Des initiatives de plus en plus nombreuses et suivies voient le jour en Seine-Saint-Denis contre la masterisation, contre des Dotations Horaires Globales insuffisantes (DHG=prévision d'effectifs), contre l'absence de réponses à la violence scolaire...

Paris suivra-t-il Créteil dans cette lutte?
L'IUFM de Paris s'associera-t-il à ces enseignants, étudiants, parents d'élèves qui se battent?

Ce sont bien évidemment les quartiers sensibles qui seront d'abord touchés par le manque de formation des enseignants et par le manque de moyens alloués aux établissement.
Un petit récapitulatif qui ne se veut pas exhaustif (voir l'état des lieux de SLU pour des informations complémentaires).


  • 8 février 2010 : les enseignants tuteurs et conseillers pédagogiques de Jacques Brel (La Courneuve) lancent une lettre de refus collectif d’accueillir l’an prochain les stagiaires à 18h dans les établissements.  Lire ici la lettre au recteur.

  • 9 février 2010 : AG tenue dans la mairie de Saint Denis avec 250 manifestants

Bilan du mouvement :

- 600 manifestants aujourd’hui (pour 200 jeudi dernier)
- 53 établissements en grève aujourd’hui (pour 12 jeudi dernier) :  6 écoles primaires, 23 collèges, 14 lycées, 10 lycées pro.
- Les manifestants sont accompagnés également d’étudiants de l’IUFM de Créteil qui manifesteront mardi matin au rectorat puis rejoindront les enseignants l’après midi, d’étudiants de Paris 8 qui mettent à disposition leurs amphis et se rallient aux revendications du secondaire et appellent à la grève de leur côté, et des étudiants de l’ENA.

Le mouvement rentre dans une logique d’action où les grèves ne s’arrêteront pas avant que les personnels mobilisés aient eu gain de cause. Pour preuve a été voté un appel à la grève mardi et jeudi prochain (bien à l’avance pour pallier le problème des 48h de préavis pour les écoles primaires et maternelles).

  • 10 février 2010 : Le mouvement de grève s’étend en Seine-Saint-Denis et concerne désormais 45 établissements et quelques écoles. Si les taux de grévistes sont variables, le mouvement a vu le nombre d’établissements concernés quadrupler en une semaine.

    Le SNES Créteil appelle à étendre le mouvement et à faire grève jeudi 11 février dans tous les collèges et lycées de l’académie.

  • 11 février 2010 :

    LES ENSEIGNANTS DE SEINE-SAINT-DENIS LANCENT UN APPEL À LEURS COLLÈGUES DU SUPÉRIEUR
    (Motion adoptée à l’unanimité moins 6 abstentions lors de l’assemblée générale de grève de Seine Saint-Denis le mardi 9 février 2010)

    L’AG des grévistes réunie à Saint-Denis se félicite de la mobilisation et de la manifestation ayant eu lieu le mardi 9 février. Elle appelle tous les personnels de l’Education nationale à rejoindre le mouvement de grève démarré sur le 93, à développer la mobilisation
    - en allant voir les autres établissements
    - en construisant des AG de ville
    - et en se mettant en grève et en manifestant le jeudi 11 février à 14h00 à Odéon. Une AG de grévistes aura lieu dans la foulée à la Bourse du Travail (rue du château d’eau) à 17h00.

    Des établissements sont d’ores et déjà rentrés en grève. Chaque établissement définit en AG d’établissement son mode d’inscription dans la mobilisation. Dans le but d’unifier, de construire et d’élargir la mobilisation, l’AG appelle à deux journées de grève et manifestation (1er et 2èmedegrés, supérieur) les mardi 16/02 et jeudi 18/02.


REVUE DE PRESSE

extrait:

"Des collèges en grève à Drancy, Aulnay-sous-Bois ou Pantin, des lycées à Aubervilliers, la Courneuve ou Vitry-sur-Seine, et même quelques écoles primaires... L'académie de Créteil, et particulièrement la Seine-Saint-Denis, connaissent ces jours-ci de sérieux remous."

"Au delà de ses spécificités, l'académie de Créteil peut être considérée comme une caisse de résonance, qui renvoie en l'amplifiant un malaise palpable ailleurs."

extrait:

"En Seine-Saint-Denis, le ras-le-bol des profs prend de l'ampleur. Une semaine après avoir voté la grève illimitée, les enseignants de la cité scolaire Henri Wallon d'Aubervilliers sont les fers de lance de l'opposition aux suppressions de postes dans l'Education nationale. Partie du lycée, la contestation se propage dans les écoles primaires et les collèges."

"Faire tâche d’huile. Telle est l’ambition des professeurs en grève de Seine-Saint-Denis. Hier, près de 500 enseignants se sont rassemblés, dans un froid glacial, devant la mairie de Saint-Denis. Parti du lycée Henri-Wallon d’Aubervilliers, le 1er février dernier, « le mouvement prend de l’ampleur, nous sommes trois fois plus nombreux que la dernière fois »"

"Tous dénoncent leurs conditions de travail et entendent faire échec à la réforme des lycées et celles de la formation des maîtres."

""C'est très décourageant de voir qu'on supprime des moyens et des postes dans l'éducation nationale. On est en colère, on a envie de taper un grand coup de poing sur la table, ça attaque sur tous les fronts: on a envie de réagir", s'exclame Camille Jouve, professeur d'histoire en grève au lycée Henry Wallon, d'Aubervilliers qui a manifesté à Saint-Denis, ce mardi après midi."

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