Appel à refuser d’organiser des examens dans 
des conditions dégradées
Suite aux actes de violence commis contre des étudiant.es bloqueur.ses à Malesherbes le jeudi 10 mai, et étant données les conditions de travail dégradées des dernières semaines sur les différents sites de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université (notamment l’intervention des forces de l’ordre dans ou aux abords des centres), l’Assemblée générale du personnel qui s’est déroulée vendredi 11 mai à Clignancourt appelle les enseignant.es à ne pas organiser les examens de fin de semestre. Nous refusons de surveiller des partiels sous présence policière car les conditions d’examen ne seraient manifestement pas réunies pour que les étudiant.es puissent composer sereinement. Pour les mêmes raisons, nous refusons que les examens soient délocalisés (il est question d’utiliser les locaux de l’ESPE pour cela). Cela contreviendrait en outre à la règle qui stipule que les étudiant.es doivent être prévenus 15 jours à l’avance de la tenue d’un examen, ce qui n’est évidemment pas possible en cas de délocalisation. 
 
Le contrôle continu intégral
Dans le cas du contrôle continu intégral, le doyen de la Faculté des Lettres, Alain Tallon, a affirmé qu’une note suffisait à valider son semestre s’il était trop compliqué d’obtenir une deuxième note. Afin de ne pas pénaliser les étudiant.es qui n’auraient pas déjà une note suffisante pour valider leur semestre, l’Assemblée générale appelle les enseignant.es à proposer un devoir maison facultatif permettant de remonter sa moyenne. Une telle solution offre l’avantage de ne pas pénaliser les étudiant.es n’ayant pas les moyens matériels de composer, ceux qui n’auraient pas reçu les consignes par email ainsi que les étudiant.es mobilisé.es. L’UFR d’études anglophones a dores et déjà adopté cette solution pour les étudiant.es de L1 et de L2.
 
Les partiels
Dans le cas où un partiel de fin de semestre viendrait sanctionner la validation d’une matière, nous appelons le personnel enseignant à se mettre en grève et à ne pas participer à l’organisation de l’épreuve. Un préavis de grève de la CGT couvre tout le mois de mai. Un enseignant gréviste ne peut donc pas être accusé d’avoir commis une faute professionnelle. Il n’est par ailleurs pas nécessaire de se déclarer en grève car c’est à la direction de l’université de recenser le personnel gréviste. Enfin, nous vous invitons à ne pas vous déclarer en grève à l’avance afin d’éviter que l’université ne fasse appel aux personnels BIATSS pour la tenue des examens. Une caisse de grève sera mise en place pour permettre aux enseignant.es qui n'auraient pas cours au second semestre de soutenir leurs collègues en grève.
 
Etant donné le silence de l’administration concernant l’organisation des examens de fin semestre, il nous paraît essentiel, pour le bien de nos étudiant.es, d’apporter une réponse collective à ce problème. 
 
Le personnel mobilisé