08 mai 2012

Organisation d’une COORDINATION NATIONALE DES ÉTABLISSEMENTS UNIVERSITAIRES 19 ou 21 ou 22 mai 2012

Capture d’écran 2012-05-08 à 011ère C.N.E.U. - mai 2012

 

Appel aux organisations syndicales,
sociétés savantes, associations professionnelles, collectifs militants

de la communauté universitaire

pour l’organisation d’une

COORDINATION NATIONALE DES ÉTABLISSEMENTS UNIVERSITAIRES

19 ou 21 ou 22 mai 2012

Ne pas trahir 2009 : libérer l’université, reconstruire un service public universitaire pour tous !

Enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs, bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, personnels sociaux et de santé, étudiants, mobilisés en 2009 pour la défense des libertés universitaires et la qualité du service public universitaire gratuit et accessible à tous...

Nous constatons que l’autonomie pédagogique et scientifique des universités est bafouée depuis cinq ans par le désengagement financier de l’État rendant les établissements de plus en plus dépendants de fonds externes ou privés ainsi que par la surabondance des procédures opaques d’évaluation qui favorisent les manipulations clientélistes et idéologiques. Nous exigeons, dans l’intérêt de la culture démocratique et de la qualité du service public, que l’université soit libérée de ces assujettissements et que les libertés universitaires soient constitutionnalisées.

Nous constatons qu’en affranchissant l’État de l’obligation d’un financement récurrent et pérenne des universités, la loi LRU et l’accession aux RCE provoquent un effondrement féodal du service public d’enseignement supérieur et de recherche. Bien loin d’améliorer sa qualité cela aboutit, sous couvert d’évaluation et d’excellence, à l’abandon d’établissements, à la suppression d’unités de formation, de diplômes, de services et de centres de recherches, et à l’étouffement de la liberté de recherche, essentielle à l’enseignement universitaire. Nous exigeons la fin des systèmes de financements sur projets et des systèmes d’évaluations qui concentrent les moyens financiers entre quelques établissements.

Ces politiques élitistes et discriminatoires vont considérablement réduire l’accessibilité des études universitaires pour beaucoup de familles et dans de très nombreuses localités, tout en augmentant les situations cruciales de pauvreté dans la population étudiante. Nous exigeons la reconstruction d’un service public d’enseignement supérieur et de recherche répondant à l’exigence sociale de culture et de science du pays, et en particulier de sa jeunesse.

Nous exigeons :

1) L’abrogation de la LRU et du Pacte pour la Recherche en relation avec l’élaboration d’une nouvelle loi rétablissant l’unité du service public d’enseignement supérieur et de recherche, instituant un véritable équilibre des pouvoirs au sein de l’Université et de la Recherche dans le respect du Statut Général de la Fonction publique, et dans le cadre d’une gestion nationale des personnels.

2) La défense du cadre commun d’activité et des emplois statutaires en tous lieux du territoire. Cela implique la fin des financements sur appels d’offre, la fin de la politique de « l’excellence » comme système de sélection et d’exclusion (Idex, Equipex...), la fin de la mise en concurrence des établissements, des services et des personnels, la fin du processus de concentration des universités (fusions et rapprochements forcés) et de leur pilotage par des superstructures sur lesquelles ne peut s’exercer aucun contrôle démocratique (PRES, Projets IDEX, etc.).

3) L’abrogation du Décret n° 2009-460 du 23 avril 2009 réformant le statut des enseignants-chercheurs et l’abrogation du Décret n° 2002-682 du 29 avril 2002 relatif aux conditions générales d’évaluation, de notation et d’avancement des fonctionnaires de l’État, qui instituent une machinerie évaluative inutile, opaque, clientéliste dont les seules finalités sont de produire des justifications aux restrictions budgétaires et fermetures de services, dont sont victimes des parties croissantes du pays et de sa population.

4) La suppression des instruments de main mise politique et néo-managériale sur le système universitaire notamment l’ANR et l’AERES qui portent atteinte aux libertés universitaires et à la recherche, la CPU qui n’a pas à s’ériger en lobby patronal du monde universitaire et la CP-CNU qui doit être redéfinie dans une réforme globale du CNU.

Nous appelons les organisations syndicales des personnels, sociétés savantes, associations professionnelles, collectifs militants de la communauté universitaire et organisations étudiantes à soutenir cet appel et à organiser entre le 7 et le 20 mai, dans tous les établissements universitaires des réunions afin de rédiger des plateformes de revendications précises pour la reconstruction d’un Service public d’enseignement supérieur et de recherche d’une part et de désigner des délégués à une coordination nationale des établissements universitaires qui aura lieu le 19 ou le 21 ou le 22 mai 2012 d’autre part. Le texte du présent appel vise à impulser la démarche mais ne contraint pas les collectifs locaux ainsi réunis qui fixeront librement leurs choix de sujets et d’orientations.

Cette rencontre aura pour but de réunir ces plateformes revendicatives élaborées localement, d’en faire la synthèse sous forme de motions et ainsi de faire entendre, dans cette conjoncture cruciale, la voix des libertés universitaires, de l’indépendance des personnels de la Fonction publique et de l’égalité d’accès au Service public d’enseignement supérieur et de recherche pour tous les citoyens quelle que soit leur origine sociale et géographique.

http://www.cnu.lautre.net

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01 mai 2012

1er Mai 2012 : tous mobilisés avec les syndicats

Les cinq années de présidence Sarkozy ont été caractérisées - sous prétexte de réduire les déficits - par des attaques sans précédent contre les retraites, l'accès aux soins, l'emploi (plans de licenciement dans le privé et suppressions d'emploi dans le public), les salaires, les garanties collectives des salariés, les libertés publiques ... Les revendications des étudiants, et plus généralement des jeunes, pour sortir de la précarité et avoir les mêmes droits d'accéder à un diplôme, n'ont pas été entendues. Cette politique a été condamnée par les citoyens au premier tour des élections présidentielles. Le score inquiétant de l'extrême droite, la diffusion de ses thèses - qui n'apportent aucune solution à la crise économique, sociale et environnementale - imposent à nos organisations d'universitaires, de travailleurs scientifiques et d'étudiants, de prendre position contre l'exclusion, le rejet de l'autre et la stigmatisation des étrangers. Le président-candidat, qui porte en la matière une lourde responsabilité, veut maintenant détourner la journée du 1er Mai de ses objectifs de mobilisation sociale pour l'amélioration des conditions de travail sous prétexte de distinguer le « vrai travail », en organisant un contre-rassemblement de ses partisans.

Dans cette période de crise économique, sociale et environnementale, le 1er Mai, journée de solidarité du monde du travail, doit être une forte journée d'expression des revendications des personnels de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche ainsi que des étudiants, aux côtés des autres travailleurs, des retraités et des jeunes. C'est le moment - comme le dit le communiqué commun CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA - de converger pour :

« - faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d'emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ;
- exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ;
- faire reculer la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme ».

Les personnels, les étudiants et les usagers de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche ont toutes les raisons de manifester le 1e Mai avec les autres salariés, et notamment avec ceux de l'ensemble de la Fonction Publique :
- salaires indignes des personnels, perte de pouvoir d'achat, coût prohibitif du logement
- recrutements sur postes statutaires de la Fonction Publique très insuffisants en regard des besoins,
- précarité massive, de toutes catégories, dans les services, les laboratoires, et les établissements,
- carrières bloquées, promotions insuffisantes
- moyens (financiers, de logement, d'encadrement, ...) insuffisants pour la plupart des étudiants pour étudier dans de bonnes conditions et réussir,
- niveaux de qualification non reconnus, notamment la thèse
- opérations de restructurations visant à démanteler les organismes de recherche et les universités, remettant en cause un accès de tous les étudiants à l'enseignement supérieur et promouvant une politique de concurrence entre personnels, services, laboratoires et établissements
- structures technocratiques et antidémocratique proposées comme base de l'organisation de l'enseignement supérieur et la recherche, au détriment de la collégialité et de la vie démocratique, avec une mise en place accélérée de ces structures (IDEX, PRES, FCS),
- extinction rapide des crédits de base des organismes de recherche, généralisation de la recherche sur projets (ANR),
- privatisation rampante
- développement d'une politique d'évaluations (individuelle, services, formations, laboratoires, établissements) aux antipodes des besoins de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche,
- stigmatisation systématique des étrangers jusque sur les bancs de l'université, avec les expulsions d'étudiants et les tracasseries contre les collègues étrangers, la circulaire Guéant

Pour le service public d'enseignement supérieur et de recherche, comme pour l'ensemble des travailleurs, des sans emploi, des retraités et des jeunes, l'urgence est de rompre avec les politiques menées depuis une dizaine d'années. Cela passe par des mobilisations.

Dès maintenant, les organisations signataires appellent les personnels et les étudiants à se joindre aux cortèges du 1er mai organisés par les centrales syndicales.

Signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP) - CGT (SNTRS - FERC Sup) - Solidaires (Sud Recherche EPST - Sud Etudiant) - UNEF - SLR - SLU

Manifestations : Paris (Denfert-Rochereau - 15h00), Marseille (Vieux Port - 10h30), Toulouse (Place Saint-Cyprien - 10h00), Bordeaux (Place de la République - 10h30), Grenoble (Gare SNCF - 10h00), Lyon (Place Jean Jaurès - 10h30), Lille (Porte des Postes -10h30), Rennes (Place de la Mairie - 11h00), Strasbourg (Place De Lattre de Tassigny - 10h00), Rouen (Théâtre des Arts -10h30), Poitiers (Place du Centre Commercial Clos-Gaultier -11h00), ...

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03 avril 2012

La Sorbonne et Sciences-Po unies dans la lutte pour l’éducation !

Capture d’écran 2012-04-03 à 18La campagne présidentielle de 2012 est très technique : les candidats se muent en éco- nomistes et s’affrontent à coup de milliards d’euros... autant dire que vous ne trouverez pas beaucoup de symboles républicains si vos yeux ne se tournent pas en direction du Front de Gauche ! Dans ce contexte, l’union d’une grande école – Sciences-Po Paris et de plusieurs facultés Paris I, III et IV – pour aborder les questions d’éducation apparaîtra comme une bouffée d’air frais à ceux qui refusent la mise en concurrence des étudiants et des savoirs au nom du dogme néolibéral.

En effet, hormis la proposition emblématique de François Hollande de redéployer 60 000 postes dans l’enseignement en les prenants dans d'autres ministères comme si les agentd étaient transférables d'un métier à l'autre, les questions d’éducation sont très peu abordées par la droite et la social-démocratie et, au-delà des effets d’annonce, ce sujet incontournable est rarement traité par François Hollande et Nicolas Sarkozy. Pourtant, c’est en répondant aujourd’hui aux ques- tions d’éducation que nous pourrons préparer un monde meilleur pour demain. Parce qu’elle touche directement à des questions aussi fondamentales que la République, l’égalité, la ci- toyenneté, l’écologie, la culture, la démocratie, l’emploi et – sujets chers à l’UMP et au PS – à la croissance et à la délinquance1, l’éducation mérite d’être un sujet traité à part entière durant la campagne présidentielle.

Aussi, le Front de Gauche de Sciences po et le Front de Gauche de la Sorbonne vous invitent à participer à l’Assemblée Citoyenne qui se déroulera Place de la Sorbonne, le mercredi 11 avril à 17h00.

Face à Nicolas Sarkozy qui, en 2007, affirmait vouloir être le candidat qui « [romprait] réellement avec l’esprit, avec les comportements, avec les idées de Mai 68 »2, nous proposons à tous ceux qui souhaitent renouer avec une école et une université républicaines, après cinq années où le néolibéralisme-roi a essayé de balayer plus d’un siècle d’acquis depuis les lois Ferry, de se retrouver dans le lieu symbolique de la révolte de Mai 68.

Il est grand temps de montrer au Président des riches3 que son entreprise a échoué et que l’esprit, les comportements, les idées de Mai 68 n’ont pas été brisés sous son quinquennat et qu’ils en sortent au contraire renforcés. Les positions du Front de Gauche sur l’éducation, claires et cohérentes, s’inscrivent dans cette démonstration.

Ensemble, repensons l’éducation républicaine ! Prenez les places ! Prenez le pouvoir !

Hadrien Clouet pour le Front de Gauche de Sciences-Po. Antoine Léaument pour le Front de Gauche de la Sorbonne.

1 « Quand on ouvre une école, on ferme une prison » disait Victor Hugo.
2 Nicolas Sarkozy, le 29 avril 2007 au Palais Omnisports de Paris-Bercy.
3 CHARLOT Michel, PINÇON-CHARLOT Monique, Le Président des riches. Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, Paris, La Découverte, 2010. Disponible gratuitement sur http://www.editions- zones.fr/spip.php?id_article=116&page=lyberplayer. 

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15 mars 2012

Le calvaire des futurs enseignants

14 mars 2012 | Auteur Quentin Brarda

Social. Le climat ne risque pas de s’améliorer dans les bureaux du ministère de l’Éducation nationale. Alors que les enseignants se mobilisent contre les suppressions de postes et les heures supplémentaires prévues pour la rentrée prochaine, les étudiants en Master 2 d’enseignement ont, eux aussi, des raisons d’être en colère.

A Etiolles (91), Cergy-Pontoise (95) ou Gennevilliers (92), des étudiants s’élèvent contre deux certifications imposées par le ministère dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants. Ainsi, tous les étudiants doivent valider une certification de langue vivante, le CLES2, et une certification informatique, le C2i2e, en plus de leur Master. Un passage obligatoire et une charge supplémentaire pour tous les étudiants aspirant à devenir enseignant, que ce soit en maths, en histoire ou en sport, dans le premier ou le second degré. Pour Jean-Baptiste Reynes, étudiant en Master 2 enseignement histoire-géographie à l’université de Cergy-Pontoise (UCP), « on peut légitimement douter de la pertinence d’une évaluation demandant à un futur professeur de maths ou d’EPS d’organiser une situation pédagogique liant les Tice à l’art », comme le demande une des consignes du C2i2e qui nous a été transmise.

En plus de son contenu pour le moins douteux, cette certification souffrirait d’un manque cruel d’organisation. Des groupes d’une dizaine d’étudiants issus de différents sites universitaires sont supervisés par des tuteurs via un chat. Tuteurs qui se sont révélés à plusieurs reprises moins compétents que leurs étudiants. Mais ce qui a poussé à bout ces futurs enseignants, c’est avant tout un problème flagrant de calendrier. La validation de cette certification informatique a débuté le 20 février dernier, à la veille des partiels, des rendus de mémoire, des stages ou encore des oraux des différents concours. « L’ampleur du travail attendu, couplée à une totale absence d’organisation, a suscité chez bon nombre d’étudiants un sentiment de révolte et de frustration », explique Jean-Baptiste Reynes qui est également représentant des étudiants du M2 de l’UCP. Cerise sur le gâteau, l’Éducation nationale fait payer cette certification qui est obligatoire. Si l’université de Cergy-Pontoise propose une première tentative gratuite, l’étudiant devra débourser plus de deux cents euros en cas d’échec pour pouvoir repasser cette certification. Un candidat libre (hors cadre universitaire) devra, lui, verser quatre cents euros.

Une situation qui a donc entraîné un élan de mobilisation dans le milieu étudiant. Un boycott du C2i2e est envisagé. Une pétition circule également demandant la révision complète des modalités de cette certification et qu’elle soit gratuite pour tous les étudiants. Un moratoire de cinq ans, le temps d’un cursus universitaire complet, a été demandé à l’initiative des syndicats FSU, tant que les conditions nécessaires à ces enseignements ne seront pas remplies par l’ensemble des universités. Le 28 mars, une délégation sera reçue par le recteur de l’académie de Versailles.

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06 mars 2012

Re-PRENONS LA BASTILLE LE DIMANCHE 18 MARS !

Capture d’écran 2012-03-06 à 21

Le dimanche 18 mars 

aura lieu le premier rassemblement massif du Front de gauche à Paris, avec un défilé l'après-midi de Nation à Bastille (14h) sur le thème de la (re)prise de la Bastille par le peuple et du passage à la VIe République, avec en point d'orgue final un grand meeting (16h) place de la Bastille à l'issue du défilé (c'est en plus l'anniversaire de la Commune). C'est donc l'occasion pour les franciliens d'entendre et de voir en direct le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon!

TEMOIGNAGE :

Alors que j’étais indigné et démuni face aux orientations libérales prises par une Europe que je voulais et avais cru sociale, un collègue m'a fait découvrir l'an dernier le programme du Front de Gauche (FDG), et alors pour moi, comme l'écrit dans un court article Jean-Jacques Birgé, d'un coup, "Le réveil a sonné" (http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-jacques-birge/030312/le-reveil-sonne).

J'ai alors découvert un candidat qui parle de réconciliation entre français au lieu de chercher à les opposer sur leurs croyances ou leurs choix de vie http://www.dailymotion.com/video/xp7mwo_ca-suffit-d-opposer-les-francais_news - from=embediframe

J'ai enfin découvert un candidat qui parle dans ses meetings et à la TV d'amour : " Du bon sens et du partage " (http://yoyo32.canalblog.com/archives/2012/03/06/23687904.html). Ecouter par exemple à la 24ème minute et trente secondes, ce qu'il dit en réponse à une question d'un invité s’exprimant sur son action de bénévole :

"Votre travail doit nous faire découvrir quelque chose d'essentiel : un peu d'amour, un peu de fraternité, souvent améliorent tous les résultats de ce qu'on entreprend. Vous, vous êtes un bénévole,  vous faite ca parce que c'est votre cœur qui vous dit de le faire, et vous y trouvez la part de bonheur qu'on trouve quand on se rend utile aux autres (…). Donc mettons le en facteur commun de tout ce que nous entreprenons. Chaque fois que nous serons plus humains, chaque fois que nous rendrons quelqu'un meilleur pour lui même, nous rendons la société meilleure, ne le perdons jamais de vu".

 Alors que faire maintenant ?

- Arrêter de rentrer dans le jeu des confusions : Le FDG n’est pas la « gauche de la gauche » mais juste la gauche tout court, depuis que le PS français est devenu un appareil social-libéral qui a hélas abandonné toute forme de lutte et de soutien réel aux intérêts du plus grand nombre des citoyens de ce pays.

- Mieux connaître son programme et ses actions pour voir si elles sont conformes avec nos propres convictions de solidarité et de respect de l’environnement.

Consulter le programme "L'humain d'abord" , pour une planification écologique.

(http://www.placeaupeuple2012.fr/telechargez-le-programme-populaire-partage/)

Voir les sites d’informations : http://www.jean-luc-melenchon.fr   http://www.placeaupeuple2012.fr

Participer aux assemblées citoyennes proches de chez vous, pour agir concrètement sur le terrain et dans la vie de tous les jours.

Et surtout… Reprendre rapidement la Bastille !!!!

C’est le prochain grand rendez-vous qui nous est proposé, le dimanche 18 mars, à l’occasion d’une grande marche pour une Sixième République (départ de Nation à 14 heures, discours à 16h environ).

http://www.dailymotion.com/video/xp743s_reprenons-la-bastille-dimanche-18-mars

http://www.placeaupeuple2012.fr/le-18-mars-prenons-la-bastille/

Je nous souhaite maintenant une année qui prenne enfin le tournant du respect et de la solidarité humaine, du durable et du local. Cela ne dépend que de nous. 

(Sur la question de la Bastille et donc des droits de l’Homme et du Citoyen, voir cette publication assez complète dans l’analyse de ses articles et hélas de leur non respect permanent sous nos gouvernements (gouverne-ment):

http://www.ldh87.fr/IMG/pdf/La_Dictature_-_la_Fran-aise-.pdf)

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15 février 2012

Construisons ensemble le Front de Gauche de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Capture d’écran 2012-02-15 à 18Engagé-e-s dans le Front de Gauche, travailleurs scientifiques de toutes les catégories professionnelles, acteurs de tous les champs disciplinaires, nous voulons construire un large rassemblement autour de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cela suppose votre contribution et votre engagement.
Comme vous, nous sommes scandalisé(e)s par le déferlement des contre-réformes qui se sont abattues au pas de charge sur l’enseignement supérieur et la recherche durant  le mandat de Nicolas Sarkozy.

Le service public national de l’enseignement supérieur et de la recherche doit faire face à de nouveaux défis sociaux et environnementaux; les relever suppose de permettre à l’ensemble des citoyennes et citoyens, par la formation initiale ou permanente, d’accéder au plus haut niveau de la connaissance.

Cela suppose aussi la coopération la plus large entre potentiels nationaux, européens et mondiaux. C’est ainsi que le printemps arabe met au premier plan des urgences la coopération universitaire, scientifique  et technologique avec les pays du Sud, en lieu et place de ventes d’armes ou de modèles de formation clefs en main.
Devant la crise écologique, résultat d’un système boulimique de profits et prédateur des ressources naturelles, il faut choisir des trajectoires nouvelles en matière énergétique et environnementale comme des choix nouveaux relatifs à un  mode de production devenu insoutenable. Après Durban, chaque pays est mis en demeure d’agir contre le désastre du réchauffement climatique. L’enseignement supérieur et la recherche doivent y apporter leur contribution.
Nous voulons contribuer à créer les conditions de l’épanouissement des capacités créatrices de chacun en construisant d’autres référentiels que ceux des modèles productivistes prévalant jusqu’à aujourd’hui.  Cela suppose un fort développement démocratique de productions et d’ingénieries industrielles, technologiques, écologiques et organisationnelles en interaction avec la recherche, où prévale la logique de service public.
Le droit de tous à pouvoir intervenir sur les choix de stratégies scientifiques, en s’appuyant sur la connaissance documentée et partagée des enjeux techniques, industriels et socio-environnementaux doit être inscrit dans la constitution et garanti  par des instances appropriées.
La politique de N Sarkozy tourne le dos à cette vision d’avenir.
Jamais  le potentiel universitaire n’a été ainsi saccagé sous le prétexte mystificateur d’une « excellence » qui n’avoue pas ses véritables critères.
Jamais les organismes de recherche publique, n’ont subi de tels assauts. En tant que grand organisme public de recherche généraliste, le CNRS, est le symbole de cet attentat au potentiel de recherche publique.
Avec cette politique, l’asservissement à l’économie libérale, aux grands groupes et à leurs actionnaires est devenue la règle ; jamais  l’indépendance intellectuelle des métiers de la recherche n’avait été autant compromise. La connaissance n’est pas une marchandise.
Pas davantage que vous, nous n’acceptons  que nos métiers soient livrés aux affairistes ; pas davantage que vous, nous n’acceptons le credo de la précarisation, la xénophobie, la démocratie mise au pas, les  régressions des droits des femmes déjà trop fragiles et timides, l’évaluation par les pairs saccagée et mise à la sauce des agences de notation, une collégialité raturée.
Nous le proclamons  avec vous : la logique managériale ne peut être le mode d’existence de l’enseignement supérieur et de la recherche ; avec elle, nos métiers perdent tout sens, nous ne l’acceptons pas.
Mais ce déferlement   n’est pas isolé ; il puise ses fondements dans les dogmes et prophéties auto réalisatrices des Traité de Lisbonne, dans la stratégie de Bologne, et autres dogmes de l’OMC… De tout cela, nous pouvons, nous devons sortir.
Aujourd’hui, vous en faites le constat comme nous : les choix politiques mis en œuvre ont apporté partout colère et révolte mais aussi démoralisation, temps perdu, gâchis de compétences et aliénation.
Pour le Front de Gauche, une rupture avec cette politique de mise en concurrence de tous contre tous est vitale. C’est la condition de la mise en œuvre d’une autre politique
Nous faisons nôtres ces mots du Manifeste des intellectuels de Guadeloupe :
« Lier, allier, relayer, rallier  »
Une autre politique marquée par des choix de gauche est possible ; elle ne l’est qu’avec vous. Le Front de Gauche avance des propositions, contenues dans le programme « L’humain d’abord ». Ces propositions sont soumises à débat, critique, enrichissement et approfondissement.
Ensemble, faisons  sauter les étouffoirs d’avenir que sont les IDEX, la LRU, et autres AERES. Le Pacte pour la Recherche doit être abandonné,  l’ANR profondément transformée.
Ensemble, donnons du punch à la gauche; elle en a besoin.
Résistons, débattons, construisons ! Avec toutes celles et ceux déjà dans l’action, rendons impossible tout nouveau pas en avant de cette politique.
Ensemble, construisons  des choix neufs, de gauche, rendons-les incontournables. Rejoignez-nous.

Pour le Front de Gauche de l’ESR
Pierre Chantelot PG , Olivier Gebuhrer PCF, Bernard Jusserand SR,  Chantal Pacteau FASE , Patrice Perdereau PG
 

Fiche recherche scientifique

1-Principes

La recherche scientifique, en augmentant le niveau de savoir disponible pour tous, contribue à l’émancipation collective. Elle protège le citoyen des manipulations de ceux qui comptent sur l’ignorance pour imposer leurs lois ou vérités révélées (religieuses, sectaires ou capitalistes). Nous prônons l’indépendance de la recherche scientifique. Nous refusons que le productivisme en soit une finalité. Nous sommes intransigeants sur l’attention à porter aux effets du progrès technologique sur l’écosystème.

Le Parti de Gauche défend la recherche pour les rôles qui sont les siens:

  • la production du savoir académique lié à la compréhension du monde qui nous entoure, et sa mise à disposition sans condition à tous
  • la préservation et la dissémination d’une éthique de la transmission et du partage, indissociable de la notion de République,
  • l’innovation technologique et l’exploration de nouveaux domaines de connaissances sont nécessaires comme champs de recherche en propre mais aussi comme méthodologie nécessaire à la simple production de savoir.

Pour atteindre ce but, le PG prône l’indépendance la plus aboutie possible pour la recherche et refuse notamment tout détournement et ingérence, au profit de l’intérêt privé ou d’une idéologie religieuse ou politique. La communication entre la recherche et le pouvoir politique est indispensable au bon fonctionnement de la société et doit se faire dans le respect du rôle de chacun :

- la recherche reconnaît le rôle du politique qui est de gérer et organiser le cadre de la société. Dans ce cadre, la recherche est, au même titre que tout service public, un élément dont la société doit garantir l’indépendance sur le plan financier, matériel, humain et intellectuel. Nous reconnaissons la liberté de discuter et de transmettre tout résultats, y compris ceux qui contredisent l’état de la question ou entrent en conflit avec des intérêts économiques ou religieux. Seule la garantie de cette indépendance permettra à la recherche d’accomplir pleinement sa mission.

- le politique, en tant que créditeur de la recherche, attribue les financements et débat sur les programmes nationaux à développer, mais laisse les personnels scientifiques œuvrer librement avec les crédits qui sont les leurs. Le politique reconnaît à la recherche sa mission de production et de diffusion large et gratuite du savoir à la population. Mais il ne doit pas oublier la sienne qui est de donner à la société les moyens d’une recherche libre et ambitieuse, d’informer et de garantir la souveraineté du peuple sur le choix de l’industrialisation ou non d’un résultat de recherche. En d’autres termes, le passage d’un procédé technologique de la sphère de la recherche à la sphère de la société relève de l’aval des citoyens ou du parlement.

2-Constat

La loi dite de « liberté et responsabilités des universités » (LRU, 2007) dans le prolongement du « pacte pour la recherche » (2005) a confirmé le processus de déstructuration du service public d’enseignement supérieur et de recherche. La multiplication des structures administratives a aboli toute démocratie sociale. Les EPST (CNRS, INSERM, INRA…) n’ont plus la main sur leur politique scientifique. Les récentes initiatives en relation avec « le grand emprunt » (Equipex, Labex, Idex) marquent une nouvelle étape:

- le pouvoir est désormais concentré dans les mains du politique (Élysée et Matignon)

- les marges de manœuvres des universités sont soumises aux placements qu’y feront les acteurs économiques: le placement initial est fait par l’état qui se rembourse par la baisse des crédits récurrents.

Les quatre points cardinaux de la nouvelle gouvernance de la recherche sont en conflit avec sa mission historique:

Inégalité: entre territoires, étudiants, chercheurs et disciplines.

Avidité: les rémunérations additionnelles démentent la dimension collective et coopérative du travail de la communauté scientifique.

Bureaucratisme. les technostructures étouffent tout débat démocratique, l’évaluation  bibliométrique étouffe le débat scientifique

Subordination. la pression est forte pour mettre la recherche au seul service du capitalisme néo-libéral, que ce soit pour détourner moyens et compétences au profit du secteur marchand ou pour développer de nouveaux marchés ne répondant pas à un besoin de la société mais à ceux de l’oligarchie. Tout converge pour faciliter la privatisation des compétences et des moyens: ouverture des appels d’offres au privé, pôles de compétitivité, pression sur les unités de recherche, plateformes technologiques ouvertes aux industriels et financées en partie par les contrats de recherche obtenus à d’autres fins…Dans le même temps, Sanofi Aventis licencie 1500 chercheurs.

Le néo-libéralisme cherche à concentrer toutes les forces vives à son profit au détriment de l’intérêt général. Ainsi s’organise la fuite et la migration des cerveaux du sud vers le nord, puis vers les USA. Au niveau national, la concentration autour de quelques grands pôles est favorisée (pénurie de postes, pôles de compétitivité et autres IDEX…). Enfin, les secteurs financiers drainent les meilleurs étudiants sans qu’il ne soit opposée de vraie résistance par les pouvoirs publics: dévalorisation intellectuelle et financière des carrières scientifiques et technologiques, absence d’une vision positive et humaniste de la science dans le débat public, pauvreté de son enseignement initial. Il y a urgence à engager une réflexion, par exemple sous la forme d’Etats Généraux, sur les métiers de la recherche et les chemins y conduisant sous peine de voir disparaître notre potentiel scientifique et technologique.

L’atomisation du service public d’enseignement supérieur et de  recherche, la mise à l’écart d’équipes, de laboratoires ou d’établissements, l’augmentation de la précarité s’amplifient. La mise en concurrence est partout. Dans les établissements et les organismes, les conditions de travail des personnels s’aggravent. Le nombre de jeunes recrutés sur CDD pour une durée cumulée de 6 ans maximum et qui n’auront jamais le statut de titulaire est une bombe à retardement. La part des femmes recrutées est en baisse depuis 2002. La pénurie de chercheurs titulaires et de financements récurrents favorise la recherche à court terme et détourne du long terme pourtant indispensable. La qualité de la recherche en pâtit.

3-Propositions

La situation actuelle découle du traité de Maastricht (1992) et des 3 déclarations de Paris, de Bologne et de Lisbonne (1998-1999-2000). Il est nécessaire de sortir de ces initiatives européennes libérales. Nous abrogerons la loi LRU et le Pacte pour la Recherche et supprimerons le Crédit Impôt Recherche et les technostructures (Alliances, Instituts…) conçues pour détourner ressources et compétences vers le secteur privé. Nous nationaliserons ou supprimerons les « fondations LRU ».

 

Le statut de fonctionnaire d’état redeviendra la référence pour les métiers de la recherche, pour garantir son indépendance, prévenir les conflits d’intérêt, et améliorer l’efficacité des laboratoires et la pérennité des disciplines.

Nous proposerons d’autres mesures fortes pour la recherche visant à en rétablir l’indépendance et la qualité sur la base de laboratoires mixtes universités-EPST:

- instances: revenir à une démocratie sociale exemplaire, rendre le pouvoir aux instances représentatives, leur confier pleinement la mission de l’évaluation qui sera scientifique et non bibliométrique et en proposer un règlement à ses membres, y imposer la participation dans la mission de tous les agents (par exemple désignés par tirage au sort aux cotés des autres collèges élus ou nommés)

- indépendance: refonder les partenariats sur la base de la collaboration et non de la subordination, replacer les laboratoires sous la responsabilité des instances de leurs tutelles respectives,  remplacer les PRES par des structures démocratiques et coopératives,

autorité et exemplarité: rendre aux organismes le contrôle sur leurs stratégie et personnels, rendre son rôle primordial au CNRS, fleuron historique de la recherche française, réévaluer la mission de l’INRA à la lumière de la crise agrosanitaire, impliquer l’INSERM pour prévenir les abus du capitalisme du médicament

- financement : augmenter le budget public civil (3% du PIB) et les dotations récurrentes, dont une part serait votée à l’assemblée nationale après débat (par exemple 40% de crédits fléchés, 60% en crédits récurrents), en faire une fonction positive de l’effectif des titulaires et négative de l’effectif des précaires, imposer la redistribution d’une quote-part des financements non récurrents et/ou non institutionnels d’une équipe vers la tutelle et le laboratoire hôte, remplacer le crédit impôt recherche par un crédit d’impôt flottant basé sur la valeur ajoutée

métiers : augmenter le nombre de postes ouverts, ne garder qu’un corps de chercheurs ou d’ITA avec possibilité d’avancement accéléré, rattraper le retard salarial accumulé, envisager une grille unique des traitements dans les EPST, les universités et les EPIC, prendre en compte les années de doctorat et post-doctorat pour la retraite, interdire les suppléments de rémunération prélevés sur les contrats, exiger des cadres dirigeants du privé l’obtention d’un doctorat (y compris en sciences humaines)

organisation : construire et proposer par des Etats Généraux les modalités pour une intégration aux EPST de certains EPIC dont la mission en bénéficierait (certains départements du CEA, INA, musée nationaux…), explorer lors de ces Etats Généraux le bien-fondé du regroupement de certains EPST par discipline

Nous rendrons la parole au citoyen ou à ses à représentants :

- organiser le contrôle scientifique et démocratique des fonds utilisés par la recherche industrielle par la création d’une Agence d’Évaluation de la Recherche des Entreprises Subventionnées (AERES) dont les membres seraient libres de toute relation avec la recherche industrielle.

- organiser un effort de formation vers le citoyen (conférences publiques en continu, enseignement primaire et secondaire, TV de la science (pour adultes et enfants). L’histoire des sciences et des techniques devrait faire partie de l’éducation de tous les futurs citoyens car les idées scientifiques ont une dynamique particulière qu’il convient de connaître pour entraîner la société en avant.

Toute nouvelle approche technologique devra dès le début faire l’objet d’études visant à évaluer son impact potentiel sur la société civile ou la santé des individus. Nous créerons le Haut Conseil de la Recherche (scientifique et technologique) constitué de chercheurs, d’universitaires, d’étudiants, de représentants syndicaux, d’ONG, d’élus locaux et nationaux. Le HCR aura un droit d’autosaisine. Il organisera de vrais débats contradictoires sur les grands programmes technologiques et les secteurs d’avenir qui devront être choisis en fonction des besoins de la société et non du marché. Il participera au débat permettant le contrôle de l’industrialisation des résultats de recherche par le peuple ou le parlement. Cette agence contribuera aussi à coordonner la recherche française avec la recherche mondiale sur des thèmes tel que le climat avec le GIEC ou les énergies renouvelables. Pour que ces recherches évoluent, il est primordial de les sortir du secteur privé et d’encourager la coopération.

4- Évolutions de la recherche pour faire face aux évolutions actuelles et proposer sa contribution à un changement de société

Laïcité technologique :

La recherche jouera son rôle dans la prise de conscience héritée des travaux de l’écologie politique, qui a pour objet l’ensemble des relations entretenues par l’individu avec autrui et avec son l’environnement naturel et artificiel. Dans ce but elle participera à l’instauration d’une « laïcité technologique ». Celle-ci conduira petit à petit les citoyens à décider eux-mêmes et démocratiquement s’ils autorisent ou non le transfert d’une technologie produite en laboratoire (« sphère de la recherche ») vers son industrialisation, sa commercialisation et sa dissémination (« sphère de la société »). Dans la mise en place concrète de cette laïcité technologique, les personnels scientifiques se mettent à la disposition de Conseils Scientifiques Citoyens (CSC) au sein desquels ils formeront des citoyens sous mandat. Ces CSC pourront ainsi légiférer sur les différentes technologies pour les autoriser, ou non, à entrer dans la « sphère de la société ».

Dans le cadre de cette laïcité technologique, la sphère de la recherche est libre d’utiliser les technologies qu’elle juge nécessaires pour poursuivre sa mission mais sans jamais les utiliser en dehors de ses finalités de production du savoir et dans les limites de la sécurité et des lois de bioéthique spécifiques à la « sphère de la recherche ».

Statut de la connaissance et ouvertures des compétences :

Les nouvelles technologies numériques ont permis de créer des réseaux d’échanges et de production du savoir, inimaginables il y a encore 10 ans. Dans le cadre de ce développement révolutionnaire, nombre de citoyens se retrouvent en capacité d’échanger et de participer à la production du savoir ou à la recherche technologique. Cette révolution démocratique ne doit pas instaurer une coupure entre citoyens initiés ou non. Aussi nous doterons les personnels de la recherche scientifique d’une nouvelle mission : mettre à disposition leurs compétences, dialoguer, échanger et collaborer avec toutes les personnes que l’expérience et la qualification (avec ou sans diplômes) ont rendu aptes à participer à la production du savoir ou à la recherche de solutions technologiques.

Pour cela, le statut de la connaissance ne peut qu’être « libre ». A partir du moment où elles sont validées par les pairs et publiées, les découvertes de la recherche seront placées sous statut « contaminant », relèveront automatiquement du domaine public et seront libre d’accès. Nous reconnaissons la légitimité et l’importance de la protection industrielle mais le dépôt de brevet sera supprimé des prérogatives de la recherche scientifique publique.

Commission Enseign. Supérieur & Recherche du Parti de Gauche :

http://esr.lepartidegauche.fr/

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13 février 2012

Lettre ouverte des étudiants de Master 1 Enseignement du Premier Degré de la Roche-sur-Yon

Le 31/01/2012

A tous les citoyens et aux parents soucieux de l’avenir de leurs enfants,



Nous vous interpellons aujourd’hui sur l’avenir de l’école et la formation des futurs citoyens de demain.

Depuis maintenant 2 ans, la masterisation a profondément transformé la formation des professeurs des écoles et des collèges provoquant un système élitiste et une professionnalisation insuffisante des enseignants. Cependant, malgré les injonctions paradoxales, l’IUFM s’évertue à former les professeurs de demain en répondant à la fois aux exigences universitaires et à la nécessaire professionnalisation de leurs étudiants.

Or, le 3 février prochain, le conseil d’administration de l’Université de Nantes a mis à l’ordre du jour, un projet de modification de la formation des enseignants qui entraine la dissolution des IUFM des Pays de la Loire au profit de l’augmentation des effectifs des filières universitaires.

Quelles conséquences pour l’avenir de l’école ?

Dans le meilleur des cas, les étudiants et leurs formateurs seront transférés dans des filières non choisies et pas adaptées aux besoins relatifs au métier d’enseignant.

La formation, jusqu’à présent, assurée par ces institutions spécialisées, proposera des contenus exclusivement théoriques, sans ancrage dans la réalité professionnelle. Cette évolution amènera dans les classes des enseignants sans expérience, ni sensibilité pédagogique.

D’autre part, la probabilité, si ce choix est voté, d’une disparition totale de formation pour les professeurs sur certains départements est forte. Ainsi, la fermeture des IUFM entrainera sans doute l’absence de lieu en Vendée pour les formations initiale et continue des enseignants.

Dans ce cas, le cofinancement par la Région, le Conseil Général et l’agglomération Yonnaise d’un nouveau bâtiment sur le site de La Courtaisière, à destination de l’IUFM en 2014 interroge quant à son utilisation.

Il n’est pas de notre propos de défendre le système actuel qui à bien des égards mériterait d’être repensé mais la dissolution des IUFM n’est pas la réponse appropriée car elle mettrait à mal le système scolaire, déjà fortement fragilisé. Sur du long terme, cette situation risque d’engendrer une baisse de la qualité des enseignants et le renforcement des inégalités scolaires.

Notre inquiétude est d’autant plus forte qu’une proposition de modification de la formation des Maitres par le député Jacques Grosperrin devrait être présentée au Parlement d’ici le 8 février 2012.

De ces choix politiques dépend le devenir de nos enfants.

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07 février 2012

Appel pour une refonte de la formation des enseignants par le « Réseau des enseignants d’historiographie et d ‘épistémologie"

historio_image-small200Au moment où approchent des échéances politiques majeures pour le pays et compte tenu du bilan, sur beaucoup trop de points négatif, que nous tirons de la mise en œuvre de la réforme dite de la « masterisation de la formation », nous, enseignants d’histoire et/ou de géographie des universités et du second degré, engagés dans la préparation des concours et dans la formation des enseignants, ou membres des jurys de concours, appelons à une redéfinition en profondeur des modalités de cette formation. Le recrutement et la formation des enseignants doivent reposer sur les exigences suivantes : 

1/ la défense du principe des concours nationaux pour le recrutement et du statut de fonctionnaire d’État pour les enseignants

2/ la formation des enseignants est de l’unique responsabilité des  universités  (dans toutes leurs composantes)

3/ un nouveau calendrier de la formation et des concours qui doit permettre d'assurer successivement • une année de recherche sanctionnée par un mémoire et • une année de préparation du concours (comportant un volet de sensibilisation professionnelle) avec écrit d’admissibilité en avril et oraux d’admission en juin

4/ la troisième année de la formation, après la réussite au concours, doit être une année de formation en alternance pour les fonctionnaires-stagiaires considérée comme une « vraie » deuxième partie du concours consacrée à la formation professionnelle et valorisée comme telle. Tout en laissant ouverte la question à négocier du temps de présence devant les élèves, celui-ci ne pourra pas excéder la moitié du service

5/  le CAPES et l’agrégation doivent reposer sur des programmes très largement communs afin que la préparation de l’agrégation ne soit pas réservée à un tout petit nombre d’établissements et d’universités

6/ les épreuves du concours sont des épreuves disciplinaires. L’écrit valide des savoirs scientifiques.  Elles comprennent également une épreuve orale de réflexion sur l'histoire et l'épistémologie de la discipline, sur son enseignement et sur les programmes scolaires et comportent une dimension d’éducation citoyenne (comme l’épreuve sur dossier actuelle du CAPES d’histoire et de géographie) ne se réduisant pas aux « devoirs du fonctionnaire »

7/ la mise en place de mesures significatives de soutien à destination des étudiants financièrement pénalisés par l’allongement de la durée de la formation.

 

Ces points nous semblent les plus urgents à mettre en œuvre mais nous sommes persuadés qu’une vaste concertation et une véritable négociation avec tous les acteurs concernés restent indispensables sur la question de la formation et du recrutement des enseignants.

Nous appelons tous nos collègues enseignants pensant comme nous que la question de la formation des enseignants est capitale pour l’avenir de notre société, que la réforme dite de la « masterisation » a gravement compromis cette formation et approuvant ces exigences à diffuser très largement cet appel.

Cet appel a été rédigé lors de la réunion du « Réseau des enseignants d’historiographie et d ‘épistémologie de l’histoire », le 28 janvier 2012.

Contact : appelformation2012@gmail.com

Aprile Sylvie (U. Lille 3) - Aprile Thierry (U. Paris Est Créteil) - Baldner Jean-Marie (U. Paris Est Créteil - IUFM) - Bertrand Michel, (U. Toulouse II-Le Mirail) - Biloghi Dominique (U. Montpellier 3) - Blancodini Patrick (Lycée Saint Exupéry- Lyon) - Bosc Yannick (U. Rouen - IUFM) – Boyer Gilles (U. Lyon 1- IUFM) - Brioist Pascal (U. Tours) - Bührer-Thierry Geneviève (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Cabanel Patrick (U. Toulouse II- Le Mirail) - Castagnez Noëlline (U. Orléans) - Chevalier Dominique (U. Lyon 1) - Clerc Pascal (U. Lyon 1- IUFM) - Colantonio Laurent (U. Poitiers) - Copolani Antoine (U. Montpellier 3) - Daumas Jean-Claude  (U. de Franche-Comté) - De Cock Laurence (Lycée Joliot Curie - Nanterre) - Delacroix Christian (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Desvignes Dominique (U. d’Artois- IUFM) - Dosse François (U. Paris Est Créteil) - Dumoulin Olivier (U. Cæn) - Duprat Annie (U. Cergy Pontoise) - Falaize Benoît (U. Cergy Pontoise) - Garcia Patrick (U. Cergy Pontoise) - Glaudel-Serriere Anne (U. Reims Champagne-Ardenne- IUFM) - Hatzfeld Nicolas (U. d’Évry) - Hertzog Anne (U. Cergy Pontoise) - Jacquemond Louis-Pascal (Acad. Grenoble) - Jollet Anne (U. Poitiers) - Kondratieva Tamara (U. Valenciennes) - Leduc Jean (Toulouse) - Legoy Corinne (U. d'Orléans) - Legris Patricia (U. Reims Champagne-Ardenne - IUFM) - Lemire Vincent (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Maitte Corine (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Maldavsky Aliocha (U. Paris Ouest Nanterre La Défense)- Marin Richard (U. Toulouse II-Le Mirail) - Mazeau Guillaume (U. Paris 1) - Morin Cécile (U. Clermont-Ferrand- IUFM) - Offenstadt Nicolas (U. Paris I) - Pingué Danièle (U. de Franche-Comté - IUFM) - Poirrier Philippe (U. de Franche-Comté) - Porhel Vincent (U. Lyon 1- IUFM) - Rideau Gaël (U. d'Orléans) - Riot-Sarcey Michèle (U. Paris 8) - Savy Pierre (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Schapira Nicolas (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Sibeud Emmanuelle (U. Paris 8) - Teulières Laure (U. Toulouse II- Le Mirail) - Trouboul Catherine (Lycée Clémenceau, Nantes) - Trouboul Yves (U. de Nantes) - Vézier Anne (U. Nantes-IUFM) – Vigna Xavier (U. de Franche-Comté) - Vigreux Jean (U. de Franche-Comté) - Weissberg Gabriel (U. Toulouse II- Le Mirail- IUFM) - Zancarini-Fournel Michelle (U. Lyon 1) - Zytnicki Colette (U. Toulouse II-Le Mirail).

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24 janvier 2012

Suppressions de postes, évaluation des personnels Tous et toutes en grève le 31 Janvier 2012 !

Les lycées professionnels sont particulièrement touchés cette année, dans le cadre d’un ensemble de projets visant à casser la formation professionnelle publique, au détriment, principalement, des élèves des classes populaires (loi relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie...).

Parallèlement, le ministère n’a pas encore pris acte du refus, par la profession, de son projet de réforme de l’évaluation des enseignants, qui représente l’avènement d’un management sur le modèle de l’entreprise capitaliste obéissant à des logiques comptables et non éducatives, mais aussi l’individualisation, la mise en concurrence, la caporalisation des personnels.

La notation-évaluation déjà mise en place pour les personnels non-enseignants a déjà démontré sa nocivité avec l’augmentation des pressions hiérarchiques, l’infantilisation des personnels, la gestion individualisée des carrières que l’on veut désormais étendre aux enseignants. La fédération SUD éducation dénonce ce projet et appelle à construire dans l’unité la mobilisation pour le contrer.

Le projet d’évaluation des enseignants doit être retiré !

Les modalités d’évaluation-notation des personnels administratifs, ouvriers, de santé et du social doivent être abandonnées !

Tous les postes supprimés doivent être rétablis !

C’est sur ces revendications que SUD Éducation appelle tous les personnels de l’Éducation Nationale, de la maternelle à l’université, à se mettre en grève le 31 Janvier 2012, et à se réunir en assemblées générales pour déterminer les suites de l’action.

Elle les appelle également à manifester leur opposition à ces mesures et suppressions de postes sous les formes les plus adaptées à la réalité locale de la mobilisation : reconduction de la grève là où c’est possible, manifestations, rassemblement – boycott des comités techniques, etc.

Elle s’adresse dès aujourd’hui aux fédérations de l’éducation nationale pour leur proposer de s’associer à cet appel.

2012__01_21_Greve_du_31_janvier

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17 janvier 2012

Le lundi 30 janvier, "PRENEZ LE POUVOIR !". Voeux à la communauté éducative du Front de gauche

Voeux_Education_JLM_30_janvier_2012

Capture d’écran 2012-01-17 à 11

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