Une très longue intervention des deux  président-e-s en duo (1h15) :

D'ores et déjà, la décision  a été prise : ce sera une COMUE sans aucune autre forme de justification.

Calendrier : Vote par la COMUE de ses statuts le 11 juillet.

Approbation des statuts dans les CA des deux universités : semaine du 23 juin. (Et là, le président de Nanterre insiste bien sur le fait que rien n'oblige à faire passer ces statuts dans les CA de P8 et P10, mais dans un souci démocratique …)

Les présidents dans leur grande magnanimité accordent également une  élection du CA de la Comue au suffrage direct avec garanti d'une proportion d'au moins 50 pour cent de membres élus au sein du conseil de la COMUE. (ils étaient pas obligés)

Le nombre de membres aux deux conseils serait porté à son maximum.(36 au CA, 80 au conseil académique)

 Les présidents disent avoir écrit pour protester au ministère suite aux  "lettres d'attention" de Mme Bonnafous, directrice générale pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle et affirment avoir été entendus et qu'un démenti cinglant viendrait d'ici quelques jours, notamment concernant  leur liberté d'action et de décision, les conditions du rapprochement des écoles doctorales, le re découpage des doctorats, la question du taux de thèses financées, le  regroupement de filières. Bref tout va bien avec le ministère, les courriers de Bonnafous n'engageaient qu'elle.

Wait and see...

L'occasion pour la présidente du CS du Pres de féliciter les président-e-s, ces héros qui ont les couilles de protester à une directive du ministère, preuve selon elle d'une autonomie nouvelle, autosatisfaction des intéressé-e-s. 

Il est 17h45, on va enfin pouvoir discuter … mais non, avant d'enchainer naturellement la discussion, on va écouter le compte rendu du CS du Pres/COMUE concernant les appels à projets qui vont être financés par l'extraordinaire COMUE. rien à dire : on donne des sous a des projets qui tiennent possiblement la route, pas de raison de s'opposer, je vote pour. (tout en étant très conscient du clientélisme mis en oeuvre en l'espèce)

Enfin on peut discuter : Un (sympathique) enseignant  avec des trésors de diplomatie ose à peine effleurer le sujet . il y aurait quelques ersatz de contestation dans les deux université, sur les conditions du regroupement.

 Evidemment il a fallut mettre les pieds dans le plat, 

Je prend  la parole : intervention pour dire que sur les deux campus, l'inquiétude est réelle. j'évoque le millefeuille administratif qui s'épaissit, le cadre de restriction budgétaire général, les craintes justifiées sur les regroupements, les doublons, les mutualisations, et le fait qu'il existe une autre voie que je suis contraint de défendre dans les circonstances présente puisque personne ne le fera au sein du conseil : celle de l'association., je relance sur le traitement inégalitaire par les directions de ces deux alternatives : COMUE ou association,  distribue la motion de l'AG de 200 personnes qui s'est tenue le jour même à P10 et qui demande l'association . (j'ai même pas évoqué le fait qu'à la CGT on est ni pour la COMUE ni pour l'association, vraiment pas envie de voir les sourires narquois s'élargir :(   

- grosse fatigue -

Moment comique (pour moi) : D.Tartakowsky explique que dans le cas de l'association, les deux président pourraient prendre leurs décisions tout seuls sans avoir à se justifier, on dirait qu'elle a oublié qu'il existait des instances de décision dans les universités : Les C.A. non ? 

Réponse des président-e-s : on a fait le choix de la COMUE pour ne pas avoir de chef de file,l'association est une vassalisation, (il est clairement suggéré que Paris 8 serait forcément le dindon de la farce) la direction tournante n'est pas réaliste, utopique (en filigrane, on est pas des attardés, on est modernes) puis bourrage de crânes par divers éminents membres du CA : hors de la COMUE point de salut.(notamment le représentant du CNRS qui n'est présent que parce qu'il s'agit d'une COMUE).

Déclaration d'attention, heu… d'intention : Les deux universités n'abandonnent aucune compétence, il n'y aura pas de suppression de formations, chaque université est complémentaire, enfin,il y a un travail (largement ?) entamé sur les licences, licences pro et masters : les 2/3 des mentions n'existent que dans une des deux universités, et pour le 1/3 restant, la spécialisation au niveau master montre des différences, donc, tout va bien, on mène la barque, enfin dans l'état actuel des choses, pour au moins quelques années parce que on ne peut jamais garantir l'avenir hein...

Aucune voix dissidente, si ce n'est notre charmante collègue BIATOSS élue de P10 qui résiste faiblement avant de demander à ce que l'on puisse travailler sur les statuts de la COMUE le plus vite possible.

 ça s'est terminé, j'ai bien joué mon rôle d'alibi syndical et ils étaient très content ; la question du référendum n'a pas été totalement exclue : évaluation du pourcentage de chances de triompher ?

Autres infos en vrac :

version 00.00 des futurs statuts de la COMUE début semaine prochaine - mais ça m'étonnerait qu'on  l' approche d'ici quelques semaines, va falloir faire le siège pour l'obtenir.