Un article sur la casse du métier d'enseignant, lié à la mastérisation, et appel à la mobilisation nationale du mardi 15 décembre, provenant de Fabula.

Le mouvement de protestation contre la marchandisation de la connaissance est désormais international (voir notre dossier Education is not for sale). En France, la RGPP est au fondement des prétendues réformes de la culture, de l'enseignement et de la recherche, comme de l'ensemble des services publics. L'enseignement public est particulièrement menacé par la "réforme" dite mastérisation (voir aussi "quand Ubu rencontre Kafka", un communiqué de SLU sur la récente circulaire de cadrage des masters que les Ministères appellent de leurs voeux); une "réforme", tout à la fois chaotique et cohérente, dont l'objectif avoué est de supprimer des postes et de créer les conditions d'un remise en cause du statut de fonctionnaire pour la majorité des enseignants. À terme, on peut craindre la privatisation de l'Éducation Nationale, selon le souhait d'une ancienne directrice de cabinet de l'Élysée. Dans la perspective de cette "main basse sur l'école publique", la réforme du lycée prend aussi toute sa signification. Enseignants, chercheurs, biatos, lycéens, étudiants et parents d'élèves se donnent rendez-vous le mardi 15 décembre: "Ensemble, tout redevient possible..."