"Etant donné l’attachement des français à l’esprit du 11 janvier ; à la devise républicaine de liberté, égalité, fraternité ; aux mouvements de coopération qui se mettent en place à tous les niveaux comme remèdes aux difficultés managériales héritées de l’ancien système,   

que devrait-on penser d'un établissement de l’enseignement supérieur : 

 

- dans lequel des forums de discussion ne seraient pas mis en place malgré des demandes en ce sens des personnels depuis plus de 4 ans ?

- dans lequel un règlement intérieur adviendrait sans que l’ensemble des personnels à qui il s’appliquera ne soit consulté, mais seulement quelques uns choisis par les instances de gouvernance ?

- dans lequel, pour discuter de ce règlement, une intersyndicale des personnels mandatés serait contrainte de se mobiliser et de s’inviter dans le processus de mise en place ?

- dans lequel des rumeurs de disparition de services entiers courraient sans être démenties ni confirmées ?

- dans lequel  les personnels ne se sentiraient pas impliqués dans les décisions d’organisation qui les concernent ?

- dans lequel des panneaux syndicaux très bien placés seraient déplacés sans avertir les représentants des organisations syndicales, pour être mis dans des couloirs sans fréquentation ?

- dans lequel il serait fréquent que les demandes par mail d’informations générales, techniques ou pédagogiques ne trouveraient pas de réponses, ou que très tardivement ?

- dans lequel les demandes émises par les délégations étudiantes leur sembleraient rester lettre morte (au contraire des principes de coopération qu’on leur demanderait institutionnellement de pratiquer au vu d’un référentiel de compétences professionnel auquel ils devraient se conformer) ?

- dans lequel seraient cachées les visites de personnalités politiques extérieures ?

- dans lequel seraient retirées par du personnel en charge de la communication (!!!) dans les couloirs des affiches placées sous l’égide de "je suis Charlie" ?

- dans lequel seraient démontés les panneaux d’information des usagers ?

- dans lequel les listes de diffusion des personnels seraient verrouillées par des personnes se renvoyant la balle, et ne relayeraient que de la communication institutionnelle, et très peu les initiatives prises et proposées par les enseignants (journées d’études, avant-première cinématographiques) ?

- dans lequel les personnalisations sur les horaires d’ouverture des services affichées sur les portes seraient jetées à la figure de leurs auteurs avec accompagnement de qualificatifs scatologiques ?

- idem en ce qui concernerait les précisions sur la nature des salles de cours (scatologie en moins) ?

- dans lequel un enseignant-chercheur animant des blogs, tweeter, facebook, googlegroups, google+ dédiés à une information non institutionnelle concernant la vie et les conditions de travail et d’études des personnels et étudiants serait convoqué, sans motif initial, pour devoir finalement s'expliquer sur ces médias ?

- dans lequel des personnels se sentiraient harcelés et/ou placardisés ?

 

Question subsidiaire : dans un tel établissement, y aurait-il un impact éventuel de cette situation sur la motivation au travail et la convivialité au travail de ses agents, personnels et étudiants ?"

 

Nota : toute ressemblance avec un établissement existant ne serait que trop fortuite.