Depuis une dizaine de jours, après les drames qui ont touché notre pays, l’école est clairement pointée du doigt comme ayant failli dans sa mission de transmission de la citoyenneté. L’école doit jouer évidemment tout son rôle, mais, à elle seule, elle ne peut régler tous les problèmes. La fracture sociale mise en exergue nécessite une réponse bien plus globale. C’est bien donc sur l’ensemble de la société qu’il faut agir. Pour le SNUipp-FSU, il faut des mesures fortes sur le terrain de l’école aussi bien que sur l’environnement de celle-ci. 

Plus que jamais, notre pays a donc besoin d’école. Or, dans nos écoles, nous ne vivons pas au quotidien la soi-disant priorité au primaire qui avait été annoncée. Notre charge de travail continue à augmenter et nos conditions de travail à se dégrader (rythmes, effectifs chargés, manque de remplaçants, formation continue absente…). La baisse de nos salaires est également une autre illustration de l’absence de concrétisation de l’engagement présidentiel. 

Le retrait de 29 postes aux écoles parisiennes dégraderait encore un peu plus nos conditions d’exercice du métier et les conditions d’apprentissage des élèves. Avec les ouvertures de classes indispensables, les postes pour les priorités ministérielles (décharges REP+, plus de maîtres, scolarisation des moins de trois ans), le retrait des 29 postes à l’académie équivaudrait à la fermeture d’au moins une cinquantaine de classes, de postes de Rased ou de remplaçants. 

Nous ne pouvons nous y résoudre. 

Si nous voulons vraiment faire reculer le Ministère, c’est dès maintenant qu’il faut agir. 

C’est pour cette raison notamment que nous devons être nombreuses et nombreux à être en grève et à manifester le 3 février à Paris, véritable coup de lancement d’une mobilisation qui devra associer l’ensemble de la communauté éducative des écoles parisiennes. 

Lire et afficher le tract en salle des maitres                  Lettre aux parents