Des assemblées générales se tiendront mercredi 4 mars de 12h à 14h sur Molitor et Batignolles (en amphi), pour parler à nouveau de la réforme en cours dans les Inspé.

Cela fait tout juste deux ans qu'on vous envoie des mails, des tracts, des analyses sur la réforme de la formation des enseignants.
Vous avez reçu cette semaine encore, le dernier courrier de notre ministre, et le compte-rendu de la réunion de ce mercredi au ministère.

Certains d'entre vous sont d'accord avec nos analyses, d'autres non. Le principe même d'une réforme est probablement souhaitée par un certain nombre d'entre nous ; qui défendrait bec et ongles la formation dans sa forme actuelle ?
En revanche, il serait très surprenant que quiconque parmi vous soutienne la manière dont vous traite le ministère.

Devant le flou des annonces, toutes les Inspé de France ont demandé le report. La réponse de Vidal est claire, c'est non.
De la même manière, tous les établissements ont protesté sur le nouveau mode de désignation des directeurs.trices d'Inspé : fin de non-recevoir.
Vidal assène de nouveau très clairement le fait qu'un tiers des formateurs devra être issu du "terrain" : quelle considération en retirez-vous, vous qui êtes à plein temps à l'Inspé ?
Le Ministère vous somme de rédiger les maquettes pour avant-hier ; mais il est incapable de présenter des solutions viables pour la mise en stage (c'est vrai que c'est un détail...). Vous êtes consciencieux, certains d'entre vous ont commencé le travail sur les maquettes ; combien de fois allez-vous devoir revoir votre copie, à chaque changement d'avis de hauts fonctionnaires qui ne connaissent rien à votre métier ?

Ne rêvons pas : ce qui se profile pour nous Inspé, c'est un dépeçage en règle. Le Ministère n'en a rien à faire de la formation des enseignants, contrairement à nous. Son seul objectif est de faire des économies sur les postes de fonctionnaires et de mettre au pas les enseignants.

Jeudi 5 mars, la coordination nationale des facs et labos en lutte, soutenue par l'intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche, a lancé un mot d'ordre : le 5 mars, les facs et la recherche s'arrêtent. 
Pourquoi ne pas nous en saisir, au niveau de l'Inspé ?

Nos postes, nos conditions de travail, c'est notre affaire.

Reprenons la main sur notre travail. Refusons le mépris immense que le Ministère nous oppose. Réunissons-nous mercredi 4 mars, tous ensemble, pour décider collectivement.