"La France a depuis longtemps engagé des réformes de son système de recherche en suivant les préconisations de la "stratégie de Lisbonne" (mars 2000). Mais dit l'OCDE, il faut aller plus loin et mobiliser les structures de façon stratégique. Par exemple, poursuivre des politiques d'enseignement d'excellence en renfoçant les liens avec la recherche à travers la promotion d'un nombre limité d'universités de rechercheOu bien entreprendre une évolution du statut des chercheurs en fonction de la priorité donnée désormais au financement de la recherche sur la base de projets. Exit les chercheurs permanents qui effecteuent des travaux de longue durée. Place aux structures qui nouent des contrats avec les entreprises pour développer la concurrence (…) On comprend mieux que l'économie de la connaissance, c'est la connaissance de l'économie (…) Nous sommes arrivés au point où ce processus de [marchandisation conduite par le capitalisme] atteint une (…) marchandise fictive, la connaissance.  [Elle] n'existe pas à l'origine pour le marché, mais est constitutive de la société et de la vie humaine. Le capitalisme a besoin d'entretenir cette fiction pour que, concrètement, travail, terre, monnaie et maintenant connaissance deviennent des instruments de l'accumulation. Le "désencastrement" de l'économie par rapport à la société ne peut que détruire celle-ci. Nous en sommes-là. Il faut rebâtir un système de protections contre cette entreprise mortifère."