Le 7 juin 2013

Tout en ayant conscience du travail réalisé par les collègues pour construire les maquettes et les présenter dans les délais imposés, l’Assemblée Générale déplore une situation qui génère de nombreuses questions et inquiétudes.

En effet, en l’absence de cadrage national (lois, décrets), de nombreuses incertitudes subsistent : 
- Etat financier et budget des formations (quelle autonomie financière de l’ESPE ?), soumise à la baisse des moyens des universités, alors que l’éducation – et notamment le premier degré - a été déclarée prioritaire pour le pays, 
- Manque de lisibilité dans l’élaboration de la maquette nationale du MEEF dans sa version lyonnaise, 
- Manque d’informations sur les dates des épreuves du concours (CRPE) alors qu’il est demandé d’arrêter le contenu des formations sans que l’on sache si les étudiants passeront le concours au bout d’un semestre ou au bout de deux,
- Manque de clarté sur les places respectives du concours et du master, ce qui les met, de fait, en concurrence et non au service de la formation des futurs enseignants, 
- Manque d’une réflexion de fond : se mettre d’accord est une lourde tâche mais il ne faut pas que la recherche de consensus remplace la réflexion effective sur la formation des enseignants, 
- Qu’en est-il des maquettes des masters du second degré ? 
- Qu’en est-il des maquettes de formation des autres métiers de l’éducation (universitaires, CPE, animateurs, formation tout au long de la vie etc.) ? 
- Qu’en est-il des conditions de la mise en œuvre d’une Formation Continue répondant aux enjeux de l’école d’aujourd’hui et de demain ? 
- Qu’en est-il de la reconstruction des lieux de travail avec les formateurs de l’Education nationale, notamment les PEMF ?

Pour toutes ces questions et parce que la précipitation qui a accompagné le processus d’accréditation n’est pas compatible avec une refondation de l’Ecole mais aussi parce qu’elle craint que, malgré les principes de la loi d’orientation, la réforme en cours ne fasse que continuer ce qui a été mis en place depuis 2008,

1) l’assemblée générale se joint au mouvement national de demande d’un moratoire de la mise en place des ESPE.

2) L’assemblée générale demande aux élus représentant les personnels de l’IUFM, de présenter et de faire voter cette motion à bulletin secret dans les différentes assemblées de l’IUFM (CE) et de Lyon 1 (CEVU, CA).