12 octobre 2011

Emission "Sans Transition" : "L’école de la république. Faut-il tout revoir ?"

Capture d’écran 2011-10-12 à 14Invités :
- Professeur Bernard Defrance du DEI-France.
- Florent Pasquier, maître de Conférences en Sciences de l'Education
- Jean Pierre Lepri, co-auteur de l’ouvrage « Eloge de l’éducation lente »
- Hervé Jean Le Niger, vice-président de la FCPE Paris
- Asma Bekkouche, membre FCPE et parent d'élève

 

http://www.radioorient.com/Sans-Transition-L-ecole-de-la-republique-Faut-il-tout-revoir_a4793.html

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07 octobre 2010

La Galère des profs stagiaires (sur France Inter)

En septembre dernier, 14.000 enseignants stagiaires faisaient leur rentrée dans des écoles primaires, des collèges et des lycées, sans avoir reçu la moindre formation pratique. C’est une conséquence de la réforme du recrutement des professeurs, voulue par le gouvernement. La formation pédagogique à l’IUFM d’une durée d’un an est remplacée par un système de tutorat, en fait de simples professeurs volontaires. Au passage, en faisant travailler les débutants à plein temps, à 18 heures de cours par semaine au lieu de six heures l’an dernier, le gouvernement a compensé la suppression de 16.000 postes en vertu du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Quel bilan pour les professeurs stagiaires un mois après la rentrée ?

Nous avons posé la question à Claire que nous avions rencontrée début septembre. A l’époque, elle était inquiète et ses craintes se sont confirmées. Nommée dans un lycée tranquille, elle n’a pas de problème avec ses trois classes de première, seconde et terminale… mais elle a tout de même un souci de taille : sa tutrice ne travaille pas dans le même établissement qu’elle, elle ne peut donc pas la voir en classe, la conseiller et la noter.

visuel de l'événement ci-contre  

La peur de ne pas y arriver

Laurence a craqué. A 23 ans, son Capes en poche depuis l’été, elle a été arrêtée par son médecin deux semaines à peine après la rentrée. Sa formation, elle n’en a rien retenu ou en tout cas rien d’utile. Face à des élèves difficiles, Laurence n’a pas su comment gérer la situation ni comment organiser ses journées. La jeune femme rentrait chaque soir totalement épuisée et démoralisée. Depuis, Laurence est sous anxiolytique. Elle est toujours paniquée à l’idée de se retrouver devant une classe.

Pour le ministère de l'Education, il n'y a pas plus de problèmes cette année...

Combien de cas comme celui de Laurence ? Pas encore de chiffres officiels. Selon le SNES, le syndicat majoritaire dans le secondaire, il y aurait six arrêts maladie dans l'académie de Lille et 22 dans celle de Créteil. Ni plus ni moins que l'an dernier, affirme le Ministère de l'Education nationale, sans plus de précision. Même son de cloche au Rectorat de l'académie de Dijon, où l'on reconnaît tout de même des conditions de démarrage difficiles. 

Pour écouter les interviews

Un cas d'école...

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07 septembre 2010

Les partis politiques bougent enfin !

Le PCF est venu faire une conférence de presse le jour de la rentrée des enseignants et Biatoss à proximité de l'IUFM de batignolles le 2 septembre.
A cette occasion, une petite délégation de professeurs a été interviewée (à partir de 2'30'') et a pris part à l'échange.

Casse de l'éducation - Rencontre Enseignants/Presse du 02/09


Article complet.

 

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06 juin 2010

Les pistes proposées par Chatel pour supprimer des postes...

Voici les pistes proposées par Luc Chatel pour supprimer des postes dans l'éducation nationale qui ont été révélées par Libération:

http://www.liberation.fr/societe/0101638703-le-ministre-de-l-education-explique-aux-recteurs-comment-supprimer-des-postes

Simplement écœurant pour tous ceux qui se préoccupent de l'avenir des élèves et des professeurs...

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03 février 2010

Jusqu'à la Toussaint tout va bien ?

Suite à la lettre de Luc Chatel au secrétaire général du SNUipp,  Noemie Schulz (journaliste d'Europe1) est venue à l'IUFM pour entendre ce qu'on avait à répondre au ministre de l'éducation nationale.

Reportage diffusé le 26 janvier 2010 dans le journal de 6h30:

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31 janvier 2010

TF1 à l'IUFM de Paris ...


20h TF1 du 30/01/2010_Les enseignants toujours en colère
par IUFM_PARIS

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25 janvier 2010

La petite blague du soir


«
La situation des contractuels dans la fonction publique est tout à fait anormale. Je suis tout à fait prêt à envisager la titularisation des contractuels»

Nicolas Sarkozy, 25 janvier sur TF1

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Une réforme de Pauchon ! Ambiance de manif

France Inter, un temps de Pauchon, lundi 25 janvier 2010.

"Le micro veut enseigner mais il a des soucis"

Et en bonus quelques photos du cortège de l'IUFM du 21 janvier 2010.

DSC05523

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22 janvier 2010

A peine profs et déjà à plein temps !

Véronique Soulé, Libéblog "C'est classe!", 21 janvier 2010.

A peine reçus au Capes et déjà nommés dans des classes, sans préparation spécifique: les pires craintes des opposants à la "masterisation" se confirment. Avec la réforme de la formation des enseignants, les profs qui viennent de décrocher leurs concours seront aussitôt nommés sur des postes à plein temps. Ils n'auront droit qu'ensuite à un peu de pédagogie. La formation professionnelle est ainsi réduite à la portion congrue.

Sous le titre "Formation des maîtres: une décision hallucinante !", le Snes de Montpellier explique sur son site le dispositif mis en place à la prochaine rentrée par le Rectorat pour les profs débutants - des "fonctionnaires stagiaires" la première année d'exercice. Le dispositif a été baptisé "stages massés" - la plupart des Rectorats adopteraient le même genre. C'est une sorte d'usine à gaz.

Concrètement, dans l'Académie de Montpellier, le prof stagiaire sera affecté sur un poste de 18 heures (la norme pour les certifiés). Jusqu'à la Toussaint, il sera "en responsabilité" devant la classe en présence d'un enseignant tuteur. Ce tuteur devra, lui, être remplacé par un TZR (titulaire sur zone de remplacement). Mais vue la tension qui existe sur les remplacements, il est fort possible que l'on doive recourir à un contractuel.

Puis, exit le tuteur. De la rentrée de la Toussaint à février, le prof stagiaire se jette à l'eau, seul face à ses élèves. Comme les débutants sont nommés en priorité dans des établissements difficiles, on imagine que ce ne sera pas simple.

Ce n'est qu'en février que le stagiaire aura droit à une formation pédagogique de 5 à 6 semaines, au sein d'un IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) ou d'un autre "opérateur". Mais alors, c'est lui  qui devra être remplacé. On fera alors appel à des étudiants de master 2 qui auront réussi la première partie de leur concours (organisée en début de M2, la seconde partie étant prévue à la fin) et qui seront volontaires pour un stage.

Puis le stagiaire retrouvera ses élèves, seul jusqu'à la fin de l'année. A Montpellier, le Rectorat demandera en plus aux chefs d'établissement de laisser aux débutants une journée sans cours dans la semaine, afin qu'ils puissent bénéficier de formations.

"A raison de 4 ou 5 classes de 30 élèves chacune, a calculé le Snes Montpellier, au moins 30 000 élèves changeront plusieurs fois de professeurs avec pour l'essentiel un stagiaire  et ... un étudiant. Les tuteurs prendront leur classe à la Toussaint. Les mutations seront amputées de 250 postes !".

Auparavant dans le secondaire, les stagiaires avaient un service de 8 heures devant des classes. Malgré l'hostilité des syndicats, dans la réforme, le ministère a fait passer ce chiffre à 12 heures, le tiers temps restant devant être consacré à la formation professionnelle. Mais de là à imaginer ces "stages massés"...

Les syndicats ont tiré la sonnette d'alarme. "Enseigner ne s'improvise pas et devoir assumer un service complet dès l'entrée en fonction est la pire des manières de débuter", écrit le Sgen-CFDT qui demande au ministre que le tiers temps de formation soit hebdomadaire.

Dans une lettre adressée le 18 janvier à Luc Chatel, Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp-FSU - le premier syndicat du primaire -, écrit: "Comment imaginer que des étudiants lauréats des concours 2010 débutent leur métier en septembre 2010 en étant responsables d'une classe ? Comment envisager qu'un lauréat du concours puisse être nommé dans une classe de cours préparatoire, de maternelle ou de cours moyen alors qu'il n'aura bénéficié d'aucune formation professionnelle et que certains d'entre eux n'auront même jamais effectué de stage en école ?».

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Les enseignants seraient recrutés sans vraie formation

Bruno Béziat, Sud Ouest, 21 janvier 2010
Pour lire cet article sur le site de Sud Ouest.

Il est difficile de trouver une réforme qui fasse autant l’unanimité contre elle. Les travaux préparatoires de l’été allaient pour- tant vers un texte d’équilibre entre ceux qui souhaitaient en finir avec la formation de pédagogue dispensée dans les IUFM et les tenants d’une véritable préparation professionnelle spécialisée. En décembre dernier, le gouvernement a fait son choix. Et le moins que l’on puisse dire est qu’il s’est éloigné du point d’équilibre, en mettant de côté les conclusions plus tempérées des rapports Marois-Filâtre.

La fin du terrain

Même s’il est encore flou sur bien des points, ce texte fait des IUFM des coquilles vides qui s’effacent au profit de masters universitaires classiques. Mais surtout il remet la discipline au centre de tout, au détriment de la formation. « Enfin ! », diront les plus hostiles aux IUFM et à leur pédagogisme jargonnant, dont l’expression « référentiel bondissant » - autrement dit, le ballon, en langage normal - en était l’illustration la plus caricaturale. Mais pour l’immense majorité des personnes concernées, le mouvement de balancier est allé bien trop loin.

À peu près tous les syndicats de professeurs de tous les niveaux, ainsi que la Conférence des présidents d’université à l’unanimité - du jamais-vu ! -, sans oublier des fédérations de parents, l’ensemble des chercheurs dans ce domaine, ont estimé que cette réforme présente un danger. Lequel ? En l’état, un candidat au métier de professeur pourra passer un concours qui sera seulement disciplinaire, puis une leçon théorique sur la manière d’enseigner. Mais aucun stage de terrain n’est rendu obligatoire et aucune formation spécifique et professionnelle sur la manière d’apprendre aux élèves n’est prévue.

Alain Boudou, le président du Pres bordelais (université unique de Bordeaux), estime que des « recommandations n’ont malheureusement pas été suivies ». « Le principe de la mastérisation est bon, c’est-à-dire recruter des enseignants avec un niveau master (bac + 5) au lieu de licence (bac + 3), mais il est risqué de gommer la formation professionnelle. »

« On aurait pu réformer nos IUFM au lieu de supprimer un siècle d’histoire », déplore le directeur de celui d’Aquitaine, Philippe Girard.

Année payée en moins Mêmes réactions pour les syndicats. « On ne peut que condamner une réforme qui va mettre directement des professeurs non formés dans les classes, et donc en danger », souligne Pierre-Marie Rochard, du Sgen-CFDT Aquitaine. « La principale motivation du ministère est malheureusement de faire des économies », ajoute Jean-Pascal Méral, du Snes-FSU Aquitaine. Car l’année de formation en alternance à l’IUFM après le concours va ainsi disparaître. Comme elle était rémunérée, le gouvernement va économiser à la prochaine rentrée l’équivalent de 12 000 postes, soit l’essentiel des suppressions prévues au budget.

Incertitudes

Mais l’apprentissage professionnel des enseignants n’est pas encore perdu. Les nouveaux masters pourront se constituer avec une grande liberté de manoeuvre. « Nous travaillons avec les universités sur une offre régionale, pour faire en sorte qu’il existe quand même une véritable formation professionnelle. Nous ne laisserons pas tomber nos étudiants », résume Philippe Girard. Autrement dit, les universités qui en auront les moyens et la volonté pourront proposer une formation plus pointue aux futurs professeurs... et les autres non.

À cela s’ajoutent enfin d’importantes difficultés pour organiser les épreuves d’admission et d’admissibilité aux concours aux périodes prévues par les textes durant la deuxième année du master. « Franchement, on ne sait pas faire. C’est délirant et impossible », lâche en aparté un président d’université bordelaise.

La réforme qui doit être conduite pour la prochaine rentrée promet donc de créer encore bien des remous.

Posté par lili_plume à 07:45 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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