Hassan Kébé réside en France depuis 2004, il est titulaire d’un master en littérature, il a également soutenu, en octobre 2012, une thèse en langues et littérature française. Depuis 2011, il est professeur contractuel de lettres modernes. A ce titre, il a exercé dans plusieurs établissements de l’académie de Versailles, et plus particulièrement dans l’Essonne : collège Albert Camus à Ris-Orangis, collège les Goussons aux Ulis, lycée l’Essouriau aux Ulis, Collège Jean Moulin à St Michel sur Orge…et actuellement au collège Guinette à Etampes.

Hassan Kébé est Mauritanien et bénéficiait d’un titre de séjour étudiant. Sa demande de titre de séjour comme salarié a été refusée par la préfecture de Créteil. Il est sous le coup d’un arrêté préfectoral le sommant de quitter la France dans un délai de 30 jours, sous peine de reconduite à la frontière. Passé le 16 juin, il sera donc expulsé.

Cette situation est inadmissible à plus d’un titre : 
-  alors que les effets de la crise de recrutement se font durement sentir, que la pénurie de professeurs est criante, comme en attestent les nombreux remplacements non assurés et le nombre élevé de postes non pourvus aux concours, l’Administration décide de se passer d’un professeur reconnu pour ses qualités professionnelles et humaines
-  le statut de professeur contractuel est précaire, mais il est utilisé sans scrupule par l’Éducation Nationale pour combler les postes vacants ou pour effectuer des remplacements et tenter de masquer ainsi les conséquences de la crise de recrutement. Après avoir profité des compétences d’Hassan Kebé pendant plusieurs années, l’Administration le remercie sans ménagement, prouvant ainsi une fois de plus que la considération pour ses personnels est loin d’être sa priorité
-  l’Éducation Nationale semble porter bien peu de considération pour les élèves et leurs familles qu’elle privera donc d’un professeur de français dès le début du mois de juin.

Les sections SNES-FSU des collèges Jean Moulin et Guinette, les deux derniers établissements d’Hassan Kébé, se mobilisent : lettre et pétition envoyées à la préfecture de Créteil, aux présidents des Conseils Généraux de l’Essonne et du Val de Marne. La section académique du SNES-FSU est également intervenue auprès du Rectorat de Versailles.