45890Avec la présence de Stagiaire Impossible et des syndicats

Les mauvaises raisons de ne pas se bouger :

La mobilisation de l’année dernière n’a rien donné. Faux, nous avons réussi à obtenir des aménagements et nous avons réussi à inscrire la question de la formation dans le débat public. Trop de travail, trop de fatigue, je n’ai pas le temps de me mobiliser. Oui mais faire un mouvement permet de se serrer les coudes et de mieux tenir le choc. J’ai peur de ne pas être titularisé si je m’affiche dans un mouvement. C’est un droit pour les stagiaires d’afficher leur attachement à une école publique de qualité et l’année dernière aucun stagiaire impossible n’a été « fusillé pour l’exemple ». La formation était nulle ; maintenant c’est mieux on se forme sur le tas. La formation malgré ses défauts permettait, associée au tiers temps, de prendre du recul sur ses pratiques. On a déjà eu un stage et une formation dans le cadre du M2, que demander de plus ? Tout le monde n’est pas passé par ce master et quelques semaines d’observation ne peuvent égaler une année entière de formation pratique et théorique. Tout se passe à Paris, et rien ailleurs, je ne sais pas comment faire. Faux, l’année dernière il y a eu des collectifs Stagiaire Impossible dans plusieurs académies qui ont organisé des AG et qui ont été reçus par les rectorats. On est mieux payé, c’est normal de travailler plus. C’est 150 euros de plus pour 2/3 de service en plus. On a un statut privilégié, pourquoi toujours se plaindre ? Par ces réformes, le statut de fonctionnaire pour les enseignants est progressivement remis en cause. (Rapport Grosperrin). On n’aura rien cette année, pourquoi se bouger pour ceux de l’année prochaine ? Faux, l’année 2012 sera déterminante. Rien ne s’obtient sans lutte. Si les syndicats sont là, pourquoi se mobiliser ? Les syndicats mènent une lutte globale, Stagiaire Impossible combat contre la seule réforme de la formation et veut faire entendre la voix des stagiaires. Les bonnes raisons de se mobiliser La réforme a un an. Elle a été intégrée par les rectorats, elle reste tout aussi scandaleuse et néfaste pour les stagiaires et les élèves. Sur le terrain, les problèmes sont les mêmes que l’année dernière.

L’année dernière, les stagiaires avec le collectif stagiaire impossible et plusieurs syndicats ont porté les revendications suivantes :

- Retour aux anciennes conditions d’entrée dans le métier (1/3 temps devant élèves, 2/3 en formation). ● Refus des conditions aberrantes (stagiaires sur 2 établissements, stagiaire prof principal, plus de 2 niveaux…).

- Transparence et équité nationale pour la titularisation (conditions claires, accès au dossier, prise en considération des situations difficiles…). Réunissons nous pour débattre de ces revendications. Il est possible d’améliorer concrètement nos conditions de stage, dès cette année en revendiquant :

- Des conditions de stage et de titularisation nationales.

- Des commissions de titularisation transparentes et paritaires (présence des syndicats). Un réel équilibre dans la prise en compte des différents rapports.

- Arrêt de toute culpabilisation sur la non-présence éventuelle des stagiaires aux formations vu le 1/3 temps supplémentaire qu’elles représentent.

- Obtenir des décharges dans des établissements sensibles et pour des situations difficiles.

- Accès libre au dossier et aux rapports. Cette année d’élection présidentielle est le moment d’interpeller tous les candidats sur les conséquences désastreuses de cette réforme pour l’ensemble de l’Education Nationale et d’imposer nos choix pour la formation des enseignants. Nous refusons d’être la variable d’ajustement des politiques budgétaires. Ces conditions de stage entraînent nécessairement une dégradation de la qualité des cours dispensés aux élèves. Nous refusons que les stagiaires de l’année prochaine subissent tout ce que nous endurons cette année.

 Face à l’isolement des stagiaires, recréons des liens pour affronter nos difficultés ensemble.