Mardi 31 janvier : réunions d’information et de discussion 12h à Batignolles et à Molitor
Mardi 31 janvier, une grève est organisée dans l’Education nationale, contre les sup- pressions de postes et contre la réforme de
l’évaluation des enseignants. Cette dernière a pour conséquences un ralentissement des aug- mentations de salaires (jusqu’à 15 000 euros de perte sur une carrière) et un accroissement du poids de la hiérarchie.
Suppressions de postes
Les suppressions de postes se chiffrent à 5 700 cette année dans le premier degré, soit 98 à Paris (131 dans le second degré). Cela nuit à la qualité de l’éducation, avec une augmentation du nombre d’élèves par classe, la suppression des postes de remplaçants et des RASED.
Pour les étudiants qui passent le concours, cette saignée représente deux dangers. D’abord, ce sont autant de postes en moins offerts au con- cours. C’est aussi un grand danger pour le statut de fonctionnaire. En effet, les rectorats multiplient les appels aux étudiants passant le concours ou ayant échoué pour les recruter comme contrac- tuels. Les étudiants de master en alternance sont les cobayes les plus visibles : des salaires payés très en retard et payés à la journée (les congés ne sont pas rémunérés), un refus de la part du rectorat de payer les indemnités ZEP et les congés maladie. Ils sont d’ailleurs mobilisés pour faire valoir leurs droits, pour obtenir du rectorat des conditions de travail correctes.
Pour rejeter la précarité, obtenir un plus grand nombre de postes aux concours, l’ouverture de la liste complémentaire, il faut s’opposer aux suppressions de postes !
Menace sur les IUFM
Alors que la masterisation a déjà causé de si nom- breux dégats, le gouvernement prévoit d’étudier le 8 février un projet de loi qui supprime tout rôle aux IUFM dans la formation des maîtres. Suppri- mant la référence aux IUFM, le projet de loi la remplace par « notamment par les universités ». Quelles seraient les conséquences ?
- La réduction des budgets des IUFM : actuelle- ment, ils sont décidés par le ministère, sans que les universités puissent y toucher. En les suppri- mant de la loi, ils perdent leur spécificité.
- La possibilité que la formation des maîtres, avant comme après le concours, soit effectuée par des officines privées, y compris confes- sionnelles, ou part les rectorats... Cela casse tout cadre national !
La mobilisation commence à s’organiser pour refuser la suppression des IUFM.
La mobilisation du 31 janvier peut aussi permettre d’échanger sur les conditions de travail et d’études à l’IUFM cette année.
Pour une formation et des diplômes de qualité, il faut s’organiser et faire entendre notre voix !
Mardi 31 janvier
Réunions d’information et de discussion
12h à Batignolles et à Molitor
Grève et manifestation, 14h RER Luxembourg



























