Petit rappel historique.
C'est le congrès de fondation de la IIe Association Internationale des Travailleurs, en 1889, à Paris (à l'occasion du centenaire de la Révolution française) qui décide de faire du 1er mai la journée internationale des travailleurs.
La date est choisie en mémoire des "martyrs de Chicago", syndicalistes américains pendus après une grève le 1er mai 1886 pour la réduction du temps de travail.
Le 1er mai est alors dédié à la revendication des 8 h de travail.
Tous les 1er mai, les travailleurs sont invités à faire grève, à déposer des pétitions, à faire des manifestations.
En France, à Fourmies, le 1er mai 1881 , l'armée tire sur une manifestation pacifique d'ouvriers qui réclamaient les 8 heures. La fusillade fit neuf morts et des dizaines de blessés. En hommage aux victimes, les manifestants du 1er mai porteront longtemps une églantine rouge à la boutonnière
En avril 1919, le gouvernement français, craignant que le 1er mai ne soit particulièrement massif, choisit de le désamorcer en votant le 23 avril une loi qui accordait les 8 heures et faisait du 1er mai un jour chômé. (le 1er mai 1919 n'en fut pas moins massif!)
Sous le régime de Vichy, l'Etat français tenta de récupérer le 1er mai pour en faire sa "fête du travail et de la concorde sociale", le jour de la Saint Philippe. Et le muguet remplace l'églantine.
En 1947, le ministre du travail refait du 1er mai un jour chômé et payé.
Étonnamment, le muguet résiste à sa récupération par Vichy et remplace l'églantine.