  de l’ÉSPÉ à la Faculté des Lettres et à SU demeurant à géométrie plus que variable).

Nous exprimons par ailleurs le souhait que les personnels et les étudiants de Sorbonne Université n’aient pas à consulter la presse (en l’occurrence Le Monde  https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/05/23/des-examens-annules-a-sorbonne-universite-apres-des-tentatives-de-blocages_5303547_4401467.html) pour être tenus au courant des informations (chiffrées par exemple) qui les concernent au premier chef.

Nous rappelons à Monsieur le Doyen afin qu'il le rappelle à Monsieur le Président que l’université fusionnée pour laquelle l’un et l’autre ont fait campagne n’est pas une  dans la seule période électorale. 

Nous demandons que tous les documents qui ont trait aux 3 Facultés soient systématiquement diffusés à tous les personnels et que les syndicats ne soient pas obligés d’aller à la pêche aux informations pour pouvoir diffuser, hors de la Faculté des sciences par exemple, le document « Recrutement Parcoursup dans les 3 portails de L1 » adressé de 

Sorbonne Université - Décanat Sciences <Decanat.Sciences@admp6.jussieu.fr>

Au seul 

campus_jussieu@listes.upmc.fr <campus_jussieu@listes.upmc.fr

 

 
 

Un dernier « détail »  : les personnels  et les étudiants et stagiaires de l’ÉSPÉ, interloqués par la présence de la police à l’intérieur du  campus de Molitor le 22 mai au matin alors qu’ils étaient réunis en AG pour préparer la manifestation de la Fonction publique de l’après-midi, seront rassurés d’apprendre que ladite présence n’avait été requise par … personne : ni Monsieur le Président, ni Monsieur le Doyen, ni Monsieur le Directeur de l’ÉSPÉ n’ont demandé aux forces de l’ordre d’intervenir : voilà au moins un phénomène de "génération spontanée"... éclairci (?).

 Je reste naturellement à votre disposition si vous avez des questions. 

Bien à tous,

Pour la FSU de Sorbonne Université

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24 mai 2018

DE L'USAGE DE LA VIOLENCE COMME AVEU D'INCOMPETENCE

Des Partiels sous Surveillance Policière
La direction de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université ayant refusé de prendre en compte les circonstances exceptionnelles liées à la mobilisation contre la loi ORE, les premiers partiels de la faculté des lettres se déroulent dans des conditions très dégradées. Il est imposé aux étudiants de se renseigner quotidiennement sur la tenue et le lieu de leurs épreuves, et d'être disponibles à tout moment pour s’adapter aux changements opérés. Ainsi, mardi 23 mai, plusieurs partiels ont été délocalisés à la dernière minute dans des Centres Hospitaliers Universitaires et ont dû se tenir sous surveillance policière.
Les étudiants mobilisés ont cherché à bloquer ces épreuves dans le calme, afin de protester contre la loi ORE et contre la tenue des partiels dans ces conditions. Bilan de la journée :
- Au centre Malesherbes, des étudiants ont été gazés et matraqués par des forces de police, plusieurs partiels ont été annulés. Lorsqu’ils se sont tenus malgré tout, certains des étudiants devant composer n’ont pas pu pénétrer dans le centre.
- Annulation dans le calme des partiels à la Pitié Salpêtrière le matin, intervention des forces de police au sein du centre hospitalier dans l'après-midi. 
- Annulation des partiels à l’hôpital Trousseau le matin, intervention des forces de police l'après-midi. Malgré le maintien des épreuves de l’après-midi, les étudiants ont massivement refusé de composer dans ces conditions. 
- Annulation dans le calme des partiels à l’hôpital Tenon.
- Annulation des partiels à l'Institut de Géographie.
Face à cette désorganisation et aux dangers physiques auxquels sont exposés les étudiants, nous appelons les enseignants à refuser de tenir ces partiels. Etant donné l’annulation des cours pendant la moitié du semestre, ils ne servent à évaluer l’acquisition d’aucune nouvelle connaissance et d’autres modalités d’examens sont possibles : ainsi, dans de nombreuses UFR, les partiels faisant partie du contrôle continu ont été remplacés par des DM facultatifs.
Les personnels mobilisés
Avec le soutien CGT/FSU/SUD

Malesherbes_2018-05-24

 

 

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23 mai 2018

Sur la fermeture administrative des sites; sur la présence de la police ce matin sur le site de l'ÉSPÉ de Molitor etc.

Monsieur Le Vice-Chancelier, 

Monsieur le Président de Sorbonne Université,

Monsieur le Doyen de la Faculté des Lettres,

Monsieur le Président du Conseil d'École de l’ÉSPÉ de l’académie de Paris, 

Monsieur le Directeur de l’ÉSPÉ de Paris,

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’École, chers Collègues,


Nous voudrions, à travers ce courrier, poser quelques questions que la situation que nous avons à connaître inspire afin de pouvoir exposer à nos mandants les réponses qu’ils nous réclament. 
1. La Faculté des Lettres voit, depuis un temps conséquent maintenant, des sites fermés et/ou des cours préventivement suspendus, ce dont avertit la Direction générale des Lettres.
 
Le premier message que nous ayons reçu à l’ÉSPÉ sur les fermetures date du 3 avril, le dernier du 11 mai. 
Quand un motif est invoqué, c’est à travers un énigmatique « pour des raisons de sécurité », sans qu’il soit jamais dit en quoi les conditions de sécurité ne se trouvent plus réunies à tel ou tel endroit (sur quels éléments de constat ?  établis par qui? consignés dans quel rapport ?)
Nous demandons que l’ensemble de la communauté ait accès à ces pièces, si elles existent, et que Monsieur le Recteur, Chancelier des Universités, qui assure un contrôle, a posteriori sur les établissements et peut faire appel des décisions prises,  veuille bien les examiner. 
2. Le 18 mai, Monsieur le Directeur de l’ÉSPÉ (cf. mail plus bas) prenait, en accord avec Monsieur le Doyen de la Faculté des Lettres, dans un  courrier adressé aux personnels [et sans en avertir (sauf erreur de notre part) les étudiants et stagiaires], la décision de fermer les sites des Batignolles et de Boursault.
Dans l’après-midi même une affichette (sans tampon de l’établissement, sans signature et sans la date de la prise de décision) se trouvait apposée sur la porte du seul site (sauf erreur de notre part) des Batignolles.
Nous passons ici naturellement sur la nature de cette partie de la réponse de la Direction de l’ÉSPÉ au courrier et à l’entrevue intersyndicaux des représentants CFDT, CGT, FO, FSU de l’ÉSPÉ de Paris pour nous concentrer sur le caractère administrativement douteux de la communication par la seule voie de l'affichage anonyme. 
Aujourd’hui 22 mai, la police était présente devant le site des Batignolles, qui était donc administrativement… fermé. 
Nous imaginons que les fonctionnaires de police ont été reconnaissants aux camarades Biatss qui leur ont appris la « nouvelle » de cette fermeture.
La police était également présente à l’intérieur de Molitor dès potron-minet (et dûment photographiée par le Comité de mobilisation). 
Monsieur le Directeur n’était, semble-t-il, pas au courant de cette présence, dont il assure qu’il ne l’a pas demandée, ni n’a été averti qu’elle l’avait été.
Après discussion avec le Comité de mobilisation, les policiers, incapables de produire quelque document que ce soit (ni demande de Monsieur le Président, ni accord de la préfecture de police) sont (gentiment) sortis du parc (pour mémoire: L'article L712-2 du Code de l'Education dispose que le président d'Université «est responsable du maintien de l'ordre et peut faire appel à la force publique». Les forces de l'ordre peuvent donc intervenir dans les universités, à la demande de leurs présidents, avec accord de la préfecture.)
Nous demandons à Monsieur le Recteur de bien vouloir intervenir pour rappeler à chacun les règles de droit.
3. Sur la tenue des examens: nous avons déjà eu l’occasion de nous exprimer sur le fond à ce sujet dans un courrier précédent. 
Nous nous étonnons de recevoir le courrier de Monsieur le Doyen de la Faculté des Lettres (que vous trouverez plus bas; un exemple de convocation reçu par des étudiants sous forme de capture d’écran est à suivre dans un prochain mail), où, de nouveau, passer un examen est présenté comme l’alpha et l’oméga de l’évaluation et la seule façon d’assurer la « valeur réelle » (sic) du diplôme: aucune sociologie ne semble susceptible d’entamer ce credo, dont acte. 
C’est cependant oublier un peu vite la sortie de crise qu’a connue Paris IV en 2009 - chacun à l'ÉSPÉ se souvient de l’intelligence dont avait fait preuve à l’époque l’équipe du Président Molinié http://www.fabula.org/actualites/deces-de-georges-molinie_63409.php . 
Pour la mémoire courte: etiamsi omnes, nos non
Devrait-on considérer que partout ailleurs, où d’autres voies ont été choisies, à Lyon 2, par exemple ou plus près de nous, à Paris 3, les présidents se signaleraient  par une incurie et/ou une impéritie coupables?  
Si l’on peut ainsi s’accorder intellectuellement pour convenir qu’une autre administration est possible, qu’on veuille bien nous faire savoir clairement - si tel doit être le cas - que les différences de traitement que l’ "autonomie" des universités induit ici (comme ailleurs) sont et seront mises en oeuvre à Sorbonne Université selon la pente du moins-disant dans le dialogue social, et qu’on nous demande désormais de consentir, y compris dans le domaine pédagogique, au principe autocratique généralisé du cujus regio, ejus religio… 
On se doute que ce n’est pas là la conception de l’Université que nous portons.
Nous vous remercions de votre attention et vous prions d’agréer l’expression de notre considération. 
Pour les élus FSU et CGT au CE de l’ÉSPÉ

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Sur la fermeture administrative des sites; sur la présence de la police sur le site de l'ÉSPÉ de Molitor...

Monsieur Le Vice-Chancelier, 

Monsieur le Président de Sorbonne Université,

Monsieur le Doyen de la Faculté des Lettres,

Monsieur le Président du Conseil d'École de l’ÉSPÉ de l’académie de Paris, 

Monsieur le Directeur de l’ÉSPÉ de Paris,

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’École, chers Collègues,

 

Nous voudrions, à travers ce courrier, poser quelques questions que la situation que nous avons à connaître inspire afin de pouvoir exposer à nos mandants les réponses qu’ils nous réclament. 
1. La Faculté des Lettres voit, depuis un temps conséquent maintenant, des sites fermés et/ou des cours préventivement suspendus, ce dont avertit la Direction générale des Lettres.
 
Le premier message que nous ayons reçu à l’ÉSPÉ sur les fermetures date du 3 avril, le dernier du 11 mai. 
Quand un motif est invoqué, c’est à travers un énigmatique « pour des raisons de sécurité », sans qu’il soit jamais dit en quoi les conditions de sécurité ne se trouvent plus réunies à tel ou tel endroit (sur quels éléments de constat ?  établis par qui? consignés dans quel rapport ?)
Nous demandons que l’ensemble de la communauté ait accès à ces pièces, si elles existent, et que Monsieur le Recteur, Chancelier des Universités, qui assure un contrôle, a posteriori sur les établissements et peut faire appel des décisions prises,  veuille bien les examiner. 
2. Le 18 mai, Monsieur le Directeur de l’ÉSPÉ (cf. mail plus bas) prenait, en accord avec Monsieur le Doyen de la Faculté des Lettres, dans un  courrier adressé aux personnels [et sans en avertir (sauf erreur de notre part) les étudiants et stagiaires], la décision de fermer les sites des Batignolles et de Boursault.
Dans l’après-midi même une affichette (sans tampon de l’établissement, sans signature et sans la date de la prise de décision) se trouvait apposée sur la porte du seul site (sauf erreur de notre part) des Batignolles.
Nous passons ici naturellement sur la nature de cette partie de la réponse de la Direction de l’ÉSPÉ au courrier et à l’entrevue intersyndicaux des représentants CFDT, CGT, FO, FSU de l’ÉSPÉ de Paris pour nous concentrer sur le caractère administrativement douteux de la communication par la seule voie de l'affichage anonyme. 
Aujourd’hui 22 mai, la police était présente devant le site des Batignolles, qui était donc administrativement… fermé. 
Nous imaginons que les fonctionnaires de police ont été reconnaissants aux camarades Biatss qui leur ont appris la « nouvelle » de cette fermeture.
La police était également présente à l’intérieur de Molitor dès potron-minet (et dûment photographiée par le Comité de mobilisation). 
Monsieur le Directeur n’était, semble-t-il, pas au courant de cette présence, dont il assure qu’il ne l’a pas demandée, ni n’a été averti qu’elle l’avait été.
Après discussion avec le Comité de mobilisation, les policiers, incapables de produire quelque document que ce soit (ni demande de Monsieur le Président, ni accord de la préfecture de police) sont (gentiment) sortis du parc (pour mémoire: L'article L712-2 du Code de l'Education dispose que le président d'Université «est responsable du maintien de l'ordre et peut faire appel à la force publique». Les forces de l'ordre peuvent donc intervenir dans les universités, à la demande de leurs présidents, avec accord de la préfecture.)
Nous demandons à Monsieur le Recteur de bien vouloir intervenir pour rappeler à chacun les règles de droit.
3. Sur la tenue des examens: nous avons déjà eu l’occasion de nous exprimer sur le fond à ce sujet dans un courrier précédent. 
Nous nous étonnons de recevoir le courrier de Monsieur le Doyen de la Faculté des Lettres (que vous trouverez plus bas; un exemple de convocation reçu par des étudiants sous forme de capture d’écran est à suivre dans un prochain mail), où, de nouveau, passer un examen est présenté comme l’alpha et l’oméga de l’évaluation et la seule façon d’assurer la « valeur réelle » (sic) du diplôme: aucune sociologie ne semble susceptible d’entamer ce credo, dont acte. 
C’est cependant oublier un peu vite la sortie de crise qu’a connue Paris IV en 2009 - chacun à l'ÉSPÉ se souvient de l’intelligence dont avait fait preuve à l’époque l’équipe du Président Molinié http://www.fabula.org/actualites/deces-de-georges-molinie_63409.php . 
Pour la mémoire courte: etiamsi omnes, nos non
Devrait-on considérer que partout ailleurs, où d’autres voies ont été choisies, à Lyon 2, par exemple ou plus près de nous, à Paris 3, les présidents se signaleraient  par une incurie et/ou une impéritie coupables?  
Si l’on peut ainsi s’accorder intellectuellement pour convenir qu’une autre administration est possible, qu’on veuille bien nous faire savoir clairement - si tel doit être le cas - que les différences de traitement que l’ "autonomie" des universités induit ici (comme ailleurs) sont et seront mises en oeuvre à Sorbonne Université selon la pente du moins-disant dans le dialogue social, et qu’on nous demande désormais de consentir, y compris dans le domaine pédagogique, au principe autocratique généralisé du cujus regio, ejus religio… 
On se doute que ce n’est pas là la conception de l’Université que nous portons.
Nous vous remercions de votre attention et vous prions d’agréer l’expression de notre considération. 
Pour les élus FSU et CGT au CE de l’ÉSPÉ, 

Posté par iufmmobilisation à 17:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Plateforme de revendications de l’AG du 22/05/18

Sur le statut :

-       Augmentation du nombre des postes aux concours

-       Pas de recrutement de contractuel-les dans l’Education Nationale et titularisation des contractuel-les actuel-les

-       Les stagiaires ne sont pas des moyens d’enseignement

Sur la formation :

-       Pour une entrée progressive dans le métier (sur plusieurs années, dont la première sans responsabilité de classe)

-       Participation à l’écriture de la future réforme des ESPE

Sur le métier :

-       Respect de notre liberté pédagogique mise en péril par le livret sur « l’apprentissage de la lecture »

Sur l’ESPE de Paris :

-       Pas d’utilisation des locaux pour délocaliser des partiels de Paris IV

-       Mise au norme d’accessibilité des locaux de Batignolles

Convergence des luttes :

-       Retrait total de la loi ORE

Plateforme des BIATSS en intégralité

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19 mai 2018

Mobilisation à l'Espé le 22 mai et prochaine réforme des Espé

Le 22 mai est une journée de grève nationale de toute la fonction publique, à l'appel de la totalité des syndicats.

Les menaces sont nombreuses : statut des fonctionnaire, sélection à l'université, suppression de 120 000 fonctionnaires, gel  des salaires... et une réforme des Espé est en préparation. Blanquer l'a confirmé hier en conférence de presse : "la formation des enseignants est bien la prochaine réforme à venir"

Dans Libération un rapport a fuité montrant que le gouvernement envisagerait de recruter les futurs enseignant-e-s avec des CDD de 5 ans ! http://www.liberation.fr/france/2018/05/16/statut-des-fonctionnaires-la-piste-explosive-des-experts_1650629

Les concours de recrutement de cette année (avec baisse des postes - 20% au CAPES, - 10 % au CRPE) attirent encore moins de candidat-e-s vu les conditions de travail. Il y a moins d'admissibles que de postes aux CRPE de Versailles et Créteil ! http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2018/05/18052018Article636622268535065854.aspx

Et tout le monde comprend que si avant 2021 on passe de 26 académies à 13 (calquées sur les grandes régions de 2015), on passera également de 26 à 13 Espé... (avec des antennes locales, pour faire des économies de personnels). C'est déjà en route en Normandie. Paris Créteil Versailles, c'est pour 2021.

A l'initiative de l'Espé Paris mobilisée, une assemblée générale des étudiant-e-s, personnels et enseignant-e-s des Espé de Paris, Créteil et Versailles est organisée mardi 22 mai de 11h à 13h à l'Espé Paris - site Molitor

10 rue Molitor (Paris 16è) - Métro 10 Eglise d'Auteuil ou Métro 9 Miche Ange Molitor

Nous partirons ensuite à la manif en cortège.

L'intersyndicale des enseignant-e-s et personnels de l'Espé (CGT, FSU, FO, CFDT) soutient la mobilisation des étudiant-e-s. 

Les syndicats n'ont pas demandé la fermeture du site Batignolles. L’intersyndicale de l’ESPE (FO,
CGT, FSU, CFDT) demandait à la direction :

"de reporter tous les cours et soutenances prévus ce mardi 22
mai, voire même de banaliser cette journée afin que puissent se tenir des réunions
d’information et que les enseignants ainsi que les personnels BIATSS puissent s’organiser pour
déplacer les cours et soutenances prévus ce jour là, à une autre date dans de bonnes
conditions."

Soyons le plus nombreux possible en grève mardi, participons à l'assemblée générale à11h à Molitor et à partir en cortège à la manifestation à Paris.

(environ 120 participants le 16 mai à Batignolles et 50 participants le 18 mai à Molitor)

US_1945_18_05_18

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