La conférence sociale organisée par la présidence doit discuter de l’harmonisation des conditions de travail entre les ex-universités de Paris 4 et Paris 6. Les présidences s’étaient engagées au moment de la fusion puis lors des élections de la fin 2017 à aller au mieux-disant pour tous les agents. Or force est de constater que c’est tout l’inverse qui est proposé :

- Concernant le temps de travail des personnels ITRF, la « proposition » de la présidence est de passer à 46 jours de congé pour 37h30 de travail par semaine. Les situations sont très différentes actuellement d’un service à l’autre, mais avec cette proposition tous les agents y perdraient. Rappelons que d’après le rapport Laurent sur le temps de travail dans la Fonction publique, publié en mai 2016, la norme dans les universités avant la loi Aubry sur les 35h était de 45 jours de congés par an, auquel s’ajoutent le fractionnement (2 jours) et les RTT. Les cas de Paris 4 et Paris 6 ne sont donc pas des anomalies sociales, au contraire.

- Concernant les temps de services des enseignants-chercheurs, la présidence entend revenir sur le référentiel des 192h equivalent TD et les tâches des enseignants-chercheurs, alors même que le décret sur la modulation des temps de service a fait l'objet d'un rejet massif par la communauté universitaire en 2009.

- Plus généralement, dans le projet d’établissement de Sorbonne université, l’affirmation suivante page 28 nous paraît extrêmement dangereuse : « L’université demandera à aller plus loin dans l’autonomie de gestion de ses personnels académiques et osera l’expérimentation à travers de nouvelles procédures qui n’existent pas encore dans la réglementation [...]. » En clair : la présidence veut déroger à la loi quand ça l’arrange. Ce type de dérogation pourrait à terme impacter les personnels des organismes de recherche.

- La discussion doit ensuite s’engager sur les primes. Si les propositions sont du même ordre que pour le temps de travail, on peut donc s’attendre à une harmonisation par le bas.

Si les personnels ne se mobilisent pas pour exprimer qu'ils veulent une harmonisation par le haut des conditions de travail entre Paris 4 et Paris 6, le pire se dessine.


Les organisations syndicales de Sorbonne université (CGT, FSU, SUD) exigent le respect des engagements des présidences durant le processus de fusion :
les conditions de travail doivent être harmonisées par le haut.

Capture d’écran 2018-04-09 à 18