Nous avons tous été, hier, touchés personnellement et collectivement, indignés et bouleversés tout à la fois, par l’attentat commis au journal Charlie Hebdo et le brutal assassinat de dessinateurs de presse et de journalistes, d’employés et de policiers sur leurs lieux de travail et dans l’exercice de leurs professions.  Comment ne pas l’être quand nous partageons au plus profond de nous ce qui était ici en cause au delà même de la liberté de la presse, c’est-à-dire la liberté d’opinion et la liberté d’expression,  le  libre débat d’idées dans le respect de l’autre qui sont au cœur et le fondement de notre activité ? Et ce d’autant  qu’une des victimes, Bernard Maris, était professeur à l’Institut d’Etudes européennes de l’université de Paris VIII Vincennes-Saint-Denis, sa disparition touchant ainsi encore  plus directement l’Université française et francilienne.  Actuellement en déplacement à Abou Dhabi, j’ai pu mesurer sur place l’émotion engendrée, à tous les niveaux, gouvernementaux, académiques, mais aussi individuels, par cette attaque sans précédent contre les principes fondamentaux de notre démocratie.

Le Président de la République a fait de cette journée de jeudi une journée de deuil national, à laquelle notre université participera naturellement. Tous les drapeaux, à l’extérieur comme à l’intérieur des bâtiments, seront mis en berne. À midi, heure choisie pour un moment de souvenir et  d’hommage unanimement partagé, je demande qu’une minute de silence soit observée dans tous les cours et les séminaires, ainsi que dans les différents services.

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Barthélémy Jobert

Président de Paris-Sorbonne 

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