ESPE PARIS EN LUTTE

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Devant le succès du site et pour éviter toute confusion, nous précisons que ce blog est indépendant de l'opinion institutionnelle de L'ESPE et ne reflète pas forcément celle de l'ensemble du collectif à son initiative.

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15 juin 2016

témoignage sur les violences reçues par le cortège de tête de la manifestation du mardi 14 juin à Paris

Aux Gobelins, les rangs sont très serrés. La manif part. Le cortège de tête est très vite chargé. 

Un jeune se fait choper. On essaie d’intervenir à plusieurs pour calmer le jeu et essayer de le récupérer. Un CRS finit par me dire laissez-nous faire notre travail. C’est alors qu’un homme un peu âgé surgit sur la chaussée la tête en sang encadré de CRS. Je demande alors au CRS si c’est ça son travail ?
Les CRS menottent le blessé qui est emmené sur le trottoir. On proteste, on crie. Il est assis par terre. On demande qu’ils appellent les pompiers.
Puis succession de charges : à gauche, à droite, à gauche, à droite. Les CRS entrent dans la manif en hurlant, les matraques au clair. Des gens tombent. Parfois, on arrive à dégager la chaussée des CRS à coups de « cassez vous ». Parfois on court après eux pour essayer d’empêcher une arrestation.
A un moment, ils relèvent sans ménagement des jeunes filles qui sont assises sur le trottoir. Je finis par comprendre qu’une d’elle est blessée à la tête. Ils les encerclent.
C’est alors qu’un médic me dit qu’ils ne soignent que des blessures au crâne. Les flics cognent très fort et en priorité sur la tête. Beaucoup de gens à la fin de la manif avec des bandages en effet... Je me dis alors qu’ il faut que je vienne désormais casquée. Ce qu’il me conseille vivement, me montrant une partie de son casque enfoncée par un coup de matraque. Heureusement en effet qu’il avait son casque...
On repart après une énième charge. Les rangs sont un peu clairsemés quand une grenade lacrymogène arrive de derrière nous en rase motte et passe entre les jambes d’un manifestant devant nous.
Il s’affale de tout son long face contre terre et alors, l’horreur a lieu : en tombant, il coince la grenade en feu entre son cou et le bitume. Trois quatre personnes se précipitent sur lui pour dégager le fumigène. Le gars ne bouge plus. Nous l’entourons nombreux et appelons les médics et les secours. Nous sommes très nombreux autour à ce moment là et les CRS chargent à nouveau sur nous pour nous dégager et prendre position autour du blessé. C’est alors que collectivement, sans nous parler, pensant à nos très nombreux blessés qui se sont vus mis en examen et aussi hélas à Romain D., nous nous battons contre les CRS pour qu’on puisse continuer de nous en occuper et qu’ils dégagent. On y arrive ; ils dégagent, mais dans la bataille, ils ont blessé deux autres manifestants qui sont à terre juste à côté du grand blessé. Une pluie de lacrymos continue de nous atteindre. C’est l’enfer. On crie pour qu’ils arrêtent. Un grand cercle se forme autour des blessés. On porte secours aux trois blessés, dont un se relève déjà et on asperge les medics de maalox parce que les gaz sont violents.Retour ligne automatique
Les pompiers vont enfin arriver mais on insiste pour chacun soit accompagné dans le fourgon par une personne et ils le seront. Quelques applaudissements saluent nos deux blessés, histoire de se donner un peu de chaleur et de soutien...
On repart. Nouvelles charges. Le camion à eau fait son entrée et asperge les manifestants qui sont un peu en contrebas.
On repart, toujours dans les gaz et les grenades de désencerclement. Toujours régulièrement chargés.
Arrivés à hauteur de l’hôpital des Invalides, on s’assoit sur des barres qui servent de parking pour les deux roues. On se repose en se disant qu’on va repartir un peu en arrière rejoindre le cortège syndical.Retour ligne automatique
C’est alors qu’une ligne de CRS arrive au loin, contenant la progression de la manif. Nous sommes sommés de nous lever et on repart alors avec cette deuxième tête de cortège : deux rangées de CRS nous faisant face et nous empêchant de progresser. On arrive comme ça à Invalides.
Puis le camion à eau asperge la place déjà engloutie sous les lacrymos.
J’essaie de revenir en arrière pour retrouver mon compagnon. J’arrive au même parking à motos et je vois juste un peu plus loin, un double cordon de CRS qui bloque la manif. Je comprends alors qu’ils veulent dégager la place avant de nous laisser arriver. Retour ligne automatique
Nous sommes alors violemment chargé.e.s et gazé.e.s. Ca pleut de partout. Un manifestant me rince les yeux avec du sérum. Je ne vois plus rien. Les cortèges syndicaux tournent dans une rue perpendiculaire pour échapper au déluge. Un SO se fait charger et gaze à son tour les CRS. Je reste sur l’axe principal et c’est alors que dans une brume compacte je vois un manifestant sur le côté avec un trou dans la cuisse et qui saigne. Des gens le secourent. Un peu plus loin, même scène : un gros trou dans la cuisse et ça saigne beaucoup. Je me mets autour du gars secouru par plusieurs personnes car les lacrymos pleuvent et je crains une charge avec le gars à terre. Ses amis décident de le porter plus loin en arrière car on n’arrive plus à respirer. Je distribue des pulvérisations de maalox jusqu’à ce épuisement. Je n’arrive plus à secourir et soulager...
J’ai des camarades qui sont là, je leur donne le nom et le tèl d’une avocate militante. Puis je remonte encore vers l’arrière car il est impossible d’avancer ; des camions coupent désormais la route derrière les CRS.
C’est alors qu’un copain de Nuit Debout me voit et me demande de l’aide pour un gars qui est très blessé et les secours n’arrivent pas. Le gars est couché dans l’entrée du monceau fleurs fermé. Il a pris une grenade de désencerclement dans l’entre-jambes. Il est brûlé sur toute cette zone, son pantalon est en lambeaux et il souffre beaucoup.
Les pompiers arrivent une heure après le premier coup de tél. c’est très long, beaucoup trop long, quand on voit la violence avec laquelle nous sommes chargé.e.s, gazés, visés au flash ball et aux grenades.
Je repars avec mon compagnon, mon fils et quelques camarades en direction de Montparnasse. Mon fils s’est pris un coup de matraque sur la tempe, mon compagnon s’est battu avec les flics en civils mais nous n’avons rien de grave compte tenu des blessures que les CRS ont encore provoquées ce jour.
Le cortège n’a encore pas pu arriver à son terme. Le défilé a été interrompu. Mais nous étions des centaines de milliers dans la rue, tou-te-s très uni.e.s, personne ne reprochant rien à quiconque. Conscient.e.s de l’adversité que nous affrontons et qui nous soude. Le cortège de tête était encore plus massif, toujours aussi déterminé et extrêmement attentif les un.e.s aux autres.
Les cortèges syndicaux ont pris aussi beaucoup de violences policières.
Mais ce soir, malgré tout ça, nous restons invincibles, car nous ne pouvons pas perdre. Ou plutôt nous ne méritons pas de perdre. Nous préparons déjà demain et les jours suivants.
Jusqu’à la victoire.
Une manifestante, syndicaliste et Debout.

Liste collectif <membres@ml.collectifantiguerre.org>, Anti-répression <repressionsetviolencespolicieres@lists.riseup.net>

 

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10 juin 2016

COMITE DE MOBILISATION PARIS IV, lieu de RV pour la manifestation du 14 juin

POUR MARQUER UN COUP D’ARRET DEFINITIF A CETTE LOI TRAVAIL !

             Toutes et tous, étudiants, enseignants et biatss,

Derrière la banderole de PARIS-SORBONNE à la manifestation nationale du 14 juin 2016 à PARIS !

Rendez-vous à 12h15 à la station de métro corvisart.

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07 juin 2016

AG LE 9 JUIN 2016 À L’AMPHI GUIZOT À PARTIR DE 12H00 EN SORBONNE. MANIF LE 14.

POURQUOI DEVONS NOUS MANIFESTER LE 14 JUIN 2016 ? ET POURQUOI DEVONS NOUS PARTICIPER A LA VOTATION CITOYENNE ?

 Le 14 juin 2016, commence au Sénat la lecture de la loi "El Khomri", que l’Assemblée nationale a imposé à coup de 49,3. Or, nous le savons, le Sénat, essentiellement composé de sénateurs de droite, va s’empresser de durcir une loi qui n’est pas, dans sa forme originelle favorable aux intérêts des travailleurs.

 L’article 2 de cette loi, porte sur l’inversion de la hiérarchie des normes, ce qui veut dire que les accords d’entreprises auront la primauté sur les accords de branches et sur la loi. 

 Si cet article 2 s’avère être le plus dangereux de cette loi, les accords de maintien de l’emploi, réservés pour le moment aux entreprises en grandes difficultés, seront élargis à l’ensemble des entreprises sans restriction. L’entrepreneur sera libre d’augmenter le temps de travail en réduisant le salaire horaire ou supprimer des primes. 

 La définition du licenciement économique deviendra de plus en plus floue.

 Un syndicat minoritaire représentant de 30% à 50% pourra, tout de même, valider un accord par voie de référendum. 

 Plus de 70% de la population française est opposée à cette loi, pourtant les média ne relayent que difficilement cette réalité en mettant en exergue les "pénuries de carburant", les "prises d’otages des voyageurs" ou encore la présence des "casseurs" dans les manifestations.

 MAIS, ILS NE DISENT RIEN SUR L’AMPLEUR DE CETTE EXCEPTIONNELLE ENTREPRISE DE DESTRUCTION DU SALARIAT 

 

 Notre situation dans l’université ne nous protège en rien de cette attaque sans merci sur les travailleurs et les projets comme celui de la fusion des universités participe à la même logique destructrice du monde du travail, que la loi "El Khomri".

C’est la raison pour laquelle nous vous invitons à débattre ensemble et de participer à la grande votation organisée par les organisations syndicales.

 

 

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13 janvier 2016

GRÈVE ET MANIFESTATIONS UNITAIRES LE MARDI 26 JANVIER 2016

Le 26 janvier prochain, plusieurs organisations de la fonction publique appellent à une journée d’actions, de grève et de manifestations, pour l’augmentation des salaires, la défense des acquis statutaires et des créations d’emplois publics à hauteur des besoins.

Tous les personnels sont appellés à se mobiliser pour exiger le dégel de la valeur du point FP et une augmentation significative de nos salaires.

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30 novembre 2015

Assemblée Intersyndicale P4-P6 concernant le projet de fusion MARDI 8 DECEMBRE 12h00 Amphi Chasles, Sorbonne

Réunie en inter-syndicale, l'ensemble des organisations syndicales de Paris-Sorbonne et de l'UPMC dénonce avec force le processus de fusion de nos deux universités entamé par les présidents Jobert et Chambaz. 

Illisible sur le fond, désastreuse dans la forme avec ce culte du secret associé à des groupes de travail dénués de tout intérêt et ne reposant sur aucun document de travail, nous ne pouvons qu'exprimer inquiétudes et méfiance face à ce projet qui ne paraît correspondre qu'à une logique comptable et financière au mépris des conditions d’études, d'enseignement et de recherche ainsi que de la bonne marche des services administratifs et techniques. Au regard des différences culturelles et fonctionnelles de nos deux établissements, le calendrier (fusion effective au 1er janvier 2018) décidé par les présidences démontre qu’il n’y aura aucune concertation sur le fond.

Face à tant d'approximations et constatant le manque criant d'informations, nous appelons l'ensemble de la communauté universitaire, étudiants, enseignants et personnels biatss à se réunir en Assemblée Générale le mardi 8 décembre à 12h00, dans l'amphi Chasles, en Sorbonne.

A&I-UNSA P4, AGEPS, FERC SUP CGT P4, FERC SUP CGT P6, FO P4, SGEN-CFDT, SNESUP P4, SNPTES, SNTRS CGT P6

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06 octobre 2015

Jeudi 8 octobre 2015 – Journée de Grève interprofessionnelle Enseignement Supérieur et Recherche NON à la précarité

Dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR), l’austérité s’accompagne d’un vaste plan de restructuration, initié au début du siècle à l’échelle européenne, et visant à privatiser le marché de la connaissance. En France, le statut de la fonction publique est un obstacle à la privatisation des établissements d’enseignement supérieur. C’est pourquoi la marche vers la précarisation est ouverte et a accéléré depuis plus de 10 ans.

Le contexte : Processus de Bologne (1999) et Stratégie de Lisbonne (2000)

Le processus de Bologne vise à ouvrir, à l’échelle européenne, l’économie de la connaissance. Il fut immédiatement complété par un agenda adopté par les 15 membres de l’Union Européenne à l’occasion du Conseil de Lisbonne en mars 2000. Cet agenda fixe les échéances d’une série de contreréformes, visant à développer l’innovation (en lieu et place de la recherche) et l’économie de la connaissance (en lieu et place de son développement et de sa diffusion).

Quinze années de contre-réformes incessantes

De 2002 à 2005, c’est l’instauration du système Licence-Master-Doctorat (LMD) dans toute l’Europe sur le modèle anglo-saxon. Ce système est incompatible avec le premier cycle en deux ans pratiqué en France (DEUG, IUT, classes préparatoires). Dix ans plus tard, cette réforme a profondément désorganisé l’enseignement supérieur en barrant l’accès au plus grand nombre. Aujourd’hui, le DEUG a disparu et le DUT est en voie d’extinction au profit de la Licence Pro.

En 2007, la loi Liberté et Responsabilités des Universités, dite LRU-Pécresse, ouvre grande la porte aux contre-réformes attendues depuis des décennies par la droite mais longtemps bloquées par le mouvement social de 1986. En transférant de nombreuses compétences aux établissements, elle amorce le désengagement progressif mais régulier de l’État. Depuis et sans surprises, la dotation de l’État va décroissant et ne couvre plus dorénavant la totalité du salaire des fonctionnaires. L’une après l’autre, les universités sont mises en difficultés financières et, pour certaines, mises sous tutelle. Le recteur, chancelier des universités, prend alors le contrôle des établissements et impose l’austérité.

Qui parlait d’autonomie ?

En 2013, avec la loi LRU-Fioraso F. Hollande et G. Fioraso confirment et amplifient les contreréformes sarkozistes. Sans rien défaire, cette loi accélère la régionalisation des établissements d’enseignement supérieur en créant les Communautés d’Universités et d’Établissements, les ComUE, qui broient établissements (universités et organismes de recherche), les moyens et les emplois.

La généralisation de la précarisation, l’extension de la pauvreté et la ruine du patrimoine

Le désengagement de l’État conduit mécaniquement à l’augmentation de la précarité ; aujourd’hui, 1/3 des emplois des personnels BIATSS sont occupés par des contractuels. Le nombre de postes mis au concours ne cesse de diminuer. Quant aux salaires, les agents du secteur ont perdu 15 % de pouvoir d’achat depuis 2000, comme l’ensemble des fonctionnaires. Les services sociaux doivent faire face à un développement de la paupérisation inédit. Dans le même mouvement, il n’y a plus de financement pour la maintenance et l’entretien des bâtiments. Au fil des années, malgré les allégations gouvernementales, le service public d’ESR et ses personnels perdent régulièrement des moyens et leur capacité à répondre aux besoins de formation et de recherche de la société française.

La financiarisation des budgets

Les investissements dans les établissements sont dorénavant le fruit de montages financiers abracadabrantesques mais juteux pour les banques et les marchés financiers. Après des privatisations partielles (vente de 3 % d’EDF en 2007 pour les Plans Campus, 5 milliards), après des emprunts publics (Grand Emprunt depuis 2010, 47 milliards), l’État prélève des sommes importantes pour les placer immédiatement en bourse. Ce sont les revenus financiers de ces placements qui sont alors répartis entre les universités « méritantes » ou les projets « d’excellence ».

L’« excellence » et la concurrence

Cette financiarisation s’accompagne d’une mise en concurrence effrénée des établissements d’enseignement supérieur, des laboratoires, voire des agents entre eux. Cette course à l’excellence se décline en universités d’excellences (IDEX), laboratoires d’excellences (LabEx) et projets d’excellences (EquipEx) après dépôt de projets sélectionnés par un aréopage international. Pour ceux qui n’ont pas réussi à obtenir le Graal de l’« excellence », il reste la voie du label I-SITE (intiatives science-innovation-territoires-économie). Les autres financements sont décernés par l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR), avec un taux de réussite de 8 % seulement. Quant à ceux qui n’auront été sélectionnés nulle part... Vae Victis (Malheur aux vaincus) !

La restructuration à grande échelle : fusion et communautés d’universités et d’établissements

Avec un gigantesque plan social qui n’est pas encore annoncé mais qui touche 500 000 salariés et 2,5 millions d’étudiants, les établissements sont soumis à des restructurations de très grande ampleur qui les obligent soit à fusionner entre eux pour constituer d’énormes universités éclatées sur des dizaines de sites, soit à rejoindre des communautés d’universités et d’établissement (ComUE) encore plus grosses, qui peuvent associer public et privé ... Les plus petits et les plus faibles sont condamnés à disparaître : fermeture de sites, mobilités contraintes, licenciements, non-renouvellement de contrats...

La résistance s’organise avec la CGT

La CGT est présente dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche depuis le début des années soixante. Autour des personnels techniques et administratifs d’abord, elle s’adresse aujourd’hui à tous les agents du secteur. Grâce au déploiement de l’activité militante et à nos luttes, nous parvenons à des victoires locales bien réelles :

  • victoire des grévistes et titularisation de personnels contractuels à l’ENS Ulm en 2010-2011,
  • réintégration des personnels de ménage en grève à Paris 6 en 2011,
  • à Lille, titularisation en 2013 d’une contractuelle menacée de licenciement pour « impertinence » après sept années de services,
  • développement des CHSCT, conquête de nouveaux moyens pour les mandatés (locaux, permanences, temps, liste de diffusion, formation...) et gagner de meilleures conditions de travail,
  • congé maternité effectif pour les enseignantes chercheuses et les enseignantes du supérieur,
  • à Paris 3, les mandatés CGT au CHSCT ont obligé l’employeur à remplacer des fenêtres en ruines qui menaçaient de tomber sur les étudiants et les personnels,

Le jeudi 8 octobre 2015, tous en grève !

&

Manifestation nationale le 16 octobre 2015 à 14 heures de Jussieu à Bercy 

Pour :

  • le dégel du point d’indice et revalorisation immédiate des salaires ;
  • le refus de la rémunération par la prime au mérite (Rifseep) ;
  • le retour à des financements publics pérennes ;
  • le développement d’une action sociale à hauteur de 1 % de la masse salariale ;
  • la création de postes de titulaires pour que le service public national d’ESR puisse répondre aux besoins de la société et la fin concrète de la précarité des agents contractuels dans nos établissements ;
  • l’amélioration des conditions de travail de tous les personnels travaillant dans nos établissements ;
  • l’arrêt immédiat des restructurations, fusions d’universités et ComUE, délocalisations ;
  • l’égalité d’accès au service public national d’ESR sur tout le territoire ;
  • le retour à un cadrage national des diplômes sans dépréciation du rôle du CNESER.

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29 septembre 2015

Nouveau rapprochement entre le MEDEF et les chefs d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche

Le Conférence des présidents d’universités (CPU), la Conférence des Directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI) et celle des grandes écoles (CGE) ont signé avec le MEDEF, le 27 août 2015, un « pacte d’engagement pour le supérieur ».

Selon ce pacte, le nombre d’écoles doctorales associées aux entreprises sera doublé. Les signataires définiront avec les branches professionnelles du MEDEF un cahier des charges visant à la mise en place de diplômes de niveau licence « adaptés aux besoins exprimés en termes d’emplois et compétences ». Trois chaires de recherche partenariale entre universités, grandes écoles et PME répondant à des besoins de proximité seront créées. Les présidents d’universités les directeurs d’écoles seront invités par le MEDEF à participer aux délégations d’entreprises à l’étranger.

L’asphyxie financière des établissements d’enseignement supérieur et de recherche instaurée par la loi LRU-Pécresse (2007) qui conférait aux établissements l’autonomie ardemment réclamée par la CPU et la restructuration/régionalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche avec la mise en place des Communautés d’universités et d’établissements (ComUE) créées par la loi LRU-Fioraso (2013), amènent les chefs d’établissements à se mettre au service du patronat et des entreprises pour espérer pouvoir bénéficier de leurs financements.C’est justement ce que recherche le gouvernement qui ne cesse de poursuivre son désengagement du service public.

L’accroissement de la politique d’austérité poursuivie avec acharnement et entêtement par le gouvernement ne peut qu’amplifier les tentatives de rapprochement avec les entreprises en poussant les établissements d’enseignement supérieur et de recherche à se tourner de plus en plus vers des financements extérieurs et privés ou à développer leur activité sur des marchés lucratifs tels que celui de la formation professionnelle. L’augmentation des frais d’inscription et de scolarité, accentuant la sélection sociale à l’entrée du supérieur est également un recours des établissements pour assurer leur survie économique. Les établissements d’enseignement supérieur et de recherche du service public seront ainsi conduits à changer progressivement de nature.

En intervenant directement sur le contenu des enseignements et des diplômes le patronat veut bénéficier d’une main d’oeuvre sur mesure, forgée à ses méthodes et à ses exigences. C’est, avec le développement des formations « professionnelles » à tous les niveaux d’étude, la voie ouverte au dévoiement de la vocation première de l’enseignement supérieur public, adossé à la recherche, qui ne pourra plus assurer à terme ses missions et laissera le champ libre à sa privatisation.

L’accompagnement des délégations du MEDEF à l’étranger par les chefs d’établissements montre l’imprégnation du système universitaire par la culture de l’entreprise et confirme, s’il le fallait, la dérive patronale poursuivie par la CPU.

Avec ce « pacte d’engagement pour le supérieur », comme avec la généralisation annoncée des comités de perfectionnement dans tous les établissements et le projet de création de conseils sectoriels nationaux pour orienter la création des diplômes professionnels, le gouvernement et les chefs d’établissement livrent au patronat tous les outils qui lui permettront de piloter l’enseignement et la recherche désormais organisés au sein des ComUE territorialisées.

La CGT INRA et la CGT FERC Sup dénoncent ce « Pacte » et, pour mettre un coup d’arrêt à la politique poursuivie par la CPU, réaffirment leur demande au gouvernement de retirer à cette dernière l’agrément lui permettant de bénéficier du régime de l’utilité publique qui lui avait été donné en 2008 par Valérie Pécresse.

 

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24 septembre 2015

Droit de réponse

Vos élus SNPTES, A&I-UNSA, SNPREES-FO et SupAutonome-FO ont été mis en cause dans un communiqué de la CGT du 24/09/2015, leur reprochant d'avoir participé, ce même jour, à une réunion informelle avec le Président, tenue en remplacement du Comité technique extraordinaire auquel ont refusé de siéger les élus CGT, FSU, SnaSub et Sgen-CFDT.

Préalablement invités par ceux-ci même à ne pas y siéger, nous leur avions répondu que nous préférions nous expliquer de vive-voix et écouter les arguments du Président, et donc que nous y siégerons si le quorum était atteint. Le CT n'ayant pu se tenir par défaut de quorum, nous avons accepté de participer à cette réunion pour avoir des réponses immédiates à nos interrogations, et ne pas attendre plus longtemps.

Nous représentons les personnels qui nous ont élu, et c'est dans le but de défendre au mieux leurs intérêts qu'il nous semble opportun de participer aux réunions engageant leur avenir. Remettre à plus tard les discussions ne sert à rien, et nous traiter de complices est non seulement aberrant, mais totalement injustifié.

 

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CT extraordinaire consacré à la fusion P4-P6

Ce matin, un CT extraordinaire consacré à la fusion P4-P6, dont le président avait juré avant son élection qu'elle n'aurait pas lieu, était convoqué en urgence par le président de Paris-Sorbonne.

Les élus CGT, FSU, SnaSub et Sgen-CFDT ont pris collectivement la décision de ne pas siéger afin de protester contre le calendrier démentiel imposé par les présidents de Paris 4 et Paris 6, calendrier qui interdit toute forme de travail et de concertation sérieuse.

Suite à la déclaration commune et au départ des élus des syndicats majoritaires, le président, malgré l’absence de quorum, a choisi de maintenir sa réunion, portes fermées, en présence de l’administration et avec la complicité des élus UNSA, SNPTES, FO et Sup Autonome.

Ce choix incompréhensible de notre président est non seulement un déni de démocratie, mais également l’expression d’une réelle forme de mépris envers la communauté de l’université de Paris-Sorbonne.

Nous aurions voulu croire aux promesses de transparence et de démocratie qui dégoulinaient du courrier présidentiel du 15 septembre dernier.

Une petite semaine aura donc suffit à nous faire comprendre comment devront se dérouler les groupes de travail et les débats autour de la futur fusion… aux ordres !!

Déclaration lue par un élu BIATS au CE 

Le syndicat FercSup-CGT de l'ESPE de l'académie de Paris souhaite profiter de la présence de la quasi-totalité des représentants des différentes universités parisiennes en ce jour de Conseil d'Ecole pour se réjouir ouvertement du grand chantier ouvert par messieurs Chambaz et Jobert en vue de fusionner Paris-Sorbonne avec l'UPMC.

En effet, comment ne pas se réjouir d'avance de rejoindre un mastodonte universitaire qui saura se hisser sur les sommets du classement de Shanghaï, assurance de multiplication des postes, de triplement des salaires, et tout simplement de fierté des personnels de rayonner quotidiennement sur le monde.

Nous nous réjouissons déjà car nous connaissons déjà notre bonheur, lorsqu'il y a sept ans, le ministère nous a ENFIN permis d'intégrer le monde merveilleux, éclairé et fraternel de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Depuis cette intégration à l'université, tout a changé pour nous, et, incontestablement, l'université nous a tout appris ; et principalement comment faire moyen en trois semaines ce que nous savions faire bien en trois jours.

 Cette fusion annoncée et claironnée devant la presse avant même ses propres personnels nous annonce assurément des lendemains qui chantent... Nos collègues Biatts de Lille, Bordeaux, Grenoble, Strasbourg ou Aix-Marseille en pleurent déjà... de joie, probablement...

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21 septembre 2015

Fusion UPMC(P6) et la Sorbonne (P4), suite.

Fusion UPMC(P6) et la Sorbonne (P4)

La CGT défend un service public d'enseignement supérieur et de recherche de qualité, c'est-à-dire :

 Des formations à des métiers pour les étudiants, et pas seulement des compétences immédiates pour un poste de travail, validées par des diplômes reconnus dans les conventions collectives

 Une recherche ambitieuse, fondamentale et appliquée, reposant sur des financements récurrents pour garantir l'indépendance vis-à-vis des entreprise et des lobbys et capable d'assurer la pérennité dans la conduite des recherches.

 Un statut de fonctionnaire avec de véritables évolutions de carrières pour les personnels, garant d'un service public de qualité.

La fusion a au contraire pour buts de :

 diminuer les dépenses et donc les emplois pour s’adapter à la politique d’austérité du gouvernement, alors même que la charge de travail risque d’exploser.

 peser politiquement pour l’instauration d’une sélection des étudiants en licence et en master, comme le défendent J. Chambaz et B. Jobert

 amplifier la concurrence entre gros pôles universitaires, là où il faudrait au contraire œuvrer à la coopération entre l'ensemble des sites.

Nos camarades de Strasbourg nous alertent :

Le gros du choc qu'on a connu à Strasbourg c'est d'abord dans les services centraux de l'université car ce sont eux qui fusionnent en réalité et là il peut y avoir des dégâts. Et il y en a eu. Beaucoup !!!

Le point à surveiller pour la recherche c'est qu'une immense université pluridisciplinaire çà ne se gère pas de la même façon pour les postes, les crédits 

recherche, etc... Donc il y aura forcément une évolution des usages de gestion et de discussion.

Attention aux mécanismes et structures de niveau intermédiaire mis en place et aux COPILs divers et variés (ceux de l'IDEX par exemple) qui sont des confiscations de démocratie.

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Fusion de Paris 4 et Paris 6 : une course au gigantisme au détriment de la réussite des étudiants

Ce mardi 15 septembre les présidents des universités Paris 4 – Paris Sorbonne et Paris 6 – UPMC ont annoncé l’entrée des deux établissements dans un processus de fusion. Le calendrier et les grandes lignes du projet y ont été détaillés.

Un projet grandiloquent qui risque de tourner à l’usine à gaz !

L’UNEF refuse de voir émerger un mastodonte universitaire, qui aurait à gérer plus de 55 000 étudiants, et dont les conséquences sont connues :

-          Absence de réelle démocratie : les conseils centraux ne sauraient être représentatifs d’un nombre d’étudiants et de personnels aussi important.

-          Déconnexion des décisions prises dans les hautes instances de l’université trop éloignées de la réalité du terrain.

Les difficultés rencontrées lors des précédentes fusions d’établissements (la Nouvelle Université de Bordeaux, Aix-Marseille Université, l’Université de Lorraine, etc.) attestent ces inquiétudes.

Et la réussite des étudiants ?

L’unique objectif de cette fusion est de grimper dans les classements internationaux, pourtant contestés au sein de la communauté universitaire, et ignorés des étudiants. Ceux-ci se préoccupent en effet davantage de leurs conditions d’étude, de leur réussite et de la qualité de leurs diplômes. Or la réussite étudiante serait fortement remise en cause par une fusion des deux universités.

En effet, lorsque la volonté affichée est de mettre en place un pôle d’excellence, les financements ne sont pas redirigés vers les premiers cycles qui nécessitent le plus de moyens, mais vers les laboratoires et les seconds cycles considérés comme « plus prestigieux ». Paris-Saclay en a fait la démonstration l’an dernier. Après l’obtention de son IdeX, l’université avait en effet fait le choix de fermer des TD en licence 1 de biologie.

Ainsi, une fusion entre l’université de Paris – UPMC, déjà reléguée par le ministère à la 70e place sur 77e en terme de réussite étudiante, et l’université Paris Sorbonne, risquerait pour les étudiants de dégrader leurs conditions d’étude et d’augmenter leur risque d’échec dans les premières années.

Les étudiants ne sont pas une quantité négligeable, mais devraient être au cœur de tout projet d’établissement !

Un projet imposé sans discussion préalable

L’annonce de la fusion des deux universités a été accompagnée d’un calendrier précis de sa mise en place, présentée comme inévitable, alors même qu’aucun débat n’a eu lieu dans les instances démocratiques des établissements. Il est inconcevable pour l’UNEF que le projet puisse être engagé alors même que les élections dans les instances décisionnelles des universités auront lieu en février prochain. On ne peut faire l’impasse d’un débat au sein des établissements portant sur la pertinence et la justesse de la fusion.

Ainsi, l’UNEF demande le retrait immédiat de la fusion, et de tout projet qui s’inscrirait dans une course au gigantisme, au détriment de la proximité et de la réussite étudiante.

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18 septembre 2015

Le Bureau départemental du SNUDI-FO Paris vous invite à participer au prochain stage syndical les jeudi et vendredi 26 et 27 nov

Notre stage se tiendra à l'Union départementale FO, au 131 rue Damrémont. Il commencera le jeudi à 9h pour finIr le vendredi à 16h.

 Rappelons, que la participation à 12 journées par an à des stages syndicaux est un droit de la Fonction publique, qui ne peut vous être refusé. 

Comme vous le savez, il faut déposer votre demande un mois avant la date de début du stage, c'est à dire avant les vacances de la Toussaint. Vous trouverez à cet effet, en pièce jointe, la convocation à joindre à votre demande d'autorisation d'absence.

Notre résultat aux dernières élections paritaires, notre progression en nombre d'adhérents, encore confirmée cette année, tout cela nous met devant des responsabilités nouvelles, dans une situation où nous sommes confrontés à une brutale dégradation de nos conditions de travail (ARE, effectifs dans les classes, manque de remplaçants, d'AVS, Rased sinistrés, élèves abandonnés à leur handicap et collègues à leur détresse...) et à la remise en cause de nos garanties statutaires (rythmes scolaires, M@gistère, conseil école/collège, dispositif REP+...).

Les collègues, de plus en plus en difficulté, apprécient la venue dans les écoles des délégués du SNUDI-FO. 

A l'occasion des visites d'école, nous ne cherchons pas à "imposer" aux collègues les positions du syndicat, nous voulons tout d'abord être à leur écoute (ils ont souvent tant à nous dire...) et définir par la libre discussion ce que nous pouvons faire ensemble avec le syndicat.

En passant dans des dizaines d'écoles, en dialoguant avec des centaines d'enseignants, nous prenons  "le pouls de la profession", nous tissons des relations de confiance avec les collègues. Nous nous donnons alors les moyens de construire le rapport de force pour prendre des initiatives, faire valoir les revendications et ainsi renforcer l'outil syndical indispensable pour défendre tous nos droits. 

Voici l'ordre du jour que nous vous proposons:

  • jeudi 26 novembre:

Réunion au siège du syndicat de 9h à 10h30

organisation pratique des équipes de deux (un collègue expérimenté, membre du Bureau départemental ou du conseil syndical par équipe)

tournées d'écoles de 11h à 16h30.

  • vendredi 19 juin:

poursuite des tournées d'écoles de 8h30 à 13h

réunion bilan du stage au siège du syndicat de 14h à 15h30.

Nous vous invitons à nous informer de votre participation 

par mail, téléphone (01.53.01.61.58/57 ou 06 95 32 01 01) ou Fax (01.53.01.61.59) 

afin que nous puissions vous faire des propositions de compositions d'équipes en relation avec les arrondissements concernés.

 Avec nos salutations syndicalistes les meilleures,

Pour le Bureau départemental du SNUDI-FO:

JPierre Daymard

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14 septembre 2015

Réforme du collège : appel intersyndical à la grève le 17 septembre


Les organisations syndicales dénoncent le refus de la ministre de tout dialogue réel, et sa volonté d’imposer sa réforme du collège contre l’avis de la grande majorité des personnels concernés. La ministre persiste à vouloir passer en force et porte la responsabilité du conflit. Face à ce blocage les organisations SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SFSDPEP-FO, CGT Educ’action, SNEIP-CGT, SNALC-FGAF, SUNDEP Solidaires, SUD Education, SIES-FAEN, SNCL-FAEN CNGA CFE-CGC appellent les personnels à la grève nationale le 17 septembre. Elles les invitent à se réunir en assemblée générale, en heure d’information syndicale pour la préparer et l’organiser ainsi qu’à s’adresser aux parents, notamment en faisant signer la pétition intersyndicale.

http://www.sudeducation.org/Reforme-du-college-appel-6011.html

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Rencontre de rentrée Snesup FSU le 22 septembre à Auteuil, 12h-13h30

Faisons connaissance !

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11 juin 2015

Aux PRAG/PRCE de l’ÉSPÉ de Paris et des universités partenaires, engagés dans la formation des enseignants ou non

Le SNESUP – FSU aux PRAG/PRCE de l’ÉSPÉ de Paris et des universités partenaires, engagés dans la formation des enseignants ou non

Chers collègues,

En tant qu’enseignants de statut 2nd degré affectés dans l’enseignement supérieur, nos services annuels de 384 heures TP-TD sont lourds et n’ont jamais été réduits. S’y ajoutent de plus en plus de tâches, dont certaines, typiquement administratives, ne nous incombent normalement pas : les glissements de fonction nécessitent une vigilance extrême.

Nos salaires sont bloqués et, depuis la désindexation des salaires sur l’inflation (en 1985), c’est une baisse de 25 % de pouvoir d’achat que nous avons subie (ce qui équivaut à la perte de 3 mois de salaire sur 12 ), laquelle  rend notre métier de moins en moins attractif : quand il s’agit de recruter des PRAG/PRCE, tout particulièrement à l’ÉSPÉ, les candidats ne se bousculent pas.

Nos carrières dans le supérieur sont ralenties par rapport à celles de nos collègues du post-bac des lycées : les statistiques ministérielles le confirment. Depuis plusieurs années, le SNESUP et son secteur second degré dénoncent ces retards de carrière : le statu quo perdure et la contestation apparaît comme anesthésiée. Il est vrai que tout est fait pour faire croire que notre pays vivrait au dessus de ses moyens et qu’il n’y aurait pas la possibilité de répondre aux revendications, alors même que les inégalités se creusent et les richesses s’étalent scandaleusement.

Il est temps que la situation cesse : c’est dans le but de porter à la rentrée, y compris nationalement, des revendications, LÉGITIMES, que la section SNESUP de l’ÉSPÉ de Paris organise une rencontre/consultation de tous les PRAG-PRCE et assimilés afin de comparer les situations, faire un point sur les problèmes et les attentes, aussi bien à propos des retards chroniques de carrière que de l’organisation des services, des maxima hebdomadaires etc…, et d’organiser l’action nécessaire dans les établissements.

Nous vous proposons de nous réunir le mardi 16 juin à 13h30 à l’ÉSPÉ de Paris, site Molitor, 10 rue Molitor, 75016 Paris. La salle sera affichée sur les écrans dans l’entrée.

Cette rencontre s’inscrit dans l’initiative nationale de remontées des revendications en direction du ministère.

Nous espérons vous voir nombreux.

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04 juin 2015

Réforme du collège : appel intersyndical à la grève le 11 juin

Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SUD Éducation, SNCL-FAEN et SIES-FAEN constatent l’enfermement du ministère dans son maintien de la réforme du collège et son refus d’entendre les demandes des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation du second degré.

Confirmant leur analyse commune de la réforme et des conditions de la publication des textes le 20 mai, elles appellent les personnels à amplifier l’action, en particulier le 4 juin, contre les textes publiés au lendemain d’une grève majoritaire dans les collèges, pour leur abrogation et la reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège.
Elles appellent à signer et faire signer massivement la pétition intersyndicale « Un autre collège 2016 ».
Elles appellent à une nouvelle journée nationale de grève et d’actions le jeudi 11 juin.
Le 28 mai 2015

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