Mardi 9 avril de 12h à 14h Amphi 111, centre Malesherbes

Le projet de loi sur l'Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR) qui sera présenté au parlement autour du 13 mai ne marque aucune rupture avec la politique initiée en 2007 avec la loi LRU.

Aucune des revendications qui ont mobilisé depuis lors la communauté universitaire n'est satisfaite :

1) abrogation de la loi LRU

2) abrogation du Pacte de la Recherche

3) suppression du Crédit Impôt-Recherche

4) abandon de la bien mal nommée « politique d'excellence »

5) abrogation du décret de 2009 sur le statut des enseignants chercheurs

6) suppression de l'ANR

7) suppression des agences d'évaluation de l'ESR

8) cadrage national des diplômes

9) reprise par l'État de la gestion de la masse salariale des universités

Bien au contraire, le projet de loi grave dans le marbre la soi-disant « autonomie des universités » et ses conséquences délétères. Aggravant la logique des PRES il prône la constitution d'une trentaine de communautés scientifiques, nouveaux monstres technocratiques, qui échappent à tout contrôle démocratique de la part des acteurs de l'ESR. Il ajoute en outre aux missions de l'ESR le transfert technologique, au seul bénéfice du secteur économique marchand, selon une logique exclusive de compétitivité.

Le couplage avec le projet de loi sur la décentralisation, régionalise définitivement l'ESR pour en faire un outil de la compétitivité et de l'attractivité des territoires dans une lutte de tous contre tous aux niveau mondial et européen.

Recherche réduite à l'innovation, enseignement réduit à la professionnalisation, sont désormais les horizons assignés à ce qui devrait être un service public consacré à la production des connaissances et à leur diffusion à des secteurs toujours plus larges de la jeunesse sur l'ensemble du territoire.

Il faut retirer ce projet de loi et ouvrir de véritables négociations  avec les organisations syndicales pour une nouvelle loi, fondée sur l’abrogation de la LRU et du Pacte Recherche et la négociation d’une programmation des budgets et des emplois.

Snesup, AGEPS et Solidaire-s Etudiant-e-s