Sarkozy veut reconquérir le vote enseignant
C'était à l'automne 2011, devant un parterre d'entrepreneurs à l'Elysée. Nicolas Sarkozy leur confiait qu'il n'avait pas eu le "courage" de réformer l'école.
Courage est le terme qui convient pour des hommes politiques de droite lorsqu'il s'agit de se frotter à la jeunesse. La loi Devaquet de 1986 sur les universités, le smic-jeunes d'Edouard Balladur en 1994, le contrat première embauche (CPE) de Dominique de Villepin en 2006: tous ont perdu face aux jeunes.
Et lorsque M. Sarkozy a vu les émeutes urbaines en Grèce, en décembre 2008, il a vite retiré la réforme du lycée de son ministre de l'éducation Xavier Darcos. Pourtant, le chef de l'Etat estime avoir un atout en main : la réforme des universités, devenues autonomes. Ce qu'il a accompli pour l'enseignement supérieur, il souhaite le réaliser dans le secondaire au cours d'un éventuel second quinquennat. "SUJET EXPLOSIF
L'éducation et la recherche constituent pour la France un formidable moyen de reprendre son destin en main", a déclaré le président de la République, jeudi 5 janvier, à l'occasion de la présentation des vœux à la communauté éducative, près de Poitiers.
Son diagnostic est que les parents d'élèves et leurs enfants ne sont guère satisfaits de l'enseignement public. Le ministre de l'éducation, Luc Chatel, a constaté le succès de l'école privée. M.Sarkozy observe l'engouement pour Acadomia, l'entreprise de cours particuliers.
Il faut donc agir en conciliant deux thèses. M. Chatel, pour répondre aux attentes des parents, a voulu s'attaquer aux rythmes scolaires – trop d'heures de cours sur trop peu de semaines. C'est un sujet explosif, car il implique de réduire de quinze jours les vacances d'été. Le conseiller éducation de l'Elysée, Jean-Baptiste de Froment, s'intéresse davantage, lui, à la revalorisation du métier d'enseignant et à l'autonomie des établissements.
Pour le chef de l'Etat, il n'est pas question de revenir sur la réduction des effectifs. "La question n'est pas celle des moyens, qui ont augmenté de 80% ces trente dernières années sans résultats tangibles", a-t-il dit jeudi, avant d'attaquer le candidat socialiste, François Hollande : "Plus de professeurs, moins payés, moins motivés, moins impliqués dans les établissements au service des élèves. Est-ce vraiment cela que nous voulons ?" "Je veux le dire comme je le pense: imaginer la recréation de postes dans l'Education nationale, c'est irresponsable, compte tenu de la situation financière de notre pays", a-t-il ajouté.
Mais l'axe de campagne suscite des doutes. "Nous sommes assimilés à la suppression du nombre de professeurs", analyse un ministre. M. Sarkozy peut difficilement réitérer l'opération séduction qui lui avait permis de conquérir, en 2007, une partie du vote enseignant. Surtout si l'ex-ministre de l'éducation socialiste Claude Allègre (1997-2000), 74 ans, refait son apparition dans la galaxie sarkozyste.
Le chef de l'Etat avait fait miroiter une entrée au gouvernement à M. Allègre, en 2009, mais avait reculé après l'excellent score des Verts aux élections européennes, juste avant le sommet de Copenhague sur le climat.
Sourece : http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/05/sarkozy-veut-reconquerir-le-vote-enseignant_1626115_1471069.html
Lettre n° 5 de l'Appel des enseignants pour un Front de Gauche
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2012, année de résistance et d'espoir. Résistance devant les attaques sourdes du gouvernement qui a profité des vacances de fin d'année pour préciser les contours de la saignée de la rentrée 2012 en terme de suppressions de postes. Espoir car les échéances électorales qui se profilent permette d'enclencher la révolution citoyenne pour porter une rupture radicale et concrète avec le système et enfin assigner à l'école de la République des missions claires pour servir l'intérêt général et non plus celui d'une petite oligarchie. Mais les voeux sont aussi l'occasion de préciser en profondeur l'idée que nous nous faisons de l'école de la République. C'est pourquoi Jean-Luc MELENCHON, candidat unitaire du front de Gauche à la présidentielle, présentera ses voeux pour 2012 à l'ensemble de la communauté éducative le 30 janvier prochain à Paris, au théâtre La Comedia. Nous devons faire de ce moment un évènement de la campagne car enfin un discours de fond sera posé et une visée sera tracée pour l'école de la République. Retrouvons nous nombreux le lundi 30 janvier. Faisons circuler l'information par internet, dans les salles des profs, dans les réseaux associatifs et syndicaux, aux portes des écoles. C'est un mouvement populaire que nous souhaitons initier et nous pouvons le porter à l'école en créant la dynamique autour de notre candidat et des propositions du Front de Gauche. C'est le 30 janvier que ça se passe ! Nous devons en parallèle porter le débat au plus près des citoyens. Les appels éducation pour un Front de Gauche sont faits pour cela. Déclinez les localement, dans votre ville, votre circonscription ou votre département. Organisez des assemblées citoyennes sur l'éducation. Faites vivre le débat. Et parce que le Front de Gauche fait le pari de la raison et entend convaincre par le débat argumenté, nous commençons en cette rentrée notre regard croisé avec les programmes éducation des autres candidats à la présidentielle : aujourd'hui, le MODEM de François BAYROU. Attention aux mirages ! Formulons collectivement le voeu que 2012 soit l'année de la révolution citoyenne et transformons le en réalité. Salutations fraternelles. François COCQ pour le collectif d'animation de l'appel des enseignants pour un Front de Gauche
François Bayrou et l'éducation (extrait de la brochure du Front de Gauche : Bayrou, tout un programme) Ce que dit François Bayrou : «On ne fera pas des recrutements de dizaines de milliers de fonctionnaires» L’Education est le seul domaine dans lequel François Bayrou concède qu’il faut arrêter les suppressions de postes. Il l’a affirmé le 27 septembre 2011 sur BFM-TV : «il faut cesser dès cette année de supprimer des postes dans l’Education nationale».
Les travaux préparatoires du projet du Modem étaient à peine plus précis en prétendant «garantir pendant 5 ans les moyens de l’Éducation nationale». On comprend mal pourquoi cette garantie ne devrait porter que sur 5 ans. Et surtout il ne semble donc pas question de revenir sur les 80 000 postes supprimés par la droite depuis 2007. Le projet du Modem souscrit, comme la droite, au mirage libéral de l’autonomie des établissements puisqu’il prétend «réduire l’inégalité sociale à l’école» avec des «établissements plus autonomes». Une autonomie qui est déjà le coeur de la politique éducative actuelle de la droite et qui conduit au contraire à aggraver les inégalités en désengageant l’Etat de l’Education nationale. L’autonomie vise aussi à mettre les établissements en concurrence. Sur ce point, on constate un accord entre le Modem, l’UMP et le Front national. Le projet du Modem plaide aussi pour allonger la durée de l’année scolaire par un «réaménagement de la semaine et de la durée des congés». Cette proposition, partagée à droite et plus largement par les libéraux, vise directement les enseignants considérés comme ayant trop de vacances et ne travaillant pas assez dans l’année. C’est une marotte du ministère des finances pour faire des économies sur l’Education nationale. |
Voeux à la communauté éducative de Jean-Luc MELENCHON, au théâtre La La Comédia, Paris 11ème.
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Lundi 30 janvier Voeux à la communauté éducative de Jean-Luc MELENCHON, candidat unitaire du Front de Gauche à la présidentielle, au théâtre La Comédia, Paris 11ème. |



























