Madame, Monsieur, 

Nous venons vers vous car ces dernières semaines, se sont produits des événements que nous avons jugés injustifiés. Il y a maintenant près de trois semaines (le 20/03/214), l'administration de l'ESPE informait que les "étudiants ayant obtenu une dispense de contrôle continu" voyaient leur "dispense partielle au sein d'une même UE" devenir une "dispense totale de contrôle continu au sein de l'UE". Si notre analyse est correcte, la traduction de ce message serait la suivante : nous avons demandé une dispense pour deux matières et nous sommes finalement dispensés de contrôles continus pour toutes les matières des UE concernées.

Plus concrètement, en ce qui concerne le groupe D, nous effectuons notre contrat EAP le jeudi de 8h30 à 16h30 (en plus du vendredi après-midi pour certain-e-s). Nous avons effectué une demande de dispense pour les matières du jeudi, à savoir :

Ø  Tronc Commun : UE3

Ø  Langue étrangère : UE1

Ne pouvant assister à ces cours, en plus de nos dispenses, il est alors normal que nous passions les épreuves de Tronc Commun et de Langue étrangère en contrôle terminal. Cependant, d’après l’application de la politique du Master, nous devons également passer les épreuves de Français (UE1) et de TICE (UE3) en contrôle terminal alors même que nous n'avons jamais souhaité que cela soit le cas. Cette politique est le noyau de nos interrogations.

Nous nous demandons d'abord sur quel article du règlement intérieur vous vous appuyez  pour appliquer cette politique, celle de transformer une "dispense partielle d'assiduité" en une "dispense totale d'assiduité" pour les UE concernées. D'autant plus que dans le cas présent l'appellation "dispense d'assiduité partielle" nous paraît malavisée en plus d'être inductrice d'erreur, sans compter qu'elle énonce une réalité qui, visiblement, n'existe pas. Nous avons pris connaissance du Livret de l’étudiant 2014/2015. En effet, celui-ci dispose qu’une dispense d’assiduité dans une matière dispense d’assiduité pour toutes les matières de l’UE. Or, nous nous interrogeons quant à la valeur juridique à accorder à ce « Livret de l’étudiant ». En effet, après lecture du règlement intérieur de l’Université de Paris IV, cet article du Livret de l’étudiant n’apparaît nulle part dans le règlement intérieur de l’Université. De notre côté, les recherches que nous avons effectuées nous ont menées à ce résultat: le texte des  « Modalités de contrôle des connaissances du master Métiers de l'Enseignement, de l'Education et de la formation (MEEF) Année 2014-2015 » qui, dans l’article 2.1, mentionne que : « L'étudiant-e peut demander à être dispensé-e de contrôle continu et donc à valider tout ou partie des UE ». Il n’est aucunement mention d’une transformation d’une dispense partielle en une dispense totale. Donc sur quel article du règlement intérieur vous appuyez-vous pour appliquer cette politique? (celle de transformer une "dispense partielle d'assiduité" en une "dispense totale d'assiduité") ?

Nous vous demandons aussi sur quel autre article vous appuyez votre démarche de reconduire nos dispenses pour le second semestre. Effectivement, nous avons reçu le 18/03/2015 un e-mail de l’administration expliquant qu’ "une dispense partielle au sein d'une même UE vous dispense de tout contrôle continu de l'UE". N’aurait-il pas été plus judicieux de nous informer de cette donnée bien avant, comme lors de notre demande de dispense ou lors du passage du premier au second semestre ? Surtout au vu de l'importance des changements, puisqu'au premier semestre la Langue était seule dans l'UE4 alors qu'elle est dans la même UE que le Français pour le second. Donc, si cette politique n’a eu aucune incidence dans l'organisation du premier semestre, elle en a pour celui qui en cours. Il va de soi que la responsabilité de s’informer incombe aux étudiants, mais les motivations qui vont ont poussés à nous informer aussi tardivement montrent que, vous-même, aviez estimez que la situation méritait d'être clarifiée. Si vous estimiez, au contraire, que la situation était on ne peut plus claire, un tel e-mail informatif n’aurait pas été nécessaire. Il semblerait qu’un manque de communication de l’administration vis-à-vis des étudiants ait eu lieu dans le traitement de cette affaire. Or un devoir de communication n’incombe-t-il pas aux autorités administratives compétentes ?

Enfin, les dates d'examens des contrôles terminaux semblent correspondre aux dates des oraux du CRPE 2015 et possiblement à celles des oraux blancs de préparation au concours. En effet, alors que la première session des oraux aura lieu du 28 mai au 5 juin, l'administration souhaite nous faire passer les contrôles terminaux la même semaine. En plus de desservir l'intérêt des étudiant-e-s concerné-e-s pour des raisons évidentes, il nous semble que cela dessert aussi l'intérêt de l'administration de l'ESPE qui aura alors pour responsabilité d'organiser des sessions d'examens différentes pour chaque étudiant(e) (étant entendu que nous ne passerons évidemment pas les oraux aux mêmes dates et heures). Sans compter qu'il nous apparait totalement inacceptable que l'on repasse l'épreuve de français. Nous pouvons comprendre que notre inscription en examen terminal ne nous offrait pas la possibilité (même si encore une fois nous n'avons toujours pas trouvé sur quel article du règlement vous vous appuyez) de la passer il y a maintenant deux semaines. Mais dans ce cas, il aurait mieux fallu ne pas nous envoyer un mail (qui a un caractère officiel puisqu'il engage Mme Chambon et le responsable du 1er degré), la veille, nous stipulant d'impérativement venir le lendemain passer l'épreuve. N’aurait-il pas mieux valu que vous restiez sur la même ligne de conduite ? D’autre part, un e-mail envoyé par l’administration la veille de l’épreuve de Français comptant pour le Semestre 2 nous demande de venir. Il nous semble alors légitime de demander à ce que la note obtenue soit comptabilisée dans l’évaluation du Semestre 2.  

Le même problème se pose pour les TICE. Nous allons tous en cours avec assiduité, sommes donc soumis aux évaluations du Professeur de TICE, mais l'administration souhaite malgré tout nous faire passer l'épreuve en contrôle terminal.

Il va sans dire que cette situation place certains étudiants du Master MEEF 1er degré dans une situation plus que délicate. En plus d'avoir à nous soucier des nombreuses échéances qui sont les nôtres, nous sommes en plus inquiétés par une organisation qui nous semble maladroite, couplée à une communication tardive et de ce fait même déstabilisante.

Nous vous remercions du temps que vous aurez accordé à la lecture de cette lettre, et attendons avec impatience une réponse officielle de votre part appuyée sur des écrits officiels.

Nous vous prions de croire en l'assurance de nos respectueuses salutations.