Journée mondiale de la radio – 1re édition
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La radio est un moyen de communication à faible coût, particulièrement adapté pour toucher les communautés isolées et les personnes vulnérables, et qui donne à tous, quelque soit le niveau d’instruction, la possibilité de participer au débat public. La radio joue aussi un rôle central dans les systèmes de communication d’urgence et l’organisation des secours après une catastrophe. À l’heure de la convergence des médias, les services radiophoniques évoluent et adoptent de nouvelles formes avec les technologies numériques.
Célébrez la Journée mondiale de la radio sur les ondes et sur www.unesco.org/new/fr/communication-and-information Responsable : Secteur de la Communication et de l’information de l’UNESCO Contacts : 01 45 68 42 28, m.lourenco@unesco.org ou 01 45 68 42 13, v.nadal@unesco.org |
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CHRONIQUE EDUCATION d'après le Front de Gauche, semaine du 6 au 10 février 2012

6 février
Évaluation des enseignants : le Sgen-CFDT ne signe pas la plate-forme de négociation avec la DGRH
« Nous n'avons pu aboutir à un accord sur la déconnexion entre l'avancement de carrière et l'évaluation des personnels, nos demandes n'ayant été que partiellement reprises. Même si le caractère inégalitaire du système actuel serait atténué, l'évaluation du supérieur hiérarchique quel qu'il soit continuerait de peser sur le déroulement de carrière », indique lundi 6 février 2012, le Sgen-CFDT. Le syndicat précise qu'il ne signe pas de ce fait la plate-forme destinée à cadrer le nouveau dispositif d'appréciation de la valeur professionnelle des enseignants, issue de la concertation menée avec la DGRH du ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative. L'organisation syndicale avait suspendu son appel à la grève du 15 décembre contre les projets de textes sur l'évaluation, pour « entrer dans les négociations » avec le ministère
Bac ES : « la nouvelle épreuve composée interdit les sujets appelant des débats » selon l'Apses
« Les nouvelles épreuves de sciences économiques et sociales, coefficient 7 ou 9 au baccalauréat ES, n'ont fait l'objet d'aucune discussion avec les partenaires de l'éducation ni d'aucun test auprès des élèves comme cela a toujours été le cas avant la mise en œuvre de nouvelles modalités d'évaluation au baccalauréat », déplore l'Apses le 3 février 2012. Le ministère de l'Éducation nationale a rendu publics les « sujets zéro » des nouvelles épreuves de baccalauréat en SES, qui seront au nombre de trois à compter de la session 2013 : l'épreuve composée, la dissertation, auxquelles s'ajoute une épreuve sur l'enseignement de spécialité. L'Apses appelle les enseignants de SES à signer une pétition demandant un « moratoire sur l'application des nouvelles épreuves et la mise en place d'une véritable concertation ».
Masterisation : un « appel pour une refonte de la formation » lancé par des enseignants d'histoire-géographie
Nous, enseignants d'histoire et/ou de géographie des universités et du second degré, engagés dans la préparation des concours et dans la formation des enseignants, ou membres des jurys de concours, appelons à une redéfinition en profondeur des modalités de cette formation », annoncent une cinquantaine d'enseignants signataires d'un « appel pour une refonte de la formation des enseignants » rédigé lors d'une réunion du « Réseau des enseignants d'historiographie et d'épistémologie de l'histoire », le 28 janvier 2012 et publié lundi 6 février 2012.
7 février
Assistants en langue : « il est regrettable que les effectifs se réduisent » (rapport du comité stratégique des langues)
Suppressions de postes : le sénateur Jean Arthuis demande au Premier ministre que les arbitrages « soient prononcés avec discernement »
Remplacement des enseignants : la FCPE enregistre 27 386 demi-journées d'absence non remplacées depuis la rentrée
« 27 386 : c'est le nombre de demi-journées d'absences non remplacées signalées sur le site 'ouyapacours' de la FCPE, sur une cinquantaine de départements entre septembre 2011 et janvier 2012 », fait savoir l'organisation le lundi 6 février 2012. « Le département de Paris détient le record avec 3 646 demi-journées perdues déclarées, suivi des Hauts-de-Seine avec 3 010 demi-journées de cours perdues », signale la FCPE. Le 10 octobre 2011, la fédération de parents d'élèves annonçait 4 140 demi-journées d'absence non-remplacées.
« Les petits départements sont touchés également comme la Côte d'Or avec 712 demi-journées perdues », poursuit la fédération de parents d'élèves. « Pour le seul mois de janvier, on signale 3 264 demi-journées sans remplacement sur ouyapacours : les collèges sont les plus touchés et dans les écoles primaires, on remplace encore moins bien que l'an passé », conclut l'organisation.
Absentéisme scolaire : les allocations de 171 familles suspendues entre janvier et juillet 2011 (Nicolas Sarkozy)
Cned-CNDP : un marché public pour étudier les « synergies » et « convergence » possibles
8 février
Masterisation : la Cour des comptes préconise d'organiser les concours de recrutement « avant ou au début des masters » (rapport annuel)
« La complexité et la rigidité des procédures de gestion de l'Éducation nationale ont entraîné des difficultés notables d'organisation au cours de la première année de mise en œuvre [de la réforme de la masterisation], notamment en ce qui concerne les conditions d'accueil et de formation réservées aux nouveaux enseignants », relève la Cour des comptes dans son rapport public annuel 2012, dévoilé mercredi 8 février 2012. Dans ses observations sur la « gestion des ressources humaines », la Cour consacre un chapitre à la formation initiale et au recrutement des enseignants. Elle formule quatre recommandations : « élaborer un référentiel de formation pour les masters débouchant sur les concours de recrutement des enseignants, prévoyant notamment des durées minimales de formation des étudiants en milieu professionnel » ; « organiser les concours de recrutement avant ou au début des masters, de façon que les étudiants n'aient pas été formés, en cas d'échec, à un métier qu'ils ne pourront pas exercer » ; « accorder des décharges de service aux enseignants stagiaires, à coût budgétaire constant, en fonction de la difficulté spécifique de leur affectation » et « mettre en place un système d'information et de recueil des données permettant d'évaluer l'adéquation des actions de formation aux besoins des enseignants ».
PLFR 2012 : 18 millions d'euros d'annulation de crédits pour la mission « Enseignement scolaire »
Évaluation des enseignants : le SNFOLC et le Snetaa-FO appelleront à la grève en cas de « passage en force » des textes au CTM
Rapport de la Cour des comptes : les réactions du Snuipp-FSU et du SE-Unsa
La Cour des comptes vient de publier un rapport signant l'échec total de la réforme de la formation des enseignants. Le bilan se présente comme le réquisitoire final d'un rendez-vous manqué pour la réussite des élèves et le métier d'enseignant », affirme le Snuipp-FSU, mercredi 8 février 2012, en réaction à la publication du rapport public annuel 2012 de la Cour des comptes qui consacre un chapitre à la formation initiale et au recrutement des enseignants. Elle formule quatre recommandations : « élaborer un référentiel de formation pour les masters débouchant sur les concours de recrutement des enseignants, prévoyant notamment des durées minimales de formation des étudiants en milieu professionnel » ; « organiser les concours de recrutement avant ou au début des masters, de façon que les étudiants n'aient pas été formés, en cas d'échec, à un métier qu'ils ne pourront pas exercer » ; « accorder des décharges de service aux enseignants stagiaires, à coût budgétaire constant, en fonction de la difficulté spécifique de leur affectation » et « mettre en place un système d'information et de recueil des données permettant d'évaluer l'adéquation des actions de formation aux besoins des enseignants ».
SE-UNSA. Le rapport de la Cour des comptes « pointe des inepties à la pelle », relève le SE-Unsa : « la charge de travail des stagiaires est de 1/3 supérieure au temps de travail d'un titulaire », « l'efficacité du tutorat est sérieusement mise en doute, d'autant qu'un stagiaire sur quatre n'exerce pas dans l'établissement de son tuteur » et « le traitement de l'hétérogénéité des élèves, fondamental, n'occupe désormais qu'une dizaine d'heures dans la formation initiale ».
« La masterisation Darcos est un cuisant échec. Ni la date des concours, ni le mode d'affectation des stagiaires et encore moins leur simili-formation ne trouvent grâce aux yeux des sages de la rue Cambon » et « contrairement aux affirmations péremptoires de 2007, non seulement cette réforme aura été coûteuse budgétairement mais elle s'avère inefficace quant à la formation même des enseignants », poursuit le syndicat. En outre, « la Cour des comptes observe que 70 % des stagiaires n'ont aucune expérience d'enseignement lors de leur prise de fonction. Elle pointe aussi le manque d'attractivité financière et s'alarme de la baisse inquiétante des viviers. Autant de thèmes sur lesquels le SE-Unsa alerte depuis cinq ans ».
« En précisant que 'ce nouveau dispositif a été engagé pour pouvoir tirer parti le plus rapidement possible des économies d'emplois qu'il permettait', le rapport résume l'absurdité et l'irresponsabilité d'une politique budgétaire aveugle. »
Remplacement des enseignants absents : la FCPE « n'a pas vocation à recenser les manques de manière exhaustive »
Enseignement des langues : les réactions du SE-Unsa, du Snec-CFTC, du SNFOLC, de la CGT-Éduc'action et du Sgen-CFDT
La « globalisation » des horaires de langues au collège est une « mesure structurelle d'affichage » qui ignore « la complexité générée pour les emplois du temps et les rythmes scolaires des collégiens », réagit le SE-Unsa mardi 7 février 2012, suite à la remise du rapport « Apprendre les langues, apprendre le monde » du comité stratégique sur l'enseignement des langues (AEF n°162136). Au sujet de l'« annualisation du temps de travail », le syndicat estime que « le statut des enseignants » est ici désigné « comme responsable des maux de notre système éducatif ». Selon le SE-Unsa, si la définition du métier d'enseignant « doit être améliorée », « cela ne peut relever ni du diktat, ni de la propagande électorale, mais d'une véritable politique contractuelle ».
SNEC-CFTC. Le ministre « veut-il, à douze semaines de l'élection présidentielle, remettre en question le décret de 1950 qui régit le temps de travail des enseignants, sans aucune concertation avec les professionnels de l'éducation, premiers concernés ? », s'interroge le syndicat. Regrettant « l'absence totale de dialogue social », le Snec-CFTC rappelle que les enseignants ont eux-aussi des « préparations à faire », « avant de se présenter devant les élèves », y compris pendant « les périodes de stage » des élèves en lycées professionnels. Le ministre « déclare également vouloir imposer aux enseignants de travailler pendant les vacances, comment imposera-t-il aux élèves d'être présents ? Alors, s'agit-il d'une proposition sincère de sa part ou d'un nouveau coup porté à l'image des enseignants ? », s'interroge le syndicat.
SNFOLC. Le syndicat « exprime son désaccord complet avec ce projet destiné à nous faire travailler plus pour gagner moins en accentuant les effets de la RGPP ». Selon lui, les mesures annoncées par Luc Chatel permettraient « d'accroître le temps de travail des professeurs sans augmenter leur rémunération tout en supprimant de nouveaux postes ». Le SNFOLC « se bat et se battra contre toutes les tentatives de mettre à mal les décrets de 1950, qui définissent le service des professeurs en horaires hebdomadaires d'enseignement dans leurs disciplines. Les grèves et les manifestations du 15 décembre et du 31 janvier ont prouvé l'attachement des personnels à leur statut, leur volonté d'exiger le retrait du projet d'évaluation et celui des suppressions de postes ».
CGT-ÉDUC'ACTION. « La globalisation va considérablement alourdir le temps scolaire et donne au ministère une liberté de gestion permettant de supprimer encore des postes », réagit le syndicat. « Concernant l'annualisation, il s'agit tout simplement d'une déréglementation totale du temps de travail des personnels et permettrait, là aussi, des suppressions de postes (en particulier dans les enseignements en langues, mais également plus globalement dans la voie professionnelle en profitant des stages des élèves…) », ajoute-t-il. La CGT-Éduc'action « souhaite la construction rapide et unitaire d'une mobilisation dans l'Éducation nationale ».
SGEN-CFDT. Selon l'organisation, « l'annualisation est une manœuvre dangereuse et irresponsable » dans le cadre d'une « campagne électorale qui utilise les ressorts populistes classiques en les déclinant contre les personnels enseignants ». Le sujet du service des enseignants « nécessite avant tout la reconnaissance de toutes les tâches assurées par les enseignants, qui ne peuvent plus se limiter aux préparations, cours et corrections telles que l'avaient défini le statut de 1950 par exemple pour les professeurs du second degré », juge le Sgen-CFDT.
10 février
Discours de François Hollande sur l'éducation : réactions syndicales
« La confirmation d'une priorité sur l'éducation et notamment sur le primaire ne peut que nous satisfaire » note Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, interrogé par AEF le vendredi 10 février 2011 sur le discours sur l'éducation prononcé par François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle, à Orléans le jeudi 9 février 2012 (AEF n°162300). « Nous sommes également intéressés par l'idée qu'il faille une réforme pour une école qui favorise la réussite de tous les élèves plutôt que de les trier », avance-t-il, se déclarant aussi favorable à « une entrée dans le métier progressive » des enseignants. Dans son discours, François Hollande préconise notamment de « supprimer les évaluations permanentes » des élèves en primaire, de « rétablir une formation initiale et continue des professeurs [au sein] d'Écoles supérieures du professorat et de l'éducation », de « mettre en place une filière de prérecrutements », mais aussi de « réformer les rythmes scolaires », de « créer une obligation d'accueil dans le service public pour les enfants à partir de l'âge de trois ans », de « refonder les programmes de 2008 » en primaire et de « supprimer les orientations précoces » au collège.
« Les annonces restent un peu floues. Cela n'est pas forcément une mauvaise chose à ce stade car il faut prendre le temps de la négociation et de la discussion », reconnaît Thierry Cadart. Parmi les points qui « l'interrogent », le secrétaire général cite « la création d'un nouveau métier lié à la sécurité ». « Cela nous laisse perplexes. Il y a déjà les CPE et les EMS qui peuvent traiter ces questions. Nous ne voudrions pas voir se dessiner l'idée d'une intervention segmentée sur les enfants ».
UNSA-ÉDUCATION. « De nombreuses précisions ont été apportées par rapport au discours du Bourget (AEF n°161283) », estime quant à lui Patrick Gonthier, secrétaire général de l'Unsa-Éducation. « Les propositions de François Hollande relatives à la formation des enseignants, à leur recrutement, et aux conséquences sur le socle commun rejoignent les préoccupations de l'Unsa-Éducation », détaille-t-il. « Il s'agit d'un discours de candidat et il faudra sans doute de nouvelles rencontres pour préciser les propositions », poursuit-il. Patrick Gonthier se déclare également en accord avec « la distinction entre autonomie pédagogique des établissements et autonomie administrative concurrentielle » développée dans les propos du candidat socialiste. « Nous sentons que les préoccupations syndicales dont nous avions fait part à François Hollande lors de l'audience qu'il nous avait accordée en janvier ont été prises en compte », conclut-il.
FO. « FO ne souhaite pas se positionner par rapport aux propos des différents candidats ni participer à l'élaboration de la loi de programmation du parti socialiste », précise Hubert Raguin, secrétaire général de la Fnec-FP-FO, interrogé par AEF vendredi 10 février 2012. « Cependant, au-delà des bonnes intentions, nous attendons les actes. Nous voudrions des réponses concernant l'arrêt de la RGPP et de la politique du 'un sur deux', l'annulation des 14 000 suppressions de postes prévues à la rentrée 2012, l'interruption des réformes en cours, comme la réforme du lycée ou celle plus récente de l'évaluation des enseignants. Or nous n'avons rien entendu de précis sur ces sujets », poursuit-il. En outre, pour FO, « l'issue n'est pas dans l'école du socle ». « Elle nous apparaît destructrice pour les élèves et pour les personnels », explique-t-il, se disant également « préoccupé » par « le sujet des rythmes scolaires » tel qu'il est abordé par le candidat socialiste.
FSU. Contactée par AEF, Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, n'a pas à ce jour donné suite.
SNALC-FGAF. Le Snalc-Fgaf « prend acte de nombreux points positifs dans le programme éducatif présenté hier par le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande : le rétablissement d'une véritable formation initiale des professeurs dotée d'une année de stage ; la création d'une filière de prérecrutement ouverte aux étudiants dès la licence ; des efforts budgétaires en faveur de l'école maternelle, de l'école primaire ou de la médecine scolaire ; le souhait de revaloriser l'enseignement professionnel ; la décision de rétablir l'enseignement de l'histoire en terminale S ; la ferme volonté de ne pas renforcer les pouvoirs des chefs d'établissement dans le cadre d'une autonomie accrue accordée à ces derniers ».
Néanmoins le syndicat « s'inquiète de la poursuite d'orientations néfastes, en partie déjà initiées par l'actuel gouvernement » : « ne plus faire de distinction entre la formation des professeurs du premier degré et celle du second degré ouvrant ainsi la porte à la création d'un corps unique […] mettrait en péril l'expertise disciplinaire des professeurs de l'enseignement secondaire » ; « faire la part belle dans la formation des futurs enseignants à une recherche pédagogique parfois fumeuse ». L'organistion « s'inquiète » aussi de « la volonté de revoir les rythmes scolaires, notamment en raccourcissant les vacances d'été, au détriment des intérêts des familles et des enseignants », « l'attachement au socle commun de connaissances, machine de guerre de la primarisation du collège, qui nécessitera une révision à la baisse des programmes du collège » et déplore « le ferme refus de revenir sur le principe du collège unique en écartant toute possibilité de création de parcours diversifiés au sein de celui-ci ».
Enfin, le Snalc-Fgaf regrette que « le candidat ne se soit pas exprimé sur la question cruciale de la revalorisation salariale des enseignants ou sur la remise en cause des réformes entreprises par l'actuel gouvernement dans les lycées généraux et professionnels dont les professeurs constatent pourtant chaque jour sur le terrain les effets calamiteux, notamment en terme de suppressions de postes ».
CFE-CGC. Avenir Écoles CFE-CGC « note avec intérêt le projet de recréation au cours du quinquennat de 60 000 postes supplémentaires dans l'éducation, notamment à l'école primaire ». « On peut ainsi espérer que les classes surchargées ne seront plus qu'un lointain souvenir », estime l'organisation le 9 février 2012. En outre, le syndicat « applaudit » au « rétablissement d'une formation professionnelle des enseignants digne de ce nom, avec la création d'Écoles supérieures du professorat et de l'Éducation » et approuve « le retour à la scolarisation en maternelle des enfants de moins de 3 ans dans les quartiers sensibles ».
« Un grand malaise, une grande souffrance, flottent sur la profession [des enseignants] : manque de reconnaissance, salaires dérisoires et indignes pour des Bac + 5, pas ou peu de perspectives d'évolution de carrière et plus grave encore, rien sur une véritable médecine du travail, rien sur la qualité de vie au travail », considère Avenir Écoles CFE-CGC. « Sur ces problématiques, force est de constater que les recettes du candidat Hollande auront bien du mal, et ce n'est pas un procès d'intention, à inverser la vapeur ». Le syndicat « aurait aimé également entendre dans ce projet, une réelle place faite à la révolution numérique, pour qu'enfin, élèves et enseignant(e)s entrent dans le XXIe siècle et retrouvent une saveur à l'école ». « Avenir Écoles CFE-CGC se tient de plus en plus à la disposition du candidat socialiste pour l'aider à compléter son offre à destination de ces femmes et de ces hommes, qui chaque matin, relèvent le défi de faire l'école », conclut l'organisation.
Présidentielle : le Snes-FSU interpelle les candidats sur « le salaire des enseignants»
« Envisagez-vous rapidement une augmentation de la valeur du point d'indice de la fonction publique ? Êtes-vous pour indexer la valeur du point d'indice sur l'inflation ? Envisagez-vous un plan de revalorisation de la situation des personnels d'enseignement, d'éducation et d'orientation ? Comment concevez-vous son élaboration ? Quelle place accordez-vous aux rémunérations indemnitaires par rapport aux traitements ? L'évaluation doit-elle se traduire dans la carrière, dans la rémunération ? Si oui, comment ou sous quelle forme ? » Telles sont les questions qu'adresse le Snes-FSU, vendredi 10 février 2012, aux candidats à la présidentielle dans une deuxième « fiche », relative au salaire des enseignants, la première étant sur le thème de « la gouvernance ».
Selon le Snes, « la revalorisation de la rémunération doit être principalement indiciaire - et non indemnitaire. L'indexation du point d'indice de la Fonction publique sur les prix est étroitement liée à la revalorisation des indices de traitement. » « Le corps des agrégés revalorisé est pour le Snes la référence tant en termes de rémunération que de maxima de service », précise le syndicat. « Dans ce cadre, le traitement mensuel de début de carrière devrait se situer aux environs de 2 500 euros brut (2 071 net). Les contractuels doivent être rémunérés selon une grille nationale et le traitement des assistants d'éducation porté au minimum de la catégorie B. » Le Snes-FSU ajoute : « Tous les personnels d'enseignement et d'éducation doivent accéder à la hors-classe avant leur départ à la retraite. Cela impose, pour les co-psy, la création d'une hors-classe. »
« D'autres fiches thématiques aborderont, tout au long de la campagne, les points clés et les grands leviers de l'évolution du service public d'Éducation nationale. Les réponses seront rendues publiques », explique le Snes.
Lettre ouverte des étudiants de Master 1 Enseignement du Premier Degré de la Roche-sur-Yon
Le 31/01/2012
A tous les citoyens et aux parents soucieux de l’avenir de leurs enfants,
Nous vous interpellons aujourd’hui sur l’avenir de l’école et la formation des futurs citoyens de demain.
Depuis maintenant 2 ans, la masterisation a profondément transformé la formation des professeurs des écoles et des collèges provoquant un système élitiste et une professionnalisation insuffisante des enseignants. Cependant, malgré les injonctions paradoxales, l’IUFM s’évertue à former les professeurs de demain en répondant à la fois aux exigences universitaires et à la nécessaire professionnalisation de leurs étudiants.
Or, le 3 février prochain, le conseil d’administration de l’Université de Nantes a mis à l’ordre du jour, un projet de modification de la formation des enseignants qui entraine la dissolution des IUFM des Pays de la Loire au profit de l’augmentation des effectifs des filières universitaires.
Quelles conséquences pour l’avenir de l’école ?
Dans le meilleur des cas, les étudiants et leurs formateurs seront transférés dans des filières non choisies et pas adaptées aux besoins relatifs au métier d’enseignant.
La formation, jusqu’à présent, assurée par ces institutions spécialisées, proposera des contenus exclusivement théoriques, sans ancrage dans la réalité professionnelle. Cette évolution amènera dans les classes des enseignants sans expérience, ni sensibilité pédagogique.
D’autre part, la probabilité, si ce choix est voté, d’une disparition totale de formation pour les professeurs sur certains départements est forte. Ainsi, la fermeture des IUFM entrainera sans doute l’absence de lieu en Vendée pour les formations initiale et continue des enseignants.
Dans ce cas, le cofinancement par la Région, le Conseil Général et l’agglomération Yonnaise d’un nouveau bâtiment sur le site de La Courtaisière, à destination de l’IUFM en 2014 interroge quant à son utilisation.
Il n’est pas de notre propos de défendre le système actuel qui à bien des égards mériterait d’être repensé mais la dissolution des IUFM n’est pas la réponse appropriée car elle mettrait à mal le système scolaire, déjà fortement fragilisé. Sur du long terme, cette situation risque d’engendrer une baisse de la qualité des enseignants et le renforcement des inégalités scolaires.
Notre inquiétude est d’autant plus forte qu’une proposition de modification de la formation des Maitres par le député Jacques Grosperrin devrait être présentée au Parlement d’ici le 8 février 2012.
De ces choix politiques dépend le devenir de nos enfants.
Le réquisitoire de la Cour des comptes contre la réforme de la formation des enseignants
Depuis la réforme de la mastérisation adoptée en 2008, le nombre de candidats au métier d'enseignants ne cesse de diminuer.AFP/JEFF PACHOUD
Carton rouge. De la réforme de la mastérisation, qui a fait passer le niveau de recrutement des enseignants de bac+3 à bac+5, la Cour des comptes, qui publie son rapport annuel mercredi, propose de ne rien garder. Ni la date du concours, ni le mode d'affectation des enseignants, ni leur pseudo-formation. Pour les sages de la rue Cambon, cette réforme, adoptée en conseil des ministres en juin 2008, a manqué toutes ses cibles.
- Les économies envisagées
La Cour a refait le calcul. La suppression de 9 567 équivalents temps plein aurait pu rapporter 707 millions d'euros en 2011. Mais, une fois enlevé le coût de mesures d'accompagnement, comme la revalorisation des débuts de carrière (38 millions d'euros), les bourses au mérite versées aux étudiants (25 millions) ou les indemnités de tutorat (27 millions), il ne reste plus que 370 millions d'économies. Les magistrats se sont arrêtés là dans leur calcul, suggérant qu'il faudrait aussiôter le coût supplémentaire pour la nation des deux années d'études qui mènent de la licence au master – à 10 000 euros l'année par élève.
Un master d'enseignement souvent préparé pour… rien. "Le taux d'échec important aux concours de recrutement traduit du point de vue de la bonne gestion des finances publiques, une inefficience marquée, les étudiants recalés auront été coûteusement et spécifiquement formés à un métier qu'en définitive ils n'exerceront pas", note la Cour. La rue Cambon propose donc "d'organiser les concours avant ou au début des masters". Un peu comme avant la réforme…
- Pas d'amélioration du niveau des enseignants
"Plus de 70% des enseignants recrutés au mois de juin précédent n'avaient aucune expérience de l'enseignement. Or les conditions de leur prise de fonctions à plein-temps n'ont pas fait l'objet d'une attention suffisante", relève la Cour, qui estime que"ce nouveau dispositif a été engagé pour pouvoir tirer parti le plus rapidement possible des économies d'emplois qu'il permettait".
Ainsi les magistrats regrettent-ils que des enseignants stagiaires aient été affectés dans deux ou trois établissements différents : dans une académie du Sud-Est, cela a été le cas de tous les enseignants d'arts, mais aussi de 25% des professeurs de sciences physiques, 24% d'histoire-géographie, 22% d'anglais… Ce qui complique l'intégration dans une salle des professeurs.
Selon les sages de la rue Cambon, la réforme de la mastérisation a manqué toutes ses cibles.Cour des comptes, Education nationale

Ce service à assurer dans des conditions difficiles a encore été alourdi par des heures supplémentaires puisque la Cour relève que, dans une académie de l'Est,"35% se sont retrouvés avec des heures supplémentaires". Plus globalement, "les enseignants stagiaires ont une charge horaire supérieure d'un tiers par rapport au temps de travail d'un professeur titulaire" puisqu'ils ont dû effectuer une formation express sur leur temps libre… Le tutorat promis "Sur le plan national, 23% des stagiaires n'étaient pas situés dans le même établissement que leur tuteur", relève la Cour. De plus, la mission du tuteur n'a pas été pensée: "Le ministère ne s'est pas doté d'instruments précis permettant de s'assurer de l'efficacité du tutorat." Et la Cour de regretter que, sur le sujet, le ministère "dispose de très peu d'éléments d'information, alors que son importance pour la formation des enseignants justifierait une capacité nettement accrue de suivi et d'évaluation de cette activité". Pourtant, 27 millions d'euros ont bien été versés aux tuteurs.
- La réussite des élèves
Les magistrats de la rue Cambon soulignent que "les objectifs fixés par le code de l'éducation devraient normalement se traduire par une formation particulièrement renforcée en matière de gestion de l'hétérogénéité des niveaux des élèves au sein des classes. Or, selon les circulaires, cette formation ne représentait en 2010-2011 que neuf heures pour les enseignants du second degré et entre six et dix-huit heures pour les professeurs des écoles ". Les sages remarquent aussi qu'eu égard à l'objectif d'un socle commun de connaissances et de compétences, qui figure dans la loi, la mastérisation aurait dû permettre de rapprocher les concours de professeurs des écoles et de professeurs du secondaire, et peut-être aussi de l'introduction d'une bivalence dans les concours. Occasion ratée.
- Le vivier de candidats réduit
La Cour pointe un problème plus grave à moyen terme. "Le vivier de candidats s'est réduit de plus de 50 000 inscrits, soit une baisse des inscriptions d'un tiers sur une seule année" entre2010 et 2011. Le vivier des mastérisés compte 300 000 étudiants de moins que celui des licenciés. De plus, le pourcentage des inscrits qui se présentent réellement au concours a encore décru entre2010 et 2011.
Maryline Baumard Article paru dans l'édition du 09.02.12 Abonnez-vous au Monde à 15€/mois
CHRONIQUE EDUCATION, Semaine du 30 janvier au 3 février 2012 (réalisation Parti de gauche)
30 janvier
Santé : 14 % des agents de l'Éducation nationale « en épuisement professionnel » (étude Carrefour santé social)
14 % des agents de l'Éducation nationale sont en épuisement professionnel ou « burn-out », selon une étude (1), rendue publique lundi 30 janvier 2012, menée par le Carrefour santé social, lieu d'échanges et de réflexion qui associe la Mgen, la FSU, l'Unsa-Éducation et le Sgen-CFDT. L'épuisement professionnel se manifeste par un épuisement émotionnel ou physique, par une réduction de la productivité au travail et par un sentiment de dépersonnalisation. 17 % des hommes et 13 % des femmes sont ainsi victimes de burn-out dans l'Éducation nationale. Cette proportion est plus élevée à l'âge de 55 ans et plus (19 % chez les hommes et 17 % chez les femmes).
La probabilité d'être en épuisement professionnel augmente pour les personnels d'enseignement de l'école élémentaire et du collège et diminue au contraire pour les personnels exerçant en lycée, ou dans les secteurs de la recherche ou de la formation, de la santé ou du social et de l'université. Les académies qui sont les plus touchées, selon cette enquête, sont la Guadeloupe et la Martinique.
24 % EN ÉTAT DE TENSION AU TRAVAIL
24 % des agents sont également en état de tension au travail (2). La situation de tension au travail est une situation à risques pour la santé où les exigences du travail sont importantes, la demande psychologique forte et où les ressources disponibles dans le travail pour y faire face sont insuffisantes, la latitude décisionnelle faible. Cette probabilité d'être en état de tension augmente pour les CPE, les personnels de l'administration, les personnels d'enseignement de l'école élémentaire et du collège. elle diminue en revanche pour les personnels du secteur santé et social, de l'université, de la recherche et de la formation. Elle augmente pour les académies d'Aix-Marseille, de Lille, d'Orléans-Tours et de Versailles.
Selon cette étude, « la prévalence des TMS ne constitue pas une spécificité des métiers de l'Éducation nationale ». En revanche, les douleurs à la nuque, au cou et dans le bas du dos sont « particulièrement fréquentes ». La probabilité d'avoir une douleur au cou ou à la nuque (15 % des répondants) est plus importante chez les personnels de l'administration, les professeurs de lycées professionnels, les certifiés et les PEGC. Cette probabilité augmente pour les académies d'Aix-Marseille.
La probabilité d'avoir une douleur dans le bas du dos (19 % de répondants) augmente dans l'académie de Lille et pour les personnels de l'administration, les professeurs d'EPS, les instituteurs ou professeurs des écoles, les certifiés ou PEGC, les personnels d'enseignement de l'école maternelle.
Y A-T-IL UN EFFET RÉFORME ?
« Il faut que le ministère puisse s'emparer de ces signaux d'alerte et mette en place une réelle médecine de prévention à hauteurs de ces enjeux », souligne Rose Saillard, déléguée nationale de la Mgen. 24 médecins de prévention sur les 80 « promis par le ministère ont été effectivement recrutés », regrette également Élisabeth Labaye, secrétaire nationale de la FSU. « Il y a une vraie dégradation des conditions de travail au fil des ans », estime-t-elle en citant l'intensification du travail, la mise en concurrence des personnels, les réformes « impactant les conditions et l'organisation du travail, menées sans concertation », des injonctions « multiples et contradictoires » et une latitude professionnelle « qui se réduit ». « Les postures de travail ne sont pas abordées lors de la formation, il n'y a pas de réflexion sur les locaux et le matériel notamment pour l'école maternelle », ajoute-t-elle.
« Le ministère ne veut pas reconnaître que la RGPP a des conséquences sur les conditions de travail quotidiennes des personnels », note pour sa part, Samy Driss, secrétaire national de l'Unsa-Éducation. « Nous attendons beaucoup des CHSCT aux compétences plus larges que les anciens CHS », poursuit-il. La prochaine réunion de cette nouvelle instance aura lieu le 9 février 2012. « Rien n'est fait pour les secondes carrières dans l'Éducation nationale », déplore-t-il.
Expliquant les résultats, Christophe Bigaud du Sgen-CFDT, souligne que les CPE ont une « latitude professionnelle très faible au regard de pressions très fortes ». Il cite la relation avec les élèves, les personnels mais aussi les parents. « Le collège est un lieu de souffrance. Il faut réfléchir à sa place dans le système éducatif », ajoute-t-il. Autre élément d'explications, selon les organisations syndicales présentes, « les évaluations systématiques » et la montée en charge du travail » à l'école en primaire. « Les politiques rectorales ont aussi leur importance notamment par les moyens mis en œuvre pour la politique de reconversion par exemple », note Samy Driss.
31 janvier 2012 : 12,83 % de grévistes attendus dans le premier degré selon le ministère
Présidentielle 2012 : l'Anacej propose de « réformer les collectivités » pour « définir une compétence jeunesse »
Une compétence jeunesse doit être définie et partagée entre les différents niveaux territoriaux. Des schémas Jeunesse doivent être inventés et un chef de file défini pour coordonner l'action publique », indique l'Anacej, qui recommande de « réformer les collectivités pour redonner du souffle à l'action publique et accompagner les transitions nécessaires » dans ses propositions pour les élections présidentielles et législatives de 2012, présentées le mercredi 25 janvier 2012. L'association propose également de « faire de la participation citoyenne le fil rouge de l'éducation », d' « associer les plus jeunes aux décisions collectives à tous les niveaux, dans les écoles, villes, centres de loisirs… ».
Poitou-Charentes : la région se dote d'une cellule interne de maîtrise d'œuvre pour accélérer la rénovation des lycées
Grève du 31 janvier 2012 : entre 9 000 et 20 000 enseignants manifestent à Paris
SNUIPP-FSU. « Le taux de mobilisation de 40 % dans le premier degré est significatif dans la période. Il a un sens particulier : celui d'envoyer un message au gouvernement pour faire de l'éducation une priorité », estime Sébastien Sihr, secrétaire général du syndicat. Interrogé par AEF sur les suppressions de postes, Sébastien Sihr estime qu'alors que les chiffres « sont en train d'être rendus publics, département par département », cela « suscite une forte inquiétude car les effets des suppressions de postes sont dévastateurs sur les élèves » (AEF n°161480).
SNES-FSU. Frédérique Rolet s'estime « contente de la mobilisation, dans la mouvance de celle de décembre (AEF n°159739), qui montre qu'il y a un vrai fond général de mécontentement ». Selon la co-secrétaire général du Snes, c'est « le ras-le-bol d'un métier malmené qui s'exprime aujourd'hui », et qui a fait se déplacer des enseignants depuis les académies « même éloignées de Paris ». Interrogée par AEF sur les effets escomptés de la mobilisation, Frédérique Rolet déclare attendre « un collectif budgétaire ».
FNEC-FP-FO. « La Fnec a fait la proposition aux autres fédérations de se rencontrer dès demain pour aller ensemble chez le ministre et confirmer ses deux revendications », annonce Hubert Raguin. Le secrétaire général estime que « la mobilisation a monté d'un vrai rang comparé à décembre ». « La dernière mobilisation n'a pas servi a rien. Nous souhaitons désormais le retrait pur et simple du projet de décret et l'abandon de la RGPP. »
SNALC-FGAF. « Nous voulons un maintien de la double-évaluation, avec un rôle de l'inspecteur et des évaluations plus fréquentes, afin qu'elles soient synonymes d'évaluations conseil », indique le président du Snalc qui avoue cependant être « conscient que la période n'est pas très propice à faire passer ces messages ».
Haute-Garonne : l'IA-DSDEN veut « accompagner » les personnels Rased dont les postes sont supprimés
31 janvier 2012 : 15,55 % des enseignants du premier degré et 12,41 % du second degré en grève, selon le ministère
15,55 % des enseignants du premier degré et 12,41 % de l'ensemble des enseignants du second degré participent « à la grève dans l'enseignement public pour la totalité des académies métropolitaines », selon l'estimation provisoire du 31 janvier 2012 au matin du ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative. Dans le second degré, le ministère détaille que la grève est suivie par 15,43 % des enseignants des collèges, 9,61 % des enseignants des lycées d'enseignement général et technologique, et 8,72 % des enseignants des lycées professionnels. Le Snes-FSU annonce de son côté que « 42 % des personnels du second degré sont en grève aujourd'hui ». Dans le premier degré, le Snuipp-FSU prévoyait le 30 janvier un taux de grévistes moyen de 36,2 % dans les 42 départements qui ont répondu à son enquête, allant de 10 % en Corrèze, dans le Lot, en Saône-et-Loire et en Haute-Corse, à 65 % dans le Cher
Santé : un médecin scolaire pour 7 900 élèves en moyenne (enquête syndicale)
Présidentielle : la Ligue de l'enseignement en faveur d'une « école de la scolarité obligatoire de 3 à 16 ans »
La Ligue de l'enseignement préconise de « recréer une formation professionnelle des acteurs de l'éducation » parmi ses 50 propositions pour « faire société », formulées en prévision des élections présidentielle et législatives et rendues publiques le mardi 31 janvier 2012. Éric Favey, secrétaire général adjoint de l'organisation, indique « être en faveur du pré-recrutement d'enseignants ». « Il faut une quasi formation d'ingénieur afin d'apprendre les bons gestes pour conduire son métier, que cela soit au sein d'IUFM ou d'écoles professionnelles. La formation doit durer au minimum une année complète, plus une année d'alternance », développe-t-il. La Ligue de l'enseignement avait déjà formulé 24 propositions en vue de l'élection présidentielle à l'occasion du Salon européen de l'éducation le 24 novembre 2011
Présidentielle : Jean-Luc Mélenchon veut « titulariser la totalité des professeurs de l'Éducation nationale »
« L'école doit être émancipatrice, et d'abord pour ceux qui la font vivre. Il est insupportable qu'il y ait dans l'Éducation nationale, du fait d'un mode de gestion, une telle proportion de précaires, qui font preuve de leur savoir-faire puisqu'ils sont réembauchés chaque année. La première tâche d'un gouvernement de gauche - avant de discuter du statut des enseignants comme s'ils étaient responsables de cette situation - est de se préoccuper de ceux qui sont là. La première tâche d'un gouvernement de gauche est de titulariser la totalité des professeurs de l'Éducation nationale. Tout le monde. Nous le ferons sans avoir besoin de brutaliser le statut des enseignants », déclare, lundi 30 janvier 2012, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai 2012, lors de ses vœux à la communauté éducative, au théâtre Comédia, à Paris. Jean-Luc Mélenchon a été ministre délégué chargé de l'enseignement professionnel du 27 mars 2000 au 5 mai 2002.
« Il faut faire passer à tous les précaires un examen professionnel, une vérification en cours d'année de leur aptitude. C'est un examen formel, puisque certains sont là depuis cinq, dix ans, et s'ils ne donnaient pas satisfaction, ils ne seraient pas là », ajoute Jean-Luc Mélenchon.
Selon lui, la « démarchandisation » de l'école passe par la gratuité, le rétablissement de la carte scolaire et l'abrogation de la loi LRU. En outre, le Front de gauche propose la scolarité obligatoire de trois à 18 ans. Jean-Luc Mélenchon évoque aussi « la nécessité d'avancées dans l'innovation pédagogique », laquelle implique de « relancer la recherche » en ce domaine, d'en évaluer les résultats et de « généraliser les bonnes pratiques » dans l'Éducation nationale.
PRÉ-RECRUTEMENT DES ENSEIGNANTS
Alors que dans les années à venir « sept à huit millions » d'élèves supplémentaires sont attendus, Jean-Luc Mélenchon souhaite « rétablir la formation des enseignants ». « Il faut faire en sorte que ce recrutement tienne compte de ce qu'est le peuple français. Cinq années d'études au-delà du baccalauréat c'est inacceptable pour les familles qui n'en n'ont pas les moyens. » Jean-Luc Mélenchon propose alors la mise en place d'un « pré-recrutement, comme dans le passé avec les Ipes. »
Concernant l'enseignement professionnel, Jean-Luc Mélenchon affirme être « pour un pilotage unique de l'ensemble des établissements professionnels, qu'ils soient publics, privés, spécialisés dans l'agriculture, le bâtiment, maritimes, etc. » Un tel pilotage permettrait de « construire la voie polytechnique de France qui permette à un jeune qui arrive modestement pour préparer un CAP, à ce qu'on le pousse jusqu'au niveau bac pro et qu'on l'aide financièrement et pédagogiquement à passer le cran, à suivre un BTS ou aller en IUT. »
L'ÉCOLE, VICTIME D'UNE « CRITIQUE QUOTIDIENNE »
L'école est victime d'une « critique quotidienne », selon Jean-Luc Mélenchon, qui s'insurge notamment contre l'argument selon lequel « 120 000 jeunes sortent sans qualification du système scolaire ». Au contraire, il faut selon lui retenir ce chiffre : « 84 % de jeunes sont formés ! ». « La preuve [de la réussite] de l'Éducation nationale, c'est que nous sommes la 5e puissance économique du monde. C'est que nous sommes le peuple le plus féru de visites de musée, le plus entiché de musique et de pratiques artistiques de toutes sortes. » En outre, pour Jean-Luc Mélenchon, ce chiffre de 120 000 jeunes comprend les jeunes qui n'ont pas obtenu de qualification supérieure au brevet, or, ce diplôme est le signe « d'un savoir et d'un savoir être ». Et l'on recense également parmi ces 120 000 jeunes « tous ceux qui croient Nicolas Sarkozy, qui sortent de l'école pour aller vers l'apprentissage ».
Aussi, Jean-Luc Mélenchon oppose le fait que « de 1985 à 1995, on a doublé la part d'une classe d'âge accédant au bac. Le précédent doublement avait mis 80 ans. Depuis 1990, le nombre d'étudiants a augmenté de plus de 35 % », « la France est la troisième nation de l'OCDE pour le nombre de diplômés en sciences pour 100 000 habitants, largement devant les USA, l'Allemagne, et le Royaume-Uni ».
« LA GRANDE MENACE : LA FINANCIARISATION DES SAVOIRS »
« La grande menace, c'est la financiarisation des savoirs, et l'organisation de l'école comme un marché », poursuit-il. Selon le candidat, le secteur de l'éducation représente « 150 milliards par an de dollars », « financés à 70 % par de la dépense publique », soit une « masse gigantesque qui fait l'objet de prédation ».
« Le cœur de l'affaire, c'est la dette. C'est par là qu'ils ont commencé à tout changer », note encore Jean-Luc Mélenchon. Lequel en veut pour preuve « la première loi du premier gouvernement Sarkozy : la loi LRU », « première loi d'autonomie » des universités. « Évidemment le mot (autonomie) est piégeux. Qui pourrait être contre l'autonomie d'une équipe pédagogique ? Mais ce n'est pas de cela dont il est question. Ce n'est pas d'autonomie pédagogique, mais d'autonomie de gestion. Il s'agit de créer un marché avec de la concurrence, entre établissements, et des produits identifiés », les diplômes. Et, « dès lors que l'on a réussi » avec les universités, « il est très facile que cette méthode soit généralisée ». « Reste à organiser la concurrence entre établissements, partout, et dès le primaire. Des établissements réputés autonomes sont en compétition les uns avec les autres, le chef d'établissement choisit les enseignants, les dirige (…), l'établissement choisit ses élèves. Mais alors, qui reste sur le carreau, et que reste-t-il du service public ? » interroge le leader du Front de gauche.
VERS UN BAC PRO « EN DEUX ANS » ?
« Le bac pro, c'est le gagne pain du peuple, c'est la bonne qualification pour passer d'OS à ouvrier hautement qualifié », souligne encore Jean-Luc Mélenchon, « mais cela consiste en un marché juteux que l'UIMM, le Medef et la droite commencent » à attaquer. Selon lui, le bac pro a été « détruit », par la réforme faisant évoluer sa durée de quatre à trois ans. Or, « il faut du temps pour assimiler. Un bac pro demande un haut niveau d'exigence et (de par leur passé, leur histoire personnelle, les élèves y étant inscrits) ont un rapport moins détendu à l'éducation (que d'autres). En le faisant passer à trois ans, mécaniquement le taux d'échec a été élevé. Qui gagne quoi ? » interroge-t-il.
Lors d'une interview télévisée diffusée dimanche 29 janvier 2012, « Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il allait le ramener à deux ans. Il a dit, il faut imposer l'alternance en fin de cycle de l'enseignement professionnel. […] Des dizaines de métiers ne sont pas compatibles avec l'apprentissage, et dans certains domaines, ils représentent un coût exorbitant », estime Jean-Luc Mélenchon. « L'apprentissage est une source d'élimination de la jeunesse scolarisée. Elle sort du système scolaire, signe un contrat de travail, passe sous statut d'apprenti. Mais 25 % des contrats sont cassés dans les trois premiers mois. Ce ne se passe pas bien. Nous manquons de maîtres d'apprentissage, et puis l'entreprise n'est pas l'école, et elle ne le sera jamais. On ne peut pas demander aux patrons d'ouvrir une école dans leur entreprise, ils payent déjà la taxe d'apprentissage », relève-t-il.
Mathématiques : l'Académie des sciences préconise « de penser différemment l'évolution des contenus enseignés »
« Il faut, dans l'intérêt de l'humanité dans son ensemble et de notre pays en particulier, que chaque jeune dispose - pour sa culture et son avenir professionnel - des outils intellectuels qui lui permettront ensuite d'aborder la multiplicité des savoirs ; certes, toutes les sciences apportent de tels outils, mais les mathématiques apportent des outils généraux d'une telle portée que leur place dans l'enseignement doit être confortée mieux qu'à présent », écrivent les membres du Comité sur l'enseignement des sciences de l'Académie des sciences (1), mardi 31 janvier 2012. « Tout ceci implique de penser désormais différemment l'évolution des contenus enseignés, en évitant d'abord l'erreur trop commune de sous estimer les capacités des élèves. Ainsi, certaines connaissances mathématiques fondamentales doivent être acquises suffisamment tôt. Puis, au cours de toute la scolarité, elles doivent être entretenues et enrichies en mettant en œuvre des synergies d'apprentissage avec les autres disciplines. ».
1er février
Jean Marimbert : le ministère « travaille » à définir les sujets donnant lieu à consultation en comités techniques
Le ministère est « en train de travailler pour préciser de façon assez fine le type de sujets qui donneront lieu à consultation » des organisations syndicales dans le cadre des comités techniques « en application des neuf rubriques de consultation » que prévoit le décret du 17 février 2011 relatif à ces instances, indique Jean Marimbert, le secrétaire général du ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, mercredi 1er février 2012. Ces neuf rubriques « englobent notamment les questions ou projets de textes relatifs 'à l'organisation et au fonctionnement des administrations, établissements ou services' ou encore 'à la gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences' ». D'après le SE-Unsa, Jean Marimbert avait indiqué en CTM le 4 janvier, qu'une consultation des organisations syndicales devrait avoir lieu dans les CT académiques et départementaux sur les mesures de carte scolaire qui « impactent l'organisation du service localement »
Masterisation : adoption de la proposition de loi Grosperrin par la commission de l'éducation de l'Assemblée nationale
« Je ne souhaite pas rouvrir le débat sur la masterisation. J'ai écrit un rapport et je n'ai pas changé de position à ce sujet. Mais me dire aujourd'hui que cette proposition de loi entraîne la disparition du principe des stages est un faux procès », déclare Jacques Grosperrin, député (UMP, Doubs), auteur et rapporteur d'une proposition de loi visant à modifier les dispositions du code de l'éducation relatives à la formation des maîtres). La commission des affaires culturelles et de l'éducation a adopté le texte, mercredi 1er février 2012, et rejeté l'ensemble des amendements déposés par l'opposition. Pour sa part, Jacques Grosperrin a vu adoptés ses deux amendements principaux). Le premier d'entre eux précise que ce sont 'les établissements d'enseignement supérieur et notamment les universités' qui ont la charge de former les futurs enseignants. Le second propose de remplacer le terme 'référentiel' par 'cahier des charges', cette expression « paraissant plus apte à réguler une politique de formation relevant d'une missions éminemment régalienne ». Le texte sera examiné en séance publique le 8 février 2012.
Rentrée 2012 : les choix des recteurs de Bordeaux, Poitiers et Limoges pour répartir les suppressions de postes dans les écoles
Maintenir le taux d'encadrement dans les écoles tout en rendant des postes dans le primaire : c'est l'équation de la rentrée 2012 affichée par les recteurs à Bordeaux comme à Poitiers ou Limoges, à l'issue des CTA, dont le dernier s'est tenu à Bordeaux lundi 30 janvier 2012 (1). Dans cette académie en croissance démographique, le recteur Jean-Louis Nembrini a choisi de supprimer des emplois, essentiellement dans les Rased, qu'il souhaite spécialiser dans la prise en charge de la grande difficulté scolaire. À Poitiers, le rectorat a réparti les 129 suppressions en trois tiers, selon le SE-Unsa : « 44 classes en moins, 44 emplois d'intervenants extérieurs en langues supprimés et 41 emplois divers pris sur les moyens consacrés aux remplacements, aux décharges de direction, aux congés de formations, aux postes adaptés, aux conseillers pédagogiques, aux Rased, aux établissements spécialisés, aux postes hors classe ». À Limoges, les 131 postes supprimés dans le primaire comprennent 121 postes d'enseignants (devant la classe et hors classe) et 10 postes d'assistants en langue étrangère.
Le Snec-CFTC relève une « conjonction permanente entre les discours de l'Enseignement catholique et de l'UMP »
Pass éducation : la CGT-Éduc'action demande l'élargissement du « champ des bénéficiaires »
La CGT-Éduc'action « demande » au ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative « d'élargir le champ des bénéficiaires du Pass éducation afin de mettre ses actes en conformité avec ses engagements » le mercredi 1er février 2012. « La notice envoyée dans les écoles et établissements par le ministère exclut, d'emblée, un certain nombre de personnels : les professeurs-documentalistes ou bien encore l'ensemble des enseignants non-titulaires », indique l'organisation. Elle rappelle notamment que « la part des enseignants non-titulaires dans le second degré tourne autour de 10 % des enseignants ».
Jeunesse : « Les associations ont subi la disparition des subventions pérennes au profit d'appels à projets » (Marie-George Buffet)
Marie-George Buffet, députée communiste de Seine-Saint-Denis et ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports de 1997 à 2002 plaide pour la création d'un ministère « dédié à la jeunesse et à l'éducation populaire » « pour une co-gestion entre les associations et le gouvernement ». « Lorsqu'il n'y a pas de ministère visible, les choses se délitent comme cela a été le cas avec la disparition du ministère de la Jeunesse et du Sport », déplore-t-elle. Elle s'exprime au cours d'un débat intitulé « Promouvoir une politique de jeunesse et d'éducation populaire : un enjeu citoyen pour demain », organisé à l'Assemblée nationale par le Cercle de l'éducation populaire , le mardi 31 janvier 2011.
2 février
Ministère : quelles bonnes pratiques de gestion des ressources humaines en 2011 ? (Bilan DGAFP)
Mise en place du DIF, du volet ressources humaines du programme Eclair, « gestion des postes clés » tels que les recteurs d'académie… Telles sont quelques-unes des « bonnes pratiques de gestion de ressources humaines » du ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, identifiées par la DGAFP dans un bilan des actions engagées par chaque administration en 2011. « Ce recueil, élaboré à partir des bonnes pratiques […] présentées lors des conférences ministérielles de gestion prévisionnelle des ressources humaines de 2011, s'adresse aux professionnels de la GRH. Il est destiné à faire partager les pratiques, démarches et outils innovants, développés par les ministères, en matière de gestion des ressources humaines », précise en introduction, Jean-François Verdier, directeur général de l'administration de la fonction publique.
Manuels scolaires : l'élaboration des programmes doit être « plus transparente » (rapport parlementaire)
« Les programmes et les manuels scolaires donnent souvent lieu à controverses », souligne Xavier Breton, député (UMP, Ain) dans un rapport d'information sur les manuels scolaires, publié jeudi 2 février 2012. Ces controverses sont souvent liées « à l'apparition de nouveaux thèmes dans les programmes et, plus précisément, à la prise en compte, par les disciplines scolaires, de concepts universitaires », poursuit le député. La commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale a mis en place en octobre un groupe de travail sur les manuels scolaires, animé par Xavier Breton et composé de six députés UMP . Les députés SRC ont refusé de participer aux travaux, estimant qu'il s'agissait là de « transférer à l'Assemblée nationale une polémique dérisoire sur la question du genre à des fins purement politiciennes et sous la pression des députés UMP de la Droite populaire »
Présidentielle : la Société des agrégés adresse 25 questions et réponses aux candidats
La Société des agrégés adresse, le 1er février 2012, « 25 questions portant sur l'Éducation nationale aux candidats à la Présidence de la République », auxquelles elle joint ses « 25 pistes de réflexion pour défendre une école de l'exigence, de l'équité et de la liberté ». « Le questionnaire comporte cinq volets : l'enseignement secondaire, le statut et les conditions de travail des professeurs, l'agrégation et les missions des agrégés, l'enseignement supérieur, l'évaluation des politiques éducatives », détaille l'association.
« Pensez-vous qu'il soit souhaitable de développer le contrôle continu au baccalauréat ? Pour quelles raisons ? » « Vous engagez-vous à maintenir le statut général des fonctionnaires et les statuts propres aux différents corps d'enseignants, dans le primaire, le secondaire et le supérieur ? » « Depuis 1972, les agrégés sont la seule catégorie de professeurs exclue de toute revalorisation indiciaire sur l'ensemble de leur corps : vous engagez-vous à faire cesser rapidement cette injustice ? » Les réponses des candidats seront mises en ligne sur le site Internet de l'association et « feront l'objet d'une publication » dans la revue de la Société des agrégés.
Handicap : le Défenseur des droits recommande de « garantir la gratuité des droits d'inscription au Cned » pour les élèves de plus de 16 ans
Masterisation : le SE-Unsa appelle les députés à ne pas voter la proposition de loi Grosperrin
Second degré : 12 155 classes en moins entre 1993 et 2010
Dépense intérieure d'éducation : 6,4 % du PIB en 1980 ; 7 % en 2010
La dépense intérieure d'éducation (DIE) représente 7 % du PIB en 2010 (134,8 milliards d'euros) contre 6,4 % du PIB en 1980 (72,1 milliards d'euros), indiquent les séries chronologiques de données statistiques sur le système éducatif, publiées en janvier 2012 sur le site Éduscol. De 1992 à 2004, la DIE dépasse les 7 % de PIB et atteint même 7,6 % de 1993 à 1997 (pour des dépenses s'élevant à 109,3 milliards d'euros en 1993 et 118,7 milliards en 1997).
De 1997 à 2004, si la part de PIB consacrée à la DIE connaît une baisse (de 7,6 % à 7 %), en valeur, la dépense progresse année après année : de 118,7 milliards à 128,2 milliards).
Entre 2005 et 2008, la DIE reste inférieure à 7 % du PIB (127,9 milliards d'euros en 2005 ; 131,2 en 2006 ; 131,1 en 2007 et 131,4 en 2008), puis s'élève à 133,6 milliards en 2009 et 134,8 milliards en 2010, soit pour ces deux dernières années 7 % du PIB.
3 février
Évaluation des enseignants : les résultats de la négociation entre le Sgen-CFDT et la DGRH
Les deux parties s'accordent pour considérer que la réussite de chaque élève est l'objectif des politiques éducatives nationale et académique. Les modalités et critères de l'évaluation des personnels devront être établis au regard de ces objectifs », indique le document présentant la plate-forme destinée à cadrer le nouveau dispositif d'appréciation de la valeur professionnelle des enseignants, issue de la concertation entre la DGRH du ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative et le Sgen-CFDT, daté du 24 janvier 2012 . Cette plate-forme a été négociée entre le ministre, Luc Chatel, et l'organisation syndicale « dans le cadre de l'accord de méthode établi lors de la négociation préalable qui s'est tenue le 30 novembre 2011 »).
« Les deux parties concernées partagent la volonté de créer les conditions d'un accord représentatif selon les termes de la loi sur le dialogue social (loi n° 2010-751 du 5 juillet 2010) », souligne le document. « En conséquence, le contenu de cette plate-forme constitue les éléments d'un projet d'accord qui sera adressé aux organisations représentatives du ministère. » En cas d'accord, « un comité de suivi sera constitué avec les signataires et consulté sur l'ensemble des étapes de mise en œuvre du dispositif, notamment l'accompagnement et la formation des personnels concernés ».
Les signataires « s'accordent à considérer l'intérêt d'un agenda social portant sur les évolutions du métier d'enseignant et sur l'articulation entre évaluation collective et appréciation individuelle ».
Médecine scolaire : comment s'organise-t-elle dans d'autres pays européens ? (Sénat)
En Belgique, au Danemark, aux Pays-Bas et en Suède, les infirmiers et médecins scolaires sont plus payés qu'en France, selon les informations détaillées dans une note rédigée par la sénatrice Maryvonne Blondin (PS, Finistère), datée de décembre 2011, analysant « les règles en vigueur » dans ces quatre pays de l'Union européenne « en matière d'objectifs et d'organisation de la médecine scolaire ou de ses équivalents ». Les infirmières scolaires perçoivent ainsi un revenu brut (auquel peuvent s'ajouter des primes) variant en fonction de leur expérience entre par exemple 2 200 et 3 800 euros par mois en Belgique et 2 800 et 3 400 euros au Danemark. En France, la rémunération brut mensuelle (hors prime) se situe entre 1 426,13 euros et 2 227,17 euros pour un infirmier de classe normale et entre 1 903,05 euros et 2 472,57 euros pour un infirmier de classe supérieure
Présidentielle : le Snes-FSU interpelle les candidats sur le thème de « la gouvernance »
Le Snes-FSU a choisi « 'la gouvernance' de ou dans l'Éducation nationale » comme premier thème pour interpeller et questionner « les candidats sur l'avenir de l'école, du second degré et des personnels ». « Cette interpellation se construit autour de quelques fiches thématiques abordant, tout au long de la campagne, les points clefs et les grands leviers de l'évolution du service public d'Éducation nationale. Les réponses seront rendues publiques », annonce le syndicat. Cette première « fiche » s'articule autour de quatre thèmes : « l'autonomie des établissements », « l'organisation de la chaîne hiérarchique », « l'évaluation » et « la répartition des compétences entre l'État et les collectivités territoriales ».
Selon le Snes, « l'autonomie se caractérise par le renforcement des pouvoirs des chefs d'établissement et non celui des établissements ». Ainsi, le syndicat demande aux candidats : « Y a-t-il des domaines pour lesquels vous êtes favorables à un élargissement de l'autonomie des établissements, si oui, lesquels ? Dans le cadre de cette autonomie, faut-il selon vous revoir, et si oui dans quel sens, les rôles respectifs du chef d'établissement, du conseil d'administration et des équipes pédagogiques ? » Au sujet des « expérimentations », « imposées souvent contre l'avis des enseignants et même des CA », le syndicat demande qu'elles soient encadrées « de conditions strictes dans la transparence et avec des outils pertinents d'évaluation construits en concertation ».
Masterisation : des sénateurs veulent faire « des propositions sérieuses pour améliorer la formation des enseignants »
« Contrairement à la précipitation des députés UMP, la majorité sénatoriale de gauche travaille sur le fond de cette importante question », qu'est la formation des enseignants, prévient Jacques-Bernard Magner, sénateur PS du Puy-de-Dôme et vice-président de la « mission pour la formation des enseignants », vendredi 3 février 2012. La commission de la culture, de l'éducation et de la communication du Sénat a mis en place le 12 janvier une mission d'information (1) sur le métier enseignant. À l'Assemblée nationale, la proposition de loi du député UMP du Doubs, Jacques Grosperrin, a été adoptée par la commission des affaires culturelles et de l'éducation le 1er février. Elle prévoit de confier les formation des enseignants aux « établissements d'enseignement supérieur et notamment les universités », qui disposeront d'un « cahier des charges » fixé par les ministères de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et de l'Éducation nationale. Le texte sera examiné en séance publique le 8 février 2012.
« À moins de trois mois de l'élection présidentielle », la proposition de loi Grosperrin « porte un coup fatal au métier d'enseignant », estime le sénateur Jacques-Bernard Magner. « Quand on connaît les difficultés dans lesquelles se retrouvent de jeunes enseignants placés face à des réalités brutales sans jamais avoir mis les pieds dans une classe, sans maîtriser les actes pédagogiques, on comprend la nécessité de lancer un débat constructif et de faire une remise à plat de la masterisation. »
Obligation de formation : les conseils des prud'hommes du Mans et de Saint-Nazaire donnent raison à 48 EVS
Appel pour une refonte de la formation des enseignants par le « Réseau des enseignants d’historiographie et d ‘épistémologie"
Au moment où approchent des échéances politiques majeures pour le pays et compte tenu du bilan, sur beaucoup trop de points négatif, que nous tirons de la mise en œuvre de la réforme dite de la « masterisation de la formation », nous, enseignants d’histoire et/ou de géographie des universités et du second degré, engagés dans la préparation des concours et dans la formation des enseignants, ou membres des jurys de concours, appelons à une redéfinition en profondeur des modalités de cette formation. Le recrutement et la formation des enseignants doivent reposer sur les exigences suivantes :
1/ la défense du principe des concours nationaux pour le recrutement et du statut de fonctionnaire d’État pour les enseignants
2/ la formation des enseignants est de l’unique responsabilité des universités (dans toutes leurs composantes)
3/ un nouveau calendrier de la formation et des concours qui doit permettre d'assurer successivement • une année de recherche sanctionnée par un mémoire et • une année de préparation du concours (comportant un volet de sensibilisation professionnelle) avec écrit d’admissibilité en avril et oraux d’admission en juin
4/ la troisième année de la formation, après la réussite au concours, doit être une année de formation en alternance pour les fonctionnaires-stagiaires considérée comme une « vraie » deuxième partie du concours consacrée à la formation professionnelle et valorisée comme telle. Tout en laissant ouverte la question à négocier du temps de présence devant les élèves, celui-ci ne pourra pas excéder la moitié du service
5/ le CAPES et l’agrégation doivent reposer sur des programmes très largement communs afin que la préparation de l’agrégation ne soit pas réservée à un tout petit nombre d’établissements et d’universités
6/ les épreuves du concours sont des épreuves disciplinaires. L’écrit valide des savoirs scientifiques. Elles comprennent également une épreuve orale de réflexion sur l'histoire et l'épistémologie de la discipline, sur son enseignement et sur les programmes scolaires et comportent une dimension d’éducation citoyenne (comme l’épreuve sur dossier actuelle du CAPES d’histoire et de géographie) ne se réduisant pas aux « devoirs du fonctionnaire »
7/ la mise en place de mesures significatives de soutien à destination des étudiants financièrement pénalisés par l’allongement de la durée de la formation.
Ces points nous semblent les plus urgents à mettre en œuvre mais nous sommes persuadés qu’une vaste concertation et une véritable négociation avec tous les acteurs concernés restent indispensables sur la question de la formation et du recrutement des enseignants.
Nous appelons tous nos collègues enseignants pensant comme nous que la question de la formation des enseignants est capitale pour l’avenir de notre société, que la réforme dite de la « masterisation » a gravement compromis cette formation et approuvant ces exigences à diffuser très largement cet appel.
Cet appel a été rédigé lors de la réunion du « Réseau des enseignants d’historiographie et d ‘épistémologie de l’histoire », le 28 janvier 2012.
Contact : appelformation2012@gmail.com
Aprile Sylvie (U. Lille 3) - Aprile Thierry (U. Paris Est Créteil) - Baldner Jean-Marie (U. Paris Est Créteil - IUFM) - Bertrand Michel, (U. Toulouse II-Le Mirail) - Biloghi Dominique (U. Montpellier 3) - Blancodini Patrick (Lycée Saint Exupéry- Lyon) - Bosc Yannick (U. Rouen - IUFM) – Boyer Gilles (U. Lyon 1- IUFM) - Brioist Pascal (U. Tours) - Bührer-Thierry Geneviève (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Cabanel Patrick (U. Toulouse II- Le Mirail) - Castagnez Noëlline (U. Orléans) - Chevalier Dominique (U. Lyon 1) - Clerc Pascal (U. Lyon 1- IUFM) - Colantonio Laurent (U. Poitiers) - Copolani Antoine (U. Montpellier 3) - Daumas Jean-Claude (U. de Franche-Comté) - De Cock Laurence (Lycée Joliot Curie - Nanterre) - Delacroix Christian (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Desvignes Dominique (U. d’Artois- IUFM) - Dosse François (U. Paris Est Créteil) - Dumoulin Olivier (U. Cæn) - Duprat Annie (U. Cergy Pontoise) - Falaize Benoît (U. Cergy Pontoise) - Garcia Patrick (U. Cergy Pontoise) - Glaudel-Serriere Anne (U. Reims Champagne-Ardenne- IUFM) - Hatzfeld Nicolas (U. d’Évry) - Hertzog Anne (U. Cergy Pontoise) - Jacquemond Louis-Pascal (Acad. Grenoble) - Jollet Anne (U. Poitiers) - Kondratieva Tamara (U. Valenciennes) - Leduc Jean (Toulouse) - Legoy Corinne (U. d'Orléans) - Legris Patricia (U. Reims Champagne-Ardenne - IUFM) - Lemire Vincent (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Maitte Corine (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Maldavsky Aliocha (U. Paris Ouest Nanterre La Défense)- Marin Richard (U. Toulouse II-Le Mirail) - Mazeau Guillaume (U. Paris 1) - Morin Cécile (U. Clermont-Ferrand- IUFM) - Offenstadt Nicolas (U. Paris I) - Pingué Danièle (U. de Franche-Comté - IUFM) - Poirrier Philippe (U. de Franche-Comté) - Porhel Vincent (U. Lyon 1- IUFM) - Rideau Gaël (U. d'Orléans) - Riot-Sarcey Michèle (U. Paris 8) - Savy Pierre (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Schapira Nicolas (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Sibeud Emmanuelle (U. Paris 8) - Teulières Laure (U. Toulouse II- Le Mirail) - Trouboul Catherine (Lycée Clémenceau, Nantes) - Trouboul Yves (U. de Nantes) - Vézier Anne (U. Nantes-IUFM) – Vigna Xavier (U. de Franche-Comté) - Vigreux Jean (U. de Franche-Comté) - Weissberg Gabriel (U. Toulouse II- Le Mirail- IUFM) - Zancarini-Fournel Michelle (U. Lyon 1) - Zytnicki Colette (U. Toulouse II-Le Mirail).
Les IUFM sont enterrés : adoption de la proposition de loi Grosperrin par la commission de l'éducation de l'A.N.
« Je ne souhaite pas rouvrir le débat sur la masterisation. J'ai écrit un rapport et je n'ai pas changé de position à ce sujet (AEF n°152523). Mais me dire aujourd'hui que cette proposition de loi entraîne la disparition du principe des stages est un faux procès », déclare Jacques Grosperrin, député (UMP, Doubs), auteur et rapporteur d'une proposition de loi visant à modifier les dispositions du code de l'éducation relatives à la formation des maîtres (AEF n°160779). La commission des affaires culturelles et de l'éducation a adopté le texte, mercredi 1er février 2012, et rejeté l'ensemble des amendements déposés par l'opposition. Pour sa part, Jacques Grosperrin a vu adoptés ses deux amendements principaux (AEF n°161647). Le premier d'entre eux précise que ce sont 'les établissements d'enseignement supérieur et notamment les universités' qui ont la charge de former les futurs enseignants. Le second propose de remplacer le terme 'référentiel' par 'cahier des charges', cette expression « paraissant plus apte à réguler une politique de formation relevant d'une missions éminemment régalienne ». Le texte sera examiné en séance publique le 8 février 2012.
« Nous sommes tous en faveur de l'alternance entre université et stages de pratique accompagnée ou de responsabilité. Je vous invite à patienter quelques mois pour qu'une nouvelle majorité, qu'elle soit de droite ou de gauche, revienne sur les modalités de la formation des maîtres », poursuit Jacques Grosperrin. Le député justifie sa proposition de loi, indiquant qu'il ne souhaitait pas « laisser les 3 300 stagiaires du premier degré et 7 800 du second degré dans une situation d'insécurité juridique » (1).
« Votre proposition de loi n'est ni anodine, ni opportune, ni urgente. Elle est à contre-temps et hors de propos par rapport au contenu du rapport que vous avez signé sur la masterisation. Dans celui-ci vous dites que les masters sont problématiques, que la professionnalisation est inexistante et que les stages sont virtuels… La cohérence aurait été de dire aujourd'hui que vous prépariez un texte de réforme », déclare René Couanau, (sans appartenance, ex-UMP, Ille-et-Vilaine). « L'avez-vous conçue comme une réponse au Conseil d'État ? Si c'est oui, il faut le dire. Si c'est non il faut le dire aussi. Car le Conseil d'État a renvoyé à une concertation plus importante. »
« UN MODÈLE DE NON-DIT »
« On sait très bien que vous êtes la plume du ministre de l'Éducation nationale, sinon son otage », lance Yves Durand (SRC, Nord). « Vous n'avez même pas pris en compte le rapport de Jean-Michel Jolion (AEF n°156403) qui établissait que le système actuel mettait les élèves en situation d'échec. Alors à quoi bon demander des rapports ? Votre but réel au fond est de supprimer les stages [soit 12 000 à 17 000 postes] et de faire payer à la formation des maîtres les restrictions budgétaires de quelques dizaines de milliers de postes. Par cette proposition de loi, vous légalisez le crime ! » Martine Faure (SRC-Gironde) déplore, quant à elle, que la rédaction de l'article 1 reste « ambigüe », le terme « 'notamment' donnant un signal en direction des instituts privés, voire catholiques ».
« Ce que cette proposition de loi ne dit pas est peut-être plus dangereux que ce qu'elle dit. Car elle est un modèle de non-dit », poursuit René Couanau. En effet, « depuis la suppression de l'année de stage et donc des 16 000 postes de stagiaires, on se contorsionne pour essayer de trouver des compensations. Aujourd'hui à vos yeux, un bon IUFM c'est un IUFM mort. Vous entérinez la disparition totale de toute formation professionnelle des enseignants. Ce n'est pas simplement une erreur, c'est une faute. »
« AJUSTEMENT TECHNIQUE »
« Mais enfin, nous ne faisons pas un débat général sur l'éducation ! », relève Michel Herbillon (UMP, Val-de-Marne). « Cette proposition de loi n'est qu'un ajustement technique. Nous sommes tous attachés à l'élévation du niveau de formation. D'ailleurs, le candidat du PS [à l'élection présidentielle] inscrit ses propositions dans le cadre de la loi réformant les universités, et veut même aller plus loin en renforçant l'autonomie. Arrêtez donc la caricature ! » Et le député d'ajouter : « C'est tout à fait tranquillement sur les bancs de l'UMP que nous voterons ce texte. »
Bernard Debré (UMP, Paris) estime pour sa part qu' « on peut sortir de Polytechnique ou HEC et faire de très bons enseignants. Il ne faut pas qu'il y ait une obligation, l'IUFM, et [sinon] point de salut. Ne fermez pas les portes », demande-t-il à l'opposition.
À l'issue du vote, Martine Faure indique à AEF que « la lecture de cette proposition de loi ne se fera vraisemblablement pas au Sénat. Il faut que le président l'inscrive [à l'ordre du jour des débats] et il y aura sans doute beaucoup de résistance ».
(1) Dans une décision du 28 novembre 2011, le Conseil d'État a indiqué que « le ministre de l'Éducation nationale n'était pas compétent pour abroger seul les autres dispositions de l'arrêté interministériel du 19 décembre 2006 portant cahier des charges de la formation des maîtres en institut universitaire de formation des maîtres », ajoutant que Luc Chatel « aurait dû consulter le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche et le Haut conseil de l'éducation avant d'édicter l'arrêté attaqué » (AEF n°158864). Le Conseil d'État avait alors annulé les articles 3 et 6 de l'arrêté du 12 mai 2010 portant définition des compétences à acquérir par les professeurs, documentalistes et conseillers principaux d'éducation pour l'exercice de leur métier.
Communiqué de presse de La Conférence des directeurs d’IUFM : contestation !
La Conférence des directeurs d’IUFM conteste la démarche adoptée par le député Grosperrin pour modifier la loi de 2005. Dans un texte remis par son président au député, elle souligne que la formation des enseignants doit être placée sous la responsabilité de l’université et non assurée « notamment » par les universités, qu’elle doit être pilotée par un cahier des charges et non construite en fonction d’un « référentiel », qu’elle doit être universitaire et professionnelle, inscrite dans un diplôme de master, et portée par les structures « ad hoc » que sont les IUFM. Ces éléments sont directement repris des 22 propositions de la CDIUFM publiées en novembre dernier.
La Conférence des directeurs d’IUFM déplore l’incohérence des processus législatif et réglementaire qui conduit à modifier a posteriori la loi, en fonction de dispositions réglementaires apportées ultérieurement à sa promulgation et en contradiction avec elle.
Elle fait aussi remarquer qu’à trois mois des élections présidentielles il est inopportun de modifier le Code de l’éducation dans la précipitation. Dans quelques mois, la majorité nouvellement élue, quelle qu’elle soit, aura toute légitimité pour développer son projet pour l’éducation et pour la formation des enseignants. La Conférence des directeurs d’IUFM appelle à construire ce projet à partir de ses 22 propositions, seul texte aujourd’hui susceptible de susciter un débat serein et constructif sur la formation des enseignants et d’en porter les grandes ambitions.

Lettre n° 8 de l'Appel des enseignants pour un Front de Gauche
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Hier soir 30 janvier, ce sont plus de 900 personnes qui se sont pressées aux voeux à la communauté éducative de Jean-Luc MELENCHON, candidat unitaire du Front de Gauche. Pari osé s'il en est puisqu'une telle façon de faire de la politique n'est guère répandue. Il s'agissait de s'adresser très largement à tous les personnels de l'éducation nationale mais aussi aux parents d'élèves, aux syndicats et autres associations. Pari osé mais pari gagné ! L'immense et beau théâtre Le Comédia était rempli jusqu'au plafond. Très au delà des cercles militants, les travées étaient noires d'enseignants et de personnels qui venaient dans une telle manifestation pour la première fois. D'autres y revenaient après avoir longtemps déserté le genre. Dans les salles des maîtres et salles des profs, l'info avait circulé. Certains s'étaient donné rendez-vous, d'autres étaient venu ensemble. Décidément, cette campagne impulse une dynamique à tous les étages. Le monde de l'éducation n'y échappe pas et c'est une bonne nouvelle, car c'est le signal qui indique que la révolution citoyenne est en marche. C'est ainsi pour le Front de Gauche une très grande fierté que d'avoir pu accueillir pour ces voeux autant de responsables syndicaux et associatifs avec notamment pas moins de huit secrétaires généraux et président-e-s de syndicats et d'associations de parents d'élèves. Belle soirée militante et festive donc, ouverte en musique par le groupe Zone Nono qui a séduit l'audience (www.myspace.com/zonenono). Les commandos culturels du Front de Gauche nous ont ensuite fait redécouvrir avec le talent qu'on leur connait les oeuvres de Condorcet, Jaurès et Bourdieu sur l'éducation. Nous répondons aux nombreuses demandes pour accéder à ces textes en les proposant en pièces jointes. Le candidat Jean-Luc MELENCHON enfin, qui pendant une heure a donné sens et cohérence aux attaques libérales contre l'école de la République tout en émettant des propositions concrètes et constructives pour définir les missions de l'école du XXIème siècle. Retrouvez l'intégralité de son discours : Avec le Front de Gauche, mettre l'école au coeur de la campagne, ce n'est pas que des mots. Le débat est lancé. Nous y reviendrons largement dans notre prochaine lettre avec les 12 propositions du groupe Front de Gauche éducation qui complètent le programme l'Humain d'abord. Salutations fraternelles. François COCQ pour le collectif d'animation de l'appel des enseignants pour un Front de Gauche |
Pour contrer le projet de loi Grosperrin concernant la suppression de la référence aux IUFM dans le code de l’éducation
Proposition de lettre aux députés
Objet : Information sur le projet de loi Grosperrin concernant la suppression de la référence aux IUFM dans le code de l’éducation
Madame la députée ou Monsieur le député,
Le 10 janvier 2012, le député Jacques Grosperrin a déposé une proposition de modification du code de l’éducation
ftp://ftp2.snepfsu.net/snepfsu/peda/fde/Grosperrin_projet_loi.pdf
Ce projet constitue une réponse aux décisions défavorables au ministère rendues par le Conseil d’Etat (suite aux requêtes déposées par un certain nombre de syndicats d’enseignants de la FSU, de SLU, Sud-Education et la FCPE, en février 2011) qui rappelait le rôle des IUFM dans la formation ; et les décisions du 28 novembre 2012 qui déclaraient illégal la suppression du cahier des charges des IUFM, en se référant à l’article L625-1 du Code de l’Education. Le Conseil d’Etat imposait au gouvernement d’entamer une concertation pour régler le problème pour être en conformité avec la loi.
C’est pour éviter cette concertation (passage en CSE, CNESER) que J.Grosperrin tente un coup de force et propose de modifier purement et simplement l’article L625-1 du Code de l’Education.
J.Grosperrin affirme que c‘est une « simple mesure technique pour faire en sorte que le Conseil d'État puisse être satisfait» (AEF 19.01.12), mais qu’il veut cependant faire passer « en urgence » (procédure accélérée) devant les députés le 8 février ! Ce sont au contraire, des modifications essentielles.
Ainsi, il propose de remplacer la phrase « la formation des maîtres est assurée par les IUFM » par «elle est assurée notamment par les universités ». Cette phrase permet de supprimer définitivement toute trace des IUFM dans la loi. Leur existence ne serait plus liée qu’au bon vouloir des universités, qui elles-mêmes sont autonomes. On peut donc imaginer des académies où la formation des enseignants ne serait plus assurée ou uniquement par des officines privées. A cela Grosperrin ose répondre : « Bien sûr, des officines privées pourront être tentées d'investir le créneau, mais elles ne seront jamais habilitées par le MEN et le MESR » (AEF, 19.01.12). Sans cadrage législatif, on sait d’avance que ces dérives existeront.
Il propose également de supprimer toutes les phrases qui rendaient obligatoire la formation professionnelle après le recrutement. Enfin, il remplace le cahier des charges des IUFM (nécessitant un avis du HCE) par un référentiel arrêté par les ministres de l’EN et MESR, supprimant au passage l’obligation d’ « alterner des périodes de formation théorique et des périodes de formation pratique ». C’est donc l’ensemble du cursus de formation qui est mis à mal.
Nous réaffirmons que les IUFM et leur potentiel de formateurs constituent un patrimoine qu’il convient de renforcer, une structure dont il faut mieux définir les contours et les missions dans l’Université. Leur disparition serait un nouvel affaiblissement du service public d’éducation et de la formation de ses personnels.
La méthode employée est pour le moins tendancieuse : alors que l'ensemble des acteurs concernés considèrent, à l'unanimité, qu'il faut revoir cette mauvaise réforme, le député Grosperrin tente un bricolage pour contourner la nécessaire discussion sur l'avenir des formations d'enseignants et masquer les égarements du ministère.
Sur le fond comme sur la forme, nous vous demandons de ne pas accepter cela ! En conséquence, nous vous demandons de voter contre cette modification de loi.
Les enseignants (syndicats, représentants, étudiants, personnels…) de l’IUFM de …
PS : Si vous souhaitez consulter un argumentaire plus détaillé des différents articles du projet de loi, veuillez vous référer au texte proposé par SLU : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5270
Adresses des députés : http://www.assemblee-nationale.fr/qui/index.asp
Mardi 31 janvier : réunions d’information et de discussion 12h à Batignolles et à Molitor
Mardi 31 janvier, une grève est organisée dans l’Education nationale, contre les sup- pressions de postes et contre la réforme de
l’évaluation des enseignants. Cette dernière a pour conséquences un ralentissement des aug- mentations de salaires (jusqu’à 15 000 euros de perte sur une carrière) et un accroissement du poids de la hiérarchie.
Suppressions de postes
Les suppressions de postes se chiffrent à 5 700 cette année dans le premier degré, soit 98 à Paris (131 dans le second degré). Cela nuit à la qualité de l’éducation, avec une augmentation du nombre d’élèves par classe, la suppression des postes de remplaçants et des RASED.
Pour les étudiants qui passent le concours, cette saignée représente deux dangers. D’abord, ce sont autant de postes en moins offerts au con- cours. C’est aussi un grand danger pour le statut de fonctionnaire. En effet, les rectorats multiplient les appels aux étudiants passant le concours ou ayant échoué pour les recruter comme contrac- tuels. Les étudiants de master en alternance sont les cobayes les plus visibles : des salaires payés très en retard et payés à la journée (les congés ne sont pas rémunérés), un refus de la part du rectorat de payer les indemnités ZEP et les congés maladie. Ils sont d’ailleurs mobilisés pour faire valoir leurs droits, pour obtenir du rectorat des conditions de travail correctes.
Pour rejeter la précarité, obtenir un plus grand nombre de postes aux concours, l’ouverture de la liste complémentaire, il faut s’opposer aux suppressions de postes !
Menace sur les IUFM
Alors que la masterisation a déjà causé de si nom- breux dégats, le gouvernement prévoit d’étudier le 8 février un projet de loi qui supprime tout rôle aux IUFM dans la formation des maîtres. Suppri- mant la référence aux IUFM, le projet de loi la remplace par « notamment par les universités ». Quelles seraient les conséquences ?
- La réduction des budgets des IUFM : actuelle- ment, ils sont décidés par le ministère, sans que les universités puissent y toucher. En les suppri- mant de la loi, ils perdent leur spécificité.
- La possibilité que la formation des maîtres, avant comme après le concours, soit effectuée par des officines privées, y compris confes- sionnelles, ou part les rectorats... Cela casse tout cadre national !
La mobilisation commence à s’organiser pour refuser la suppression des IUFM.
La mobilisation du 31 janvier peut aussi permettre d’échanger sur les conditions de travail et d’études à l’IUFM cette année.
Pour une formation et des diplômes de qualité, il faut s’organiser et faire entendre notre voix !
Mardi 31 janvier
Réunions d’information et de discussion
12h à Batignolles et à Molitor
Grève et manifestation, 14h RER Luxembourg
Suppressions de postes, évaluation des personnels Tous et toutes en grève le 31 Janvier 2012 !
La saignée des postes se poursuit dans l’Éducation Nationale, aggravant toujours plus les conditions de travail des personnels et les conditions d’étude des élèves. Encore plus de 10000 postes en moins cette année, plus de 80000 depuis 2007 ! C’est bien la casse du service public de l’éducation qui se poursuit !Les lycées professionnels sont particulièrement touchés cette année, dans le cadre d’un ensemble de projets visant à casser la formation professionnelle publique, au détriment, principalement, des élèves des classes populaires (loi relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie...).
Parallèlement, le ministère n’a pas encore pris acte du refus, par la profession, de son projet de réforme de l’évaluation des enseignants, qui représente l’avènement d’un management sur le modèle de l’entreprise capitaliste obéissant à des logiques comptables et non éducatives, mais aussi l’individualisation, la mise en concurrence, la caporalisation des personnels.
La notation-évaluation déjà mise en place pour les personnels non-enseignants a déjà démontré sa nocivité avec l’augmentation des pressions hiérarchiques, l’infantilisation des personnels, la gestion individualisée des carrières que l’on veut désormais étendre aux enseignants. La fédération SUD éducation dénonce ce projet et appelle à construire dans l’unité la mobilisation pour le contrer.
Le projet d’évaluation des enseignants doit être retiré !
Les modalités d’évaluation-notation des personnels administratifs, ouvriers, de santé et du social doivent être abandonnées !
Tous les postes supprimés doivent être rétablis !
C’est sur ces revendications que SUD Éducation appelle tous les personnels de l’Éducation Nationale, de la maternelle à l’université, à se mettre en grève le 31 Janvier 2012, et à se réunir en assemblées générales pour déterminer les suites de l’action.
Elle les appelle également à manifester leur opposition à ces mesures et suppressions de postes sous les formes les plus adaptées à la réalité locale de la mobilisation : reconduction de la grève là où c’est possible, manifestations, rassemblement – boycott des comités techniques, etc.
Elle s’adresse dès aujourd’hui aux fédérations de l’éducation nationale pour leur proposer de s’associer à cet appel.
Le lundi 30 janvier, "PRENEZ LE POUVOIR !". Voeux à la communauté éducative du Front de gauche
Le lundi 30 janvier
Le lundi 30 janvier, "PRENEZ LE POUVOIR !". Voeux à la communauté éducative du Front de gauche
Voeux_Education_JLM_30_janvier_2012
Sarkozy veut reconquérir le vote enseignant
C'était à l'automne 2011, devant un parterre d'entrepreneurs à l'Elysée. Nicolas Sarkozy leur confiait qu'il n'avait pas eu le "courage" de réformer l'école.
Courage est le terme qui convient pour des hommes politiques de droite lorsqu'il s'agit de se frotter à la jeunesse. La loi Devaquet de 1986 sur les universités, le smic-jeunes d'Edouard Balladur en 1994, le contrat première embauche (CPE) de Dominique de Villepin en 2006: tous ont perdu face aux jeunes.
Et lorsque M. Sarkozy a vu les émeutes urbaines en Grèce, en décembre 2008, il a vite retiré la réforme du lycée de son ministre de l'éducation Xavier Darcos. Pourtant, le chef de l'Etat estime avoir un atout en main : la réforme des universités, devenues autonomes. Ce qu'il a accompli pour l'enseignement supérieur, il souhaite le réaliser dans le secondaire au cours d'un éventuel second quinquennat. "SUJET EXPLOSIF
L'éducation et la recherche constituent pour la France un formidable moyen de reprendre son destin en main", a déclaré le président de la République, jeudi 5 janvier, à l'occasion de la présentation des vœux à la communauté éducative, près de Poitiers.
Son diagnostic est que les parents d'élèves et leurs enfants ne sont guère satisfaits de l'enseignement public. Le ministre de l'éducation, Luc Chatel, a constaté le succès de l'école privée. M.Sarkozy observe l'engouement pour Acadomia, l'entreprise de cours particuliers.
Il faut donc agir en conciliant deux thèses. M. Chatel, pour répondre aux attentes des parents, a voulu s'attaquer aux rythmes scolaires – trop d'heures de cours sur trop peu de semaines. C'est un sujet explosif, car il implique de réduire de quinze jours les vacances d'été. Le conseiller éducation de l'Elysée, Jean-Baptiste de Froment, s'intéresse davantage, lui, à la revalorisation du métier d'enseignant et à l'autonomie des établissements.
Pour le chef de l'Etat, il n'est pas question de revenir sur la réduction des effectifs. "La question n'est pas celle des moyens, qui ont augmenté de 80% ces trente dernières années sans résultats tangibles", a-t-il dit jeudi, avant d'attaquer le candidat socialiste, François Hollande : "Plus de professeurs, moins payés, moins motivés, moins impliqués dans les établissements au service des élèves. Est-ce vraiment cela que nous voulons ?" "Je veux le dire comme je le pense: imaginer la recréation de postes dans l'Education nationale, c'est irresponsable, compte tenu de la situation financière de notre pays", a-t-il ajouté.
Mais l'axe de campagne suscite des doutes. "Nous sommes assimilés à la suppression du nombre de professeurs", analyse un ministre. M. Sarkozy peut difficilement réitérer l'opération séduction qui lui avait permis de conquérir, en 2007, une partie du vote enseignant. Surtout si l'ex-ministre de l'éducation socialiste Claude Allègre (1997-2000), 74 ans, refait son apparition dans la galaxie sarkozyste.
Le chef de l'Etat avait fait miroiter une entrée au gouvernement à M. Allègre, en 2009, mais avait reculé après l'excellent score des Verts aux élections européennes, juste avant le sommet de Copenhague sur le climat.
Sourece : http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/05/sarkozy-veut-reconquerir-le-vote-enseignant_1626115_1471069.html
Lettre n° 5 de l'Appel des enseignants pour un Front de Gauche
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2012, année de résistance et d'espoir. Résistance devant les attaques sourdes du gouvernement qui a profité des vacances de fin d'année pour préciser les contours de la saignée de la rentrée 2012 en terme de suppressions de postes. Espoir car les échéances électorales qui se profilent permette d'enclencher la révolution citoyenne pour porter une rupture radicale et concrète avec le système et enfin assigner à l'école de la République des missions claires pour servir l'intérêt général et non plus celui d'une petite oligarchie. Mais les voeux sont aussi l'occasion de préciser en profondeur l'idée que nous nous faisons de l'école de la République. C'est pourquoi Jean-Luc MELENCHON, candidat unitaire du front de Gauche à la présidentielle, présentera ses voeux pour 2012 à l'ensemble de la communauté éducative le 30 janvier prochain à Paris, au théâtre La Comedia. Nous devons faire de ce moment un évènement de la campagne car enfin un discours de fond sera posé et une visée sera tracée pour l'école de la République. Retrouvons nous nombreux le lundi 30 janvier. Faisons circuler l'information par internet, dans les salles des profs, dans les réseaux associatifs et syndicaux, aux portes des écoles. C'est un mouvement populaire que nous souhaitons initier et nous pouvons le porter à l'école en créant la dynamique autour de notre candidat et des propositions du Front de Gauche. C'est le 30 janvier que ça se passe ! Nous devons en parallèle porter le débat au plus près des citoyens. Les appels éducation pour un Front de Gauche sont faits pour cela. Déclinez les localement, dans votre ville, votre circonscription ou votre département. Organisez des assemblées citoyennes sur l'éducation. Faites vivre le débat. Et parce que le Front de Gauche fait le pari de la raison et entend convaincre par le débat argumenté, nous commençons en cette rentrée notre regard croisé avec les programmes éducation des autres candidats à la présidentielle : aujourd'hui, le MODEM de François BAYROU. Attention aux mirages ! Formulons collectivement le voeu que 2012 soit l'année de la révolution citoyenne et transformons le en réalité. Salutations fraternelles. François COCQ pour le collectif d'animation de l'appel des enseignants pour un Front de Gauche
François Bayrou et l'éducation (extrait de la brochure du Front de Gauche : Bayrou, tout un programme) Ce que dit François Bayrou : «On ne fera pas des recrutements de dizaines de milliers de fonctionnaires» L’Education est le seul domaine dans lequel François Bayrou concède qu’il faut arrêter les suppressions de postes. Il l’a affirmé le 27 septembre 2011 sur BFM-TV : «il faut cesser dès cette année de supprimer des postes dans l’Education nationale».
Les travaux préparatoires du projet du Modem étaient à peine plus précis en prétendant «garantir pendant 5 ans les moyens de l’Éducation nationale». On comprend mal pourquoi cette garantie ne devrait porter que sur 5 ans. Et surtout il ne semble donc pas question de revenir sur les 80 000 postes supprimés par la droite depuis 2007. Le projet du Modem souscrit, comme la droite, au mirage libéral de l’autonomie des établissements puisqu’il prétend «réduire l’inégalité sociale à l’école» avec des «établissements plus autonomes». Une autonomie qui est déjà le coeur de la politique éducative actuelle de la droite et qui conduit au contraire à aggraver les inégalités en désengageant l’Etat de l’Education nationale. L’autonomie vise aussi à mettre les établissements en concurrence. Sur ce point, on constate un accord entre le Modem, l’UMP et le Front national. Le projet du Modem plaide aussi pour allonger la durée de l’année scolaire par un «réaménagement de la semaine et de la durée des congés». Cette proposition, partagée à droite et plus largement par les libéraux, vise directement les enseignants considérés comme ayant trop de vacances et ne travaillant pas assez dans l’année. C’est une marotte du ministère des finances pour faire des économies sur l’Education nationale. |
Voeux à la communauté éducative de Jean-Luc MELENCHON, au théâtre La La Comédia, Paris 11ème.
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Lundi 30 janvier Voeux à la communauté éducative de Jean-Luc MELENCHON, candidat unitaire du Front de Gauche à la présidentielle, au théâtre La Comédia, Paris 11ème. |
Education : Sarkozy le démolisseur
Ce jeudi 5 janvier, Nicolas Sarkozy présentait ses vœux au monde de l’éducation. Depuis des années, il est le destructeur conscient et acharné du service public de l’éducation. Par décence, il aurait dû se contenter de s’excuser de cette casse qui menace gravement l’avenir du pays.
Il a d’abord réduit les moyens humains alors que les besoins s’accroissent.
80 000 postes auront été détruits dans l’éducation depuis 2007. Pourtant, comme le notait la cour des comptes en mai 2010, la France affiche déjà le taux d’encadrement le plus faible de l’OCDE, en particulier dans le primaire (5 pour 100 contre 9 pour 100 en Suède ou au Portugal).
L’argument démographique avancé par la droite est de pure fantaisie. Depuis 2007 les inscriptions en primaires ont augmenté en moyenne de 14 000 par an, conséquence logique du dynamisme de la démographie française.
La dégradation du taux d’encadrement est en partie maquillée (37% d’enfants scolarisés avant 3 ans en 2001 contre seulement 13% en 2011) et en partie « absorbée » par la réduction des contenus enseignés (suppression de matière, programmes « allégés » au rabais).
Il a travaillé à la casse des statuts.
En imposant aux futurs enseignants une année de plus de formation, à leurs frais, il accroit la sélectivité sociale des métiers de l’éducation. Mais il s’agit aussi de former une « armée de réserve pédagogique » en vue de casser le statut de fonctionnaire d’Etat. En effet, que pourront bien faire tous les titulaires d’un master « métier de l’enseignement », recalés à des concours offrant de moins en moins de places ? De fait, la part de l’emploi précaire n’a cessé de croitre au détriment des conditions d’enseignement.
Une politique au service de la marchandisation du savoir.
Le recul du service public vise à créer un grand marché du savoir. Avec Nicolas Sarkozy, les officines de soutiens scolaires ont encore prospéré, bénéficiant toujours d’un avantage fiscal conséquent (50% de déduction d’impôt). Avec la suppression des IUFM, les préparations privées et payantes aux concours de l’Education nationale se sont aussi développées. Enfin, la droite a défendu avec constance les droits de l’enseignement confessionnel. « L’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé » affirmait Sarkozy en 2007 à Saint-Jean de Latran. Il a depuis fait tout ce qu’il a pu pour favoriser l’enseignement confessionnel : la circulaire Darcos d’abord, puis de la loi Carle (2009) obligent les communes à financer l’enseignement privé et favorisent le séparatisme social et confessionnel. Le monopole public de la collation des grades universitaires a été abandonné par un accord signé avec le Vatican (janvier 2008). Le « plan banlieue » a entre autres choses servi à créer un fonds de soutien aux établissements privés qui créeraient des classes dans les quartiers populaires. Par ailleurs la ventilation des postes a évolué en faveur du privé, en 2011 ce sont 1200 postes qui ont ainsi été transférés du public au privé.
Cette politique de casse est aussi une politique de classe.
En témoignent les inscriptions en baisse au lycée depuis 5 ans toutes filières confondues, en rupture avec l’effort historique de formation du pays, ou la réforme de l’enseignement professionnel (suppression du BEP, bac professionnel en trois ans au lieu de quatre) à l’issue de laquelle plus de jeunes risquent de sortir sans diplôme. Comme toujours, la droite couvre son incurie de poses moralisatrices, en poussant les familles au sauve qui peut individuel (suppression de la carte scolaire, « internats d’excellence » ne concernant que 0,8% des élèves de ZEP) et en blâmant les victimes (loi Ciotti permettant de pénaliser financièrement les familles, dont les enfants sèchent les cours). Il est trop facile d’incriminer les « familles démissionnaires » quand on organise soi-même la démission éducative de l’Etat républicain. C’est en tout cas plus facile que « créer des classes à 15» dans les ZEP (démantelées depuis) comme le promettait le candidat Sarkozy en 2007.
Lors de ces vœux, Nicolas Sarkozy a vanté « l’autonomie » qui a pourtant fait tant de dégâts dans l’enseignement supérieur. Son projet pour la présidentielle est d’appliquer le même modèle libéral aux établissements scolaires. Décidément, dans l’éducation comme partout, il est grand temps de tourner la page du sarkozysme pour reconstruire le service public, garant de l’égalité républicaine et de l’émancipation individuelle.
Jean-Luc MELENCHON
Manifestation nationale le 15 décembre 2011 pour le retrait des textes sur l’évaluation des personnels d’enseignement...

Les organisations syndicales CGT Educ’action, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNLC-FO, SUD Education réunies le 17/11/2011dans le cadre d’une intersyndicale du second degré ont condamné unanimement les projets de textes sur l’évaluation des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation que le ministère veut imposer dès la rentrée 2012.
Sous couvert d’évaluation, c’est une vision du système éducatif fondée sur la performance individuelle que portent ces projets.
Ainsi dans le second degré, la fin de double évaluation reviendrait à reléguer au dernier plan ce qui constitue le cœur du métier, à savoir le travail en classe avec les élèves dénaturant ainsi profondément les métiers de l’éducation.
Les organisations syndicales CGT Educ’action, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNLC-FO, SUD Education appellent les personnels dans les établissements à faire connaître les projets ministériels, à se réunir en assemblée générale et à se mobiliser.
Elles sont déterminées à organiser une riposte forte et rapide pour exiger le retrait du projet. Elles appellent à signer massivement la pétition unitaire qui sera mise en ligne dès lundi et ont mis en perspective une grève le 15 décembre des personnels enseignants des 1er et second degré, d’éducation et d’orientation.
La manifestation en Ile de France partira à 14 heures de la place Denfert-Rochereau et se dispersera à Sèvres-Babylone via le boulevard Raspail, le boulevard du Montparnasse, la rue de Sèvres.
L’ordre de défilé des organisations sera le suivant : FSU Créteil, FO, CGT, UNSA, SUD, SGEN-CFDT, FAEN, FSU Versailles et Paris.
Consultez l’appel interfédéral, signez la pétition et diffusez les raisons de notre colère!
Pour les collègues du primaire, n’oubliez pas votre déclaration d’intention de grève à déposer avant le lundi 11 décembre 16h30 :http://se75.wordpress.com/2009/11/01/participation-a-une-reunion-dinfo-syndicale/
Défendons les conditions d'entrée dans le métier ! AGs le 14 décembre à Batignolles et Molitor de 12h à 13h30.

La date du 13 février, jour de la création de la Radio des Nations Unies en 1946, a été proclamée Journée mondiale de la radio par l’UNESCO lors de sa 36





























