Ce matin, un CT extraordinaire consacré à la fusion P4-P6, dont le président avait juré avant son élection qu'elle n'aurait pas lieu, était convoqué en urgence par le président de Paris-Sorbonne.

Les élus CGT, FSU, SnaSub et Sgen-CFDT ont pris collectivement la décision de ne pas siéger afin de protester contre le calendrier démentiel imposé par les présidents de Paris 4 et Paris 6, calendrier qui interdit toute forme de travail et de concertation sérieuse.

Suite à la déclaration commune et au départ des élus des syndicats majoritaires, le président, malgré l’absence de quorum, a choisi de maintenir sa réunion, portes fermées, en présence de l’administration et avec la complicité des élus UNSA, SNPTES, FO et Sup Autonome.

Ce choix incompréhensible de notre président est non seulement un déni de démocratie, mais également l’expression d’une réelle forme de mépris envers la communauté de l’université de Paris-Sorbonne.

Nous aurions voulu croire aux promesses de transparence et de démocratie qui dégoulinaient du courrier présidentiel du 15 septembre dernier.

Une petite semaine aura donc suffit à nous faire comprendre comment devront se dérouler les groupes de travail et les débats autour de la futur fusion… aux ordres !!

Déclaration lue par un élu BIATS au CE 

Le syndicat FercSup-CGT de l'ESPE de l'académie de Paris souhaite profiter de la présence de la quasi-totalité des représentants des différentes universités parisiennes en ce jour de Conseil d'Ecole pour se réjouir ouvertement du grand chantier ouvert par messieurs Chambaz et Jobert en vue de fusionner Paris-Sorbonne avec l'UPMC.

En effet, comment ne pas se réjouir d'avance de rejoindre un mastodonte universitaire qui saura se hisser sur les sommets du classement de Shanghaï, assurance de multiplication des postes, de triplement des salaires, et tout simplement de fierté des personnels de rayonner quotidiennement sur le monde.

Nous nous réjouissons déjà car nous connaissons déjà notre bonheur, lorsqu'il y a sept ans, le ministère nous a ENFIN permis d'intégrer le monde merveilleux, éclairé et fraternel de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Depuis cette intégration à l'université, tout a changé pour nous, et, incontestablement, l'université nous a tout appris ; et principalement comment faire moyen en trois semaines ce que nous savions faire bien en trois jours.

 Cette fusion annoncée et claironnée devant la presse avant même ses propres personnels nous annonce assurément des lendemains qui chantent... Nos collègues Biatts de Lille, Bordeaux, Grenoble, Strasbourg ou Aix-Marseille en pleurent déjà... de joie, probablement...