Compte-rendu des débats du 04/09/09 au sein du conseil d’école de l’IUFM Célestin Freinet de l’académie de Nice, école interne de l’Université de Nice Sophia-Antipolis.

La discussion a porté sur les points suivants:

   - mastérisation

   - stages de 108 h

   - mesures transitoires.

Concernant le premier point, volonté d’attendre les résultats des groupes ministériels.

Dans l’académie de Nice, il y a un accord pour qu’une inscription en IUFM vaille une inscription en M1, pour que les étudiants n’aient rien à débourser en plus le moment venu. Les conditions précises seront examinées par les deux CEVU, et il a même été question de faire un CEVU commun.

La question à l’ordre du jour, pour les étudiants n’ayant que la licence et passant les concours, est quel master et quelles conditions de validations de l’année de M1.

Détails concernant les stages:

- pour le premier degré, 15 jours de stage d’observation et de pratique accompagnée en binôme au premier semestre (octobre ou novembre suivant les départements) soit 48h, puis 15 jours de stage en responsabilité en janvier (06) ou en mars (83), soit 54h. Le tout serait rémunéré à hauteur de 102h.

- pour le second degré, deux périodes de 3 semaines. Pour la première période, deux semaines de pratique accompagnée avec les mêmes classes, et une semaine en responsabilité; après les écrits, la proportion s’inverse.

La gestion est annoncée comme étant faite au niveau académique en partenariat entre les services académiques et l’IUFM, mais les inscriptions se font directement sur le site du rectorat. Il se pourrait que les responsables de filière ne soient pas au courant.

Les membres élus du conseil d’école  ont indiqué qu’à l’issue du mouvement de l’an dernier un consensus s’est dégagé pour dire que "enseigner est un métier qui s’apprend". Estimant que vouloir mettre ainsi des étudiants en responsabilité va à l’encontre de ce principe, les élus expliquent le refus prévisible des collègues de participer peu ou prou à ces expérimentations hasardeuses.

Selon certains, l’objectif du gouvernement est simple : quand les lauréats du concours 2010 vont arriver dans les classes en septembre prochain, le ministre Chatel veut pouvoir tranquiliser les parents en leur disant que les professeurs de leurs enfants ont de l’expérience. Politiquement, il sera très difficile au gouvernement d’expliquer la disparition de l’année de stage (PLC2, PE2, PLP2, CPE2, Concours agricoles2) si ces stages n’ont pas lieu.

Le doyen des IA-IPR en charge du dossier des stages expliquent que les contrats des stagiaires seront des contrats de vacataires. Mais il n’y a aucune réponse à ce jour concernant la responsabilité des stagiaires, notamment concernant les fautes professionnelles (TP de chimie, biologie ou physique, accident d’ EPS, propos négationnistes, racistes, discriminatoires ou  sexistes, attouchements, etc.).

Aucune réponse non plus sur cette notion de validation de master 1 : de quels master s’agit-il? Ceux qui n’existent pas encore? Ou bien envisage-t-on d’expliquer qu’une préparation au capes de maths est l’équivalent d’une année de master 1 alors qu’ils sont exactement opposés ?

La conclusion est qu’il est remarquable de constater que habituellement, on définit des mesures transitoires en connaissant le point de départ et le point d’arrivée. Mais ici, cette notion ne sert qu’à une seule fin idéologique et n’a de transitoire que le nom.

CR de Thierry Astruc, Université de Toulon et du Var