« Refonte de l’Education prioritaire »

A l’appel de la FNEC FP-FO, de SUD Éducation de la CGT Educ'Action et de la CNT, grève jeudi 20 novembre, rassemblement à 8h 30 au rectorat

Les nouvelles propositions soumises au groupe de travail du 20 novembre ont été communiquées aux syndicats. Les autorités, confrontées à des mobilisations qui montent en puissance, modifient le projet initial. Ce projet, rappelons-le, annonçait la sortie de 79 écoles et de 10 collèges du dispositif d’éducation prioritaire pour l’entrée de 38 écoles et de 7 collèges. Pour les écoles, c’était donc un solde négatif de 41. Dans le nouveau projet, ce solde négatif passe à 25. D’un côté, des sorties du dispositif sont annulées, de nouvelles entrées dans l’Education prioritaire sont annoncées, de l’autre, beaucoup de mesures sont maintenues et la nouvelle carte demeure inacceptable.

Le rectorat est dans l’obligation de prendre en compte les mobilisations et les multiples actions engagées

Pour exemple, le maintien ou l'entrée, selon le cas, des 8 écoles de la Pl. des Fêtes (Romainville, Eugénie Cotton). Le sort du collège Budé n'est, semble-t-il toujours pas réglé. Ils ont été par deux fois en grève totale et le seront à nouveau cette semaine. Même situation dans le 13ème arrondissement, forte mobilisation avec grève totale dans les écoles Küss et Levassor et premiers reculs du rectorat.

Des mobilisations similaires ont lieu dans le 20ème, le 10ème, le 11ème, le 17ème…Prenons l'exemple du 20ème : des établissements "difficiles" comme Lucie Faure ont vu leur secteur changer pour améliorer la « mixité » en récupérant des élèves d'Hélène Boucher. Résultat, les indicateurs sociaux "s'élèvent", la sortie est prononcée, les établissements perdent les moyens qu'ils avaient obtenus.

Alors qu’on nous annonce depuis deux ans et demi, que, dans un contexte difficile, "on a quand même dégagé 60 000 postes", comment comprendre qu'à Paris la situation soit telle qu'on puisse reprendre des moyens ? Si la situation sociale des milieux populaires s'était améliorée, on le saurait. 

Sur la méthode, la mairie indique qu'elle n'a pas été consultée et qu'elle est intervenue pour rectifier des aberrations. C'est vrai. Pour autant on peut se poser la question des critères finalement retenus. Le critère, non écrit, n'est-il pas le "classement" fait par les maires qui ont rencontré le recteur le 10 novembre. Cela pose le problème de la "territorialisation" de l'école, dont on voit les effets avec les rythmes scolaires.

Il reste que l'administration, avec plus de souplesse pour les écoles, reste sur le schéma des 4 collèges en moins dans l'éducation prioritaire. Pour rassurer les établissements, on nous dit qu'ils conserveraient leurs moyens pendant 3 ans. Personne n'y croit. Personne ne croit qu'avec les "difficultés budgétaires" de l'Etat et de la Ville, on puisse garantir quoi que ce soit pour les 3 ans à venir. 

Les atermoiements des autorités académiques et municipales ne peuvent que renforcer la détermination des collègues que la FNEC FP-FO (SNUDI-FO et SN-FO Lycées et Collèges), SUD Éducation, la CGT Educ'Action et la CNT appellent à se mettre en grève et à se rassembler au rectorat à 8h 30 le jeudi 20 novembre, jour du groupe de travail, pour exiger :

- Aucune école, aucun établissement scolaire ne doit perdre de moyens.

- Aucun enseignant ne doit voir son salaire baisser

Le 14 novembre, 120 collègues et parents se sont rassemblés à la mairie du 13ème arrdt 

Environ 120 participants venus de 14 écoles ont répondu à l'appel de l'AG du 7 novembre avec les syndicats SNUipp, SNUDI FO et SUD. Pour la plupart, les délégations étaient composées d'enseignants et de parents. Une délégation a été reçue par l'adjointe aux affaires scolaires, le maire, et la députée.                                           

De l'entrevue, il ressort que la mairie « classe » les écoles en 3 groupes, celles qui doivent absolument rentrer en EP (Küss, Levassor, av. de Choisy, 47 Ivry et mat. Pointe d'Ivry), celles pour lesquelles le dossier mérite d'être défendu (les 3 écoles rue du Château des Rentiers) et celles qu'elle juge « susceptibles » de ne pas être maintenues (Jenner, mat. Perret, Domrémy).

A l'issue du rassemblement, les collègues et parents présents ont décidé de se mobiliser massivement lors de la grève du 20 novembre en se rassemblant au Rectorat.

Autre décision, convoquer dès le vendredi 21 des assemblées parents-enseignants dans les écoles et groupes scolaires pour décider de la suite au vu des réponses apportées par l’administration lors du groupe de travail du 20 novembre.

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