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Mobilisons-nous par la grève dès le 5 décembre pour défendre nos régimes de retraite, la solidarité entre les générations et pour obtenir de nouveaux droits !

Sous couvert d’uniformiser les systemes de retraite, le projet Macron-Delevoye est construit sur un principe central : la part des dépenses de retraite du pays ne doit pas dépasser 14% du PIB quels que soient les besoins et la démographie. Or, avec la croissance du nombre des plus de 60 ans, si on veut preserver le niveau de prestations actuel, le financement des retraites devrait representer 16,5% du PIB en 2050. Pour nous, ce montant ne peut pas etre enferme dans un % deconnecte des besoins, car c’est la part de chacun qu’on va diminuer.

Actuellement, chacun·e sait ce qu’elle/il cotise et ce qu’elle/il doit obtenir comme pension. Avec le nouveau systeme, chacun·e saurait ce qu’elle/il cotise mais non ce qu’elle/il percevrait une fois à la retraite, car la valeur future du point sera fixee de maniere unilaterale par les gouvernements à venir. Que l’on soit aujourd’hui retraité·e, salarié·e en début ou en fin de carriere ou futur·e salarié·e, le plafonnement des dépenses à 14% du PIB se traduira mécaniquement par une baisse des retraites pour tou·te·s.

A sa mise en place, notre systeme de retraite avait pour objectif de preserver le niveau de vie des retraite·e·s du public et du prive. Les differentes reformes mises en place depuis 25 ans ont oblige les salarie·e·s à reculer l’age de depart pour tenter de preserver leur niveau de pension. Le nouveau systeme serait un recul historique : il abandonne l’idee que les pensions doivent preserver le niveau de vie des retraite·e·s. Toutes les projections faites avec les donnees disponibles montrent que les retraites de l'ensemble des salarie·e·s baisseront, et, pour la grande majorite d'entre elles et eux, de facon dramatique.

Cette réforme touchera encore plus durement le personnel de l’enseignement supérieur et de la recherche. En effet, sous pretexte d’attenuer la chute du montant des pensions, le projet de reforme prevoit une prise en compte des primes et indemnites des fonctionnaires dans le calcul des retraites. Or, les primes des personnels de l’enseignement superieur et de la recherche sont parmi les plus basses de la fonction publique, atteignant le ridicule pour les chercheurs, avec pour consequence des pertes du montant de la pension de l’ordre de 20% à 40% selon les catégories (ordres de grandeur estimes à partir des elements chiffres contenus dans le rapport Delevoye).

Les organisations signataires de l'Inspé Paris , revendiquent :

  •   Le maintien du code des pensions et du calcul actuel basé sur les 6 derniers mois d’activité.

  •   La suppression des décotes et des surcotes.

  •   Une pension d’au moins 75% du revenu net d’activité (pour une carriere complete) sans que celle-ci ne puisse etre inférieure au SMIC.

la Fonction publique.

La ré-indexation des retraites sur le salaire annuel moyen et non sur l’inflation, facteur de décrochage de pouvoir d’achat entre les actifs et les retraités.

La prise en compte des années travaillées a l’étranger.

La prise en compte de l’ensemble des années d’études et de formation.

La revalorisation de la rémunération des agents de
Enseignant-e-s, BIATSS, étudiant-e-s, stagiaires tou-te-s ensemble