22 janvier 2011

Manifestation 22 janvier

Rendez-vous à la manif cet après-midi.

Le trajet : 14h30 Luxembourg en direction du ministère !

le trajet précis c'est ici

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06 juin 2010

Les pistes proposées par Chatel pour supprimer des postes...

Voici les pistes proposées par Luc Chatel pour supprimer des postes dans l'éducation nationale qui ont été révélées par Libération:

http://www.liberation.fr/societe/0101638703-le-ministre-de-l-education-explique-aux-recteurs-comment-supprimer-des-postes

Simplement écœurant pour tous ceux qui se préoccupent de l'avenir des élèves et des professeurs...

Posté par brisgard à 13:26 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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15 février 2010

Une préparation estivale des écrits des concours 2011?

Petite piqure de rappel concernant le calendrier 2010-2011 du Concours de Recrutement des Professeurs des Ecoles :

- Avril 2010 : écrits de la session 2010 (épreuves admissibilité du CRPE ancienne version)
- Juin 2010 : oraux de la session 2010 (épreuves d'admission du CRPE ancienne version)
- Septembre 2010 : écrits de la session 2011 (CRPE nouvelle version)
- De septembre 2010 à juin 2011 : année de M2 non rémunérée (partiels à valider, mémoire à rendre, concours à passer, stages en responsabilité)
- Juin 2011 : oraux de la session 2011 (CRPE nouvelle version)

Tableau synthétique des nouvelles épreuves du crpe :

_preuve_crpe


Les conséquences de ce calendrier ubuesque

  • Sur la préparation aux concours

- Dans quels conditions les candidats au concours 2011 vont-ils préparer les écrits?
Sans anales, pendant l'été, sans cours, sans formateurs...
Pour pallier ce manque, les IUFM commencent à organiser
des préparations cet été : voir le message envoyé par l'IUFM Nord-Pas-de-Calais à ses formateurs.

Les étudiants recalés en juin 2010 devront donc se remettre au travail en juillet-aout (et ceux qui travaillent l'été pour se payer leurs études??) pour préparer de nouvelles épreuves à passer en septembre? Mais pour qui nous prennent-ils?

- Et les oraux?
Les masters ne sont toujours pas prêts à quelques mois de la rentrée. Quelle va être la préparation des étudiants aux oraux? Etudiants qui devront, rappelons-le, valider également leurs partiels, rédiger un mémoire, et effectuer des stages en responsabilité dans des conditions déplorables (comme ce fut le cas cette année pour les PE1).


- Le développement des prépas privées, payantes
qui ont déjà prévu un afflux d'étudiants pour la nouvelle session crpe.

  • Sur le recrutement des professeurs des écoles

Hormis un mépris profond pour les étudiants qui passent le concours dans ces conditions ubuesques, posons-nous la question de ce que cela signifie : quels vont être les réels critères de sélection de ce concours, à court, moyen et long terme?
La capacité à travailler un concours pendant l'été sans aucune aide ni indications? La capacité à mener de front une année impossible? La capacité à pouvoir se payer une année supplémentaire non rémunérée et une préparation privée au concours?

Les étudiants qui réussiront auront-ils en septembre 2011 (et les années suivantes bien sur!) une vision de leur métier qui leur permettra de mener à bien la difficile mission qui leur est confiée?

Auront-ils réellement les moyens de "de transmettre aux élèves les connaissances et les compétences qui feront d’eux des être libres, éclairés, autonomes et responsables" ? (lettre de X. Darcos sur les nouveaux programmes pour l'école primaire, 2008).

Rappelons enfin que les lauréats du concours en juin 2010 seront dans les classes dès septembre 2010, avec un tuteur expérimenté "dans la mesure du possible"
puis seuls à partir de la Toussaint. Avec pour seul bagage les stages PE1 organisés dans les conditions que nous avons dénoncées...

Dernière question, qui n'est pas la moindre :
pourquoi acceptons-nous ces mesures?
Exigeons les moyens qui nous permettront de remplir notre mission à bien!


Les parents et les médias s'intéressent  de plus en plus à la masterisation depuis quelques mois.
Nous nous sommes battus l'année dernière.

Qu'attendons-nous pour nous battre maintenant?

Dans six mois il sera trop tard.

Posté par claire ben à 15:08 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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10 février 2010

La colère monte en Seine-Saint-Denis

Revue de presse


extrait:

"Des collèges en grève à Drancy, Aulnay-sous-Bois ou Pantin, des lycées à Aubervilliers, la Courneuve ou Vitry-sur-Seine, et même quelques écoles primaires... L'académie de Créteil, et particulièrement la Seine-Saint-Denis, connaissent ces jours-ci de sérieux remous."

"Au delà de ses spécificités, l'académie de Créteil peut être considérée comme une caisse de résonance, qui renvoie en l'amplifiant un malaise palpable ailleurs."

extrait:

"En Seine-Saint-Denis, le ras-le-bol des profs prend de l'ampleur. Une semaine après avoir voté la grève illimitée, les enseignants de la cité scolaire Henri Wallon d'Aubervilliers sont les fers de lance de l'opposition aux suppressions de postes dans l'Education nationale. Partie du lycée, la contestation se propage dans les écoles primaires et les collèges."

"Faire tâche d’huile. Telle est l’ambition des professeurs en grève de Seine-Saint-Denis. Hier, près de 500 enseignants se sont rassemblés, dans un froid glacial, devant la mairie de Saint-Denis. Parti du lycée Henri-Wallon d’Aubervilliers, le 1er février dernier, « le mouvement prend de l’ampleur, nous sommes trois fois plus nombreux que la dernière fois »"

"Tous dénoncent leurs conditions de travail et entendent faire échec à la réforme des lycées et celles de la formation des maîtres."

""C'est très décourageant de voir qu'on supprime des moyens et des postes dans l'éducation nationale. On est en colère, on a envie de taper un grand coup de poing sur la table, ça attaque sur tous les fronts: on a envie de réagir", s'exclame Camille Jouve, professeur d'histoire en grève au lycée Henry Wallon, d'Aubervilliers qui a manifesté à Saint-Denis, ce mardi après midi."

Liens utiles

Posté par lili_plume à 20:47 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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25 janvier 2010

Des nouvelles pour les lauréats du concours 2010!

Il s'agit d'une lettre du ministre au secrétaire général du SNUipp qui avait fait part de ses inquiétudes quant à l'entrée dans le métier des lauréats 2010 qui n'auront pas la formation en master, ni l'année de PE2.

Pas de généralisation donc, les mesures invoquées  ("présence d'enseignants expérimentés qui pourront leur apporter aide et conseils") ne concernent que la rentrée prochaine des lauréats au concours 2010. Pour les suivants, on n'en sait pas plus.

Quelques questions en vrac:

- Qui seront ces "enseignants expérimentés"?

- Si les lauréats du concours 2010 sont placés de septembre à la Toussaint dans la classe d'un maître formateurs ou d'un maître d'accueil temporaire, que deviennent-ils après? Vont-ils devenir "fonctionnaires stagiaires remplaçants"?

- Si les lauréats du concours 2010 sont affectés dans une classe, qui leur apportera "aide et conseils"? Ces "enseignants expérimentés" seront-ils déchargés toute la semaine pour accompagner les stagiaires? Par qui seront-ils remplacés?

- Le ministère fera-t-il appel à des maîtres d'accueil temporaires comme pour les stages PE1 cette année

- "Ces enseignants expérimentés" seront-ils des maîtres formateurs? Le problème c'est qu'ils ne sont pas assez nombreux et qu'ils ne sont déchargés qu'un jour par semaine.

A titre d'exemple, en Seine Saint-Denis, environ 400 nouveaux professeurs des écoles seront placés en responsabilité de classe. Il n'y a qu'une centaine de maîtres formateurs dans le département pour être présents dans leur classe et ils ne sont déchargés de classe qu'à 1/3 ou 1/2 temps selon les cas.

Il n'est donc pas possible dans le 93 d'assurer la présence d'"enseignants expérimentés" dans la classe des nouveaux enseignants.

A moins de recruter des vacataires pour remplacer à temps plein les maîtres formateurs ou les "enseignants expérimentés" chargés de rendre moins brutale l'entrée dans le métier des nouveaux enseignants. Ce qui n'a aucun sens puisqu'on amortie une brutalité en en créant une autre. En plus, les maîtres formateurs et les "enseignants expérimentés" n'accepteront sans doute pas de laisser un étudiant vacataire assurer les deux premiers mois de l'année dans leur classe.

Autant de questions soulevées par ce nouveau rebondissement.

Un nouvel épisode qui montre encore à quel point cette formation des enseignants n'est pas prise au sérieux par le ministère et à quel point cette réforme est mal ficelée.


En résumé :
                                Clich__2010_01_25_14_41_51

Et en intégralité ici.

Posté par claire ben à 14:50 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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21 janvier 2010

Les pistes de Chatel pour remplacer les profs absents

Libération.fr, 20 janvier 2010,
Article à lire ici

Le ministre de l'Education envisage, entre autres, «des partenariats avec Pôle emploi, en mobilisant ici ou là de jeunes retraités de l’Education nationale ou en travaillant avec des étudiants qui ne sont pas encore admis aux concours».


"Moins de 20 % de grévistes en primaire"
par Europe1fr


Petit commentaire reçu par mail:

Ça aura pris moins longtemps que prévu. La masterisation n'est pas encore là que Chatel donne déjà ses "pistes" : si on trouve qu'il y a trop de profs absents non remplacés (oui en effet), "yaka" utiliser les jeunes qui n'ont pas été admis au concours (nous y voilà, avec un joli master d'enseignement tout frais), et puis aussi les retraités (tant qu'à faire).

Posté par lili_plume à 18:05 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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19 janvier 2010

L’exercice des "Libertés et responsabilités des universités" : le "Non" de combat à la mastérisation

La newsletter de SLU en intégralité ici. (23 janvier 2010)

L’an dernier, la mobilisation de l’ensemble de la communauté universitaire a permis le report de la «mastérisation de la formation des enseignants ». Depuis, le gouvernement a distillé les mesures d’application de sa réforme, méprisé le travail et les recommandations des commissions qu’il avait lui-même créées, et continué d’ignorer les protestations argumentées de tous les acteurs concernés. À mesure que circulaires et autres arrêtés sont publiés, la réforme confirme sa dimension fondamentalement nocive. Aujourd’hui, nous sommes placés individuellement et collectivement devant nos responsabilités. 

Nous accusons la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, de détruire les cursus universitaires, des pans entiers de la recherche et de la formation des enseignants.
Nous accusons le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, de détruire le concours de recrutement, le statut de fonctionnaire d'État et d'encourager le développement des établissements privés d'éducation.
Nous accusons le Premier ministre, François Fillon, de réduire les ambitions du gouvernement pour l'Éducation Nationale à la seule réalisation de gains de productivité, au nom de la Révision Générale des Politiques Publiques.
Nous accusons le président de la République, Nicolas Sarkozy, de fouler aux pieds les règles implicites du paritarisme, de mépriser les critiques argumentées de la réforme des enseignants qui émanent unanimement de toutes les organisations concernées, syndicats, associations, sociétés savantes, et de tendre ainsi à constitutionaliser la funeste formule dont il est l’auteur « J’écoute, mais je ne tiens pas compte ». 

Aujourd’hui, il est plus que temps que nous prenions, individuellement et collectivement, la mesure de ce qui se joue : les preuves de la volonté de destruction sont accablantes. Or, nous pouvons « agir en fonctionnaires de l’État, de façon éthique et responsable », car nous avons le choix : un « non » de combat à la mastérisation.

Les preuves
(...)

Agissons en « fonctionnaires de l’État de façon éthique et responsable » ! (et pour cela nous
n’avons pas besoin de passer une épreuve...)
(...)

La politique du gouvernement nous demande d’aller contre les missions qui sont les
nôtres. Soyons responsables collectivement !

Libres de choisir

Est-il exact que « nous n’avons pas le choix » ? La modification de l'offre de formation ou des projets de maquette est-elle la seule solution pour sauver la formation des enseignants ?
Pour respecter l'intérêt supérieur des étudiants ? Il ne faut pas s’y tromper, ni renverser les responsabilités : les seuls fossoyeurs de l'Éducation Nationale seront ceux qui appliquent et non ceux qui rejettent.
Si nous sommes convaincus des conséquences qu’aurait une telle politique, comme le laissent entendre les réactions qui se font jour, nous devons nous opposer partout où nous sommes et par tous les moyens à notre disposition à cette destruction, en nous coordonnant. Sans nous la réforme ne peut être appliquée. Entrons dans une résistance qui dépasse de beaucoup nos seuls intérêts catégoriels, les seules universités, et sans laquelle ces dernières seront détruites de l’intérieur. Si nous baissons la tête et acceptons ce que nous condamnons tous, en renonçant à notre dignité, que ferons-nous quand nous verrons les effets de notre renoncement ? 
Ne cédons pas aux sirènes qui répètent à l’envi que ce que nous ne ferons pas d’autres le feront : quelques universités ne peuvent former l’ensemble des enseignants français, pas plus que les établissements privés, et les jurys ne peuvent être constitués que d’inspecteurs ! Il est encore temps de refuser en bloc la réforme ! Pour cela deux instruments privilégiés : affirmer partout notre refus de l’appliquer et ne pas la mettre en place.

- Continuons de faire voter partout au sein des universités des motions affirmant notre refus de modifier l’offre de formation (départements, UFR, conseils centraux).
- Alertons les sociétés savantes dont nous sommes membres et demandons-leur de porter notre refus.
- Refusons de participer à l’élaboration des maquettes mais invitons-nous dans tous les groupes de travail qui ont cet objectif pour rappeler les dangers de la réforme (y compris en termes de service et parce que tout ceci se passe à coût constant).
- Annonçons notre refus de faire partie des futurs jurys et de préparer les épreuves absurdes mises en place.
- Alertons et réunissons les collègues, soyons nombreux à la Coordination Nationale des Universités du 25 janvier qui doit permettre d’organiser une action collective.

Et surtout

- Ne mettons en place aucune nouvelle offre de formation liée à la réforme.
- Refusons de participer à la mise en place de stages néfastes pour la formation des
étudiants et dangereux pour les élèves qu’ils auront devant eux.




Parce que notre responsabilité est aujourd’hui décisive,
il faut rester unis, pour résister.
Refusons de détruire la formation des enseignants ! 

Posté par claire ben à 23:03 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Pétition des étudiants PE1 de l'IUFM de Villeneuve d'Ascq

A signer ici.

Formation bradée, élèves en danger!

Nous, étudiants de l'IUFM Nord-Pas-De-Calais, et d'ailleurs, dénonçons la situation intolérable à laquelle nous sommes confrontés du fait de la mise en oeuvre de la réforme de la formation des enseignants imposée unilatéralement par le gouvernement.

1. Notre situation est d'abord intolérable du fait des modalités pratiques d'organisation de cette année universitaire dite de « transition » : que nous ayons ou non le concours, nous sommes à ce jour dans la plus totale incertitude quant à notre devenir à la prochaine rentrée...
Si nous avons le concours, tout indique que nous serons en charge d'une classe en pleine responsabilité, mais sans formation pratique préalable. On annonce que nous bénéficierons alors d'une « formation continuée » à hauteur d'1/3 temps (de classe? de temps global de travail?), mais nous n'en connaissons toujours ni le cadre, ni le contenu, ni le calendrier, ni les acteurs... Or, précisons que ce sont bien des fonctions identiques à celles d'un enseignant titulaire en charge de vrais élèves que nous devrons assurer.
Si nous échouons au concours, nous ignorons complètement ce vers quoi nous pourrons nous tourner: pourrons-nous nous représenter au concours l'année prochaine alors qu'il faudra désormais être inscrit en Master 2 et que la plupart d'entre nous ne possède qu'une Licence? Quelle sera la reconnaissance de cette année? Quelles seront les possibilités éventuelles de réorientation? Comment pouvons-nous encore en être là plus de quatre mois après la rentrée universitaire?
A ces préoccupations majeures liées à l'année prochaine vient s'ajouter le fiasco actuel des mises en stage dans les écoles dont l'organisation a été retirée aux IUFM. Qui est responsable de cette situation? Qui est en mesure de lever ces incertitudes? Nous avons besoin de conditions de travail beaucoup plus sereines pour nous préparer dignement au concours et à notre futur métier!
Les professeurs-stagiaires (PE2, PLC2, etc.) méritent également de meilleures conditions de travail. Ceux-ci pâtissent en effet indirectement du surcroît de travail que les incohérences de la réforme imposent aux équipes pédagogiques pour le suivi des candidats aux concours.

2. Les perspectives qui se dessinent en matière de formation aux métiers de l'enseignement sont ensuite intolérables. Les formes actuelles envisagées pour la Mastérisation de la formation sont qualifiées d'aberrantes et de destructrices par la plupart des experts de la formation des enseignants. La qualification des enseignants et l'adéquation entre leur formation initiale et les réalités de leur métier sont en jeu. La réforme du Gouvernement fait totalement l'impasse sur la nécessaire polyvalence de la formation disciplinaire des enseignants du 1er degré, et relègue les aspects réellement pédagogiques et professionnels de la formation de l'ensemble des enseignants à une véritable peau de chagrin.

Cette réforme placera en outre les futurs étudiants inscrits en Masters 2, et se destinant aux métiers de l'enseignement, au coeur de calendriers et d'exigences complètement inconciliables: validation d'unités d'enseignement universitaires; rédaction et soutenance d'un mémoire scientifique; préparation aux épreuves d'admissibilité et d'admission des concours de recrutement; anticipation de voies de réorientation en cas d'échec; 108h de stages de terrain, certes facultatifs (!), mais totalement indispensables (tout en restant largement insuffisants) s'agissant d'assumer la pleine responsabilité d'une classe à la rentrée scolaire suivante. Cherchez l'erreur!!!...

3. La situation est intolérable enfin, et surtout, pour le projet de société que cette réforme révèle et pour son coût social. Devenir enseignant supposera en effet désormais d'être en mesure de financer au moins cinq années d'études supérieures, contre quatre à l'heure actuelle (les lauréats aux concours accédaient précédemment au statut de fonctionnaire-stagiaire durant leur année de formation professionnelle selon le schéma suivant: obtention d'une Licence-année de préparation au concours-année de formation professionnelle rémunérée). C'est ni plus ni moins qu'une sélection par l'argent qui s'annonce. Des mesures de compensation ont été promises par le gouvernement (notamment des bourses au « mérite »), mais les choses restent, de ce côté, très très floues (nombre, montants, pérennité, etc.).
Autre conséquence directe: un accroissement sensible du fossé entre les élèves et les enseignants qu'ils auront face à eux; accroissement qui, c'est le cas de le dire, va à l'encontre du projet de réduction des inégalités sociales qu'est censée promouvoir l'école républicaine française.
Il est par ailleurs avéré que les étudiants mastérisés ayant échoué au concours auront vocation à intégrer une « Agence nationale de Remplacement », c’est-à-dire à se trouver en situation d'emploi précaire et sous-rémunéré (sans qu'il soit dit nulle part si ces « mastérisés-remplaçants » bénéficieront d'une quelconque formation pratique)…

Constatant donc au quotidien les impasses de la réforme de la formation des enseignants et inquiets des risques éducatifs et sociaux qu'elle fait encourir à la société française toute entière:
- nous demandons aux différents responsables ministériels, académiques et universitaires la levée immédiate des incertitudes concernant notre devenir à la prochaine rentrée scolaire ;
- nous demandons plus généralement la remise à plat complète du processus de réforme en cours et appelons l'ensemble des étudiants, parents d'élèves, acteurs éducatifs et responsables politiques... à nous rejoindre, à travers la défense de la formation des enseignants, dans la lutte pour la préservation et l'amélioration de la qualité de l'éducation qui sera dispensée aux futures générations d'enfants.

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07 janvier 2010

Après le cadrage des masters, le contenu des concours...

Après la circulaire de cadrage des masters (23 décembre 2009), les nouveaux textes régissant les concours de l’enseignement primaire et secondaire sont parus dans le JORF du 6 janvier 2010.

 

- 16 Arrêté du 28 décembre 2009 fixant les modalités d’organisation des concours du certificat d’aptitude aux fonctions de conseiller principal d’éducation

- 17 Arrêté du 28 décembre 2009 fixant les sections et les modalités d’organisation des concours de l’agrégation

- 18 Arrêté du 28 décembre 2009 fixant les sections et les modalités d’organisation des concours du certificat d’aptitude au professorat du second degré

- 19 Arrêté du 28 décembre 2009 fixant les sections et les modalités d’organisation des concours du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique

- 20 Arrêté du 28 décembre 2009 fixant les sections et les modalités d’organisation des concours du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement professionnel

- 21 Arrêté du 28 décembre 2009 fixant les modalités d’organisation des concours du certificat d’aptitude au professorat d’éducation physique et sportive

- 22 Arrêté du 28 décembre 2009 fixant les modalités d’organisation du concours externe, du concours externe spécial, du second concours interne, du second concours interne spécial et du troisième concours de recrutement de professeurs des écoles

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28 décembre 2009

19 décembre : le mépris de Luc Chatel lors de son conseil municipal à Chaumont

Voici le récit de la folle matinée du samedi 19 décembre à Chaumont… (N'hésitez pas à faire circuler !)

Nous étions présent à environ 60 (le double était prévu, mais les étudiants troyens ont été bloqués par la neige) à représenter le collectif des usagers du centre IUFM de Chaumont : PE1, PE2, profs, ATOOS, mais aussi des enseignants en exercice grâce à l’appel du Snuipp-FSU.

L’opposition municipale avait prévu de prendre la parole en début de séance, pour alerter Luc Chatel, en tant que Maire, des désastres qui ressortiraient de la réforme telle qu’elle est prévue, si elle devait s’appliquer : fermeture du centre IUFM de la ville, pour commencer, mais aussi des tas de citoyens mécontents de voir que la qualité de l’enseignement dispensé à leurs enfants est bradée.

Lorsque nous avons pénétré dans la salle du conseil, nous avons trouvé Luc Chatel particulièrement tendu. Il a d’abord commencé par nous demandé d’enlever les pancartes que nous portions autour du cou, pourtant aucun message agressif n’y figurait (seulement des textes du type « enseigner est un métier qui s’apprend »).

Nous nous sommes sagement exécuté, pour montrer notre bonne volonté : nous étions là pour l’entendre défendre la qualité de l’enseignement dans sa ville, pas pour l’agresser.

Puis, alors qu’il est de coutume dans les conseils municipaux de donner la parole à qui le souhaite pour une intervention liminaire, il a refusé d’entrée de donner la parole au leader de l’opposition. Il a demandé à ce qu’on rentre directement dans l’ordre du jour. Il a alors donné la parole à son adjointe pour qu’elle présente ce premier point, un projet d’urbanisme. Nous avons écouté sagement, pendant une demi-heure, cette intervention. Lorsque le maire a demandé s’il y avait des question sur cette présentation, les élus d’opposition ont pris la parole pour dire que si ce projet était important, il y avait plus important encore, l’avenir de l’éducation. Ils ont fait tour à tour trois interventions construites pour expliquer les enjeux locaux de la reforme de la masterisation.

Suite à quoi l’assistance a très largement applaudi... Le maire n’a pas apprécié et a menacé de faire évacuer la salle.

Le maire a alors juste demandé « il n’y a donc pas d’intervention sur le premier point de l’ordre du jour ? »

L’opposition a répondu « si, mais nous vous demandons d’abord de donner votre position quand à nos inquiétudes ».

Luc Chatel a alors répondu un laconique « C’est moi le Maire, c’est moi qui décide »
. On a alors eu là l’aperçu de sa conception de l’apprentissage… Il suffit de remplacer le terme par « Maire » par « Prof », et on comprend bien sa façon de gérer un groupe…

Devant cette marque de mépris nous sommes sortis bruyamment et avons manifesté sous les fenêtres du conseil. Par la suite, Luc Chatel a précisé qu’il répondrait en fin de conseil au moment des questions diverses. Il n’a alors fait que reprendre un point très vague : il est favorable à un pôle universitaire dans la ville. Rien sur la réforme en cours…

Nous avons alors attendu la sortie de Monsieur Chatel dans le hall de l’hôtel de ville. Attente non agressive et plutôt joyeuse, les étudiants de l’iufm chantant quelques chants aux paroles détournées... Pourtant, alors qu’il sort toujours par la sortie principale, le maire est sorti cette fois-ci par une petite porte ! Première fois à Chaumont, petite ville calme de 26000 habitants, qu’un maire utilise une porte dérobée !

Nous n’en avons été avertis que bien après...

Monsieur Chatel refuse de rencontrer les Chaumontais quand il ne l’a pas choisi ! Il refuse de répondre à leurs questions ! Pourtant, lui qui s’assure de la présence des journalistes à chaque fois qu’il est présent à Chaumont, n’aurait pas été déçu, la presse et France 3 étant présents !

Notre maire-ministre ne veut tout simplement pas entendre la voix de ses administrés quand sa politique risque d’être remise en cause ! L’éducation n’est donc pas une priorité : dont acte !

"C’est moi qui décide !" : est-ce la conception que Mr Chatel a du rôle de l’enseignant ?

Le collectif des usagers IUFM du site de Chaumont.

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